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Bon, c'est agaçant d'avoir dû aller rechercher une page qui avait moins de 5 jours d'existence en cache, mais je l'ai retrouvée ! Hollande roule des mécaniques avec les banquiers, en dépit de l'aéropage de gros poissons de la finance qui le conseille, mais dans la réalité, il adopte profil bas. Il n'entend absolument pas séparer activités de finances et d'investissement d'un côté, et banques de détail de l'autre, mais simplement scinder au sein de chaque banque les deux choses en filiales. Autant dire ne rien faire, en somme...
Qu'il revienne à la raison ne me choque pas, mais c'était bien la peine d'adopter des postures révolutionnaires pour finalement faire pschhht.
Pour ma part, après avoir longtemps hésité sur le sujet, je ne pense finalement pas qu'une telle séparation soit positive, car si elle protège les dépôts de toute spéculation, elle risque aussi d'assécher le crédit en raison de la croissance exponentielle du risque faute de pouvoir s'adosser à la banque de détail en cas de coup dur.
Je préfère plutôt qu'on surveille les pratiques spéculatives en légiférant, le cas échéant, pour interdire celles qui seraient plus que douteuses.
Ce n'est pas inutile de traîner chez le premier tovaritch de la pravdasphère : outre les billets plaisants et amusants, on y trouve aussi des pépites en commentaires ! J'avais la flemme de rédiger un billet aujourd'hui. Merci grandpas !
C’est un fait acquis : Delanoë est le phénix de la gestion publique et, s’il a dû augmenter de 52% les impôts des propriétaires de logements parisiens et de 9% ceux des locataires, ce n’est pas de sa faute : c’est celle du méchant Etat qui lui doit des sous et celle de la crise immobilière qui lui prend des recettes.
Le problème, c’est que, contrairement à cette vision de cour de récré où rien n’est jamais de sa faute, le maire de Paris porte une lourde responsabilité dans la situation financière de la ville et dans les multiples hausses d’impôts que subiront les Parisiens. Les récents comptes administratifs 2008 – qui retracent l’exécution du budget écoulé – et les budgets supplémentaires qui seront votés par la majorité municipale lundi prochain sont en réalité très révélateurs.
La dégradation accélérée des finances parisiennes est le résultat de la gestion calamiteuse depuis 2001 avant d’être le résultat de l’effondrement des droits de mutation. En effet, toutes les dépenses de fonctionnement ont fortement augmenté depuis 2001.
Exemple : les charges de personnel de la ville étaient de 1,34 Md€ en 2001 et de 1,76Md€ en 2008, soit +31%. Si la mairie avait simplement maintenu le pouvoir d’achat des fonctionnaires et n’avait pas recruté quelque 7000 agents supplémentaires, il n’aurait fallu que 1,54 Md€ pour les payer en 2008 : ce sont donc 220 millions d’euros supplémentaires que les contribuables doivent verser chaque année pour financer les recrutements et les augmentations salariales décidées depuis 2001 par Delanoë.
Autre exemple : les dépenses de fonctionnement des services qui étaient de 793 M€ en 2001 sont passées à 907 M€ en 2008 alors que chaque année, depuis 7 ans, le roi de la gestion explique sérieusement qu’il fait 30 M€ d’économies sur ce poste, qui aurait donc dû diminuer de 210 M€ et non augmenter de 114 M€ !!!
Dernier exemple du délabrement : l’évolution de "l’excédent cumulé", une vieille notion budgétaire qui oblige les collectivités locales à constituer une sorte de réserve de prudence. Quand Delanoë est arrivé à la mairie, il a commandé un audit et les cabinets qu’il avait lui-même missionnés ont conclu qu’il héritait d’une situation financière « exceptionnelle ». L’excédent cumulé de recettes de fonctionnement au 31 décembre 2001 était de 598,2 M€ (pour un total de dépenses annuel de 3,53 Mds € ; le « matelas » de réserve représentait donc 16% des dépenses annuelles, ce qui était prudent).
Au 31 décembre 2008, cet excédent a fondu : il n’est plus que de 310 M€, pour un total de dépenses annuel de 4,75 Mds€ : la fameuse réserve de prudence ne représente donc plus que 6% des dépenses annuelles, autant dire que l’année prochaine, on aura simultanément la flambée des impôts, l’explosion de l’endettement et la poursuite de la dégradation des finances municipales.
Pour tenir jusqu’en 2008 et les élections, outre le flot des impôts immobiliers dont la crue était la conséquence de la flambée des prix, le maire a recouru à une bonne vieille méthode : endetter la ville. L’encours de dette était de 0,95 Md€ en 2001, de 1,85 Md€ en 2007, de 2,13 Mds€ en 2008 et il devrait atteindre 2,33 Mds€ en 2009. La dette a donc été augmentée de deux et demi depuis que le bon gestionnaire autoproclamé est aux commandes.
Après que toutes les ficelles aient été utilisées, il lui restait donc à augmenter les impôts, ce qu’il a commencé à faire il y a six mois et qui va se poursuivre évidemment les prochaines années.
Au-delà de cette litanie de chiffres un peu aride, le bons sens résume la situation des Parisiens : leur édile a dépensé sans compter, recruté à tout va, multiplié les travaux de voirie aussi utiles que les aménagements successifs du boulevard Saint Marcel ou de l'avenue Jean Jaurès, réussi à éviter de les faire passer à la caisse en mangeant les excédents cumulés et en engrangeant la fiscalité liée à la spéculation immobilière…
encore il investissait pour l’avenir et économisait pour remédier aux pertes de recettes.
Mais pas du tout : au budget supplémentaire, il compense les pertes de droits de mutation d’abord par une manne inespérée : 98 M€ en provenance des caisses de l’Etat et du plan de relance (tiens, tiens, l’Etat n’est pas si méchant après tout…), une plus value de 10 M€ des concours « classiques » de l’Etat (décidément, ce méchant Etat est bien généreux) et une plus value sur les impôts directs des Parisiens de 70 M€ (décidément toujours bons pour passer à la caisse). Au fait, cet amoureux de la transparence aurait peut-être pu informer les élus en mars dernier de cette manne et limiter la hausse des impôts, n'est-ce pas ? Mais il sait que le pire est à venir et veut habituer progressivement les Parisiens à la saignée.
Et, pour faire bonne mesure, non seulement il ne fait pas d’économies, mais il augmente les dépenses de fonctionnement pour des charges de confort comme les loyers (comme si la ville avait besoin de louer alors qu'elle est le principal propriétaire foncier de Paris !), qui continuent leur vertigineuse ascension : +1,6M€. Ce seul poste est passé de 20,9 M€ en 2001 à 45,8 M€ en 2009 pour la ville-département ! Mais les augmentations de dépenses sont aussi liées à des décisions hasardeuses : + 4M€ pour payer les frais contentieux (y a-t-il le fameux contentieux sur les marchés de propreté dans ces 4M€ ?) et, cerise sur le gâteau : +6 M€ pour les fameux nouveaux marchés de collecte des ordures ménagères dont les conditions d’attribution ont tant fait parler (voir les articles du Delanopolis et de Bakchich info) !
Parallèlement, en toute discrétion (aucun commentaire dans l’étique rapport de présentation officiel), les subventions à l’enseignement supérieur sont massacrées : -0,46M€ sur 4,2M€ pour les associations et – 0,45M€ sur 20,2 M€ pour les organismes publics d’enseignement supérieur, soit une diminution de près de 1 M€. Pourtant, le candidat du PS aux municipales nous avait rebattu les oreilles avec sa priorité absolue donnée à ce domaine, non ? Tout comme baissent les aides aux nouvelles technologies et aux interventions économiques (-0,15M€ sur un budget déjà rachitique de 2,17M€).
Mais, rassurez-vous, l’effort est bien réparti et va permettre de faire de la com' : la « provision pour subvention de fonctionnement du Conseil de Paris, qui était de 1,819 million d’euros est sévèrement toisée : elle baisse de ...... 2000€ !
C’est ce qui s’appelle préparer l’avenir. Au secours !
Fabien Bénard est interviewé par Web Nice TV sur la campagne de François Bayrou.
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François Bayrou a dévoilé son « plan d’action pour remettre en ordre les finances de la France et reconstruire la France qui produit », sous la forme de 20 propositions concrètes et chiffrées.
(Téléchargez les 20 propositions au format pdf, en cliquant ici)
Le bouc émissaire permet de se laver symboliquement de toutes ses fautes, de se purifier. Dans cet extrait tiré de l'émission « Ce soir ou jamais » sur France 3, Jean Tulard nous décrit ce processus vieux comme le monde, c'est même une vieille tradition…
Il est toujours tentant pour des candidats à la présidentielles de jeter en pâture aux électeurs des bouc émissaires, c’est d’autant plus vrai dans les périodes de crises politiques, économiques et sociales quand tous les repères traditionnels semblent avoir explosés. Alors aujourd’hui, il est évident que cette crise ne peut être que la conséquence de l’action…
La mort de Pierre Sudreau est passée inaperçue le 22 janvier dernier et c'est plus que dommage. Grand résistant, responsable d'un réseau de renseignement en France occupée pendant la guerre (on voit ce que cela signifie), déporté à Buchenwald, et donc survivant des Camps de la Mort, Pierre Sudreau avait fait partie de la vague de députés centristes (Progrès et Démocratie Moderne) élus à l'Assemblée Nationale en 1967, réélu ensuite sous l'étiquette des Réformateurs, puis sous celle de l'UDF, jusqu'en 1981, et maire de Blois jusqu'en 1989, battu à ce poste par Jack Lang.
Plusieurs fois ministre (notamment du gouvernement du Général de Gaulle) de 1958 à 1962, inventeur des spectacles de son et lumière, père moral du TGV, Pierre Sudreau s'était rendu célèbre dans les années 1970 quand, à la demande du président Giscard d'Estaing, il avait publié un rapport où il préconisait que les représentants des salariés occupassent un tiers des sièges des conseils d'administration des entreprises avec droit de vote.
Tollé général, à droite comme à gauche : les patrons glapissent "Les représentants des salariés n'ont aucune légitimité !", les syndicats ne veulent pas non plus de cette réforme qui les dérangerait de leur commode hostilités aux patrons. La gauche ne veut pas d'une collaboration de classes, la droite hurle pour le principe, bref, l'idée heurte notre culture d'entreprise, et probablement, elle touche là où ça fait mal.
La participation des salariés aux fruits de la croissance est pourtant un thème gaulliste par excellence, peut-être un peu gaulliste de gauche, mais gaulliste tout court. D'ailleurs, on verra Philippe Séguin militer pour que la participation soit remise à l'honneur quand il contribuera aux deux prises de pouvoir de CHirac. Mais si l'on tolère que les salariés jouissent d'un intéressement aux résultats de leur entreprise, on ne va tout de même pas les associer aux décisions cruciales en les faisant entrer aux conseils d'administration. Fi donc ! des manants !
Mais voilà que François Bayrou, lors du forum Produire qu'il a organisé dans le cadre de la campagne présidentielle, peu de temps avant la mort de Pierre Sudreau, a repris son idée. On aurait pu s'attendre à des hurlements. Mais non, silence radio. La gauche n'allait tout de même pas faire de la pub à une mesure dont elle est incapable. Et la droite ? Pire encore.
Pourtant, cette participation des représentants des salariés aux conseils d'administration est une bonne idée, un possible remède anti-délocalisations, soit dit en passant. Rendons donc hommage au très regretté Pierre Sudreau et faisons en sorte que son idée entre dans les faits par la victoire de Bayrou.
La commission parlementaire des Affaires constitutionnelles (AFCO) du Parlement Européen a adopté aujourd'hui par une large majorité le rapport d'Andrew DUFF (ADLE, UK) modifiant le système électoral européen. La mesure emblématique du rapport consiste en l'élection de députés au sein d'une circonscription unique européenne sur base de listes transnationales. Même s'ils ne sont que 25 sur cette liste, cela est déjà un bon début.
"Ce rapport est le fruit d'un compromis mais
d'un compromis utile à l'émergence d'une démocratie européenne" selon…
L'un de mes jeux favoris, à chaque début de mois, c'est de faire mon quarté-quinté plus du top e-buzzing des blogues politiques. Généralement, je suis bon dans les pronostics.
Par exemple, ce mois-ci, il va y avoir une révolution. PMA va descendre à la 4ème place du classement, tandis que le blogue d'Éva Joly et celui du tovaritch Gauche de Combat prendront respectivement les 2ème et 1ère places. Pensez donc : l'un et l'autre dépassent 300 points, avec un pic à près de 350 pour le Comrad Gauche de Combat. La pravdasphère n'en tient pas moins la corde avec quelques blogues qui franchissent le cap des 200 points.
J'aurais pu titrer splendeur et misère des blogues : je tendais à penser récemment que leur temps était fini, et d'ailleurs, l'un des plus emblématiques de la grande époque ferme. C'en est fini de Diner's room. Cela ne nous rajeunit pas.
Mais dans le même temps, la presse courtise les blogueurs les plus influents. Europe 1 avec son lab, Taddeï avec son ring, Anne Sainclair avec son Huffington, L'express, le Nouvel Obs avec son plus, Marianne de longue date, et, tout récemment, un agrégateur de news pour mobile et smartphone courtisent les blogueurs, leur proposent parfois des contrats et les glissent en une de leur webzine.
Pourtant, je ressens, pour ma part, un tassement significatif de l'audience des blogueurs. J'oscille pour ma part entre 15 000 et 20 000 visiteurs uniques mensuels (données hautetfort) depuis trois quatre mois. C'est mon audience "naturelle" dès lors que j'écris un à deux billets par jour. Mais ce que je constate, c'est qu'en dépit des liens d'autres blogueurs qui peuvent affluer vers mon blog, leur apport en audience est devenu complètement marginal à l'exception de PMA et de Hashtable qui m'apportent aux alentours de 1% de mes visites chacun.
Marianne2, en revanche, tient désormais une place considérable puisque 15% de mes visites proviennent de cette revue en ligne. J'ai un peu moins de 30% d'accès direct, un peu plus de 30% pour google (mais 1.5% seulement pour google actualités !) et je vois en revanche monter en puissance facebook et twitter qui m'amènent à eux deux près de 7-8% de trafic. A une ou deux exceptions près, la plupart des autres blogueurs ne m'amènent pas plus de 0.2% de visites.
Il n'en a pas toujours été ainsi. Autrefois, on cherchait le lien du blogue influent tant il faisait croître le trafic. Aujourd'hui, il n'a d'impact que sur les classements de blogues.
Ce sont ces trajectoires divergentes qui ont trompé, à mon avis, ceux qui voyaient dans les blogues un nouvel eldorado, et au premier chef Pierre Chappaz (mais Vendredi est tombé dans le même panneau). L'échec de wikio, c'est précisément de s'être laissé prendre à l'illusion de blogues qui se liaient entre eux sans jamais confirmer par l'audience ce qu'ils étaient censés porter en termes d'influence. Associer twitter à l'évaluation de leur poids s'est avéré bien trop tardif et insuffisant (et Facebook ?).
Il a été une politique de wikio d'abandonner la comptabilité des blogrolls puis de refuser de prendre en compte les liens d'une partie des pure-players. Moi, je crois qu'il faut tout considérer si l'on veut être exhaustif, et, pour ce qui concerne les blogrolls, particulièrement celles qui sont dynamiques. Prenez Didier Goux (que Le monde vient de classer à ma grande hilarité comme blogue de gauche) : figurer dans sa blogroll, c'est l'assurance de recevoir au moins 250 à 300 visites supplémentaires chaque semaine.
Considérons fdesouche (tiens, il est en panne ce soir), le site emblématique de la fachosphère, c'est à l'évidence le seul blogue véritablement influent que je connaisse : un lien chez eux, c'est 2000 à 3000 visiteurs dans la journée au minimum. Pourtant, ni Didier Goux ni fdesouche ne figurent dans la base de liens d'e-buzzing. Ce serait pourtant nécessaire.
Bref, à trop vouloir distinguer influence et audience sous prétexte que la seconde était trop complexe à appréhender, on a noyé le bébé avec l'eau du bain.
S'il fallait vraiment établir le classement des blogues politiques les plus influents de France, il ne serait pas celui qui figure actuellement au top d'e-buzzing, et, sans doute bien moins mono-colore. Le FN et ses soutiens y feraient certainement une entrée en force. Nicolas Dupont Saint-Aignan figurerait sans doute au côté de Mélenchon dans le top10, et des icônes comme Koz et peut-être Authueil pourraient réintégrer le top 20.
Il reste, à la fin, et pour se consoler, le plaisir de bloguer. Parce que bloguer, c'est aussi beaucoup et avant tout un jeu. Je le prends, en tout cas, comme tel, pour ma part, même si je suis conscient des incidences de ce que j'écris dans le monde réel.
Si les blogueurs étaient des financiers, nul doute qu'ils nous auraient mis au point la troisième génération de subprimes, tant ils excellent à s'introduire dans les failles de tout système de classification pour mieux le travestir et le falsifier. Mais...c'est sans doute aussi la règle du jeu :-)
Comme s'il n'y en avait pas déjà assez 
J'ai changé la manière de présenter mes twitt et retwitt sur la droite de ce blog. Je sais pas si c'est plus pratique ou pas, on verra à l'usage, mais cela me semble un petit peu mieux intégré et plus facile. L'ancien widget d'affichage des twitt est tjs là en bas à gauche.
Autre nouveauté, le "Made in Bayrou", un réseau de blogs soutenant la candidature de François Bayrou. Ceux là sont à gauche[1]. Et comme je suis pas chien, ils ont même des liens en plein vers leurs billets pour améliorer leur référencement[2].
Notes[1] A droite ce que je fais et à gauche ce que je regarde ailleurs, enfin à peu prêt.
[2] Bon je suis pas super référencé mais comme je m'en fout, autant partager.
Devise de CIVILIZATION INTERNATIONAL :
"Unir nos espérances et respecter nos différences pour servir un idéal commun de paix et de respect mutuel"
Le Magazine d'Information Géostratégique d'André Minetto, est diffusé le 1er et 3ème mardi du mois à 10h30 sur RCN Radio Chalom Nitsan : sur FM 89.3 ( attention changement d'horaire ).
Pour écouter l'émission après la diffusion :

Le site de L'EDITEUR , Editione Ellipses
Invité de février : M. Jean Claude VEREZ, économiste, universitaire et chercheur
mardi 7 février 2012 : Comment faire régresser les pauvretés en France ( pauvreté monétaire, humaine et sociale ... );
mardi 21 février : Comment faire régresser les pauvretés l'Union Européenne.
Résumé du livre " Pauvretés dans le monde " :
" Qu'est-ce que la pauvreté ? C'est une réalité difficile à cerner, évolutive, aux multiples aspects dont certains sont perceptibles par le plus grand nombre d'entre nous (tels les sans-abri) alors que d'autres sont cachés (telle la détresse affective).
La pauvreté est donc plurielle. L'insuffisance de revenus permet d'identifier la pauvreté monétaire. La sous-nutrition, l'analphabétisme, l'absence de logement, d'eau potable, de soins sanitaires, etc., permettent d'identifier la pauvreté humaine. La solitude et l'isolement suite à des risques familiaux (divorce, veuvage), sanitaires (sida), naturels (tsunamis, séismes) ou politiques (terrorisme, conflits armés) permettent d'identifier la pauvreté sociale.
Le fait nouveau tient à la multiplication de ces risques qui touchent les cinq continents. Réduire les pauvretés peut relever de comportements individuels (compassion, altruisme), de choix collectifs, de politiques publiques ou privées. Les associations caritatives sont nombreuses, de même que les élans de générosité. Leur médiatisation renforce l'idée selon laquelle il faut aider son prochain de sorte que la notion d'altruisme semble associée à des valeurs morales implicites, ce qui pose de nombreux problèmes analytiques.
Cet ouvrage a cinq objectifs : définir la pauvreté (I), distinguer et quantifier les diverses formes de la pauvreté quel que soit le pays, notamment la pauvreté monétaire (II), humaine (III) et sociale (IV), et réfléchir aux moyens disponibles pour réduire les pauvretés (V) "
Lu sur le SITE DE L'IEHEI ( Institut Européen des Hautes Etudes Internationales ) de Nice où Jean-Claude VEREZ est aussi enseignant permanent :
" maître de conférences habilité à diriger des recherches à l’Université d’Artois. Il enseigne à l’IEHEI depuis 2005. Il a
travaillé plusieurs années à l’étranger, dont deux au Niger comme expert international auprès du PNUD et six en Turquie en délégation à l’Université Galatasaray d’Istanbul où il a exercé les fonctions de recteur adjoint de 2002 à 2004.
Ses thèmes de recherche portent principalement sur l’économie internationale (dont l’économie des pays en développement) et sur les questions relatives à l’éducation. Chercheur au Laboratoire d’économie appliquée au développement (LEAD, Université du Sud Toulon-Var), il est également membre du Groupe de recherche DREEM (Développement des recherches économiques euro-méditerranéennes, CNRS Université Paris Dauphine) et membre du comité de lecture de la revue Mondes en développement.
Publications
Ses dernières publications d’ouvrages sont les suivantes : (2005), D’un élargissement à l’autre : la Turquie et les autres candidats, (sous la direction de), éd. L’Harmattan. (2005), Turquie et UE : un défi réciproque, en collaboration avec J-R. Chaponnière, éd. Ellipses. (2007), Pauvretés dans le monde, éd. Ellipses. (2010), Économie internationale, éd. Ellipses, Coll. Optimum.
Parmi ses derniers articles ou direction de numéros de revues scientifiques, citons :
(2007)
« L’économie turque satisfait-elle aux conditions de l’acquis communautaire », en collaboration avec S. Gürsel, in La
Turquie, de la candidature à l’adhésion : l’appropriation de l’acquis communautaire, (sous la direction de P. Le Mire),
Eds. L’Harmattan et Université Galatasaray, pp 17-53.
(2008)
« La gestion et la prévention des séismes en Turquie » en collaboration avec B. Gürbüz, in Catastrophe et gouvernance,
Éds : J. Brot, S. Callens, H. Gérardin, O. Petit, Ed. E.M.E., Louvain Intercommunication, pp. 17-34.
La Turquie au carrefour d’enjeux stratégiques, (dir.), Revue Tiers Monde, n° 194, avril-juin.
« La Turquie au carrefour des pays en développement, émergents et industrialisés », Revue Tiers Monde, n° 194, avril
-juin, pp. 281-306.
La Turquie au carrefour d’enjeux stratégiques, Introduction et questions d’actualité (avec L. Unsaldi), Revue Tiers Monde,
n° 194, avril-juin, pp. 245-259.
(2009)
« Quelle place pour l’économie de la connaissance dans les pays en développement africains ? », Mondes en développement,
n°147/3, pp. 13-28.
« L’évolution des échanges commerciaux entre l’UE et la Turquie depuis l’union douanière de 1995 », en collaboration
avec J-R Chaponnière, Économie appliquée, Tome LXII, n° 4, décembre, pp. 99-130.
(2010)
« L’économie des pays riverains de la mer Noire : enjeux et instabilités » in Conflits et sécurité dans l'espace mer Noire
: L'Union européenne, les riverains et les autres. Coll. "Autres ouvrages". Éditions Panthéon Assas, pp 109-144.
La Turquie : un pays émergent ? In Émergences capitalistes au sud, ouvrage collectif sous la direction d’A. Piveteau,
Ed. Karthala, à, paraître, pp 2-16.
(2011)
Les inégalités socio-économiques en Turquie, (dir. en collaboration avec Yusuf Kocoglu), Région et Développement,
juillet-décembre.
« Les inégalités dans le domaine de l’éducation en Turquie », en collaboration avec J. Trabelsi et L. Unsaldi, Région et
Développement, juillet-décembre. "

Le président du MoDem François Bayrou conserve la tête du classement des personnalités politiques préférées des Français devant le candidat socialiste François Hollande, selon l'observatoire politique CSA pour Les Echos diffusé jeudi.
Le candidat centriste à l'élection présidentielle, qui obtient 50% de bonnes opinions, perd un point mais devance toujours François Hollande, qui perd 2 points (46%).
Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé rejoint le candidat socialiste (46%, +1). Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, effectue la plus forte progression (29%, +2).
La présidente du Front national Marine Le Pen est stable (25%), devant l'écologiste Eva Joly (23%, -1.)…

Il est amusant d'entendre les média parler de la publication du programme de François Bayrou juste ces jours-ci alors qu'il en parle depuis l'été dernier.
En fait, les média ont besoins que ce soit écrit sur un bout de papier pour qu'ils en parlent, même si l'information est présente dans les discours ou sur le site web du Mouvement Démocrate depuis des mois. C'est étrange. Et du coup, les propositions de François Hollande qui sont similaires[1], mais ont été écrites sur un papier glacé avant celles de Bayrou sont frappées d'antériorité.
J'ai bien aimé le passage de François Bayrou dans la matinale de Canal+ dans laquelle il répond en détail à des questions précises.
Et pour ceux qui veulent bien comprendre le mécanisme, il faut lire en parallèle le billet de l'Hérétique Tilt ! J'ai compris comment Bayrou efface le déficit de l'État !.
Accessoirement, il y a bien sûr la conférence de presse avec les 20 propositions concrètes et chiffrées, mais c'est pour les féroces, ceux qui regarde les émissions de 2h30 François Bayrou, invité du Grand Entretien de Mediapart
Il est trop fort ce Bayrou !
Note[1] Forcement il peut y avoir des propositions similaires, tout comme avec les autres candidats.
Il est créé, au niveau du Département du GARD, un
Comité de Soutien à
François BAYROU
Ce Comité n'est pas lié à une appartenance politique quelconque, y compris à notre propre Mouvement gardois : il est ouvert à tout citoyen qui retrouve dans le projet de François BAYROU les objectifs propres à redresser notre pays, autrement que dans des promesses dont on sait qu'elles ne sont, le plus souvent, qu'illusoires.
L'adhésion à ce Comité marque notre volonté de mettre fin au régime des deux partis qui se veulent perpétuellement dominants en créant, face à eux, un véritable rassemblement des forces républicaines, qu'elles soient de gauche, du centre ou de droite, réunies dans une même volonté de renouveau.
L'adhésion à ce Comité n'engage pas à une appartenance au Mouvement Démocrate. Elle affirme simplement notre soutien au projet de François BAYROU.
Pour adhérer à ce Comité, merci d'envoyer vos coordonnées :
• Nom et Prénom
• Adresse (Ville, Rue)
• Adresse Mail
• Téléphone
à la boîte mail suivante :
comite.soutien.gard.bayrou.2012@gmail.com
Éventuellement, même si ce n'est pas un engagement ni une obligation de votre part, si vous souhaitez participer à la campagne de François BAYROU, indiquez vos disponibilités et les actions auxquelles vous seriez prêt(s) de participer.
Merci. À bientôt.
C'est marrant. Les solutions les plus évidentes, on ne sait pas pourquoi, la plupart du temps, elles sont sous votre nez et on ne les voit pas quand même. Il y avait un truc que je ne comprenais pas clairement dans le programme de Bayrou, c'est comment il s'y prenait pour faire les 100 milliards d'économies nécessaires à l'effacement de notre déficit.
J'ai compris !
Notre budget annuel est d'à peu près 1100 milliards d'euros. L'inflation en France tourne autour de 2.5% environ. 2.5% de 1100 milliards, cela donne 27.5 milliards.
Donc, si on laisse en euros courants le budget de l'État à valeur constante, mécaniquement, par le jeu de l'inflation, nous économisons aux alentours de 25 milliards d'euros à chaque année qui passe. Au bout de 4 ans, les 100 milliards de déficit sont effacés. On peut alors élaborer un budget en équilibre pur, inflation comprise. Mais ensuite, on gagne tout de même de l'argent chaque année, pour une raison très simple : comme le budget comprend une part importante consacrée au remboursement de la dette, dès lors qu'on commence à la rembourser, mécaniquement, au fil du temps, la part consacrée au reste du budget augmente.
Et voilà comment on rentre dans un cercle vertueux.
Bayrou a de surcroît fait des hypothèses de croissance très basses, en fait, celles que donnent les organismes internationaux. Pour peu que son réarmement industriel opère, la France pourrait avoir assez rapidement de bonnes surprises.
Dernier point sur la TVA : Bayrou l'affecte au budget de l'État. C'est un impôt. La protection sociale, c'est financé par les cotisations sociales. Principe qui me paraît très sain.
Gauche pop versus Terra Nova
N'étant ni sociologue, ni universitaire, ni même intellectuel, mais ne jugeant pas infamant de penser juste armé d'une quelconque intuition, je commence à me sentir enfin en mesure de choisir mon camp au regard du débat sociologique qui agite (enfin) la gauche, à l'ombre de la campagne présidentielle.
Je parle de la gauche, alors même que je ne m'en suis jamais réclamé et que je doute encore de pouvoir le faire. Mais je sais au moins maintenant ce qui m'en avait toujours éloigné et qui s'incarne dans le fameux rapport de la Fondation Terra Nova publié…
Annoncé depuis des jours, enfin la neige a fait son apparition sur Istres.
Recouvrant tout d’un manteau blanc et d’un léger tapis. Quelques centimètres mais cela a suffit à mettre une grande pagaille.
Les gens du Sud, nous ne sommes vraiment pas fait pour vivre sous la neige, un rien nous fait tout arrêter, plus de transports
en commun, les écoles tournent au ralentis, la région, le département sont tous à l’arrêt comme si le monde s’arrêtait de
tourner avec cette neige qui arrive.
Pourtant quoi de plus normal que de la neige et du froid en février. Les saisons retrouvent elles peut être leur rythme et
quand dans un mois voire plus le printemps sera là avec la végétation et Dame nature qui reprendra ses droits.
En attendant le ciel est gris et triste… mais la campagne est belle tout de blanc vêtue.
Enfants, parents profitaient de ce temps récréatif que nous permet l’hiver, ce n’est pas tous les jours qu’on peut faire de
la luge dans nos rues. Faire de belles batailles de boules de neige, quel plaisir est de jouer dans cette neige toute fraiche.
J'ai entendu que Dassault était bien positionné pour livrer 126 rafales à l'Inde. Mais ce qui m'a fait halluciner, c'est d'apprendre que 16 de ces 126 rafales seront produits et assemblés en France. Le reste, ce sera des sous-traitants français qui fourniront des pièces détachées et l'aéronautique indienne assemblera.
Je n'en reviens pas. C'est tout ? Je me suis d'abord demandé si notre aéronautique militaire délocalisait (une criminelle issue si tel avait été le cas) mais non : d'une certaine manière, c'est pire que cela ! La France n'est tout simplement pas capable de produire plus d'un coup !
Sachant que la France a prévu de s'équiper de 11 appareils par an de son côté pour un total de 180 avions de combat, on voit les limites de notre appareil productif.
Ouf, Bayrou va pouvoir ajouter une ligne supplémentaire dans son programme de réarmement industriel. Y'a du boulot.
La consolation, c'est que cette commande consacre les qualités d'un avion victime de sa réputation de looser (sur carnets de commande) et de son prix, mais qui dispose en réalité d'un large éventail de possibilités. Polyvalent, il est capable de missions de reconnaissance, d'interception et de frappes au sol.
Il ne fait pas de doute que l'intervention en Libye aura été une occasion de faire état de ses performances. Après, j'imagine qu'il y a aussi une dimension stratégique dans le choix indien. Avec la France en fournisseur unique, il y a peu à craindre d'un éventuel embargo en cas de conflit avec le Pakistan comme l'observait fort judicieusement Pierre Conesa chez Marianne2.
Dassault a des travers, mais il a aussi ses bons côtés, et notamment en ce qui concerne ses règles d'intéressement, il a comme principe immuable de reverser toujours un tiers de ses bénéfices à ses salariés. Si le contrat se concrétise, on va pouvoir sabler le champagne dans les usines du groupe...
CHACHA34 - 02/02/2012 18:46:42
Enfin moi je vois MME LEPEN monté dans les sondages et occuper la 3 place , après la deuxième place de son père , alors ou vous êtes très cons ou vous êtes des traites parce que sa rempli votre portefeuille.Vous êtes son fond de commerce les médias , relayer par les pseudo classe du bas qui comporte autant de cons qu'ailleurs,quand ont est cons ,ont est cons
Qu’est-ce que la REOMI ? Il s’agit de la Redevance d’enlèvement des ordures ménagères incitative. Cette possibilité est apparue avec la loi du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale, renforcée par la loi du 3 août 2009 dite Grenelle 1.
La communauté d’agglomération de Besançon est la première collectivité de cette taille à créer une redevance incitative. Cela consistera à facturer l'enlèvement des déchets ménagers au poids et au nombre de levées. La…
Voici le sms que j'ai reçu de Bouygues, 2 jours avant la résiliation de mon abonnement et de mon passage chez Freemobile:
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Dans le même genre, la lettre ouverte de Bouygues
Voilà, voilà, comment dire...
Principales motions adoptées
Réussir Rio + 20.
Etudiants étrangers : halte à la casse !
Soutenons la “chaîne humaine” antinucléaire du 11 mars.
Engagement pour le droit des femmes à disposer de leur corps.
Le droit à la contraception et à l'IVG : un enjeu majeur de société.
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REUSSIR RIO + 20
Quarante ans après la tenue de la Conférence de Stockholm qui avait institué le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), vingt ans après le Sommet de la Terre de Rio, dix ans après la dernière rencontre de ce type à Johannesburg en 2002, l’Assemblée générale des Nations unies a convoqué une nouvelle conférence internationale dite "Rio + 20", qui se tiendra à Rio de Janeiro, au Brésil, du 20 au 22 juin 2012.
Les objectifs de cette conférence sont de constituer une nouvelle feuille de route pour l'ensemble des pays de la planète à horizon 2030,
La France et l’Union européenne doivent prendre une part active lors de ce sommet pour qu’il aboutisse à des résultats concrets, car depuis le dernier sommet de la Terre, la situation s’est terriblement dégradée.
L’humanité fait face à la sixième ère d'extinction des espèces, la déforestation, y compris des forêts primaires, s’accroit d’année en année, les ressources halieutiques diminuent et le climat se dégrade inexorablement.
Face à cette dégradation constante de la biosphère et aux exactions continues des activités humaines sur l’environnement et la biodiversité, les écologistes, au premier rang desquels se trouve Europe Ecologie Les Verts doivent porter de hautes ambitions pour la France, l’Europe et la Planète.
En 1992, la Conférence de Rio avait donné le coup d'envoi d'une réglementation internationale en matière d'environnement et avait notamment donné naissance aux trois « conventions de Rio » : la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la Convention cadre des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. C'est également à Rio qu'avaient été adoptés l'Agenda 21 et la Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement, qui comprend 27 principes précisant le contenu du développement durable.
A ce jour, les réunions préparatoires de Rio +20 sont décevantes, elles négligent pour une part la dimension sociale qui figure pourtant parmi les trois piliers du développement durable (environnement, économie, social) et privilégient une vision purement économique de l’environnement.
D’autre part, le draft « zéro » préparé par l’ONU ne porte aucune mesure structurante qui s’imposerait aux Etats
Pourtant, de la définition qui sera donnée à l'économie verte au Sommet Rio +20 dépendront les politiques et règles économiques et commerciales qui seront adoptées dans les années à venir.
Il nous appartient, en tant qu’écologistes, de porter notre vision d’une véritable transition écologique sociale et solidaire, qui participera à construire un autre modèle de société coopératif et pas seulement compétitif. C'est pourquoi Europe Ecologie Les Verts demande :
• Que des objectifs clairs à l’horizon 2022 (et non 2030) soient fixés lors de ce sommet pour le développement d’une économie verte, qui sache dépasser la seule idéologie de la croissance et du profit financier • Que ces objectifs soient assortis d’engagements contraignants, afin que l’on puisse en assurer le suivi et l’évaluation • Que les investissements effectués par la Banque mondiale et les autres fonds internationaux intègrent des objectifs d’éco conditionnalité, de relocalisation d'activités, de circuits de proximité de distribution et diffusion, de souveraineté alimentaire, de pratiques agro écologiques, ou encore de développement de la sobriété énergétique et des énergies renouvelables. • Qu’un statut juridique pour les biens publics mondiaux et biens communs soit crée ; • Que la territorialité de la mise en œuvre et du suivi de l’ensemble des mesures environnementales puisse être effective par la reconnaissance d’un principe de subsidiarité et d’un rôle primordial des pouvoirs locaux • Qu’une fiscalité environnementale soit développée et portée par l’ensemble des pays sur la planète • Qu’une partie des recettes liées à la taxation sur les flux financiers soit dédiée à un fonds environnemental, notamment de protection de la biodiversité dans les pays du sud • Que soit mise en place une gouvernance démocratique à travers la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement sous l’égide des Nations Unies. • NB : Cette OME réunira l’ensemble des conventions internationales liées à l’environnement et devra assurer la surveillance et l’évaluation de la mise en place et du respect des objectifs et des engagements pris par les États. Elle sera en charge de créer un véritable corpus juridique de droit international de l’environnement, avec possibilité d’auto saisine ou de saisine par les ONG ayant le statut de « partenaire ». • Que les décisions de l’OME soient opposables à l’OMC afin d’influer sur le commerce mondial • Que l’OME soit en charge de diriger l’action des différents Fonds internationaux pour la protection de l’environnement et l’investissement dans l’économie verte : des fonds climatiques, notamment le Fonds Vert, aux fonds pour la conservation de la biodiversité, pour la réduction des émissions et pour les forêts. Elle devra par ailleurs gérer des programmes communs avec le PNUD. • Que l’effectivité de ce droit sera assurée par un Tribunal international de justice climatique fonctionnant sur le modèle de la Cour de La Haye, ainsi qu’au sein de la Cour Pénale Internationale, d’une chambre spécialisée sur les crimes environnementaux. Le corpus juridique intègrera une clause de la nation la plus favorisée en termes environnementaux • Que la Convention de Genève relative au statut de réfugié de 1951 soit élargie à un statut des migrants climatiques via la définition d'un droit d'asile environnemental.
• Europe Ecologie – Les Verts affirme également sa volonté de revoir le rôle et la composition du Conseil économique et social de l’ONU afin de mieux y intégrer la société civile et de renforcer ses pouvoirs sur les prises de position des Etats.
• En France, EELV a la responsabilité historique de porter une voix forte au sein de Rio +20 aux cotés de ses partenaires européens en lien permanent et étroit avec la société civile et notamment les Associations et ONG environnementales.
4e CONSEIL FEDERAL I 28 & 29 janvier 2012 I Paris
Compte-rendu public
Page 4
Secrétariat national d’Europe Ecologie Les Verts I 247 rue du Faubourg-Saint-Martin, 75010 Paris I 01 53 19 53 19 I www.eelv.fr
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ETUDIANTS ETRANGERS : HALTE A LA CASSE !
Exposé des motifs :
La recherche incessante de boucs émissaires pousse le gouvernement à renforcer toujours plus une politique migratoire inhumaine et rétrograde. Après la chasse aux immigrés clandestins, dans laquelle est investie une bonne part de nos deniers publics, le gouvernement s'attaque aux immigrés légaux et notamment aux étudiants étrangers. Le Ministre de l’Intérieur Claude Guéant s'est en effet fixé comme objectif la diminution de 10% de l'immigration légale, reprenant la rhétorique traditionnelle du Front national : « 3 millions d'étrangers = 3 millions de chômeurs ». Ce sont jusque 10 000 personnes en moins qu’il souhaite voir arriver en France en 2012. Et pourtant, la multiplication des crises, notamment environnementales qui produira des millions de « migrants climatiques » dans les années à venir, et l’émergence d’un monde nouveau composé d’un nombre plus grand de démocraties avec les révolutions arabes notamment nous imposent de ne pas céder aux faux remèdes que constituent le repli sur soi et l'intolérance.
Le 31 mai 2011, les Ministres Claude Guéant et Xavier Bertrand signaient une circulaire sur la maîtrise de l'immigration professionnelle, ayant pour objectif de durcir les conditions d'obtentions d'autorisation de travail, y compris pour les étudiants étrangers. Les ministres y rappellent aux préfets que les étudiants étrangers ont vocation à « regagner leur pays pour y mettre en œuvre les connaissances acquises ». Ils leur demandent donc d'être vigilants lors du renouvellement du titre de séjour, de porter une attention particulière à l'adéquation entre le diplôme et l'emploi obtenu et enfin d’éviter de donner une suite favorable au maintien d'un emploi exercé lors des années d'études. Des quotas officieux, concernant l'octroi du statut de salarié aux étudiants étrangers, auraient également été communiqués aux préfets. Ces étudiants, souvent élèves des grandes écoles françaises comme HEC, Sciences Po ou Polytechnique, créent alors le Collectif du 31 mai, très vite soutenu par la Conférence des Présidents d’Université et la Conférence des Grandes écoles. Les chefs d’entreprise, eux aussi, se mobilisent pour dénoncer une grave atteinte à la crédibilité de la France au niveau international et, plus loin, une atteinte au rayonnement et au développement de l’économie de notre pays...
Mais il ne s’agit pas d’un acte isolé : en 2008, le gouvernement avait instauré une taxe comprise entre 55 et 70 euros pour tout étudiant souhaitant obtenir un titre de séjour lui permettant de travailler à la fin de ses études. Par le décret du 6 septembre 2011, il a augmenté de 30% les ressources exigées aux étudiants afin d’obtenir un titre de séjour. Et lors du vote du budget 2012, le gouvernement a fait adopter l'augmentation de plus de 600% de la taxe de 2008.
Ces nouvelles dispositions vont à l'encontre même des objectifs premiers de la politique d'immigration de Nicolas Sarkozy qui indiquait, le 9 juillet 2007, dans une lettre de mission au ministre de l'Immigration Brice Hortefeux « Nous voulons que la France devienne l'un des pays qui attire les meilleurs étudiants du monde entier. » Et si la France attire en effet 10% des flux mondiaux, avec l’accueil de 260 000 étudiants étrangers chaque année, l’objectif devient illusoire avec le durcissement de la politique migratoire. Depuis le 31 mai, les refus de demandes de changement de statut pour les étudiants étrangers se multiplient. Le Collectif du 31 mai n’est parvenu à améliorer le sort que de la moitié des requérants. Un nombre grandissant de jeunes diplômés se trouve donc en situation irrégulière, contraints de renoncer à des propositions d'emploi et de quitter la France. Pourquoi n’iraient-ils pas vers l’Allemagne qui, à l’inverse, a déposé un projet de loi le 7 décembre 2011 afin de simplifier l'immigration pour les étudiants qualifiés ? Par ailleurs, le rejet de ces jeunes diplômes remet en cause le fondement même de la société française : si nous ne parvenons pas à accepter les étudiants étrangers, fortement diplômés et déjà intégrés, comment serons-nous capables de construire la société de demain ?
Nous ne pouvons que condamner la logique d'exclusion qui motive la politique migratoire de Nicolas Sarkozy : après les arrêtés anti mendicité, la chasse des enfants de chômeurs des cantines, l’interdiction de l’habitat léger… le gouvernement fait désormais porter aux plus formés et plus fortunés le poids de son échec. L’assouplissement de la circulaire annoncé mercredi 4 janvier par Claude Guéant ne change rien : elle conforte l’arbitraire des décisions et continue de différencier les « bons étrangers », hautement diplômés, des « mauvais étrangers », tous les autres. Cette révision est largement insuffisante. Elle est également inacceptable de par l’idéologie qu’elle colporte.
La mobilisation des étudiants, des professeurs et des entreprises sur cette question, montre que la France est prête à accueillir ces jeunes. Nous devons à notre tour affirmer notre soutien aux étudiants étrangers et rappeler notre volonté de construire une France solidaire, ouverte et diverse.
Le conseil fédéral du 28 et 29 janvier 2012 décide de :
- soutenir le Collectif du 31 mai et le réseau des universités sans frontières (RUSF) ;
- réclamer le retrait de ladite circulaire ;
- réclamer la gratuité du renouvellement du titre de séjour étudiant et diminuer le montant de
ressources exigés pour l’obtention de ce titre (a minima au niveau d’avant le décret du 6
septembre dernier) ;
- demander la simplification de toutes les démarches administratives et le renforcement du
personnel gérant les autorisations de séjour ;
- faciliter l'accès au marché du travail des étudiants étrangers en créant une autorisation
provisoire de séjour de deux ans automatique lors de la validation d'un diplôme (BTS, licence,
Master...) afin de consolider l’obtention de compétences lors des études par une véritable
expérience professionnelle ;
- d’affirmer leur soutien aux étudiants étrangers comme un premier pas vers une politique
migratoire constructive et solidaire.
Enfin, Europe Ecologie Les Verts rappelle que la crise économique, financière, sociale et écologique actuelle ne doit nous faire oublier ni les idéaux de solidarité de 1945, ni l’apport économique réel des migrants à la société française.
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SOUTENONS LA « CHAINE HUMAINE » ANTINUCLEAIRE DU 11 MARS
En prévision du 11 mars, date anniversaire de l’accident de Fukushima, le réseau « Sortir du
Nucléaire », fédération de 932 associations et partis politiques dont EELV, organise une mobilisation
nationale sous forme de « chaîne humaine » de 230km entre Lyon et Avignon.
Le succès de cette manifestation antinucléaire sans précédent en France, sera effectif si la mobilisation
permet de réunir au moins 100.000 personnes.
Considérant l’importance de cette date anniversaire pour l’ensemble des citoyens engagés pour la
sortie du nucléaire,
Considérant que la sortie du nucléaire fait partie des fondamentaux de l’écologie politique.
Considérant qu’une mobilisation unitaire nationale en commémoration de cet événement organisée
autour d’une même opération et sur un même site, est garante d’un impact plus important que des
initiatives ponctuelles locales,
Considérant que cette manifestation est l’occasion d’une mobilisation populaire sans précédent autour
d’une thématique fondatrice de l’écologie politique,
Considérant que cette forme originale de manifestation a eu une issue victorieuse en Allemagne,
Considérant la dimension politique posée par la sortie de la « société nucléaire »,
Considérant les enjeux démocratiques que pose la société nucléaire,
Considérant que la convention sur la transition énergétique le 10 mars à Lyon organisée par EELV en
présence d’Eva Joly s’inscrit dans la dynamique.
Le Conseil Fédéral réuni les 28 et 29 janvier 2012 :
• Décide de soutenir activement la mobilisation du 11 mars organisée par le Réseau Sortir du
Nucléaire.
• Décide de faire de cette mobilisation l’événement prioritaire pour la commémoration du 1er
anniversaire de l’accident de Fukushima
• Propose de mobiliser l’ensemble du Parti à l’échelon national, régional, local pour assurer le
succès de cette manifestation.
• Invite la coopérative ainsi que les adhérents EELV à s’engager massivement via les
associations dont ils sont membres à participer à la mobilisation pour cette manifestation.
• Invite également les militants et coopérateurs EELV à participer aux actions locales pour la
transition énergétique dans le cadre de l’opération « Libérons l’énergie ».
• Pour que s’engage immédiatement la mobilisation autour de ces événements, le CF demande
que cette motion soit largement diffusée dans les régions et les groupes locaux et que les
contacts locaux soient pris au plus vite avec le réseau Sortie du Nucléaire.
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ENGAGEMENT POUR LE DROIT DES FEMMES A DISPOSER DE LEUR CORPS
Le Conseil Fédéral des 28 et 29 janvier 2012 s’indigne des déclarations de Marine Le Pen qui a qualifié cette semaine le Planning Familial de “centre d’incitation à l’IVG”.
Demande que la candidate d’Europe Écologie Les Verts à la présidentielle et les futur-e-s candidat-e-s aux élections législatives :
- dénonce cette criminalisation du droit des femmes à disposer de leur corps et par la même la mise en cause de la loi Veil. - refuse toute idée de salaire maternel qui ne confère aux femmes des droits qu’au regard de leur maternité et de leur nationalité.
Europe Écologie Les Verts s’oppose à cette politique nataliste qui était déjà présente dans le programme du FN en 1986.
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LE DROIT A LA CONTRACEPTION ET A L'IVG : UN ENJEU MAJEUR DE SOCIETE
Exposé des motifs
Le droit à la contraception et l'IVG, fruits des luttes féministes, a permis de dissocier la sexualité de la reproduction.
La contraception doit devenir une affaire des femmes et des hommes, et non plus une préoccupation seulement des femmes. C'est un changement majeur des mentalités de la société. Pouvoir bénéficier de l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est un droit fondamental et une liberté pour les femmes.
L'éducation à la vie affective et sexuelle, dès le plus jeune âge, doit être développée au sein des établissements scolaires en intégrant des structures extérieures et compétentes aux projets pédagogiques des établissements.
Les arguments selon lesquels l'IVG serait la conséquence malheureuse d'une mauvaise contraception doivent être fermement combattus. En effet, faire peser sur les femmes une forme de culpabilité d'avoir accès à ce qui est un droit constitue une forme de condamnation morale de l'IVG.
Le droit à l'IVG en France est aujourd'hui de plus en plus menacé. Après sa légalisation en 1975, ratifiée en 1979, ce ne sont plus des obstacles légaux, mais des obstacles financiers et humains. De plus en plus de centres IVG sont fermés et d'autres menacés de fermeture du fait de manque de crédits. Au contraire, les centres IVG doivent couvrir l'ensemble du territoire pour en faciliter l'accès. Le nombre de praticiens est en diminution. La génération de médecins militants qui ont commencé l'IVG n'ont pas trouvé la relève pour pratiquer cet acte mal rémunéré et facile à faire – et donc peu valorisant techniquement et professionnellement.
La clause de conscience est trop souvent une excuse pour ne pas avoir à pratiquer l'acte d'IVG. Rappelons que la clause de conscience ne peut en aucun cas être un obstacle à l'exercice du droit. Le manque de place conduit de plus en plus de femmes à devoir aller à l'étranger pour pratiquer une IVG, du fait d'une attente trop longue, qui amène un dépassement de délai. De plus, l'acte de l'IVG coûte encore entre 38€ et 55€, après remboursement de la sécurité sociale, suivant le mode d'intervention choisi, alors que la gratuité est une condition nécessaire pour un accès libre à l'IVG, y compris pour les femmes étrangères et/ou mineures, quel que soit leur statut. Motion :
Europe Écologie les Verts réaffirme que l'égal accès pour toutes les femmes à l'IVG dans les meilleures conditions possibles est un enjeu de société. Nous exigeons :
• Des moyens financiers pour couvrir l'ensemble du territoire avec des centres pratiquant
l'IVG, notamment dans les zones rurales ;
• Le remboursement intégral pour toute IVG ;
• La tarification de l'IVG doit évoluer dans les mêmes conditions et avec la même rigueur
que les autres actes médicaux, sans discrimination ;
• La possibilité pour les sages-femmes d'effectuer les IVG ;
• La garantie du libre choix des femmes entre IVG médicamenteuse et chirurgicale,
quand le délai et les conditions médicales le permettent ;
• Chaque établissement de soin doit s'assurer que tout le personnel intègre les
problématiques liées à l'IVG ;
• Un droit opposable à l'IVG : toute femme qui se présentera en demandant une IVG
pendant la durée légale sera assurée d'obtenir cet IVG, même si elle se présente le
dernier jour ;
En matière de contraception, Europe Écologie Les Verts exige également :
• la gratuité de tous les moyens de contraception et des préservatifs ;
• un accès libre et éclairé des femmes et des hommes aux modes de contraception de
leur choix et qui leur conviennent
• le développement de moyens contraceptifs masculins autres que le préservatif ;
• le développement de la recherche sur les moyens de contraception sans incidence sur
la santé et l'environnement ;
• des campagnes d'information :
- sur la contraception des mineurs, tout particulièrement dans les établissement
scolaires ;
- sur la contraception d'urgence ;
- sur la contraception masculine ;
Nous affirmons aussi notre soutien aux centres de planification familiale.
J'avais déjà évoqué le 20 janvier dernier des éléments de la stratégie industrielle de François Bayrou. Le dévoilement et le chiffrage de son projet, ce matin, me permettent d'ajouter quelques éléments.
Jean Peyrelevade, l'un de ses proches conseillers, s'exprimait ce matin sur France Info et faisait valoir que c'est à tort qu'on faisait porter au coût du travail la baisse de notre compétitivité. En fait, remarque Peyrelevade, nous avons des champions industriels, mais nous avons abandonné une quantité assez invraisemblable de créneaux. Chaque créneau est petit, mais leur somme est mastodontesque. Nous avons un problème de gamme, en somme. Il citait quelques exemples, mais j'ai tout de même retenu que nous importions nos lunettes de plongée du Japon parce que nous n'en produisons pas en France !
D'une certaine manière, Bayrou tente de prendre en tenailles le problème : il est convaincu qu'il ne faut pas toucher aux salaires car ils sont la garantie de la consommation. Ainsi, s'il escompte bien faire des économies dans les dépenses de l'État, il ne veut absolument pas qu'elles se fassent au détriment des revenus des salariés de la fonction publique. Pas de blocage de points d'indice ni de grilles de salaires avec lui.
C'est pour cette raison aussi qu'il récuse la facilité (en apparence) qui consisterait à lutter contre les coûts du travail avec d'autres pays. C'est pour cette même raison qu'il estime que la TVA sociale ne saurait en aucun cas apporter un surcroît de compétitivité. Si TVA il doit y avoir (il prévoit une hausse de 1%) c'est exclusivement pour faire partie d'un pack destiné à désendetter l'État.
La PME demeure pour lui la clef du réarmement industriel. Toutefois, il est difficile d'en favoriser la création ex nihilo, et, s'il approuve l'existence de stratagèmes public, il pense aussi qu'ils ne suffiront pas. Oui à Oseo, bien sûr, mais il faut aller plus loin : il faut que l'investissement puisse s'associer directement à l'industrie. Pour cela, il escompte actionner deux leviers :
a) l'investissement des particuliers avec un livret épargne industrie qui pourrait proposer d'assez fort rendements et drainer ainsi l'épargne des particuliers.
b) celui des plus gros acteurs à commencer par les grandes entreprises : l' avantage fiscal lorsqu’une grande entreprise aura créé une structure d'investissement en direction des PME ou pris une participation dans une telle structure me paraît particulièrement astucieux.
Il y a là une mesure propre à favoriser la constitution de clusters, ces grappes d'entreprises qui ont fait et font encore le bonheur et le dynamisme de la Silicon Valley.
Bayrou n'a jamais été un admirateur des conflits dans le travail : plutôt que des grèves dures, il préfère la co-gestion. Mais pour lui donner une substance bien plus consistante que la traditionnelle négociation à flux tendus, il suggère d'acter par une loi la participation en dur des représentants des salariés, les syndicats, en somme, aux Conseils d'Administration de toutes les entreprises.
Voilà qui ferait un bien fou à la démocratie sociale dans le travail. J'imagine la tête des gros actionnaires face aux représentants syndicaux quand il va s'agir de proposer d'éventuelles délocalisations. Nul doute qu'il ne sera plus possible d'agir dans le dos des salariés. Mais ce sera aussi l'occasion de proposer cartes sur table des stratégies. La méfiance se nourrit du secret.
Le capital-risque doit pouvoir trouver son compte et des compensations dans les risques qu'il prend : l'idée de proposer aux Business Angels la possibilité de déduire leurs pertes de leurs impôts sur le revenu est très forte et très bien pensée. Très bonne incitation fiscale ciblée.
Les PME auront besoin de pouvoir employer : un emploi sans charge pour les entreprises de moins de 50 salariés pendant deux ans, c'est une sécurité pour les TPE qui grossisssent. Quel est le problème ? Votre entreprise grossit, il y a trop de travail pour vous, mais peut-être pas assez pour votre premier salarié. L'exemption des charges pendant deux ans est un sacré coup de pouce pour voir venir...
J'ai suffisamment parlé du Made in France et notamment du label que Bayrou entend développer pour y revenir. Je signale toutefois un sondage qui fera taire tous ceux qui affirment que l'ambition de Bayrou relève d'une douce rêverie : 83% des Français sont prêts à payer plus cher pour acheter un produit français. Il n'y a plus que les dirigeants socialistes pour affirmer le contraire. L'idée de Bayrou, qui épousait une aspiration profonde du peuple français continue de faire son chemin.
Je n'ai pas présenté ici la totalité des mesures de François Bayrou, mais si avec cela, si jamais Bayrou est élu, nous ne retrouvons pas le chemin de la croissance et de l'emploi, je veux bien manger mon ordinateur portable sans aucun assaisonnement...
Contre le surendettement, tout pour l'emploi, 20 propositions concrètes et chiffrées.
Conférence de presse de François BAYROU.
(Téléchargez les 20 propositions au format pdf, en cliquant ici)
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François Bayrou a dévoilé son "plan d'action pour remettre en ordre les finances de la France et reconstruire la France qui produit", sous la forme de 20 propositions concrètes et chiffrées.
Contrairement au jeu électoraliste de F.Hollande et N.Sarkozy, François Bayrou et le seule candidat qui annonce des mesures réelles pour réduire le déficit et l'endettement, au fond de nous même, nous sommes tous conscient qu'aucun redressement ne sera possible sans ce préalable, et que les promesses électorales, s'appuyant entre autre sur des croissances improbables, n'engageront pas ceux qui aujourd'hui les distribuent.
CONFERENCE DE PRESSE - CONTRE LE SURENDETTEMENT... par bayrou…
Intervention de Marc Augoyard au nom du groupe « Centristes et Démocrates pour le GrandLyon »
Monsieur le président,
Nous voici donc réunis par vous, si ce n’est pas en urgence comme vous souhaitez qu’il soit dit, dans la précipitation, à la va-vite, dirons-nous pour poursuivre encore sur le dossier du grand stade. Rien de très nouveau dans ce dossier, rien de surprenant non plus: on entend encore les mêmes arguments). Ce qui est surprenant, c’est la méthode.
Nous avons bien compris que vous attendiez le courrier de l’État confirmant ses engagements, mais ne pouvait-on pas attendre le conseil de février, dans tout juste deux semaines? Le permis de construire aurait pu attendre quelques jours; il a bien attendu des mois. On ne comprend pas que ce traitement de faveur soit réservé à ce seul dossier, alors que d’autres projets d’agglomération, vraiment structurants, le mériteraient. Mais si vous voulez assurer juridiquement le projet…
Pour un sujet de cette importance, avec les sommes qui sont en jeu, on serait justement en droit d’attendre une préparation plus sérieuse. Il en va également du respect des élus, qu’il s’agisse d’ailleurs des simples conseillers communautaires ou des vice-présidents.
Être convoqués en toute hâte, pour un seul dossier, c’est risquer de voir nombre de nos collègues manquer la séance. Vouloir ce respect élémentaire, ce n’est pas un accès d’humeur de notre part. C’est une question de confiance. Oui monsieur le président, on ne siffle pas les élus du peuple au gré des erreurs et des hésitations juridiques ou politiques.
La confiance, c’est aussi ce qui manque dans ce dossier. Sinon, pourquoi ces retards entre la Communauté Urbaine et l’État? Chacun semble épier l’autre, et on ne sait pas s’il s’agit d’attendre l’engagement ou le renoncement des uns ou des autres. Doute? Volonté de se défausser de la responsabilité d’un échec? Un tel dossier ne peut pas avancer correctement sans la confiance mutuelle entre les partenaires.
Pourtant, contrairement à ce que nous entendons cet après-midi, il me semble que ce dossier soit pour une fois la marque de ce que peuvent faire ensemble les acteurs privés, les collectivités locales et l’Etat.
Nous déplorons trop souvent que l’Etat se désengage, ne compense pas assez les transferts de compétences. Pour une fois, il vient aider un projet au départ privé, et sa contribution n’est pas négligeable. Elle aurait pu être plus forte, certes rien n’est parfait, mais elle est là, et en cette période de crise des finances publiques, il faut le noter.
Voilà, ces observations de méthodes étant faites, les élus du groupe voteront en conscience selon l’appréciation qu’ils portent à ce projet. Appréciation que vous connaissez déjà.
Je vous remercie,
20 PROPOSITIONS
POUR REDRESSER LE PAYS
par François BAYROU
Conférence de presse du 1er FÉVRIER 2012.
PLAN GÉNÉRAL :
A - CONTRE LE SURENDETTEMENT, LE RÉTABLISSEMENT DES FINANCES PUBLIQUES :
1 - LE REDRESSEMENT DES FINANCES PUBLIQUES DE LA FRANCE SUPPOSE BAISSE DES DÉPENSES AUTANT QU'AUGMENTATION DES RECETTES
2 - UN VRAI PROGRAMME D'ÉCONOMIES PASSE PAR UN PRINCIPE : LA FRANCE NE DÉPENSERA PAS UN EURO DE PLUS DANS LA SPHÈRE PUBLIQUE PENDANT 2 ANNÉES QU'ELLE N'AURA DÉPENSÉ EN 2012
3 - TROIS GRANDES DÉCISONS SUR LES RECETTES
4 - INSCRIPTION DE LA "RÈGLE D'OR" DANS LA CONSTITUTION
B - LE RÉARMEMENT DE LA PRODUCTION FRANÇAISE :
5 - ARCHITECTE DE CE MOUVEMENT : UN COMMISSARIAT NATIONAL AUX SRATÉGIES
6 - MISE EN RÉSEAU DES GRANDES ENTREPRISES ET DES PME
7 - UN SOUTIEN AU FINANCEMENT PAR LA CRÉATION D'UNE OU PLUSIEURS BANQUES D'ÉCONOMIE MIXTE DÉCENTRALISÉES DE SOUTIEN AUX PME
8 - CRÉATION D'UN LIVRET D'ÉPARGNE INDUSTRIE
9 - NÉGOCIATION NATIONALE AUTOUR DE LA RÉNOVATION DU CLIMAT SOCIAL DANS L'ENTREPRISE
10 - POUR FAIRE BOUGER LES CHOSES, LA PARTICIPATION DES SALARIÉS AUX CONSEILS D'ADMINISTRATION DES ENTREPRISES
11 - LA PARTICIPATION PAR LA NÉGOCIATION AU SEIN DES COMITÉS D'ENTREPRISE
12 - LA NÉGOCIATION D'ACCORDS PARTICULIERS AU SEIN DE L'ENTREPRISE SOUMISE À DES ACCORDS-CADRES DANS LES BRANCHES
13- UN CRÉDIT D'IMPÔT INNOVATION À L'IMAGE DU CRÉDIT D'IMPÔT-RECHERCHE ET UN ENCOURAGEMENT AU LIEN PME-UNIVERSITÉS
14 - UN STATUT POUR LES BUSINESS-ANGELS À L'IMAGE DES FONDS DE PRIVATE EQUITY
15 - L'ASSOCIATION DES CONSOMMATEURS : LA CRÉATION D'UN LABEL INDÉPENDANT
16 - DÉVELOPPER L'IMAGE DE MARQUE DU "PRODUIT EN FRANCE"
C - INSCRIRE LE PRODUIRE EN FRANCE DANS LE CADRE D'UNE POLITIQUE INDUSTRIELLE EUROPÉENNE
17 - DÉFINITION DE PRIORITÉS SECTORIELLES EN NOMBRE LIMITÉ MAIS FORTEMENT STRUCTURANTES
18 - POUR FINANCER SES PRIORITÉS STRATÉGIQUES, L'EUROPE DEVRA MOBILISER L'ÉPARGNE DES EUROPÉENS ET L'ORIENTER VERS DES BESOINS D'INVESTISSEMENTS À LONG TERME
19 - POUR SORTIR DE LA CRISE, UNE ALLIANCE ENTRE L'EUROPE ET LES PAYS ÉMERGENTS
D - UNE MESURE EXCEPTIONNELLE POUR L'EMPLOI
20 - UN EMPLOI SANS CHARGES PENDANT DEUX ANS POUR TOUTE ENTREPRISE DE MOINS DE 50 SALARIÉS
ANNEXE : PROJECTION DES FINANCES PUBLIQUES 2011-2017


A lire en entier dans LIBERATION:
«En 400 pages, l’effondrement du mythe du nucléaire pas cher» article de Matthieu Ecoiffier paru dans le Libération du 1 février 2012
" L’eurodéputé Europe Ecologie-les Verts Yannick Jadot réagit au rapport de la Cour des Comptes sur le coût du nucléaire et estime que la sortie de l’atome est plus que jamais d’actualité :
Saluez-vous, à l’instar de François Fillon, un «exercice de transparence» ?
C’est effectivement un premier exercice de transparence. Mais il en appelle d’autres. Après quarante ans de nucléaire civil, on n’arrive toujours pas à évaluer le coût des déchets et du démantèlement. Sur le fond, c’est un rapport extrêmement important.
... "
Et le blog de Yannick JADOT
L'assemblée nationale est en train d'adopter le fichage généralisé des Français selon leurs données biométriques. Pendant que les média sont focalisés sur la campagne présidentielle, nos libertés individuelles continuent, encore et encore d'être amputées !
Je n'ai pas écouté notre président Srkz. En fait juste quelques minutes et j'ai zapé avec rage tellement cet homme et sa dialectique m’insupporte. La combinaison de story telling[1] et de mensonges grossiers[2] sont une insulte à mon intelligence. Si, si, et à celle de tout les français en fait.
Si j'ai tout bien compris, il propose de mettre en place dès à présent une exonération de charge, d'environ 13 milliards, et d'en assurer son financement en octobre avec une hausse de la TVA. C'est pas beau ça la prise en otage de la politique du futur gouvernement qui lui succédera ?[3] Comme si l’accroissement de la dette du pays de plusieurs centaines de milliard d'Euro ne suffisait déjà pas.
C'est ce qui est magique avec ce président, il ose tout !
Notes[1] Le story telling consiste à raconter une histoire pour faire adhérer à l'idée.
[2] Immédiatement listé dans la presse le lendemain, il semblerait que les journalistes commencent enfin à faire leur job.
[3] Car je ne doute pas une seconde que l'on va se débarrasser de lui.
CHACHA34 - 01/02/2012 16:48:14
Vous êtes tellement traumatisés par le matraquage que les médias nous font subir que vous n'imaginez même pas une FRANCE sans le PS ou L'UMP ,ils détiennent d'après vous toutes les initiatives toutes les solutions tous ce qui peu ce faire c'est eux , d'abord c'est eux qui l'ont dit les premiers nananana. ...!
Mais c'est surtout eux qui nous ont mis dans la MERDE personne est irremplaçable et bien souvent après coup ont entend les retardataires dire merde si ont avaient su.
Aujourd'hui, je voudrais vous faire partager mon point de vue, mes ambitions, pour un quartier du 7ème arrondissement de Lyon : l'espace Mazagran, au sein de la Guillotière. Ce point de vue est paru en janvier sur le site Dessinons Lyon que je vous invite à découvrir. En effet, la mairie a lancé la première phase de concertation concernant la requalification de cet espace, aujourd'hui, presqu'abandonné. L'occasion de faire de belles propositions.

Le début de la requalification de l’espace Mazagran est…
François Bayrou a dévoilé ce mercredi son programme économique.
Reuters/Charles Platiau
Le candidat MoDem a critiqué le manque de cohérence de la part de Nicolas Sarkozy et François Hollande, mais a dévoilé vingt propositions, dont certaines sont dans la droite lignée de ce que le PS et l'exécutif proposent.
Réduire la dette, produire français et instruire dès le plus jeune âge. Si à la lecture de ces mots, vous vous mettez soudainement à penser, au choix, à la présidentielle 2012, à la couleur orange, ou même à de beaux paysages béarnais, pas de panique. Tout est normal, vous avez juste entendu un des discours de François Bayrou ces six derniers mois.
Car à force de répéter ces leitmotive, le candidat MoDem a fini par y être totalement associé. Pour la présentation de son programme économique ce mercredi, il a donc repris les trois grands axes de sa pensée, développant les deux premiers, réservant le dernier -l'éducation- pour une journée spécialement dédiée à ce thème samedi.
Chez François Bayrou donc, la réduction de la dette est érigée en principe fondateur. Au point d'instaurer une rigueur de deux ans. "Il ne faut plus dépenser un euro de plus dans la sphère publique, soit au niveau de l'Etat, des collectivités locales et de la sécurité sociale", annonce-t-il.
Bayrou suit et critique autant Sarkozy que Hollande
Sur ce point, le candidat veut se démarquer de François Hollande, qu'il attaque dans les mêmes proportions que Nicolas Sarkozy dès les premières lignes de son discours: "J'ai observé, ces derniers jours, dans l'exposé des programmes des différents candidats un très grand désordre (...) Manque de cohérence, de logique, de crédibilité de François Hollande. On ne peut pas rééquilibrer les budgets sans que l'Etat (...) ne fasse des économies." Haro donc sur les 60 000 postes dans l'éducation ou les 150 000 emplois jeunes.
Pas de jaloux. François Bayrou pointe les mêmes manques chez Nicolas Sarkozy: "Il annonce qu'il n'augmentera pas les impôts, et dans la même émission, il annonce la TVA sociale et crée deux impôts supplémentaires."
Le candidat MoDem a ainsi rythmé son heure de discours, prenant appui à droite, comme à gauche, pour présenter son programme. Ainsi, il a répété son soutien à une taxe sur les transactions financières, à la règle d'or et, dans une moindre mesure, à l'augmentation de la TVA. Se disant "(très) réservé" sur cette disposition prise par le chef de l'Etat, il a toutefois annoncé vouloir augmenter d'un point cet impôt s'il est élu en mai prochain. Une nouvelle hausse d'un point en 2014 viendrait compenser une éventuelle baisse de croissance.
Du chef de l'Etat, il retient également les négociations du temps de travail dans chaque entreprise. A une exception notable, toutes ces discussions se feront dans le cadre d'un cahier des charges fixé par des accords de branche, pour éviter "le risque de pressions sur un seul salarié dans les petites entreprises".
Pas un mot sur le FN
Sur sa gauche, François Bayrou partage plusieurs idées avec son rival socialiste: création de banques mixtes de soutien aux PME, mise en place d'un livret d'épargne industrie, coup de rabot sur les niches fiscales. Cette dernière mesure est censée rapporter 20 milliards d'euros au bout de trois ans, dont dix la première année. Pour réunir les 50 milliards d'économies, François Bayrou annonce également une hausse de la TVA (20 milliards) et une réforme fiscale, qui toucherait les plus fortunés avec création de deux tranches -l'actuelle 41% portée à 45% et une tranche de solidarité à 50% pour les revenus supérieurs à 250 000 euros par part.
Fidèle à son habitude, le candidat centriste s'est donc tenu à mi-chemin du PS et de l'UMP. Il n'a d'ailleurs cité que ces deux partis comme adversaires: "Il y a trois choix, François Hollande, Nicolas Sarkozy et moi au centre." Exit le FN, qui le devance pourtant dans les sondages.
Quant aux autres prétendants, il espère que certains le rejoindront tôt ou tard: "Il existe encore de nombreux candidats dont on voit qu'ils n'iront pas jusqu'au bout." Jean-Pierre Chevènement est désormais l'un d'eux. A qui le tour maintenant?
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Lors des prochaines élections législatives, nous, Français de l'étranger, pourrons pour la première fois élire directement des députés censés représenter les circonscriptions regroupant nos pays de résidences respectifs. C'était une promesse de Nicolas Sarkozy, elle fût inscrite dans la Constitution.
Et même si les frais de remboursement pour cette campagne atteignent des sommes clairement scandaleuses dans un pays en crise, si le mode de scrutin est toujours imparfait (mais il a le mérite d'être calqué sur la métropole) et si le nombre et le découpage des circonscriptions est contestable, nous ne pouvons que nous réjouir de pouvoir effectuer notre droit élémentaire de citoyen.
Cependant, à aucun moment ne fût poser la question de la pertinence du rôle d'un député des Français de l'étranger et encore moins celle de la notion de représentativité. Questions d'autant plus pertinentes que grande est la circonscription, telle la 11ème des Français de l'étranger qui regroupe 49 pays répartis sur 3 continents.
L'une des spécificité des Français de l'étranger qui nous différencie de nos concitoyens de métropole et d'Outre-mer est que nous nous caractérisons par une diversité de statuts , non seulement aux yeux de la République, mais aussi et surtout en fonction de nos pays de résidence.
Ainsi dans les 9, 10 et 11èmes circonscription étendues sur plusieurs continents, aux sociétés et économies si radicalement divergentes, et donc aux modes de vie et problématiques si variées pour nos concitoyens, que signifie alors « nous représenter » ? Et qui est le plus à même de remplir cette tâche ?
L'un des arguments favoris des candidats déjà déclarés est de dire : « Je suis un expatrié comme vous, je connais vos problèmes, j'y répondrai !».
C'est l'argument de l'expérience, du vécu qui octroierait naturellement une qualification et une compétence. Cet argument n'est pas spécifique à la politique, il se retrouve dans tous les domaines d'activité de la vie : la connaissance empirique prévaudrait sur toutes les autres.
Cet argument, basé sur une forme de misologie, est par nature contestable et a été contesté par nombre de philosophes.
Mais nul besoin d'en référer à de grands penseurs pour voir la fatuité d'un tel argument dans le cas qui nous concerne de la 11ème circonscription, tellement riches et multiples sont les différentes expériences d'expatriation que nous vivons comme Français de l'étranger installés en Asie, Océanie et CEI.
Quelle « expérience de l'expatriation» peut en effet permettre à la fois de comprendre un expatrié représentant un grand groupe français à Shanghaï et un professeur de FLE en contrat local dans le Kansai ? Qui peut avoir le vécu d'un entrepreneur en Australie et celui d'un retraité installé à Hanoï ?
Et dans une même catégorie socio-professionnelle l'expatriation se vit-elle de la même façon ? L'entrepreneur en Nouvelle-Zélande ne rencontre bien évidemment pas les mêmes contraintes que celui installé au Timor-oriental...
On le voit bien l'expérience de l'expatriation ne peut servir d'argument pour nous représenter.
Je penserais même qu'elle peut être problématique si un député n'a comme paradigme que sa propre expérience. Un député expatrié risquerait de ne concevoir l'expatriation que sous l'angle exclusif de sa propre expérience, forcément différente, de milliers de celle d'entre nous et donc « mal » nous représenter.
Ses sensibiltiés seront naturellement bien différentes notamment en matière de scolarité, de sécurité mais aussi de politique étrangère ou énergétique. Le choix entre une scolarité locale ou dans le système français ne peut être envisagé sous le même angle à Sydney et à Dacca. On ne parle pas du nucléaire de la même façon à Tokyo qu'à Dehli, les inquiétudes que suscitent les crises iraniennes ou coréennes ne sont pas ressenties par tous nos compatriotes de CEI, d'Asie et d'Océanie de manière identique.
Et pourtant ce sont toutes ces vies, ses expériences si différentes que notre député devra prendre en compte.
Il est donc indispensable que celui-ci ait un regard égal sur toutes nos communautés disséminés sur les 3 continents de la 11ème circonscription, une capacité à comprendre la complexité et la multiplicité de nos problématiques, sans préjugés ni exclusives.
Si l'on prend en compte ces arguments, et si l'on rajoute l'isolement que connaitra ce député à l'Assemblée nationale par notamment sa faible présence s'il visite sa circonscription, il me semble qu' il faille pour nous représenter, non pas « un des nôtres », mais une personnalité compétente et forte, dont les idées et les valeurs comme le nom et la notoriété sont déjà clairement bien établis et reconnus dans toutes nos communautés sur les 3 continents.
Alexandre Joly.
Qui ne connaît les deux bons vieux proverbes : «qui ne dit mot consent» et «les promesses n'engagent que ceux qui y croient».
Il faut décrypter les silences de Hollande et ses demi-propos. Son programme annonce vouloir ouvrir un grand débat sur l'attractivité du métier d'enseignant ainsi que sur le statut de cette profession, tout en discutant de la revalorisation des salaires.
Soyons honnête : on ne crée pas 60 000 postes dans une branche tout en augmentant les salaires. Plus généralement, je dirais simplement : dis-moi quel est ton conseiller je te dirai ce que tu feras.
Le conseiller éducation de François Hollande est Vincent Peillon. Vincent Peillon rêve de coller les enseignants 35 heures dans les établissements et d'allonger leur année scolaire. Il l'a dit à plusieurs reprises.
Jamais je n'ai entendu qui que ce soit dans l'entourage socialiste revenir sur ces objectifs. Verba volant, scripta manent, seuls les écrits font foi à mes yeux. A ma connaissance, seul François Bayrou a explicitement fait savoir qu'il s'opposait à tout allongement du temps de service des enseignants. Il l'écrit noir sur blanc dans son État d'urgence, faisant observer que nul ne sait ce qu'est le butinage de l'enseignant (et le temps qui va avec) quand il prépare ses cours.
Demain, c’est leur temps de travail qui sera attaqué, à la suite, "naturellement", d’une large concertation. Dont on connait le résultat à l’avance puisqu’il a été décidé à l’avance (…). Personne pour expliquer qu’une heure de cours, ce sont des heures de préparation, de corrections, de lectures, de butinage intellectuel, pour essayer tous les jours un peu mieux, de comprendre ce qu’on enseigne, et de mieux l’enseigner.
De la même manière, Bayrou s'oppose à ce que les enseignants ne soient évalués que par les chefs d'établissement, ne serait-ce que parce qu'une administration qui se prive de ses corps d'inspection signe sa déliquescence.
Le grand silence de Hollande et des Socialistes en général (pas un n'a soutenu les syndicats enseignants dans leur révollte) est éloquent.
Il ya évidemment parmi les enseignants des adeptes de ces 35 heures-là. En partie par conviction (Ségolène Royal s'en faisait déjà l'apôtre en 2007), en partie par militantisme. Tiendront-ils puisqu'ils doivent craindre le froid, désormais ?
C'est très intelligent, 35 heures dans les établissements à l'heure où 1 agent sur 4 de l'Éducation Nationale est en état d'épuisement.
J'avoue que je ne comprends pas les enseignants : ils sont actuellement 35% à accorder leurs suffrages à Hollande et aux Socialistes contre 10 seulement pour Bayrou.
Pourtant, ils doivent le comprendre : s'il y a une majorité socialiste qui accède au pouvoir, ils sont morts. De même si l'UMP survit à son déclin et parvient à conserver une majorité.
Seul Bayrou défend explicitement le statut des enseignants. On n'entend aucune autre protestation à gauche, preuve que les Mélenchon, Joly et compagnie sont exactement sur la même longueur d'ondes que François Hollande...
Mieux, vous allez voir : surveillez bien les commentaires de ce billet ! Si la pravdasphère débarque ici, vous pouvez vous attendre à ce qu'elle justifie son champion et en aucun cas à ce qu'elle ne critique les orientations de son poulain.
Mieux vaut faire confiance à un homme dont les axes directeurs sont à la fois clairs et sains. Pas de fioritures, des mesures simples et justes.
Il existe deux façons de faire des réformes. La première consiste à identifier ce qui fonctionne mal, à réfléchir aux solutions possibles dans le cadre des contraintes existantes, à prendre le temps de négocier avec les partenaires sociaux et à mettre en place les réformes nécessaires. La seconde revient à attendre d’être au bord du précipice pour adopter des mesures dans l’urgence, peu réfléchies, mal négociées et qui, souvent, ne règlent pas durablement les problèmes.
La France montre une étonnante obstination à se situer dans ce deuxième cas. C’est précisément ce qui se passe pour le domaine de la santé.
Alors que toutes les études montrent que la santé arrive dans le trio de tête des principales préoccupations des Françaises et des Français, ce champ nous semble intellectuellement et donc politiquement, particulièrement déserté. Voilà qui est même criant en cette période de campagne présidentielle. Pourtant, les classes moyennes et populaires s’inquiètent de plus en plus de la qualité de leur système de santé, dont ils ont été longtemps légitimement fiers, et se demandent si l’accès universel aux soins ne va pas devenir un simple et beau souvenir.
L’opinion perçoit plus ou moins confusément les termes de l’équation : des besoins en augmentation (liés à la progression des maladies chroniques, au vieillissement de la population, à la crise environnementale, mais aussi, et d’abord, à la hausse des coûts de traitements liée aux progrès technologiques …) et des ressources publiques en recul parfois mal employées et trop souvent financées par de l’endettement.
C’est pourquoi nous souhaitons, ici, aborder six problématiques essentielles et des pistes de réponses qu’il nous apparaît urgent de discuter :
Est-il bien raisonnable de faire financer de la même façon par l’assurance-maladie, le traitement des cancers et celui des claquages musculaires liés à la pratique d’un sport par exemple ? N’y-a-t-il pas un type de financement qui relève de la solidarité et l’autre de l’assurance ? Plutôt que de vouloir toujours rationner la dépense, il est temps de proposer un financement par des recettes diversifiées qui ne soient pas assises seulement sur le travail et qui prennent en compte l’ensemble des revenus des personnes sans plafonnement de ressources.
Ne serait-il pas temps d’adopter une politique de prévention (2,5% aujourd’hui des dépenses de santé dont plus de la moitié au titre de la médecine du travail !) digne de ce nom, qui ne se limite pas à des slogans publicitaires à l’efficacité limitée ? Cela nécessite de mettre en place une véritable politique d’accompagnement adaptée aux réalités des différents publics. Cette action implique, en concertation avec les industriels de l’agro-alimentaire, l’instauration d’une fiscalité nutritionnelle permettant de financer le développement de l’offre bio dans les cantines scolaires et pour les personnes fragilisées.
Ne faut-il pas intensifier et adapter la politique de dépistage dont le ratio coût / efficacité est sujet à débat en France ? Cette politique devrait pouvoir être soutenue par un réseau dense d’acteurs du soin, dont les biologistes, fortement implantés sur notre territoire.
Comment réformer les services d’urgence afin de faire en sorte que ceux-ci soient réservés aux patients qui ont véritablement besoin d’une prise en charge hospitalière immédiate (environ 3% des cas) ? Cette volonté implique de renforcer le tissu de l’offre de soin primaire et de soutenir un fonctionnement en réseau permettant de mutualiser les moyens.
Peut-on encore laisser plus de quatre millions d’aidants bénévoles soutenir les plus fragiles sans aides ? Les aidants assument une large part de la solidarité, il est nécessaire de les valoriser, de les soutenir et de s’interroger sur la création d’un statut spécifique.
Ne faut-il pas revoir le partage des tâches entre les acteurs de santé et les médecins généralistes ? Les pharmaciens, par exemple, pourraient procéder à des examens simples pour des pathologies a priori bénignes (rhino-pharyngites virales par exemple), les seconds étant ainsi en capacité de traiter en profondeur des pathologies plus sérieuses, ou de passer davantage de temps avec les patients souffrant de maladie chroniques ou pour assurer des missions de prévention. Cette approche implique de renforcer la part du forfait dans la rémunération des médecins. La rémunération à l’acte est inflationniste alors que le forfait favorise une médecine de prévention et d’attention.
La rationalisation des coûts peut aller de pair avec l’efficacité en matière de santé publique. Mais il faut proposer, discuter puis agir avant que le système ne disparaisse et laisse se développer des approches à plusieurs vitesses.
Nicolas Bouzou, économiste, directeur-fondateur d’Asterès
Serge Guérin, sociologue, professeur à l’ESG Management School.
Dans la foulée d'Etienne Wassmer et de son livre, Alexandre Delaigue déplore qu'en France…
…n'existe aucun mécanisme sérieux permettant de mesurer les effets des politiques publiques, contrairement à de nombreux autres pays.
On multiplie les niches fiscales, on engage des dépenses, sans jamais vérifier sérieusement si ces politiques atteignent leur objectif, si elles n'ont pas d'effets pervers, ou s'il serait possible de faire un meilleur usage des deniers publics.
Soit les données nécessaires ne sont même pas collectées, soit elles restent jalousement gardées par l'administration. Les dirigeants politiques ne souhaitent pas particulièrement que des experts indépendants évaluent leurs politiques et fournissent des informations potentiellement critiques aux électeurs ou aux parlementaires
Pour avoir exercé pendant 8 ans la profession d'évaluateur de politiques publiques, et continuer à la pratiquer en temps partiel, je partage ce regret…
Vous me direz, si j'ai été évaluateur, c'est que l'évaluation existe. Vrai !
L'évaluation des politiques publiques a même été lancée et généralisée en France… un grand nombre de fois. La plus marquante était l'oeuvre du gouvernement Rocard.
En pratique, il y a un flux de commandes qui permet à quelques centaines de personnes de faire de l'évaluation, dans les services publics ou en indépendants. Ces commandes viennent, pour l'essentiel, des conseils régionaux et des "agences", les établissements publics chargés d'une mission par l'Etat (comme l'Ademe, l'Agence française de développement, l'Agefiph, etc.) ; ainsi que de la Commission européenne, ou des pouvoirs publics qui bénéficient de financements européens.
Du côté de l'État, comme du côté des communes, presque rien.
Pourtant, de multiples institutions sont chargées par la loi de mener des évaluations. Il y en a au sein du Parlement, il y a la Cour des Comptes, le Conseil Économique Social et Environnemental, le Centre d'Analyse Stratégique, etc. etc. ; pour payer ces hauts fonctionnaires, il y a du budget. Et malgré tout cela, (presque) rien de sérieux ne sort.
Voilà qui nous permet de trancher l'interrogation d'Alexandre Delaigue ("Soit les données nécessaires ne sont même pas collectées, soit elles restent jalousement gardées par l'administration."). L'Administration n'est pas jalouse. Il y a des gens qui sont censés évaluer. Mais ils ne peuvent rien de faire de ce genre, faute de données.
Il y a plein de données, internes à l'administration, pour contrôler la conformité de la dépense, la légalité, le respect des procédures. Ça permet de faire du travail d'inspection, de contrôle, d'archivage.
Mais pour évaluer proprement dit, pour regarder les résultats et les impacts, pour savoir à qui et à quoi ont servi les décisions publiques, il faut sortir de l'administration. Il faut aller collecter des données nouvelles. Généralement, il faut interroger de larges échantillons de personnes physiques ou morales visées par la politique menée (ou qui la financent par des taxes).
Et pour cela, Il n'y a (presque) jamais de budget.
Pourquoi ? Sans doute simplement parce que personne, dans le système politique français, n'y a intérêt. Prendre le point de vue des personnes concernées, c'est introduire un nouvel "acteur" et lui donner du pouvoir, donc en prendre à tous ceux qui sont déjà là.
Il y a en France deux pouvoirs de légitimité absolue : le pouvoir d'Etat et le pouvoir municipal. Leurs détenteurs ne se considèrent soumis à aucune autre évaluation qu'à la sanction de l'élection ; pour le reste, ils considèrent leurs décisions comme démocratiques par définition. Alors pourquoi en évalueraient-ils les effets ? Ils se doutent bien que l'électeur vote selon d'autres critères… surtout s'il n'est pas informé.
Faut-il le regretter ? Il y a dan le monde des décideurs politiques soumis à une évaluation forte (Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie, Commission européenne) : ce sont aussi ceux auxquels leurs citoyens accordent peu de légitimité ; ceux qui ont besoin de prouver en permanence qu'ils servent à quelque chose. Je ne les envie pas.
Comment associer légitimité et évaluation ?
Peut-être par un Parlement pluraliste, peut-être. Le Sénat, par exemple, fait bien moins mal ce travail que l'Assemblée. Peut-être aurons-nous demain une Assemblée avec plusieurs partis, une Assemblée qui s'interroge et débat, une Assemblée qui veut faire des lois efficaces, une Assemblée autre qu'une chambre d'enregistrement des volontés gouvernementales ?
On peut toujours en rêver !
C'était à la mode, au début du XXème siècle, de clamer au péril jaune, surtout quand les Japonais ont infligé leur première rouste aux Russes. Après la Seconde Guerre Mondiale, le développement économique, il y a eu un léger glissement sémantique : on est passé du terrain militaire au terrain économique. Avec les années 90 et un sérieux coup de mou dans l'économie Japonaise, le Péril Jaune s'est déplacé de quelques centaines de kilomètres vers l'Ouest.
Alors, nom d'un béret basque, non seulement ils nous exportent à tire-larigot leur textile, mais en sus ils nous envoient aussi des frelons ! Tiens, ça nous apprendra à importer aussi de la poterie chinoise. Comme si on n'avait pas assez de terre glaise et d'argile chez nous !
Le député centriste Philippe Folliot s'en est ému et a proposé le classement du frelon asiatique dans la catégorie des nuisibles. Cette sale bestiole ravage nos ruches. En principe, un nid de frelons européens, c'est environ une centaine d'individus, mais le frelon asiatique, c'est par grappe de 2000 à 5000 qu'ils s'installent !
Jusqu'ici, le code rural ne considère comme nuisible que ce qui s'attaque à des végétaux, or, l'abeille est un insecte. Il faut donc une modification substantielle, comme l'a proposé Philippe Folliot.
C'est un peu la panique chez les apiculteurs. Il ne faut pas oublier que les abeilles ne se contentent pas de produire du miel : ce sont aussi les principales pollinisatrices des plantes. En Chine, où on a fait un peu trop joujou avec les produits chimiques, des régions entières se sont retrouvées sans abeilles et il a fallu polliniser à la main. A ceux qui ne seraient pas convaincus, je leur suggère de faire une tentative en se contenant d'un mètre carré de fleurs ou simplement d'un pommier. Vous verrez, après, ils béniront les abeilles, ces sympathiques petites bestioles qui travaillent gratis pour nous.
Pas étonnant, dans ces conditions, que François Bayrou en ait fait l'emblème de son projet écologique.
En 2010, le Centre d'études poétiques et littéraires de la Lozère a eu la riche idée de faire de l'abeille le thème principal de son concours de poésie.
Ayons dans nos esprits la prière de Victor Hugo :
Seigneur, préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphant,
De jamais voir, Seigneur, l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants!…
O vous dont le travail est joie,
Vous qui n’avez pas d’autre proie
Que les parfums, souffles du ciel;
Vous qui fuyez quand vient décembre,
Vous qui dérobez aux fleurs l’ambre
Pour donner aux hommes le miel…
Le préfet a trouvé la parade, il force les gens à prendre des congés lorsqu'il pleut !
Honnêtement c'est du n'importe quoi, et les habitants des départements voisins doivent se foutrent allègrement de notre gueule. Hier soir avec l'alerte de Météo France sur la neige, le préfet n'a pas fait dans la dentelle en interdisant de rouler TOUS les bus du département, même les bus urbains ou du littoral. Et en fin de matinée aujourd'hui, les parents ont été invité à venir chercher leurs enfants. Donc un petit peu de neige, et c'est la panique dans tous le département.
On appréciera au passage la bêtise administrative dans toute sa grandeur, qui supprime les bus urbains ou du littoral, histoire d'avoir plus de voiture sur les routes, et qui traite de la même manière stupide les centres ville et les collines ou l'arrière pays.
Sincèrement je suis très inquiet sur la capacité de la préfecture à gérer une catastrophe naturelle quant on voit la gestion de quelques flocons.

Un très beau discours, ça on a l'habitude avec Eva, mais qui a interpellé et conquis l'auditoire associatif. Auditoire d'acteurs et de fins connaisseurs de leurs domaines respectifs. Etant à Paris pour le Conseil Fédéral de janvier, j'ai eu des nouvelles en direct de l'excellente prestation de notre candidate.
" Monsieur le Président de France Nature Environnement,
Mesdames et Messieurs, les présidents des associations fédérées à France Nature Environnement.
Permettez-moi d’abord de vous remercier de votre invitation, et de l’initiative que vous prenez aujourd’hui pour remettre l’enjeu environnemental dans le débat de cette campagne présidentielle.
J’ai bien entendu conscience de la difficulté qu’il y a à venir en tant que candidate écologiste plancher devant vous tous, qui au quotidien depuis des années ont fait de la préservation de notre avenir le coeur de votre engagement. A vous toutes et tous, qui, toutes ces années, ont d’abord donné l’alerte pour très vite devenir force de proposition et acteurs du changement, je veux dire ici ma profonde gratitude. Vous avez été, dans des conditions souvent difficiles, des héros ordinaires. Pendant des années, j’ai eu l’occasion de rencontrer ceux qui ont mené le difficile combat contre la criminalité financière. Auprès de nombreux militants écologistes, j’ai compris combien mes combats d’hier rejoignaient ceux de ces militants du quotidien.
Je pense à tous les militants que j’ai découverts sur le terrain dans leur engagement pour la protection de la nature :
pour la préservation des zones humides, du Grand Hamster d’Alsace et notre ressource en eau contre les gaz de schiste, les algues vertes, les grands projets aéroportuaires comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou celui de Mayotte.
A la présidence de la Commission du Développement au Parlement Européen, j’ai pu mesurer comment les mêmes logiques menaient aux mêmes impasses. Lorsque les ressources naturelles sont pillées au nom de la seule loi du profit et de la rentabilité immédiate, ce sont les équilibres planétaires et humains qui sont menacés. Le combat que je mène depuis plusieurs années contre les paradis fiscaux protège aussi l’environnement, lorsqu’il s’agit d’empêcher la spéculation sur les marchés des matières premières, en particulier agricoles.
C’est au nom de la protection du bien commun que je suis engagée avec les écologistes. Et j’ai la conviction que c’est la protection des biens communs que nous devons propulser au niveau mondial, européen et en France.
C’est cette parole que la France devra porter au 4ème Sommet de la Terre, en Juin prochain, à Rio. Les premières négociations se sont déroulées cette semaine à New York dans une totale indifférence française. La parole de la France devra pourtant être forte. Nous devons créer enfin une Organisation Mondiale de l’Environnement et renforcer le poids de la société civile au niveau mondial. En définissant ensemble une économie verte qui nous permette de revisiter l’idée même du développement et de définir les nouveaux indicateurs de richesse, de bien-être, y incluant notamment la biodiversité. Nous vivons une crise sans précédent. Je pense que face à l’impasse du modèle économique dans lequel nous nous trouvons, pour des millions de Français l’environnement peut devenir la solution. La crise n’est pas que financière. C’est aussi une crise sociale et écologique à laquelle nous devons mettre fin. Nous sommes aujourd’hui en « déficit » écologique et les inégalités se creusent. Ignorer cette réalité-là, c’est promettre aux Français des lendemains plus difficiles encore. Tel est mon engagement depuis maintenant plus de vingt ans, aller au-delà des constats établis et reconnus de tous pour répondre à une simple question : est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre et que nous voulons laisser en piètre héritage à nos enfants et nos petits enfants ? ****** Au risque d’en surprendre certains, je ne viens pas vous parler de nucléaire aujourd’hui. Non pas que le débat sur la transition énergétique ne soit pas central. Mais parce que je crois savoir que vous connaissez d’ores et déjà ma position sur ce sujet. C’est peut-être aux autres candidats qu’il appartiendra de vous expliquer le choix moral qu’ils font alors que plus personne ne peut nier après l’accident de Fukushima que nous sommes soumis au risque nucléaire. Et si certains ont saisi cet impératif, alors, disons-le sans détours, il ne suffira pas de fermer Fessenheim dans la mandature, immédiatement ou pas, pour faire prendre un nouveau cap à la France. De la même manière gardons en mémoire les traces qu’ont laissées dans la chair des hommes et celle des arbres, les essais nucléaires français en Polynésie et au Sahara. Ils ont souillé pour des milliers d’années la terre et la mer. N’oublions jamais les conséquences de nos actes et ne nous détournons pas de notre responsabilité pour le futur. Je suis candidate écologiste à la présidence de la République et, à l’heure qu’il est, je mesure la responsabilité qui est la mienne. Je ne dois pas seulement proposer de changer de président, mais bien de changer de perspective. Le long terme, voilà ce que devrait être notre horizon.
Ce qui s’est passé il y a dix, vingt ou trente années, et dont les traces persistent dans le présent. Ce qui pourrait se passer demain si nous ne changeons rien, et qui fabrique notre futur.
Notre devoir d’écologiste c’est de concilier les impératifs du présent avec les nécessités du futur.
Le dialogue environnemental, voilà ce qui sera notre méthode.
Disons-le, sans aucun sectarisme, l’exercice du Grenelle de l’Environnement a fait du bien à la démocratie.
Jamais l’urgence écologique n’a été autant au cœur du débat public en France. Et il y a bien des propositions faites lors de ces journées, qu’il faudra mettre en œuvre lors des premiers pas de la mandature.
Mais l’écologie ce n’est pas l’affaire d’un jour ou d’une grande déclaration dans les salons de l’Élysée.
L’écologie, ça n’est pas une affaire d’opportunité politicienne, mais c’est le sens et le cap que l’on donnera aux vingt prochaines années.
Alors si certains considèrent que « l’environnement ca commence à bien faire », j’aimerais leur dire sans agressivité aucune et avec certitude : « Vous n’avez rien vu, cela ne fait que commencer ».
Car il y a là un vrai risque à vouloir opposer l’intérêt de la planète à celui de ses habitants.
A vouloir, au nom d’un cynique calcul, faire de la protection des espèces une réglementation tatillonne et du braconnage électoral un petit bonheur.
Alors à tous ceux qui persistent à opposer les Français entre eux, je leur dis :
Il n’y aura pas les gagnants et les perdants de la transition écologique, mais un chemin tracé au nom de l’intérêt général et où chacune et chacun pourra trouver sa place.
Bien sûr nous aurons des adversaires et il sont d’ores et déjà nombreux : les représentants des intérêts particuliers. Je les ai vus au Parlement Européen, lorsque le lobby de l’agroalimentaire n’a pas hésité à investir près d’un milliard d’euros pour s’opposer au projet de règlement sur l’étiquetage des produits alimentaires.
Nous devrons bien sûr encadrer et réglementer la présence de ces lobbiess, mais nous sommes encore trop souvent démunis face à leur puissance.
Alors n’attendons pas que l’avenir leur ait donné tort, et faisons en sorte dès aujourd’hui d’avoir raison avant eux.
Je veux mettre le contre-pouvoir au cœur du pouvoir, que dès demain tous les lanceurs d’alertes, les défenseurs des territoires aient la capacité à peser sur les décisions.
Le Grenelle de l’environnement a introduit l’idée d’une gouvernance à cinq. Contrairement à ce qui s’est passé par la suite, il est temps de passer de la co-élaboration à la co-décision, et même à la co-gestion. Le dialogue environnemental est ma priorité.
***
La réconciliation de l’homme avec son environnement doit être au cœur de nos solutions aujourd’hui en France comme en Europe.
Alors ne repoussons plus l’échéance et faisons en sorte qu’au mois de juin prochain la première loi votée par le Parlement nouvellement élu soit une grande loi d’urgence écologique, qui fasse de nos engagements du Grenelle et des nécessités d’aujourd’hui les priorités du pays dès demain.
Je propose de porter le principe de la seule règle d’or qui ait un véritable sens, celle qui va dans le sens de l’intérêt général de l’humanité, une règle d’or environnementale.
Les diverses stratégies de lutte contre la perte de la biodiversité et le dérèglement climatique ont globalement échoué. Je pense que c’est le résultat d’abord d’un manque de courage politique.
Je propose que, dès 2012, la France fasse le choix d’imposer la bioconditionnalité de tous les financements et aides publics. Nous les réorienterons vers une gestion durable et économe des ressources.
Je voudrais qu’en matière environnementale nous envisagions un nouveau grand principe, celui de non-régression, afin que les lobbiess deviennent impuissants à modifier les acquis environnementaux, afin que plus aucun gouvernement n’ait le pouvoir de nous ramener au passé. Certaines mesures s’imposent et ne devraient plus faire débat dans la démocratie française : soutenir rapidement un objectif de réduction des émissions de CO2 à 30% et adopter sans délais un moratoire sur les OGM et l’interdiction de l’exploitation des gaz de schistes. C’est le bon sens même qui nous l’impose. C’est aussi pour cela que je propose un plan de sortie des pesticides en une génération, et leur réduction de 50% dans la mandature ;
C’est aussi pour cela que je soutiens que les trames vertes et bleues deviennent opposables. Le respect du vivant et des paysages est plus précieux que la construction d’une route, d’un parking ou d’une zone commerciale. Je modifierai le code civil et le code pénal pour protéger des mauvais traitements les animaux domestiques et les animaux sauvages.
Nous établirons une véritable fiscalité écologique, qui comprendra une Contribution Climat Energie sur le territoire français, protégée de toute logique financière.
La France portera au niveau européen l’exigence d’exemplarité environnementale.
Nous devons lancer le chantier de la maîtrise des sols, réorienter la politique foncière, et la France devra lever son opposition à la directive-cadre européenne sur les sols.
La révision de la Politique Agricole Commune ne devra plus opposer emploi et environnement grâce une redistribution plus équitable des aides. La réorientation de cette politique favorisera les pratiques agroécologiques, l’accompagnement de la conversion vers l’agriculture biologique. Elle sera un levier d’une nouvelle coopération avec le Sud qui garantira la souveraineté alimentaire et favorisera l’agriculture vivrière.
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Il nous faudra changer de cap et avoir le courage de prendre la voie de la transition écologique.
Je veux inscrire cette transition au cœur de nos territoires.
Développer une économie de la proximité, des circuits-courts, permettant à chacun de vivre et de travailler près de chez lui est impératif. La relocalisation n’est pas un slogan, c’est une exigence sociale, politique et économique. L’avenir est à transformer nos moyens de consommation, de production et de transport.
Je veux inscrire cette transition au cœur de nos emplois.
Le changement de modèle peut nous permettre de créer un million d’emplois d’ici à 2020. L’objectif est certes ambitieux, mais il est crédible si nous sommes volontaires. A commencer par exemple par la rénovation thermique des logements qui peut créer près de 440 000 emplois dans le secteur du bâtiment. Nous donnerons toute leur place aux formations dont nous manquons cruellement, dans tous les métiers de la transition écologique : créer les parcours de formation et les filière, les doter de la reconnaissance nécessaire. Enfin, reconnaissons le vivier qui se trouve dans les milliers d’associations qui s’occupent de l’intérêt général. La protection de la biodiversité, l’éducation à l’environnement, l’expertise environnementale, le recueil des données naturalistes, l’application du droit de l’environnement sont autant d’activités créatrices d’emplois.
Je veux inscrire cette transition au cœur de la vie quotidienne.
Je veux garantir le droit à une alimentation saine et de qualité. Commençons par faire de la restauration collective un grand chantier pour la qualité de l’alimentation, avec un objectif simple et clair : 100% de bio pour nos enfants dans les crèches et les maternelles.
Cela participe à redonner à chacun l’accès à une santé de qualité. Ce sont nos modes vies qui pour une grande part déterminent les maladies de notre siècle. Il est temps d’y remédier !
Le constat que dresse votre « Contrat environnemental » est lucide. Les propositions qu’il porte ne le sont pas moins.
Vous proposez un chemin. Pas simplement « ce qu’il faudrait faire », mais « comment on peut, concrètement, le faire ».
Je ne doute pas que, parmi celles et ceux qui se succèderont avec moi cet après-midi à cette tribune, tous et toutes vous diront combien ils partagent les principes généraux du « Contrat environnemental ».
Je veux toutefois vous faire une confidence, tirée de ce que j’ai compris, maintenant, d’une certaine façon de faire de la politique, et d’une certaine façon dont beaucoup parlent d’écologie.
Ils en parlent beaucoup, et ils en font peu. Mais n’en doutez pas, ils auront les yeux rivés sur les résultats électoraux des écologistes au soir du 22 avril.
Ni naïfs, ni rêveurs, soyons simplement responsables et décidés à aller au delà des discours pour passer aux actes. Oui, je veux une politique de vérité – et les guignols de l’info pourront continuer de s’en amuser – parce que les Français et Françaises ont le droit à la vérité et parce que la politique a besoin de transparence.
Je sais qu’il y a urgence. Non pas par catastrophisme et non pas par envie d’attiser les peurs, mais avec la lucidité de celle qui a les yeux ouverts. Je veux pouvoir dire que c’est de notre avenir qu’il s’agit et de celui de nos enfants et de nos petits-enfants et qu’il est peut-être beau.
Je suis candidate à l’élection présidentielle car je veux réussir le rendez-vous entre les Français et l’écologie.
Je veux les convaincre qu’il n’est plus temps d’attendre. Nous ne devons pas reporter encore à la prochaine élection les décisions fondamentales que nous devons tous prendre ensemble, maintenant.
Je sais que je ne suis pas seule face à cette tâche. Aujourd’hui les écologistes doivent être rassemblés.
J’ai besoin de votre confiance.
Car pour l’écologie c’est vraiment l’heure.
Je vous remercie. "
Chez EE-Les Verts on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Jean-Vincent Placé, Cécile Duflot, en savent quelque chose. Dominique Voynet, Noël Mamère, avaient déjà usé de la ficelle avant eux. Tous sont bien installés et entendent bien profiter de ce que les Socialistes en échange de leur complaisance leur ont accordé.
A la limite on pourrait les comprendre « c’est humain » – disent certains pour se justifier de leurs turpitudes – mais dans ce cas là qu’ils ne nous bassinent pas, qu’ils ne bassinent les militants, politiques et associatifs, qui font le travail des humbles parce qu’ils croient que leurs représentants font « la politique autrement ».
S’ils font « la politique autrement » ? Oui ils la font « autrement la politique» ! Mais pas pour le mieux, ils la font pour le pire. Pire que ceux qu’ils dénoncent en donnant des leçons de morale.
Selon le journaliste Jim Jarrassé, Felipe de La Roche, membre du Conseil Fédéral d’EE Les Verts porteur d’une motion pour la mise en place d’une transparence financière au sein du mouvement écologiste aurait été victime d’un passage à tabac en règle à son domicile. Cette motion n’étant, semble-t-il, pas du goût de tout le monde, l’on aurait tenté de dissuader son porteur de la présenter.
« La motion de finance, il faut que tu arrêtes, sinon on te tue ». Voilà ce que dit avoir entendu Felipe de La Roche pendant qu’il était agressé à son domicile le 20 novembre 2011.
Agression dont il a donné détail et que rapporte le journaliste dans son papier (*); «Il était six heures du matin quand la sonnette a retenti. A moitié endormi, j'ai ouvert la porte et j'ai reçu immédiatement un violent coup de poing dans le visage, suivi d'un second au niveau de la lèvre. Je suis tombé au sol. Mes deux agresseurs m'ont ensuite frappé à coup de pieds et m'ont menacé de mort, avant de s'en aller».
A la suite de cette visite « amicale autrement » Felipe de La Roche a été transporté aux urgences médico-judiciaires, celles-ci lui ont prescrit deux jours d'interruption temporaire du travail (ITT). Par ailleurs les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) de Paris ont été saisis.
Aujourd’hui c’est d’une autre manière de « faire la politique autrement » dont il est question chez EE-Les Verts.
A l’appui de son budget, l’équipe de campagne d’Eva Joly, la candidate d’EE- les Verts pour la présidentielle 2012, a produit mercredi dernier une étude – dite simulation des effets macroéconomiques du budget d’Eva Joly » confiée à un organisme indépendant l’OFCE – Observatoire Français des Conjonctures Economiques – qui, concluait à l’efficacité des mesures préconisées par l’ancien magistrat pour sortir de la crise.
Selon Le Figaro (**) et Le Monde (***) trois des économistes, sensés avoir été partie prenante du document ont indiqué sur le site de l’OFCE (****) qu’ils n’ont « ni participé, ni signé, ni contribué directement ou indirectement au travail d’évaluation proposé par Europe-Ecologie-Les Verts » ajoutant pour préciser les choses que « ce travail est la responsabilité pleine et entière de Gael Callonec et n’engage que lui »
Gael Callonec est effectivement économiste, il est le quatrième des économistes ayant été cités comme ayant participé à l’étude en question.
Mais pour être complet il faut tout de même dire que Gael Callonec est par ailleurs un militant actif d’EE-Les Verts, candidat aux législatives de 2012 et porte parole du groupe EE-LV de Conflans-Sainte-Honorine.
Et voilà le travail ! Inutile d’en écrire plus. Les instigateurs de cette entourloupe ne sont pas dignes de confiance. Ils sont disqualifiés! Pascal Canfin peut bien essayer de botter en touche en reconnaissant un amalgame. Le Mal est fait! EE-Les Verts c'est pas mieux que les autres.
La candidate ex-Juge la rigueur, ou ses amis conseillers pour la campagne, tous pris les mains dans le sac des pratiques peu reluisantes qu’habituellement ils n’hésitent pas à attribuer aux autres. Ces politiques désignés comme difficilement fréquentables.
Les dirigeants d’EE-Les Verts ne sont pas gênés pour se jeter dans les bras d’un Parti Socialiste dont on peut au fil du temps pourtant constater qu’au plan du projet tout les sépare. Reste bien sur en partage une appétence commune pour les postes d’élus et les avantages qui vont avec. Ils n’ont pas mis beaucoup de temps à apprendre les mauvaises manières.
Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ?
Oui il faut en rire ! En rire un bon coup ! Et immédiatement après se remettre au travail en se disant que ces gens là sont en train de décrédibiliser et de détruire une des seules voie du futur pour sortir effectivement du productivisme libéral et social-démocrate qui tue la vie dans toutes ses dimensions éthiques, morales et sociétales.
Non il ne faut pas pleurer ! Agir pas Gémir ! Tel était le slogan de certains écologistes des années 90. C’est effectivement le choix de l’action dont les écologistes ont besoin pour ne pas disparaître, broyés, dans la main des productivistes qui ne rêvent que de cela !
L’Ecologie Politique n’a pas vocation à se diluer dans l’eau dure de l’austérité imposée aux peuples par tous les productivistes du monde - Européens, Chinois, Russes, Brésiliens, Indiens, Japonnais ou Américains - pour en adoucir l’amertume comme le feraient des « morceaux de sucre» ou pire « des pilules chimique d’aspartame » dans une potion trop forte à avaler.
L’heure est à la mobilisation de l’Ecologie Indépendante et à la mise en place d’un grand Mouvement de Rassemblement des Ecologistes qui refusent de se laisser tromper plus longtemps. Des Ecologistes qui refusent de voir leur idéal décrédibilisé par les pratiques « indignes » de quelques opportunistes aujourd’hui disqualifiés.
(*) http://www.lefigaro.fr/politique/2012/01/13/01002-20120113ARTFIG00344-eelv-une-motion-une-agression-et-des-questions.php
(**) http://www.lefigaro.fr/politique/2012/01/30/01002-20120130ARTFIG00544-une-etude-independante-sur-joly-faite-par-un-militant.php
(***) http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/30/l-analyse-du-budget-d-eva-joly-etait-realisee-par-un-militant-vert_1636296_1471069.html
(****) http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/?p=1183 des vertes et des pas mures
François Bayrou était à la Grande Halle d'Auvergne, près de Clermont-Ferrand, lundi 30 janvier, devant plus de 800 personnes.
François Bayrou, discours de Clermont-Ferrand -... par bayrou
Discours au format pdf téléchargeable ici

Marielle de Sarnez, directrice de la campagne de François Bayrou, a appelé lundi le CSA à faire respecter les règles d'équité entre les candidats après avoir constaté "un déséquilibre flagrant" dans les temps d'antenne en faveur de François Hollande et de Nicolas Sarkozy.
"Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel a décidé que la répartition des temps d'antenne dans cette première phase de campagne présidentielle devait être organisée selon les règles de l'équité", écrit Marielle de Sarnez dans une lettre au président du CSA, Michel Boyon.
Pour l'eurodéputée, "l'équité doit imposer un équilibre respectueux à la fois de l'importance des courants d'opinion du…
Après le post sur les positions (ou propositions) des autres candidats, voici maintenant les priorités dégagées par le candidat Bayrou. Ses 3 thèmes de campagne ont inspiré ses positions. Produire, instruire et construire une démocratie nouvelle. Après avoir rappelé et remercier le travail des assos de protection de la nature « C’est à vous qu’il faut dire merci », il a décliné une série de propositions. La salle a applaudi lorsqu’il a promis d'instaurer une « éducation à l'environnement au sein…
Alors que le Conseil municipal débattait ce vendredi 27 janvier de l’adhésion à la Charte « Oui à la langue bretonne » Isabelle Loirat tient à souligner que des chantiers toujours plus nécessaires attendent une volonté politique forte. La « réunification ferroviaire » n’est toujours pas réalisée alors que des milliers de passagers transitent entre Nantes et Rennes chaque jour. Isabelle Loirat tient à ce que le changement obligatoire à Redon soit enfin supprimé, avec un matériel roulant efficace, ce que ne permettra pas la réouverture prochaine de la ligne Nantes-Chateaubriand. En manquant cette occasion, la majorité actuelle nuit à l’aménagement indispensable du territoire de l’agglomération nantaise. Adhérer à cette Charte permet de développer un patrimoine culturel mais des engagements concrets de ce rapprochement avec la Bretagne attendent toujours.
«
M. le Maire, mes chers collègues,
Dans notre mouvement, nous sommes très attachés à la protection des langues régionales, et nous sommes d’accord avec cette charte. D’ailleurs, l’Europe a fait plus pour le maintien et la protection des langues régionales que la France elle-même.
Cette délibération n’est pas anodine, en toile de fond il y a le débat sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne que nous suivons avec grand intérêt (mais dans lequel nous n’entrerons pas ici).
Sans se déchirer, et au-delà des arguments administratifs, historiques, géographiques, toponymiques, culturels, économiques, etc. il serait bien de commencer déjà par la « réunification ferroviaire » entre Nantes et Rennes, enfin une liaison rapide et directe de type TER, via Châteaubriant mais en mettant un terme à ce « check point » de Châteaubriant. Nous avions une occasion de faire cette liaison directe et moderne et vous l’avez ratée !
Je vous remercie.
»

Samedi, se tenait le congrès annuel de France Nature Environnement, une asso fédérant d’autres assos sur l’ensemble du territoire. 2000 militants étaient présents pour écouter les candidats venus aborder les questions relatives à l’écologie pendant 15 minutes chacun.
Côté UMP, par manque de candidat déclaré, c’est NKM qui est venue faire le SAV du gouvernement. Rien de nouveau donc : elle a défendu le « bilan le plus solide en matière d'écologie » : principe de précaution (existe en réalité depuis…
Olympe m'a récemment interpellée à propos d'une campagne de sensibilisation aux inégalités entre hommes et femmes.
Le coeur de la campagne, c'est de montrer (souvent de manière caricaturale, toutefois) que par plein de manifestations inconscientes, l'inégalité est incrustée au coeur de nos habitudes sociales. Je suis pour ma part sceptique sur l'efficacité de cette campagne, mais j'en partage, en revanche, les préoccupations.
Comme je suis très attaché à la culture classique (mais pas seulement) je m'efforce de faire découvrir à mes enfants les facettes des différents contes et légendes du monde entier. Bien sûr, je donne dans cette optique une place de choix à la mythologie gréco-latine. Or, j'ai remarqué un fâcheu détail : dès que l'on cherche des ouvrages de régularisation mythologique pour les enfants, on n'en trouve aucun prévu pour les petites filles. C'est toujours l'histoire du point de vue des héros et non des héroïnes qui est considérée par les auteurs de la littérature de jeunesse. Voilà qui est fort : la mythologie ne manque pourtant pas d'héroïnes. Sophocle a bien été capable d'écrire une Antigone, pourquoi nos auteurs modernes ne sont pas fichus de créer une petite princesse royale à Thèbes à laquelle une petite fille pourrait s'identifier ? Ovide fait bien parler les héroïnes fameuses de la mythologie grecque dans ses Héroïdes : qu'est-ce qui empêcherait de raconter l'histoire de Thésée du point de vue d'Ariane ?
S'il y a quelques efforts de faits pour des enfants plus âgés et pour les adultes, pour les très jeunes enfants, c'est un peu la cata : nada pour les petites filles. Qu'est-ce que je vais lui raconter, moi, à ma petite dernière ?
Voilà, la transparence des femmes, hélas, cela commence ici...
La tornade Freemobile est passée, mais les 3 opérateurs historiques, accusés d'entente illégale, se font encore tirer l'oreille pour faire des offres correctes à leur clients.
Depuis la sortie des offres Freemobile, j'ai reçu 1 sms publicitaire et 3 emails de la part de Bouygues, qui me parlais de tout sauf d'une offre de forfait à un prix plus intéressant. Chez SFR, ils font carrément les morts. Même chose chez Orange qui n'envoie aucune publicité sur ses nouveaux tarifs pourtant mis en ligne quelques jours après.
Visiblement, puisque Freemobile n'est disponible que sur internet, ceux qui ne vont pas sur le net ne se verront rien proposer et continueront de payer plein pot !
Ma maman, fidèle de SFR depuis plus de 10 ans, disposait d'un forfait rare et précieux il y a encore quelques mois, dit "soir et weekend illimités", à 49€/mois. Elle hésitait à changer d'opérateur, par crainte d'une éventuelle interruption de service. Qu'à ne cela tienne, je lui ait dit de téléphoner à SFR pour renégocier son forfait dont l'engagement arrive à terme en juillet de cette année. Hormis le fait que le fameux service client de SFR est injoignable (tout autant, sinon plus que celui de Freemobile), elle est passé à un forfait sans engagement à 19,99€/mois avec communication et SMS illimités, ce qui correspond à son usage. Et hop, 60% de réduction ! [1]
Alors, engagé ou pas, n'hésitez pas renégocier vos forfaits, même s'ils ne sont pas low cost[2]. Merci Free 
[1] Et en plus, de l'illimité tout le temps et pas seulement après 20h.
[2] La distinction entre formule low cost et normale est encore un pipotage des opérateurs pour essayer de justifier pourquoi ils se sont goinfré autant.
Jean Peyrelevade confrontait ses idées à celles de Jean-Pierre Chevènement dans un débat organisé par la chaîne BFM TV peu avant le discours soviétique du président Sarkozy, hier dimanche. Parmi les idées que Peyrelevade défendait, celle d'une lecture de la chronologie de la politique industrielle de notre pays. Il a été l'un des acteurs de cette politique dans les années 1980, en particulier comme directeur de cabinet de Pierre Mauroy à Marignon. Selon lui, l'Allemagne possédait déjà de l'avance sur la France en 1981. Les années 1980 ont vu la France tenter de rester à niveau, se maintenir au contact de la puissance productive allemande. Puis, avec la chute du Mur, l'Allemagne a eu à faire l'effort colossal d'absorber un quart de sa population jouissant d'un PIB par tête de pays sous-développé (ou presque). Alors, dans les années 1990, privée de sa rivale d'émulation, la France s'est un peu abandonnée à elle-même. Au lieu de profiter du boulet qui ralentissait l'Allemagne pour refaire une partie notable de son retard, la France a préféré musarder et se laisser aller, gauche comme droite. Le résultat est connu, nous le vivons en ce moment, et nous avons désormais à mettre les bouchées doubles pour regagner le terrain perdu.
J'avoue que je n'avais pas ce souvenir des années 1980. Au-delà même de la montée continuelle du taux de chômage, cette période me paraissait être celle d'une inaction publique quasi-totale dans l'effort industriel. Il n'y a pas très longtemps que je fais peu à peu mon aggiornamento personnel sur cette époque et que les côtés positifs de l'action de la gauche au gouvernement m'apparaissent, en contrepoint, il faut l'avouer, de l'action gouvernementale de la gauche dans les années 1990. Le patriotisme personnel de François Mitterrand doit probablement être invoqué ici. C'est la qualité la plus indéniable de cet homme, même s'il ne faut sans doute pas oublier le rôle personnel de Jacques Delors, invoqué par Peyrelevade avec une émotion manifeste.
Parmi les côtés positifs, il faut reconnaître que la politique étrangère de Mitterrand a été plutôt bonne, étant donné le contexte. Lorsqu'il a fallu éloigner des convoitises étrangères de Nouvelle-Calédonie, il a su le faire, il a su aussi protéger l'autonomie de la défense française, et s'il n'a pas assez nourri la francophonie, il n'en a pas sabordé le cadre comme d'autres l'ont fait depuis.
L'intention de redresser et restructurer l'industrie française est attestée par Jean Peyrelevade, donnons-lui en acte, après tout, il y a eu des succès dans ce domaine, même si les échecs sont plus nombreux, tout compte fait. Je crois que les échecs sont probablement dus à des questions de méthode. La commission europénne a rejeté certains instruments planificateurs qu'elle a jugés contraires aux traités européens, il aurait donc fallu probablement ruser un peu plus. Et puis, l'économie ne se décrète pas. Le colbertisme excessif, mâtiné d'autres formes d'interventionnisme économique, négligeait que l'économie soit, comme le dit Bayrou ces jours-ci d'une heureuse formule, un "biotope", une chaîne vivante dont il faut avant tout soigner le métabolisme pour libérer les énergies intrinsèques.
Peut-être la faiblesse du modèle venait-elle aussi d'une insuffisance doctrinale. Par esprit colbertiste (ou simplement étatiste), la conception économique dominante de nos élites était en général keynésienne. À ce modèle keynésien, on opposait le modèle friedmanien, d'un côté, et le modèle encore plus monétariste hérité de Hayek de l'autre, avec Raymond Barre qui cumulait les deux profils d'économiste et de politique. Peut-être aurions-nous mieux réussi si nous avions pu ancrer une école économique plus en harmonie avec nos traditions historiques. L'économie est le fait des libéraux. On peut tourner le problème comme on veut, on finit toujours par en revenir là : ils sont les meilleurs. De Gaulle ne s'y était d'ailleurs pas trompé en faisant confiance au tandem Pinay-Rueff en 1959. Mais une fois que l'on a dit cela, on n'a pas tout dit, car il existe plusieurs écoles libérales, et l'école française, ensommeillée depuis deux cents ans, nous ferait probablement donner de meilleurs résultats si nous avions l'intelligence d'en teinter désormais nos politiques publiques (en n'omettant pas que Barre, en neutralisant la monnaie comme instrument conjoncturel, et donc en voulant l'Euro, avait certainement raison, n'oublions pas le succès du Franc Germinal).
Enfin, il faut le reconnaître, notre classe dirigeante penchait spontanément vers ce que Peyrelevade a désigné d'un mot cinglant qui, selon lui, décrit le point commun des partis de gauche d'aujourd'hui : le laxisme.
S'il faut retenir au fond quelques traits de cette politique économique des années 1980, qui, apparemment (suivons le témoignage de l'acteur de premier plan Peyrelevade), nous permettait de rester au contact des Allemands, gardons l'idée des politiques de filières, de la vision à long terme, l'intention historique vertueuse. Ajoutons-y le goût de la liberté, la dynamique du biotope, un réenracinement doctrinal dans des actions qui collent au plus près à notre inconscient collectif, et il ne fait aucun doute que notre agenda 2020 sera tenu.
Campagne de notre candidate Eva JOLY
Budget total de campagne : 2,3 millions d'€.
Pour comparer, budget "Européennes" : 5 millions d'€.
Très positif, le montant des dons : 120 000 € actuellement et ils continuent à arriver en nombre.
Partenaires
Accord avec le RPS (notre allié habituel) trop réduit à mon goût et ne concernant pas PACA.
Accord avec le MEI. Ce qui conforte notre capacité de rassembleur des écologistes. Mais accord réduit aussi et toujours pas en PACA.
Dans le cadre des circos de l'accord, le MEI appellera à voter pour la où le candidat-e écologiste, où de Gauche, la-le mieux placé-e.
Ces partis partenaires font la campagne d'Eva. Très grand entrain pour le Partit Occitan (P Oc) - RPS qui apprécie beaucoup notre candidate commune et s'étonne des hésitations de quelques individus à EELV; étonnement fort que je partage, ayant participé aux premières campagne écolos mais pas aux dernières. Les coups bas internes sont irresponsables à mes yeux en pleine campagne.
Remarque : sur le plan national actuellement, sur l'ensemble des candidats EELV, 2 femmes de plus que d'hommes ( alors qu'il y a 30% d'adhérentes sur le total ) et avec 50% de femmes éligibles ... contrairement au PS par exemple qui fait une parité au départ, mais pas de parité de résultat ( femme dans les circos très difficilement gagnables ). Sans parler des partis de droite, conservateurs ou nationalistes, qui ne cherchent pas du tout à respecter la parité et préfèrent payer les pénalités.
Politique générale - Intervention des parlementaires
Très bons discours de Philippe Mérieux et Cécile Duflot, très en forme et en verve !
Cécile DUFLOT
Sarkozy demain sur NEUF chaînes de télé ... Comme en Corée du Nord, à Cuba ....etc
Taxe Tobin : retour de ce qu'il avait supprimé en 2008 (taxe de bourse)
TVA augmentée de 1,5
%
Il monte une partie de la population contre l'autre ( actuellement "riches" contre "pauvres" ).
Bayrou veut recycler une partie de la droite UMP, produire français au lieu de relocaliser et de consommer en circuit court ...
Contrairement à Bayrou nous disons avec qui nous voilons gouverner.
Il manque au PS de dénoncer les origines de la crise.
"C'est quand il fait nuit qu'il est beau de croire à la lumière" Eva JOLY.
Candidat Vert finlandais 5% en décembre est arrivé à 18,5% au premier tour de l'élection et il était deuxième.
Hélène FLAUTRE
Le Parlement Européen met la pression pour remplir son rôle au sujet des dérapages autoritaires en Hongrie.
Mobilisation contre ACTA, les OGM, certains vaccins, pour les libertés numériques ...
Noël MAMÈRE
Le groupe GDR à l'Assemblée Nationale (Président Yves Cochet) a explosé. Les communistes ne voulaient pas qu'un écologiste remplace Yves à cause de l'accord EELV-PS.
Donc sortie du groupe de nos élus.
La fin des travaux parlementaires aura lieu début mars au lieu de mi-février, car prolongé par Sarkozy pour ces dernières lubbies (TVA sociale ... etc), donc ce n'est plus vital d'avoir un groupe !
La sécurité (qui sera bientôt abordée à Nice dans environ 2 mois par Jean Vincent PLACÉ, Président du groupe au Sénat) :
Rapport des sénateurs EELV sur la sécurité : "10 ans d'imposture de Sarkozy".
Transparence de la vie politique : commission Sauvet qui a remis son rapport en janvier 2011 pour une nouvelle déontologie de la vie publique.
Loi Boyer sur le génocide arménien (Hèlène Flautre en pointe au PE).
Les écologistes acceptent la complexité du monde contrairement à d'autres qui simplifient à outrance.
Nos idées valent mieux que les candidats qui les ont portés et qui les portent (dont lui-même, belle modestie !).
Les problèmes d'énergie interfèrent avec des problèmes de corruption, de prédateurs ... entre autres.
Esther BENBASSA
Solidarité entre les sénateurs et les députés EELV : proposition de loi d'Esther Benbassa reprise à l'Assemblée Nationale pour aider les députés se trouvant sans groupe donc avec peu de moyens.
http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl11-104.html
Position contre la loi "sur les nounous voilées" et action sur le séjour des étudiants étrangers ( loi délétère du gouvernement actuel ).
Remarques :
sur le fonctionnement du Sénat :
22% de sénatrices (50% dans notre groupe).
33% des sénateurs présents en commission et en assemblée; donc nous paraissons beaucoup plus nombreux que le nombre réels de sénateurs !
Alain LIPIETZ
Un article du Monde dit que notre programme n'est pas crédible, alors que des économistes ont jugé qu'il était crédible.
Notre but est de vider Sarkozy. Une partie de la droite va vers Bayrou qui risque de se retrouver au second tour.
Sur le fond, marteler que nous avons les moyens de sortir de la crise dans ses différents domaines.
Election difficile pour nous et il faut aussi écarter le vote utile.
La présence d'Eva Joly dérange certains ( extrême droite ... mais pas seulement ! ).
Yves CONTASSOT
A chaque élection critique des candidats â la présidentielle. C'est lamentable de dire qu'il faut faire progresser l'écologie politique en critiquant la candidate et ses propos dans les médias. C'est débile. Appel à la mobilisation de tous.
Eva JOLY à FNE ( France Nature Environnement ) samedi a fait in tabac ce qui n'ètait pas évident devant ce type d'association.
Forum de l'eau de Marseille en mars : marchand mais les collectivités locales ont fait le forcing pour y rentrer.
Forum alternatif dans la même ville : FAME.
Aqua Publica Europea réunit ceux qui distribue l'eau en régie et lobbying pour que la distribution redevienne publique.
32 000 reconduites à la frontière en 2011.
- 10000 pour l'immigration légale.
L'immigration rapporte : balance positive de 12 milliards d'€ pour les caisses de l'Etat en 2009.
Pour terminer j'ai été élu au CON ( ça ne s'invente pas ! ) Comité des outils numériques créé lors de ce CF. J'espère que nous ne ferons pas de dîner ! Et pour la petite histoire, nous n'avons pas voulu changer de nom pour adoucir les initiales !! Un peu provoc ! Mais c'est beaucoup plus sérieux que ça en a l'air.
Je me suis déjà exprimé ici sur l'Autriche (faudrait que je retrouve le billet). Ce pays n'a pas été dénazifié en 1945 parce qu'il était sur une ligne de fracture Est/Ouest. Du coup, tous les nazis ont pu s'y planquer, et, aujourd'hui, ils paradent dans les palais impériaux, cachant à peine leur idéologie.
Si on avait pendu ce qu'il fallait de dignitaires nazis et traité l'Autriche comme un pays vaincu, et non annexé en 1946, Marine Le pen n'aurait pas trouvé de cavalier à Vienne.
On peut toujours trouver évidemment des individus recommandables parmi ceux qui ont fait partie des corporations pangermanistes qui se réunissent lors de cet évènement annuel, il n'en reste pas moins que la majorité mérite son certificat de facho aussi authentique que patenté.
Je connais l'Autriche. A moins d'1 kilomètre de Mathausen, personne ne sait où cela se trouve. Cela ne me fait pas rire, et c'est la vérité. Dans le musée de l'armée de Salzbourg, un soldat en tenue flambante du 3ème reich trône juste à côté de la salle de torture.
Quand j'étais bien plus jeune, j'avais avec un pote de circonstance dragué deux Autrichiennes à la sortie d'une discothèque : engageant la conversation, je leur avais demandé ce qu'elles pensaient de Kurt Waldheim qui faisait alors l'objet d'une polémique. Tout en se déclarant social-démocrates, elles n'avaient trouvé que des mots pour le défendre. On n'a pas fini la nuit ensemble, c'est clair. On a parfois l'impression que "facho" et Autrichien, c'est quasi-consubstantiel.
A Saint-Wolfgang, quand on se promène dans les rues qui sentent leur petite Suisse bien propette, les regards fuyant derrière les rideaux à l'affût de la délation dévoilent le fond de l'esprit autrichien.
Il reste, heureusement, des Autrichiens aussi aimables qu'admirables, mais là-bas, il faudrait un méga grand coup de torchon pour faire du nettoyage. Il y a de la saleté qui s'y est stratifiée depuis 1945, et, depuis que ça dégèle, ça commence à rentrer en putréfaction.
Ce qui est drôle, ce sont les efforts de Marine Le pen pour dédiaboliser le FN tout en se rendant à naziland faire quelques pas de valse.
Les mecs qui organisent ces bals, ils ont quand même proposé Rudolf Hess, dauphin de Hitler en 1939, comme candidat à titre posthume pour le prix Nobel de la paix.
Je pense que Marine Le pen sera désormais dispensée de refaire une demande de visa pour Israël : pas la peine de chercher à dédiaboliser son parti, et puis...il doit y avoir trop de Kahn, là-bas, son père pourrait s'en trouver indisposé...
Julien Dray a quelques difficultés avec le principe de réalité. Je le lis expliquer sur son blogue que Bayrou a toujours fait partie de la majorité de droite et qu'il reviendra à son camp. Bayrou est indépendant depuis fort longtemps, désormais, et les échecs électoraux du MoDem s'expliquent justement par cette volonté de faire le chemin seul. Seul, et avec des têtes fondamentalement nouvelles en politique.
Julien Dray accuse Bayrou de vouloir attenter à la puissance publique : il ne fait pourtant qu'énoncer une donnée de la réalité. La France est déficitaire, le budget doit revenir à l'équilibre. Il me semble bien que c'est aussi ce que veut (au moins en paroles) François Hollande. Alors ? Ce qui est bon chez Hollande est mauvais chez Bayrou ?
Dire que Bayrou n'est pas le changement est assez amusant, venant d'un représentant d'un des deux parties de pouvoir.
Quant au tournant social, on attend toujours de savoir quel va en être le financement. Je rappelle, une fois encore, que François Hollande parle de redéploiements pour la fonction publique et de rien d'autre. On sait donc qu'il va forcément supprimer des emplois quelque part. On aimerait savoir où...
Mettre sur le même plan les 2% de TVA supplémentaires de Bayrou et les 1.6 de Sarkozy comme on le voit sur les réseaux sociaux de la part des Socialistes relève de la forfaiture. Les 2% de Bayrou font partie d'un paquet global destiné à venir à bout de nos déficits. Il n'en constitue qu'un nécessaire élément. A celui-ci s'ajoute une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu, un impôt universel sur le patrimoine sans niches et un taux de CSG révisé pour garantir le financement de la protection sociale.
De toutes façons, les Socialistes finiront d'une manière ou d'une autre par faire payer les Français parce que c'est inévitable. Alors ce n'est pas très honnête de raconter des salades...
Au lendemain de l'intervention du Chancelier français Nicolas Sarkozy sur toute les ondes de la nouvelle ORTF, nombre de commentateurs se sont arrêtés sur la forme davantage que sur le fond, sur le recours à des références constantes à une Allemagne fantasmée, sorte de nouvelle utopie anticrise, et finalement peu sur les mesures annoncées. Pourtant fondées sur ce comparatif absurde avec le pays de Goethe, joliment démonté par OWNI dans le lien suivant http://owni.fr/2012/01/30/sarkozy-tva-allemagne-presidentiell/, ces mesures sont loin de figurer un simple replâtrage d'urgence et s'avèrent peut-être au nombre des plus symboliques de ce quinquennat...
Passons rapidement sur les annonces concernant…
A l’occasion du débat thématique sur « la société numérique nantais » pendant la séance du Conseil municipal du vendredi 27 janvier, Benoit Blineau a demandé que la technologie soit mise également au profit de plus de démocratie dans notre ville. Alors que se déroulait ce débat à Nantes, Benoit Blineau a pointé qu’à Toulouse, au même moment, les habitants pouvaient suivre leur séance de Conseil municipal sur Internet. Sans s’arrêter là, Benoit Blineau a demandé que l’ensemble des réunions publiques soient diffusées en direct et en « podcast » (libre téléchargement sur les lecteurs et ordinateurs personnels). En un premier pas vers plus de transparence vis à vis de ses administrés, le maire a retenu que les séances du Conseil municipal soient très bientôt diffusées sur le net. Les citoyens âgés, travaillant régulièrement, poursuivant des études, ou à mobilité réduite, ne doivent pas rester éloignés de la démocratie.
Ouest France, 1/02/2012
Cliquez sur l’image ci-dessus pour agrandir l’article
Presse Océan, 31/01/2012
Presse Océan, 28/01/2012
—–
L’intervention de Benoit Blineau
Le Groupe « Centre Démocrate » remercie vivement les intervenants pour la présentation de leur action dans la société numérique nantaise.
127 entreprises sont référencées par EntrepreNantes, elles participent avec tous les nouveaux médias numériques au dynamisme économique de la Ville de NANTES.
Nous souhaitons bien sûr qu’en 2030, la Ville de Jules Verne ait rattrapé son retard vis-à-vis de la Silicon Valley.
Mais aujourd’hui à NANTES, quelle contribution peut apporter le conseil municipal au progrès du numérique ?
En tant qu’élus du MoDem, nous avons toujours été attentifs à faire des propositions concrètes, nous ne changeons pas de cap.
Le conseil municipal intéresse beaucoup nos concitoyens, il a lieu en journée, ce qui empêche nombre de personnes à y assister : les personnes travaillant dans la journée, l’étudiant occupé par ses cours, les personnes âgées et personnes handicapées qui ne peuvent se déplacer.
Aujourd’hui, nous proposons que le conseil municipal soit diffusé en direct sur le net, et en « podcast » (un moyen de diffusion de fichiers audio vidéo sur internet, cela permet aux utilisateurs l’écoute ou le téléchargement automatique d’émissions audio ou vidéo pour les instruments numériques en vue d’une écoute immédiate ou ultérieure), hasard du calendrier, la Ville de TOULOUSE a choisi de démarrer cette initiative ce 27 janvier 2012.
Je pose ma question aux intervenants :
« Ce qui est possible à TOULOUSE, l’est-il à NANTES ? »
La Ville de NANTES subventionne, et nous y sommes bien souvent favorables, de nombreuses associations liées aux réseaux numériques. Avec l’aide de ces associations ne serait-il pas possible de transmettre toutes les réunions publiques sur le site nantes.fr
Le Groupe « Centre Démocrate » vous remercie de votre attention et souhaite que le débat de ce jour soit bien transmis et répertorié sur le net, ce qui n’est malheureusement pas le cas du dernier débat organisé sur le thème du franchissement de la Loire, à l’ouest de l’Ile de Nantes ayant eu lieu au mois de juillet 2011.
Je vous l'avais annoncé en début de mois, le Président du Parlement Européen a changé. C'est désormais l'Allemand Martin Schulz, issu des rangs de la gauche européenne. Je ne reviendrai pas sur les conditions de ce switch à mi-mandat.
Mais il convient désormais de voir comment est composé le bureau du Parlement Européen. En effet, le Président n'est pas le seul à avoir changé. Les différents vice-présidents aussi. Ainsi que le chef du groupe S&D, puisque Schulz est maintenant Président du…
Isabelle Loirat a tenu à souligner l’effort insuffisant de la majorité actuelle sur le désendettement de la commune. Dans son intervention elle souligne l’augmentation des dépenses récurrentes (dépenses réelles de fonctionnement) et le faible niveau de désendettement alors que le produit fiscal net augmente chaque année. La gestion responsable des finances publiques doit concerner aussi bien l’Etat que les collectivités locales.
«
M. le Maire, mes chers collègues,
Sans surprise, un budget 2012 caractérisé par une hausse des « dépenses réelles de fonctionnement ». On ne les arrête plus, comme si vous n’éprouviez aucune satisfaction à réduire les dépenses, ni à faire des économies en période de crise.
Pour nous ce n’est pas un budget caractérisé par une « gestion rigoureuse » (cf. P. Bolo) mais plutôt un « Budget à côté de la crise »
BP 2009 : 338,3 M
BP 2010 : 343,4 M
BP 2011 : 348,9 M
BP 2012 : 359,4 M
(+ 3%)
La « rémunération du personnel titulaire » a diminué de 3 M (de 82 à 79 M). Mais hausse des dépenses de personnel (+4 M / BP 2011 pour atteindre la somme astronomique de 180,7 M malgré les « achats de prestations et services » en augmentation (de 3,9 à 4,6 M ) et les mutualisations et transferts vers Nantes Métropole
BP 2012 : 180,7 M
BP 2011 : 176,5
BP 2010 : 165
Les « subventions de fonctionnement aux associations et autres personnes de droit privé » augmentent de 6,8 M par rapport au BP 2011 ! (69 M en 2012 pour 63,9 M en 2011) (dans « Autres charges de gestion courante » , toute la hausse porte sur une seule ligne 6574 Page 13/62).
6 M de + en 2012 aux associations pour un total de presque 70 M (hors CCAS) maintenant. Nous n’avons pas vu de subvention exceptionnelle aux Restaus du Cœur, aux associations qui protègent les victimes d’agressions sexuelles, etc. Non, c’est surtout pour le « VAN » et « Estuaire ». Est-il judicieux de consacrer autant de millions en pleine crise à une manifestation dont les retombées restent incertaines ?
Quelles sont ces « subventions de fonctionnement à la Région » pour 65 000 euros qui n’existaient pas au BP 2011 ? (réponse : crèche région)
Pourquoi les « subventions de fonctionnement versée aux départements »sont-elles passées de 15 000 E à 503 000 E ? (pas de réponse)
70 M de subventions aux associations hors CCAS. (Ce poids énorme finit par peser non seulement sur les finances locales mais aussi sur la démocratie locale.)
Quelle liberté réelle reste t-il aux associations lorsque elles dépendent quasi exclusivement du bon vouloir des commissions d’attribution de subventions pour leur local, leur fonctionnement, l’emploi de salariés etc. ?
Hausse budget culture (+ 5 M) cf. VAN
Logement et Action économique en constante diminution.
Toujours plus de transferts de compétences vers Nantes Métropole. Mais pour quels résultats ? Problèmes cruciaux/ vitaux du logement, de l’emploi ne s’améliorent pas.
Nantes aurait cessé de gagner des habitants, et même commencé à en perdre 1 500 par rapport à 2011, moins d’habitants qu’en 2010. La population aurait même diminué, Nantes aurait perdu 1500 habitants (page 5/62 de la M14) selon le recensement Insee.
290 130 en 2012
291 504 en 2011
290 943 en 2010
Le recours à l’emprunt a augmenté sur les 3 dernières annéesmalgré les mises en garde allant jusqu’à représenter 41 % du financement des investissements contre 32,8 % en 2010. On emprunte plus en 2012 : 34,8 M qu’en 2011 (29,7 M) ou 2010 (24,9M)
BP 2012 : 34,8 M
BP 2011 : 29,7
BP 2010 : 24,9
On rembourse 37,8 M en 2012 mais on emprunte 34,8 M !
Désendettement insuffisant : 3 Mseulement en 2012 sur un budget total de plus de 482 M. Les années précédentes la Ville avait fait mieux avec 6 ou 7 M / an. L’objectif de 48 M d’euros (atteint), peut-être manquait-il « d’ambition » ? (cf. rhétorique chère à JMA). Pourquoi ne pas montrer l’exemple en allant beaucoup plus loin ? Pourquoi désendetter si peu, cette année alors que la dette / le désendettement sont au cœur du débat politique ?
Il reste 55 % de la dette qui n’est pas à taux fixe (sur 263 M fin 2011)
Désengagement de l’Etat
L’Etat est « fauché » comme dirait l’ami José… Tout le monde doit faire des économies, les familles y sont contraintes, l’Etat n’a plus le choix, et les collectivités locales non plus. Et quand l’Etat se désengage de 1 ou 2 M par an, la Ville les récupère aisément en ponctionnant 6 à 7 M d’euros « d’impôts ménage » supplémentaires chaque année.
Que proposez-vous d’autre que la seule complainte du désengagement de l’Etat, même s’il est réel ?
Enfin, soyez rassurés, M. l’Adjoint aux Finances, car il existe un endroit, un dernier endroit, où l’Etat, grâce à vous et à votre influence, M. Le Maire, mes chers collègues, ne se désengage pas, c’est à Notre-Dame-Des-Landes !
Je vous remercie »
J'attends que cela se précise, mais d'après une chaîne israélienne, Bachar el Assad aurait tenté de fuir vers la Russie. Mais il aurait été intercepté par l'Armée Syrienne Libre selon le quotidien égyptien « Al-Masri Al-Yaoum ».
A la suite d'une bataille rangée entre la Garde Républicaine et l'ASL, Assad aurait réussi à se dégager et à rebrousser chemin vers Damas. Les combats se multiplient dans la capitale de la Syrie et les insurgés semblent infliger de lourdes pertes aux forces loyales au clan Assad.
D’autres sources affirment que le général Mohamed Khallouf, chef des services de renseignements syriens serait entré en dissidence à la tête d'une division de 300 hommes. Informations supplémentaires à venir en live-blogging dès que j'ai du neuf...
MAJ 23h30 : des combats ont apparemment lieu près du palais présidentiel et notamment aux alentours de la Place des Abbassides. Les Damascènes commenceraient à descendre dans les rues (cette dernière information est à prendre avec des pincettes).
Depuis la campagne de 2007 je m'insurge régulièrement sur la manière dont les média couvrent les campagnes et la campagnes présidentielle en particulier[1]. La dernière fois je râlais du manque de visibilité de François Bayrou. Force est de constater que cette fois-ci, il ne fais plus partie des victimes du blackout médiatique. Mais rien n'a changé pour les autres.
Le principe est le suivant: une obscure règle suivie par les média fait qu'ils donnent une visibilité médiatique aux candidats proportionnelle aux sondages du moment. Or tout le monde sait que les sondages d'intention de vote à plusieurs mois de l'élection sont directement proportionnels à la visibilité médiatique. Les personnes qui ne sont pas impliqués en politique (militants ou sympathisants) s'expriment dans les sondage uniquement sur les personnalités qu'elles connaissent, donc celles présentes dans les média.
La boucle est bouclée. Ce serpent qui se mord la queue ne laisse pas de place aux nouveaux entrants ou à ceux qui n'ont pas une visibilité médiatique avant la période de la campagne[2].
Seul le dernier mois de la campagne verra la règle changer avec une parfaite équité médiatique entre tous les candidats qui auront obtenus les 500 signatures et donc seront officiellement en campagne[3]. A ce moment là, les courbes d'intention de vote commencent à s'infléchir, mais c'est souvent trop tard pour changer des tendances commencées 6 mois ou 1 an plus tôt.
Notes[1] Mais c'est la même mécanique pour les autres campagnes.
[2] Typiquement Mélanchon est dans ce cas.
[3] Avec le budget de 800 000€ pour couvrir les frais minimum de campagne.
Alors qu’il n’est pas encore candidat à sa succession, Nicolas Sarkozy, qui dans son propre camp ne fait plus l’unanimité, vient de recevoir le soutien d’Angela Merkel.
La chancelière allemande a laissé entendre qu’elle participerait à la campagne du chef de l’Etat dont les sondages sont en ce moment au plus bas.
« Angela Merkel va soutenir Nicolas Sarkozy lors du rendez-vous de campagne du printemps » a annoncé ce samedi Herman Gröhe, le secrétaire général de la CDU, lors de son passage au Conseil national de l’UMP.
La CDU est le parti chrétien-démocrate auquel appartient Angela Merkel qui avait été soutenue en 2009 par Nicolas Sarkozy pour sa réélection.
Rappelons que les députés européens de l’UMP et ceux de la CDU militent ensemble à Strasbourg, au sein du PPE – Parti Populaire Européen – qui rassemble au parlement européen les conservateurs et les chrétiens-démocrates des 27.
Au moment où, sur le ton de la confidence à des journalistes, lors du récent voyage en Guyane, il fait semblant d’envisager la défaite, comme par hasard, le télégraphiste d’Angéla Merkel fait savoir que Nicolas Sarkozy est « la bonne personne à l’Elysée et qu’elle le sera aussi à l’avenir ».
Tout ceci n’est que manoeuvre grotesque pour créer un pré-climat de campagne afin de mettre les Français dans la situation de se dire que finalement le champion des promesses non tenues est tout compte fait celui qui va sortir le pays de ses difficultés.
Premier temps, évoquant la future campagne électorale, depuis plusieurs mois Nicolas Sarkozy a laissé planer le doute. Il s’est d’abord exprimé en utilisant des formules propres à susciter le buzz média ; « si je suis candidat », « je ne sais pas si je serai candidat ». Puis se faisant plus précis et
envisageant soi-disant une défaite en avril 2012 « je suis avocat, j’ai toujours eu un cabinet et je suis passionné de tas de choses. En tout cas, je changerai de vie complètement, vous n’entendrez plus parler de moi ». Enfin en laissant dire qu’Alain Juppé ou François Fillon pourrait solliciter la confiance des Français à sa place.
Deuxième temps : en contrepoint de la détestation qu’il inspire aux Français arrivent de l’étranger les premiers jugements flatteurs pour Nicolas Sarkozy. Ainsi un article paru sous le titre Nicolas Sarkozy, «
au-delà du bling bling, vu par « The Gardian » » (*), on peut lire, sous la plume, de Jon Henley : « Sur la scène internationale ……Sarkozy est sans conteste " préoccupé de l'intérêt national de la France, sait au besoin se montrer impitoyable pour le garantir, et possède sans aucun doute un esprit stratégique". Même ses réalisations intérieures ……ne sont pas aussi négligeables que ce qu'en disent les Français ». La sortie de la chancelière allemande n’est au fond qu’un élément de plus du plan communication prévu pour gagner en 2012.
Dans un troisième temps, qui viendra le plus tard possible dans la campagne – il ne cesse de nous le dire, il ferra son devoir jusqu’au bout de son mandat – le Chef de l’Etat fort de sa « bonne image à l’international », ayant fait « acte de constriction » pour ses erreurs médiatiques, mais « qui n’en fait pas…… ! », se représentera aux suffrages des Français cette fois comme leur protecteur et celui de la France.
Les Français ne sont pas dupes, ils es ont assez de cette foire aux bobards et des gesticulations des communicants de l’Elysée. Sarkozy nous a promis qu’on n’entendra plus parler de lui : qu’il s’en aille et surtout cette fois qu’il tienne sa promesse.
(*) Supplément « Europa » du 26 janvier réalisé par « Le Monde » et cinq autres journaux européens dont le britannique « The Gardian »
Je suis très frappé de l'atonie du monde enseignant dans cette campagne présidentielle. Peut-être, aussi, que les partis politiques ont tué le débat pédagogique en se mettant tous d'accord sur les mesures à appliquer, seuls les montants à attribuer à l'éducation les distinguant les uns des autres.
Je crois très profondément que cette élection ne se jouera pas sur l'école même si bien sûr l'éducation est présente dans les esprits, particulièrement ceux des familles.
Je suis également étonné de l'inactivité des blogueurs enseignants. Oh, on en trouve bien quelques uns de temps à autre pour faire entendre leur voix, mais quand ils s'expriment sur l'éducation, on constate qu'ils ont totalement embrassé le point de vue dominant au sein de leur formation politique, abjurant toute forme d'esprit critique.
S'il y a bien une profession que sa hiérarchie s'ingénie à faire ch... par tous les moyens possibles et imaginables, c'est pourtant bien celle-là. Réformes incessantes, faits du prince, interventions inutiles mais imposées dans les séances de cours, formulaires aussi crétins qu'abscons à remplir pour évaluer les élèves, méthodes kafkaïennes, circulaires au jargon incompréhensible et aux nomenclatures improbables...
Ce qui m'impressionne, avec les profs, c'est qu'ils n'ont jamais de revendications salariales. Pourtant, en valeur absolue, depuis 40 ans, leur salaire n'a cessé de baisser.
En règle générale, ils se contentent simplement de demander qu'on leur foute la paix. En vain.
Le 31 janvier prochain, quelques uns de leurs syndicats appellent à la grève : la dernière trouvaille des Châtel Cie, c'est d'attribuer aux chefs d'établissement le pouvoir de juger de la qualité pédagogique ou non de ses enseignants et de les noter donc en conséquence. Ainsi, un chef d'établissement ayant été formé en fabrication de macramé pourra désormais donner son avis sur les transgressions des règles de bienséance dans la Phèdre de Racine. Riche idée, non ?
En attendant, un grand consensus mou se dessine au sein de l'opinion : l'école telle qu'elle fonctionne semble satisfaire tout le monde. Enfin...presque...
Les dépenses publiques en France ont progressé sans tempérance. Pour 100 € de dépenses privées, il y a désormais 130 € de dépenses publiques.
Comment en est-on arrivé là ?
En monnaie courante, les dépenses publiques ont été multipliées par 66 depuis l’année 1960.
Ce chiffre parait absurde : il faut en effet tenir compte de l’érosion monétaire pour rendre les chiffres comparables.
Si l’on tient compte de l’érosion monétaire, et que l’on aligne tout sur la valeur de l’Euro en 2010, on voit que les dépenses publiques ont été multipliées par 6,8 !
Sur longue période, la progression des dépenses publiques est régulière, indifférente aux aléas économiques et aux changements de majorité politique.
Mais à force de courir les yeux fermés, on finit par rencontrer un obstacle.
L’obstacle, c’est que l’impôt et l’emprunt qui financent ces dépenses ont nécessairement une limite.

D’une part, le secteur privé a des capacités limitées pour supporter les prélèvements obligatoires finançant ces dépenses. La fuite de l’industrie hors de l’ « enfer fiscal » français est la manifestation de cette limite. L’excès de fiscalité restreint la base imposable.
D’autre part, la capacité d’endettement pour financer ces dépenses est elle aussi limitée. La crise des dettes publiques est la manifestation de cette deuxième limite.
Dans ce contexte, la promesse de recruter 60.000 enseignants supplémentaires a comme un goût kafkaïen.
Source INSEE Séries longues finances publiques [www.insee.fr]
Sources INSEE Pouvoir d’achat de l’€uro et du franc [www.insee.fr]
Sylvain Jutteau
L'Hérétique évoque "un prof de philosophie qui n'en peut plus du bavardage à l'école. Épuisé par des coupures de parole incessantes il a pris le parti de procéder à l'ancienne, punitions et exclusions de cours."
Je ne comprends pas "à l'ancienne". Pour quelle étrange raison "nouveauté" devrait-elle rimer avec "désordre" et "ancienneté" avec "attention" (ou avec "sanction") ?
Les cours de l'époque carolingienne ou féodale étaient marqués par la rivalité entre élèves (fortunés) et précepteurs ("sachants" mais pauvres), voire la rivalité de rang entre élèves, la concurrence des multiples occupations du dehors, qui rendaient chaotique la progression intellectuelle.
La classe de niveau, avec des élèves attentifs à un cours préparé par l'enseignant, est une invention moderne. Qu'est-ce qui nous obligerait à revenir à l'âge des châteaux-forts ?
Un ami-facebook, qui est aussi un de mes anciens professeurs, estime que la clé de l'élection de 2012, c'est l'Éducation Nationale :
Cette histoire d'éducation nationale est centrale dans le malaise français... et n'évoquons pas les "banlieues".
Il est tout à fait possible d'avoir des Louis Le Grand ou Henri IV dans toutes les villes de France. Bouleversement des habitus, profs libérés des servitudes stupides de l'Inspection générale, "rétablissement" des contenus fondamentaux,... changement radical des rythmes scolaires sur le modèle de (l') Allemagne… disparition des concours, pour remplacer ce (mode de) recrutement (des enseignants) unique dans le monde… Celui qui osera réglera en même temps le problème de l'insécurité !
Ce n'est pas si compliqué.
Il suffit de croire dans sinon dans sa vocation au moins dans son rôle de "maître", à tous les niveaux. Et que les "élèves" sachent se lever quand le maître entre faire sa classe. Un peu d'uniforme pour supprimer le désordre vestimentaire, un peu d'ordre pour interdire le désordre.
Je constate en effet qu'à quelques minutes de voiture de chez moi, un établissement privé sous contrat pratique le blazer cravate, et les familles du 95 sont si nombreuses à vouloir y envoyer leur enfants que les files d'attentes s'allongent, et nous sommes en 2012. Dans les établissements publics de Martinique ou de la Réunion, les élèves sont en uniforme, et ils sont aussi en 2012 que nous.
Je ne suis pas pour autant partisan de l'uniforme ; j'ai trouvé traumatisante ma première journée en uniforme (à l'âge de 18 ans), et n'ai pas spécialement envie de l'imposer aux autres.
Mais ce dont je suis sûr, c'est que l'ordre est nécessaire pour une classe efficace et une progression harmonieuse des élèves.
Tolérer en classe le bavardage permanent, le manque de respect, le travail non fait, tolérer l'absentéisme, ce n'est pas, de la part de l'Éducation Nationale, se montrer moderne, c'est se montrer démissionnaire.
P.-S. 29 janvier : Voir aussi le billet de mazzhe en réaction à un article de J.-P. Brighelli.

Il y a ceux qui montent...., et ceux qui baissent.
Cette fois, la campagne présidentielle est belle et bien lancée.
Vous l'aurez remarqué, je me fais rare sur mon blog, par manque de temps et quelques soucis avec la mise en ligne dans les billets de photographies, qui étaient depuis 4 ans mon "point d'entrée" pour porter mes regards sur la Politique.
L'intérêt des médias locaux et nationaux pour la campagne de Bayrou et la dynamique de rassemblement explique aussi en partie mon manque de disponibilité pour communiquer ici, et avoir un dialogue avec vous.
Je suis également très heureux d'accueillir de nouveaux adhérents au Mouvement démocrate, mais aussi "les volontaires pour Bayrou 06."
Nous nous rassemblons de plus en plus nombreux autour du projet porté par François Bayrou. Vous êtes 70 volontaires de plus en 06 depuis le lancement du site bayrou.fr !
Enquêtes, sondages, éditoriaux, articles se multiplient en plaçant François Bayrou sur une pente ascendante dans l'opinion. Si nous apprécions qu'il se trouve de plus en plus central dans le le paysage politique et médiatique, cela n'est qu'une étape dans la campagne électorale.
Cette présence médiatique permet aux français de découvrir des bribes de son projet, éléments que nous, sympathisants et militants, entendons depuis longtemps. François Bayrou sème les graines du projet de redressement pour notre pays, et c'est à chacun d'entre nous d'expliquer que ce projet est possible, qu'il est le bon et qu'il faut le faire germer. Les français sont de plus en plus nombreux à se dire que "ce peut être possible", il faut maintenant passer à "c'est possible" !
Le message de François Bayrou est difficile. Il est sincère. Ses promesses sont tenables, car elles se limitent à des principes de gouvernance, pas à des cadeaux à telle ou telle fraction de la société. La démarche rassemble les français au lieu de cliver notre pays. Notre candidat fait appel à la concertation, la responsabilisation, en lieu et place de l'autoritarisme ou du dogmatisme.
La critique actuelle est de revenir à "Bayrou est de droite, il rassemble à droite" Comment pourrait-il en être autrement puisque le candidat Hollande est en tête des sondages. Les gens sont des suiveurs, les gens courageux ne sont pas légions ! Et quand des élus "Europe Ecologie les verts" ou Nouveau Centre se rassemblent avec nous, alors les médias prétextent qu'ils ne sont pas d'envergure nationale...Un peu de patience !
Dans les prochaines semaines, nous, sympathisants et militants, auront à faire découvrir autour de nous, ce projet qui donne envie d'en savoir plus et d'écouter François Bayrou "dans le texte" et pas seulement de se contenter des petites phrases des média.
Chacun à un rôle à jouer.
Localement nous vous proposons de faire avancer nos projets d'une manière conviviale, et de soutenir l’extra-ordinaire début de campagne présidentielle de François Bayrou.
Nos prochain rendez-vous sont toujours annoncés sur le site 06 de campagne,avec des coordonnées directes.
A très vite, sur le terrain et sur ce blog qui va se réveiller un peu !
François Bayrou a réagi aux "60 propositions" avancées par le candidat socialiste F.Hollande en indiquant qu’elles ne permettront pas de revenir à l'équilibre des finances publiques compte tenu que ces "60 propositions" ne mettent en avant aucune mesure d’économie.
"On ne reviendra pas à l'équilibre avec ce programme-là. Ce n'est pas vrai, ce n'est pas imaginable. Il n'y a pas dans ce programme une seule mesure d'économie", a-t-il souligné sur Radio Classique.
Il a également précisé "ce programme est très éloigné de ce qu'il faut faire pour qu'on ait un retour à l'équilibre crédible, les socialistes ont donc clairement fait une…
TRIBUNE LIBRE
Pour financer le retour à 60 ans de l’âge des retraites, Mr Hollande a décidé de frapper prioritairement les produits fabriqués en France. Il prévoit en effet le relèvement des cotisations sur les salaires : 0,1% par an pour les cotisations patronales et 0,1% par an pour les cotisations salariales. Coût : 1 milliard dès la première année, mais 5 milliards par an au terme des 5 ans, en 2017, soit 1% au total.
De plus, les allégements de charges sur les bas salaires (20 milliards) vont être revus à la baisse, et les allégements de charges sur les heures supplémentaires vont suivre la même ligne (sauf pour les très petites entreprises). Enfin, l’épargne salariale sera réintégrée dans les rémunérations pour fixer le barème des allégements, ce qui diminuera automatiquement ces derniers.
Dans cette affaire, il y aura donc 3 catégories de victimes : • les salariés qui vont voir leurs cotisations salariales augmenter de 0,5%, donc leur pouvoir d’achat diminuer d’autant, outre les divers allégements “réalignés” • les produits fabriqués en France qui vont voir leur prix de revient augmenter, donc leur compétitivité sur les marchés diminuer au profit des produits fabriqués dans des pays à faible coût de main-d'œuvre (vivent les délocalisations !) • les consommateurs sur qui cette augmentation des coûts des produits fabriqués en France va retomber inévitablement au bout de la ligne, donc dans les prix.
Alors que la grande majorité de l’opinion soutient le projet de réindustrialisation de la France - “produire en France” pour redynamiser le pays - Mr Hollande, dans les faits, fait tout le contraire : il taxe davantage la main-d’œuvre française et le pouvoir d’achat des salariés comme celui des consommateurs (en fait les salariés vont être doublement taxés).
Qui a raison ? Au delà des tribunes toutes de "bleu horizon" drapées et des belles phrases dans de beaux discours, il y a la réalité des faits et des chiffres. Les apparences sont dangereusements trompeuses.
Mr Hollande, vous maquillez la vérité aux français.
François VAN DE VILLE
Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD
Amusant ce livre d'un prof de philosophie qui n'en peut plus du bavardage à l'école. Épuisé par des coupures de parole incessantes il a pris le parti de procéder à l'ancienne, punitions et exclusions de cours.
C'est curieux, mais j'ai observé ce phénomène aussi dans des assemblées d'adultes. Peut-être d'une manière plus discrète, certes, mais c'est une tendance assez forte au fond.
Au fond, c'est le sens d'une société où individualisation et particularismes vont croissants. Chacun finit par ne plus s'occuper que ses petites affaires, y compris en collectivité. Encore l'une des nombreuses manifestations Tocquvillienne sur les déviations de la démocratie.
..
M. Daniel LEBÈGUE vient d'être nommé président du comité d'éthique et de déontologie du Groupe Le Monde, sur proposition de la Société des lecteurs du Monde et avec l'agrément de la Société des rédacteurs du Monde (SRM) et de la Société des rédacteurs du Monde interactif (SRMIA).

Mardi 14 février 2012 17h15 - 19h30
Caisse des Dépôts, salle Solférino 15 quai Anatole France - 75007 Paris
Le nombre de places étant limité, l'inscription est obligatoire
par mail à rapport_moral@club-internet.fr
ou en retournant le coupon-réponse sur la plaquette.
Ah, lejaby, c'est la grande angoisse des politiques par les temps qui courent : encore une entreprise qui délocalise, encore une usine qui ferme, encore des emplois perdus. Ils y courent tous à Yssingeaux, dans l'urgence de la campagne présidentielle. Hollande, Besson, Wauquiez, Montebourg, tous se pressent au chevet du symbole du textile français agonisant.
Cette précipitation traduit surtout l'absence d'anticipation. Elles sont nombreuses, les petites usines, à avoir crevé lentement, d'une mauvaise mort. Il y a, je le crois, chez nombre d'acteurs politiques, maldonne sur le rôle de l'État : tout faire pour retrouver un repreneur, c'est certes louable, mais c'est une réaction dans l'urgence qui se substitue à la vision de fond.
Il faut voir les procès en sorcellerie ès nationalisme qui sont régulièrement faits à Bayrou depuis qu'il a propulsé Made in France et Achetez français dans la campagne électorale.
Que faire pour Lejaby ? Eh bien commander un soutien-gorge là-bas, pardi ! Là, je ne peux pas le faire, je ne suis pas une fille. Mais dans le principe, pour deux euros, comme l'observait Bayrou, pourquoi ne pas acheter local ?
Pour information, les soutien-gorges Lejaby sont en vente chez LemonCurve et en plus, il y a de bonnes soldes : -50% ! Bon, il ya juste un petit souci : faute d'indications, qu'est-ce qui est produit en France, exactement, dans le tas ?
Évidemment, le consommateur ne peut être le seul acteur de ce redressement : l'État peut avoir un rôle facilitateur. Auprès des entreprises, en évaluant en amont le danger à venir, d'où l'intérêt d'un Conseil stratégique qui puisse voir venir le temps mauvais et les évolutions de chaque filière, en aval en permettant au citoyen de se fournir localement, c'est à dire en l'informant et en favorisant la distribution des produits locaux dans les principaux dépôts et principales enseignes. Les fondamentaux du programme de Bayrou, en somme.
Bayrou avait approuvé en son temps la mise en place d'une sorte de fond souverain stratégique : sans en faire une caisse de renflouement, on pourrait aussi penser à une action d'un tel fond dans ce genre de cas, notamment pour favoriser la constitution de SCOP, structures plus fiables que les sociétés classiques pour garantir le bien-être des salariés.
Il faut évidemment qu'il y ait les compétences nécessaires sur place, mais personnellement, je vois bien un État prêteur/investisseur favorisant l'émergence de SCOP puis rentrant dans ses fonds après remboursement une fois l'usine ou l'entreprise sauvée. Pour une collectivité locale, l'investissement ne me semble pas impossible, puisqu'à ce que j'ai compris, il suffirait de 7 à 10 millions d'euros pour créer une nouvelle entreprise à partir de l'unité de production existante.
Moi, je crois profondément à l'intelligence collective. Souvent, les êtres qui vivent en société trouvent des solutions collectives naturellement viables. On voit en France plein d'associations faire feu de tout bois là où les services de l'État défaillent et où le privé classique piétine.
La SCOP, c'est une forme d'intelligence collective viable. De la même façon qu'il faut faire confiance aux Français pour faire preuve d'intelligence collective dès lors qu'ils sont informés. L'État n'a dans cette vision de la société, toute centriste, que vocation à favoriser la rencontre des différents acteurs, sans interférer davantage.
Au fait, mes jeans de Florac sont arrivés ! :-) M'ont l'air très bien coupés, mes deux Tuff's, mais je vous en donnerai des nouvelles prochainement. Je ne l'ai pas ajouté la dernière fois, mais en fait, les jeans, c'est une création française de Nîmes à l'origine. D'où la marque Denim. Cette hypothèse est toutefois controversée : selon d'autres sources, le tissu aurait été commercialisé par des marchands Gênois et «jean» serait en fait l'anglicisation de Gênes. Quoi qu'il en soit, c'est bien à un Américain que l'idée est revenue de faire, à partir de cette toile, les pantalons qu'on a par la suite appelés jeans. Voilà, ça c'était le plus pour informer de la suite de ma commande Made in France :-)
TRIBUNE LIBRE
Les 60.000 postes promis dans l’Éducation Nationale : est-ce un marché de dupes ?
C’est pourtant l’un des thèmes majeurs du candidat Hollande : créer 60.000 postes dans l’Éducation Nationale.
Pour ceux qui se soucient du très difficile équilibre de nos finances, ce fut un beau tollé ! Et de crier que cela ne se ferait pas puisque le budget de la France - mis désormais en étroite surveillance par les grands organismes financiers - ne le permettrait pas. Et, pourtant, dans les 60 propositions de Mr Hollande, ce projet est bien repris. Mieux : il est même complété par l’embauche parallèle de 5.000 fonctionnaires supplémentaires (dans la Justice et les forces de sécurité). Comment est-ce donc possible ?
Mais quand on “épluche” de plus près le projet de Mr Hollande, on s’aperçoit qu’il a mis un stratagème assez astucieux, mais.... parfaitement trompeur : et cela lui a bien été imposé pour les mêmes raisons d’exigence que ci-dessus.
En fait, la fin promise du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne veut pas dire que tous les fonctionnaires faisant valoir leur droit à le retraite seront tous remplacés, de loin s’en faut : François Hollande a expliqué lui-même que l’État pourra recréer, en cinq ans, ces 65.000 postes.... sans augmenter les effectifs de la fonction publique ! Il a donc en projet de supprimer, chaque année et pendant 5 ans, 13.000 postes de fonctionnaires, soit l’équivalent des 65.000 poste créés par ailleurs.
C’est un tour de passe-passe.
La question, restée sans réponse à ce jour, est de savoir quels services publics vont être sacrifiés sur l’autel de l’incontournable rigueur à laquelle Mr Hollande ne peut échapper. Il y aura nécessairement des lendemains qui déchanteront vite, avec pas mal de grincements de dents.
Marché de dupes, ai-je dit ? Avez-vous un autre terme que celui-là à utiliser ?
François VAN DE VILLE
Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD
Cela fait maintenant un grand moment que je n’ai rien publié sur le cinéma. Pourtant, je continue de fréquenter les salles obscures, et même de plus en plus fréquemment. Selon moi, 4 films vont tout rafler aux Césars cette année. C’est d’ailleurs presque dommage de les mettre en compétition les uns contre les autres car dans ces 4 là, plus quelques autres, il y a eu de l’excellent. Dans le cinéma il y a des années "avec" et des années "sans".…
Bon bah voilà, on est en plein dedans ! On n'a pas encore fini de digérer les chocolats du nouvel an que la campagne s'est lancée à pleine vitesse sur les rails, sans nous prévenir, comme un train fantôme. Là on parle bien de la campagne électorale, parce que la campagne, la vraie, avec les ptits noisillons et les vaches qui broutent paresseusement, au train où vont les choses, elle semble s'éloigner à vitesse grand V. Comme ce TGV que justement, les vaches, n'arrivent plus à suivre du regard tellement il va vite. Enfin non, pas la campagne, mais seulement le…
François Bayrou rencontre l'Association des... par bayrou
François Bayrou a rencontré Jean-Marie Barbier, président de l'Association des Paralysés de France, qui porte le "Pacte 2012 pour la défense des droits des personnes handicapées", jeudi 26 janvier.
L'Association des Paralysés de France (APF) représentée par Jean-Marie Barbier a été accueillie, jeudi 26 janvier, par François Bayrou dans son siège de campagne afin de débattre des problématiques rencontrées par les personnes paralysées et handicapées en France. "Vous êtes le premier candidat qui nous accueille en personne", a salué le président de l'APF avant d'ajouter "Nous venons à votre rencontre sans revendication".
Cette association…
Le parquet de Trani en Italie a ouvert une enquête contre les filiales italiennes de STANDARD & POORS, MOODY'S et FITCH à Milan où des perquisitions ont eu lieu pour "manipulations abusives d'informations privilégiées de nature à provoquer une altération des cours des marchés, surtout quand elles sont divulguées lorsque des transactions sont en cours". L'enquête a été diligentée sur l aplainte d'associations de consommateurs.Agences notation Justice Italie.pdf
Je viens d'entendre sur Le Mouv que François Bayrou abandonne l'idée de la licence globale, qui avait pourtant sa préférence depuis plusieurs années. C'est la démonstration faite par le Parti Pirate des trop grandes fraudes possibles aux clics qui l'a décidé à cet aggiornamento (nom savant d'une mise à jour). En effet, pour la répartition des sommes prélevées par la taxe de licence globale, le nombre de téléchargements d'une œuvre est crucial. Si un habile technicien (internet en regorge) est capable de mettre en place un robot qui va télécharger artificiellement plusieurs milliers de fois le même titre, le mécanisme est trop fragile, trop sujet à la fraude.
Alors, que faire ?
Supprimer Hadopi. Oh je sais que les milieux du cinéma, en particulier, sont farouchement attachés à Hadopi. Mais une institution dont la seule mission est le flicage des internautes pour le compte d'intérêts privés selon une procédure intrusive par toutes ses phases, une telle institution ne peut avoir aucune place dans un pays libre. De mon point de vue, surveiller les internautes et les punir un à un est du même niveau que la pénalisation de l'usage de la drogue : ça a prouvé son inefficacité depuis très longtemps, et ça a des inconvénients considérables, rédhibitoires.
De surcroît, Hadopi est la version expérimentale de ce que préconise le traité ACTA que la commission de Bruxelles vient de signer en outrepassant ses pouvoirs. Au nom de la défense du droit moral, toute barrière des droits humains s'éteint. Tout cela est malsain. Le Parlement européen a émis des réserves sur ce traité, j'espère que Bayrou, une fois élu, refusera de le faire ratifier par le parlement français.
Ensuite, les sites sont connus, il n"y a aucune raison que le développement de plateformes de type Spotify ou Deezer ne vienne pas permettre aux internautes de télécharger des œuvres pour pas cher. Tout le monde s'y retrouvera, à condition toutefois que la diversité des répertoires soit aussi à la hauteur des immenses facultés d'internet.
Personne ne se fait d'illusion sur la capacité de la police à nous pister. L'article suivant d'OWNI est en revanche très didactique pour nous expliquer comment cela fonctionne:
Quand votre mobile se change en balise et le précédent billet sur le même sujet Vos SMS furtifs
On y apprend que faute de moyen, la police française ne nous piste pas tant que ça. Qui aurait cru qu'en asséchant le budget de la justice, une partie de nos libertés étaient préservée
[1]
[1] Bien sûr c'est de l'humour... noir.
François Hollande a aujourd’hui levé le voile sur les mesures qu’il préconiserait en tant que Président de la République. Des mesures que je juge à des années lumières de la réalité de la crise que traverse le pays. Ceci dit, il y a quand même du bon dans ses propositions mais une très grande partie de ces propositions-là ne seront pas finançables. C’est inimaginable.
Ses propositions ne permettront pas à la France de revenir à l'équilibre de ses finances publiques. Pas…
Je viens à l'instant de prendre connaissance des principales propositions de François Hollande via le Parisien.
Ma première réaction, c'est de penser qu'il ne peut pas financer ce qu'il promet. Il va donc soumettre aux Français des propositions mensongères, sauf à nous envoyer dans le mur direct. 150 000 emplois jeunes, 60 000 fonctionnaires, 25% d'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire, 25% de nucléaire en moins d'ici 2025, il faut arrêter un peu.
Après, lot de consolation, l'ensemble est tout de même beaucoup moins calamiteux que ce que le laissaient entendre le Bourget et les déclarations de ses lieutenants ces deux dernières semaines. Au fond, c'est un programme social-démocrate assez classique, avec hameçons et appâts pour la gauche de la gauche.
Il y a tout de même quelques mesures que j'agrée :
- abrogation de la circulaire sur les étudiants
- loi sur l'égalité homme/femme (la fera-t-il vraiment ?)
- tranche supplémentaire sur l'IRPP
- arrêt de la RGPP (politique menée à l'aveugle depuis sa mise en place).
- introduction d'une part de proportionnelle aux législatives
Mais pour le reste...
La moitié de l’hiver est passée, et l’Allemagne a réussi à la traverser sans trop de heurts, malgré l’arrêt, depuis la catastrophe de Fukushima en mars dernier, de huit réacteurs nucléaires, soit 40 % de nucléaire en moins. Mais le réseau reste fragile.
La lumière ne s’est pas éteinte. Nulle part il n’a fallu volontairement couper le courant sur le réseau pour garantir l’approvisionnement en électricité de zones stratégiques, comme des centres urbains ou industriels. Certes, jusqu’ici, l’hiver fut plutôt doux ; certes les importations d’électricité augmentent et les exportations diminuent (pour un solde encore excédentaire cependant). Mais le mois de décembre achevé, période où l’on enregistre chaque année le pic de la demande en électricité, nos voisins respirent mieux. Le défi du premier hiver avec 40 % d’énergie nucléaire en moins sur le réseau, semble avoir été relevé avec brio.
Fermes solaires et éoliennes ont bien plus de succès que les lignes à haute tension, pourtant nécessaires…
Pourtant l’agence fédérale des réseaux (Bundesnetzagentur) se garde de tout triomphalisme. Dans une étude publiée fin décembre, elle indique que le réseau allemand est «à la limite de la saturation».
Raison de cette situation «stable mais tendue» : l’électricité qui circule sur les lignes provient de plus en plus des énergies vertes et est donc dorénavant soumise à de fortes variations. Quand le vent souffle fort sur le nord du pays, on frôle la saturation. Par mesure de précaution, il faut stopper les éoliennes. L’an dernier, on a ainsi perdu 600 millions de kilowatt/heure, qui auraient permis d’éclairer 160 000 foyers pendant un an !
Au-delà du gâchis, tout de même quatre fois plus important qu’en 2010, ces interventions sur le réseau sont facteur d’instabilité. Elles peuvent occasionner des microcoupures de courant. Selon Volker Schwich, président de la Fédération des industries fortement consommatrice d’électricité (VIK), «la révolution énergétique passe déjà par une baisse de qualité dans l’approvisionnement en électricité». Et la VIK de citer l’exemple du producteur d’aluminium Norsk Hydro qui a subi pas moins de cinq microcoupures l’an dernier pour un dommage de 500 000 euros. De leur côté, des groupes comme ThyssenKrupp, Trimet ou Salzgitter soulignent que «l’instabilité constatée depuis deux ou trois ans ne s’est pas accrue l’an dernier».
Les faiblesses du réseau allemand ne sont donc pas nouvelles. Avant la décision d’abandonner le nucléaire, 3 600 nouveaux kilomètres de lignes à haute tension étaient déjà en projet. Mais alors que les investisseurs se ruent sur les chantiers d’éoliennes ou de fermes solaires, ils traînent des pieds pour financer les infrastructures comme les lignes à haute tension, projets moins «populaires» dans l’opinion. Même pour le gigantesque parc à éoliennes off-shore installé en mer du Nord, chantier phare à 5 milliards d’euros, le groupe Tennet admet peiner à trouver «suffisamment de ressources financières et de personnel» pour achever la ligne jusqu’au continent.
Le renouvelable est en plein boom (+75 % d’énergie solaire l’an dernier, +20 % pour l’éolien), mais le réseau est sous tension. Autant dire que l’Allemagne investit dans le vide, estime Thomas Bareiss, le coordinateur de la politique énergétique de la CDU-CSU au Bundestag : «Nous devons ramener les objectifs d’installations énergétiques à un niveau plus sain, plus raisonnable.»
L’opposition de gauche pointe du doigt des lacunes dans la politique du gouvernement. Pour Matthias Miersch, responsable énergie du SPD, «il y a eu la mesure emblématique de l’abandon du nucléaire. Mais, depuis, aucune des étapes nécessaires n’a été décidée.» Notamment en ce qui concerne l’aménagement du réseau, où il manque cruellement d’une feuille de route.
Par Berlin.- Correpondance Dernières Nouvelles d' Alsace, publié le 22/01/2012.
" Venez fêter la libération de Salah Hamouri Rassemblement à l'appel du Collectif pour une paix juste et durable au Proche-Orient
le samedi 28 janvier à 15h place Garibaldi.
Partageons ensemble un moment de convivialité, de lutte et de fraternité .
Salah est libre, le combat pour la libération des autres prisonniers palestiniens continue et pour la Palestine aussi !!!
un thé à la menthe vous sera offert. Celles et ceux qui veulent apporter des biscuits voire des gâteaux pour compléter ce goûter seront les bienvenu(e)s "
'tain : jetez un oeil sur la sous-m... que le staff de Hollande nous a pondu. Je crois rêver. Et la pravdasphère avait osé de moquer du lipdaube de l'UMP ... mais là, franchement, j'arrive même pas à rire. C'est quoi, là exactement ? Gnnné, ayé, z'ont réussi à se coller la claque en se croisant les bras ?
Zeus tout puissant, toi qui règnes sur l'Olympe, fais que jamais au MoDem un projet aussi débile ne traverse l'esprit d'un militant, pitié, Seigneur !....
Le changement, c'est maintenant: le signe de... par francoishollande
13 janvier 2012 alerte au site Nucléaire de Civaux dans la Vienne, lors d’un contrôle de la qualité des eaux souterraines sous la centrale, des agents constatent une présence anormale de tritium dans la nappe phréatique – taux indiqué par EDF 540 becquerels/litre d’eau alors que le taux attendu est de 8.
Un tel niveau de mesure signifie qu’une fuite importante existe et qu’il convient d’abord de la situer puis de la circonscrire car le produit est dangereux.
Le tritium est, en effet, un produit issu de la réaction nucléaire, généralement stocké dans la centrale, dont le rejet ne peut s’effectuer, sous forme liquide, que, dans le cas présent, dans la Vienne qui se trouve à proximité. Qui plus est les rejets de tritium, lorsqu’ils sont effectués, sont soumis au respect d’un cadre précis de procédures.
Après recherche, il apparaît que la fuite résulte d’une double défaillance qui touche à l’étanchéité d’un robinet ainsi qu’à celle d’une bâche de rétention du produit. L’eau chargée au tritium, mélangée à d’autres effluents radioactifs, contenue dans le réservoir de stockage, s’écoule dans le sous-sol en direction de la nappe.
Interrogé par les médias, le directeur du parc nucléaire d’EDF répond : « ce n’est pas normal. Ce genre de chose ne doit pas arriver. Mais la fuite a été stoppée jeudi, les travaux sont encours et il n’y aura aucune conséquence sur la santé ».
Puis la communication de l’opérateur EDF, se poursuit sur le thème : l’eau de la nappe ne sert ni à la consommation d’eau potable ni pour des besoins agricoles précisant que la concentration de tritium relevée dans les prélèvements est très inférieure à la limite de potabilité de l’eau que l’OMS – Organisation mondiale de la Santé – a fixée à 7800 becquerels par litres.
Si nous devions nous en tenir aux propos lénifiants de ce responsable important d’EDF, on pourrait au fond se dire que: bon, il y a eu un incident mais tout cela a été pris en main rapidement. De plus il n’y a pas d’incidence pour la santé. Tout va bien nous sommes revenus à la normale.
Sauf que, c’est grave et scandaleux !
La référence à la norme OMS est une manipulation grotesque que le Président de la Criirad – Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – Roland Desbordes dénonce avec véhémence.
Cette référence est « scandaleuse » dit-il, « Plus personne n’utilise cette norme tant elle ne veut rien dire. La recommandation européenne fixe un seuil d’alerte à 100 Becquerels par litres. Au Canada le seuil est à 20 ». Pour mémoire les prélèvements à Civaux font état d’un niveau de contamination à 540 becquerels par litre.
Mais il y a plus grave et plus inquiétant !
L’Autorité de Sureté Nucléaire, à la suite de la découverte de la fuite d’eau contaminée, s’est transportée sur le site pour prendre, par elle-même, la mesure effective de la situation.
Le retour d’information est accablant pour l’opérateur EDF qui a sciemment minimisé la gravité de la situation.
Selon Anne-Cécile Rigail – chef de la division de l’ASN Bordeaux – l’état général des installations de stockage est « tout à fait inadapté. Le revêtement du bassin de rétention, en résine, était fissuré, craquelé ». Cette situation est révélatrice « des défaillances tout à fait notables chez EDF » et surtout « une application insuffisante de la réglementation ».
Cette visite a fait l’objet d’un rapport d’inspection détaillé qui a été envoyé à la direction de la Centrale le 23 janvier.
Ce rapport pointe de façon nette les manquements d’EDF dont les principaux sont :«Une attention insuffisante aux risques de contamination par le tritium, tant en ce qui concerne l'état de la capacité de rétention, les programmes de surveillance du génie civil, le choix des méthodes de mesures employées par le service de prévention des risques et la formation des agents».
Il y est par ailleurs indiqué qu’«à l'intérieur de la capacité de rétention, des fissures sont présentes dans le béton, dont certaines ont manifestement fait l'objet d'une réparation d'étanchéité à l'aide de mastics ou de gels de silicone»
De même le rapport attire l’attention sur la présence de cloques percées dans le revêtement armé des bassins «révélant la présence de liquide entre le revêtement et le béton qu’il est censé protéger»
Ces trois remarques éclairent d’une lumière crue le jugement porté par Jacques Repussard – directeur général de l’Institut de Radioprotection (IRSN) – lors d’une interview accordée au JDD le 1er Janvier où il répondait à la question : «Estimez-vous que les centrales françaises ne sont pas sures ?».
La réponse a été on ne peut plus claire : «Il y a des vulnérabilités, il faut les traiter. Au quotidien, un certain nombre de manques existent. Parfois, des opérateurs manquent de vigilance, sur des problèmes de sous-traitance par exemple».
L’ASN a demandé à ce que soient réalisés dans les plus brefs délais les travaux nécessaires, que toutes les procédures – information, alerte, et contrôle – soient révisées et que soit entreprise une révision des formations des agents.
Ceci et bel et bon mais très largement insuffisant !
Au mois de septembre 2011 une filiale d’AREVA a été condamnée par la cour d’Appel de Nîmes pour « déversement de substances toxiques dans les eaux souterraines » après qu’un débordement de cuve se soit produit sur le site du Tricastin.
Il faut qu’aujourd’hui l’état introduise une instance auprès des juridictions concernées, visant la direction d’EDF et les responsables de la centrale de Civaux.
Sur un plan plus général il est manifeste que le passage au privé d’EDF se traduit par des restrictions à tous les niveaux de la gestion au quotidien des centrales nucléaires dont il faudra bien un jour décider la fermeture programmée.
Pour la période de transition des règles strictes doivent être établies dont l’application devra être surveillée par un organisme indépendant, pour que les arbitrages économiques s’effectuent en priorité pour assurer la sureté des centrales et non pour améliorer le profit des actionnaires.
Do i have a warrant: For those who have shattered what the law states, fully commited an offence, or perhaps would not pay out an exceptional fine it is likely you offer an charge warrant in your identify. It’s imperative that you understand as it can lead to the charge if you are pulled over from the law enforcement officials yet again for virtually any additional purpose, even for an easy site visitors infringement, since the warrant will no doubt show up on your report. Since the cannabis access to your entire history, anyone risk being imprisoned on the spot and brought straight away to imprisonment and want to make bail.
You also should know if you resided inside another condition and got straight into challenge with regulations it’s going to nevertheless appear record at the same time. Arrest warrants in most declares last for One hundred and eighty days back to back however that is ruled by simply every person express. Consequently it’s important to know if you are actually experiencing a great criminal arrest warrant because it keeps on your own report for quite a while.
The ultimate way to check if you need to police arrest guarantee within your identify is always to go to an online research internet site. The database may have almost all existing info and you’ll access it instantly. Doing this you will find the important information to look at required actions to be able to fix the actual criminal arrest warrant.
After you have identified you do have a warrant, the simplest way to certainly not entail the police would be to get in touch with a legal court residence and request your information associated with the particular wrongdoing showcased. As soon as the clerk accumulates the device supply her/him your warrant doctor quantity or name the particular justify is issued within. Once they have got taken the particular document inquire further exactly what has to be implemented to match the exceptional bring about. It can be as fundamental as spending an excellent as well as booking a court time. No matter, you may need continue together with required research and initiate the method to offer the bring about eliminated.
You should be aware if your police arrest justify is actually of an felony dynamics you must consult a legal professional and possess them act for you throughout the procedure. This can safeguard your own interests plus let you completely understand your own rights.
Interdire toute manifestation pour éviter des contestations ! Y en a qui poussent le bouchons un peu loin, non ? Défendre la concertation et la démocratie locale dans les Alpes Maritimes est un art de plus en plus difficile ! Et défendre nos jardins contre le bétonnage est transformé en "trouble à l'ordre public". Une première de mauvais goût qui doit être une dernière. On avance vraiment à reculons !
C'est là que l'on voit que pour défendre réellement l'écologie il faut agir et pas en parler. C'est d'ailleurs la ville où la construction de maison en bois était interdite ... et qui a un salon de maison en bois. Sans commentaire.
Pour signer LA PETITION
Voici le texte :
" A l'attention de :
le maire de La Trinité 06340
Suite à l’annonce d’un rassemblement organisé par le collectif citoyen d’habitants et de commerçants visant a obtenir une concertation publique sur le projet du réaménagement du Boulevard Général de Gaulle, le Maire de la Trinité répond par un arrêté municipal interdisant toute manifestation dans notre commune sous prétexte de :
- trouble grave à l’ordre public
- gène pour les « soldes »
- perturbations de travaux de voirie
- gène des transports publics et de la circulation
- prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens …
Cet arrêté : d'une durée de trois mois, valable dans la quasi totalité de la ville, semble bien fait pour bloquer toute véritable concertation et entraver toute modification citoyenne du projet.
DEVANT CETTE DÉCISION DISPROPORTIONNÉE QUI PORTE ATTEINTE A NOTRE LIBERTÉ D’EXPRESSION, NOUS DEMANDONS LA LEVÉE DE CET ARRÊTE ET RÉAFFIRMONS NOTRE VOLONTÉ DE CONCERTATION PUBLIQUE ET DÉMOCRATIQUE
Le collectif citoyen dont l’objectif est la concertation publique. "
Internet shopping can be consumer phenomena. Shoppers can obtain things without departing their properties; they can to utilise his or her workplace or perhaps entrance of the TV along with store shop go shopping! By shopping on the web people are at the mercy of a new metaphoric “global shopping mall”, in which garments, gadgets, just about everything comes as well as acquired. In regards to Tee t shirts, there exists a lot more range available online after that shops. The costs associated with Tee shirts, in many instances dramatically reduced on-line then in stores simply because sellers must tackle merchants as a result reduce the price. This is the reason it is much better to search on the web for you Tee t shirts, where you have a very larger assortment from which to choose as well as finally get them at a much lower fee than you’d in stores.
Tee tops will be the hottest promoting apparel sort around the entire world. There is a large, probable countless niche for brands to sell to be able to. Tee tshirts vary from deal price ranges to high-priced manufacturers. This kind of displays the particular opportunity at which Tee t shirts can be purchased to folks. With such a large market plus an at any time transforming manner tradition, new patterns and elegance are manufactured constantly. With lots of distinctive makes and styles, it’s very difficult to buy the ones you need. A lot of brands are usually exclusive to a single country and so are certainly not offered somewhere else. When they are purchased in diverse countries they may be generally sold scarce price. This is when the world wide web has a tremendous part. With all the energy of the internet things via different nations can be distributed will be the typical value they may be offered with in the united kingdom of creation due to the fact dealers undercut the particular top quality charges and can promote directly to the customer.
With your a big Tee tank top market place, you can find on-line Tee shirt retailers produced, focusing on the actual sales of simply T Shirts. With your online retailers offering exclusively Tee tops, they can undercut the price tag on their particular competition since they majority purchase the stock, thus reducing the cost, meaning shoppers obtain their Tee t shirts like a dramatically reduced fee. In particular I discovered one Australian Tee clothing web site which sells exceptional Tee tank top makes from all around the world, including The united kingdom in order to National which are not within Questionnaire. This for that reason undercuts most of the opponents in which sell foreign makes in a high price tag in stores. Along with selling many different Tee tshirts on the web from all over the world there exists a larger range intended for buyers, when compared with shops. Online stores can keep greater than a shop as the shop must exhibit those items and still have small space, whereas internet vendors basic must take images in the product and will store the components of your kickboxing it’s sent in.
Tous ceux qui s'intéressent vraiment à la politique (et même les autres, d'ailleurs) doivent absolument acheter le dernier numéro de Marianne. Précipitez-vous, il est encore en kiosque.
L'hebdomaire a consacré une longue enquête à l'électorat FN. Une vraie enquête. Pas de celles que la presse condescendante et bobo consent de temps à autre à pondre pour conjurer le "péril brun" prolétarisé.
Marine Le pen est jeune, très jeune en politique. Elle n'est pas laide, et elle est charismatique. Elle a le vent en poupe, et surtout, son électorat est bien plus fidélisé que ne se l'imaginent les adversaires du Front National. En fait, pour 2012, récupérer les électeurs du Front National, c'est déjà foutu. Marine Le pen ne pourra prendre le pouvoir en 2012. Mais si la politique menée d'ici 2017 échoue, ses rangs pourraient grossir démesurément jusqu'au seuil fatal où elle pourrait devenir majoritaire...
La presse ne cesse de saluer en François Hollande l'inéluctable vainqueur de 2012. Le Canard enchaîné que j'ai connu plus caustique et perspicace esquisse aujourd'hui en une un sous-marin émergeant sous le pédalo. Cette absence totale de lucidité ne laisse de m'inquiéter. L'électorat Front National est d'abord jeune et populaire. Pas exclusivement ouvrier. On y trouve largement représentée une France qui ne bénéficie guère des avantages variés dont la gauche se voudrait la généreuse dispensatrice.
J'ai été assez impressionné de voir la gauche relancer le droit de vote des étrangers aux élections locales. Il me semble que l'on a tout de même d'autres étendards à porter, en période de crise, qu'une mesure qui fait polémique et de surcroît, ne concerne, dans la réalité, qu'un tout petit segment de la population. Sans doute la gauche se croit-elle populaire quand elle fait des immigrés sa préoccupation principale.
Il y a une très forte pression protectionniste au sein de l'électorat FN, et, plus inquiétant, au sein de la population française, ce qui laisse à penser que le FN a une marge de progression possible.
La seule réponse pertinente, m'a-t-il semblé, dans cette campagne, a été et demeure celle de François Bayrou avec son projet de Made in France. Les procès en nationalisme auxquels il a donné lieu à gauche montre d'ailleurs les limitations de la gauche actuelle : prise au piège de sa propre hypocrisie elle dénonce les méfaits de la mondialisation tout en récusant toute solution nationale au nom de la mondialisation. Chacun de mes billets ici sur les biens produits en France que j'achète me valent un concert de quolibets et de sarcasmes de la pravdasphère.
On ne sait où en est l'UMP et la droite en général tant elles naviguent à vue, elle aussi, n'usant du fait national que comme seul argument électoral.
Il n'y pas de Hari Seldon (les amateurs du Cycle de la Fondation d'Asimov apprécieront la référence) au MoDem ni nulle part ailleurs, et nul ne sait donc de quoi l'avenir sera fait. On peut essayer de débattre avec Marine Le pen et les experts du FN pour obtenir des réponses (c'est sans espoir dans le domaine économique, ni Anne-Sophie Lapix ni moi ne parvenons à en obtenir de cohérentes...) mais c'est peine perdue, me semble-t-il. Son électorat n'en a cure, et toute "victoire" dans ce domaine ne reviendrait qu'à s'autocongratuler, spécialité de la pravdasphère et du landernau politico-médiatique en général.
La seule chose qui puisse faire reculer le FN, c'est d'une part un programme qui relance l'emploi et le pouvoir d'achat en France, la relocalisation de la production, en somme, et d'autre part, la prise en compte des inquiétudes de l'électorat FN (insécurité, immigration, déclassement). Bayrou répond au moins au premier item. Pour le reste, en revanche, rien au sein de la classe politique dans son ensemble en face du FN si ce ne sont tantôt de ridicules objurgations à rejoindre le camp du "bien" tantôt une imitation ridicule dont la servilité ne parvient pas à effacer la fadeur et l'inconsistance.
Une excellente, excellente, excellente enquête de Marianne auprès de Françaises et Français qui disent : « je vote Marine Le Pen ».
Une enquête qui a de quoi faire flipper les démocrates. J’ai maintenant une bonne idée de la favorite pour 2017… si la France ne choisit pas François Bayrou en 2012.
On y parle d'Argenteuil… et apparemment, de ses écoles.
Thierry, 22 ans, étudiant en philo : « J’ai les outils de la réflexion, je sais ce qui est fiable et cohérent et ce qui ne l’est pas. » Fiable ? Les idées de Marine Le Pen, pardi !
En débarquant dans la capitale, le jeune Niçois a perdu ses illusions.
« J’ai grandi dans la vraie France, là où les gens ne tabassent pas leurs voisins. Quand je suis arrivé à Argenteuil, la violence que j’ai découverte était inimaginable pour moi ! »
Thierry voulait être professeur de philosophie ; ses premières expériences au sein de l’Éducation nationale l’en ont dégoûté :
« C’est un milieu où je ne peux pas faire carrière, il n’y a pas d’avenir là-dedans, il n’y a plus aucun respect, ni de l’autorité, ni de la vie en collectivité. »
Thierry a d’abord adhéré à l’UMP : pas d’idées ni de débats, encore moins de résultats. (…) Le philosophe se retrouve chez Marine (…) : le FN est encore porteur d’espoir, quand Sarkozy, « avec le même programme », s’est montré impuissant.
Alors bien sûr, Marine Le Pen est loin des 50% des suffrages : je fais confiance aux sondeurs là-dessus.
Mais je fais aussi confiance à ma propre expérience des enquêtes, pour pondérer ce qui se dit.
D'habitude, les militants et partisans s’expriment de façon compliquée, tactique, masquant leurs faiblesses par des superlatifs, effaçant leurs doutes par des points de suspension. C’est plus ou moins fluide, chaleureux parfois, mais rarement très solide.
Et au contraire, ce que disent à Marianne quelques dizaines de partisans de Mme Le Pen, c’est du lourd. Leurs arguments sont simples, compacts, lourds, cohérents.
C’est du registre de : « quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend, on a des raisons de voter ce qu’on vote ».
Évidemment, ce sont des analyses illusoires, biaisées, quand elles ne sont pas mensongères. Évidemment, pour que la France s’en sorte, il faudrait faire à peu près l’inverse de ce que propose le FN. Mais aussi… à peu près l'inverse de ce que font PS et UMP depuis 30 ans. Et tant "d'inverses" peuvent dérouter.
Ça me fait penser à 1981 : on ne gagne pas une élection en démontrant que l’autre a tort. On la gagne en étant plus fort que lui. En allant plus loin. En avançant plus vite.
Ces partisans de Mme Le Pen sont des gens tout à fait normaux :
Ex-futur enseignant de philo ou ancien d’Accenture, ouvrière CFDT ou arabe anti-musulmans, tous ont un jugement très simple sur la situation : les gens au pouvoir ont dissout le pays, matraqué d’impôts les travailleurs, distribué des aides à foison aux étrangers, bref, « ils ne nous écoutent pas ».
Le mouvement autour de François Bayrou (ou de Jean-Luc Mélenchon, ou de Nicolas Sarkozy, ou de François Hollande) est dix fois trop ténu pour arrêter ça. Trop intellectuel, trop tactique, trop réservé aux initiés.
Quel que soit le vainqueur de 2012 (vous connaissez mon avis là-dessus), nous connaissons maintenant son opposante n°1.
Et si le pays ne se redresse pas vite, dès avant la fin 2012, alors il tombera chez Mme Le Pen. À mon humble avis.
Les chiffres de la liberté de la presse 2011 sont tombés ! La France, volontiers donneuse de leçon, n’a pas fière allure du bas de sa 38ème place du palmarès ! Force est de constater que ceux qui critiquent la forte collusion existante entre médias et politiques ont raison. J'y reviendrai. Quels enseignements tirés de ce classement ?
Le monde arabe en mouvement
Ce qui est intéressant, c’est de regarder l’impact des révolutions dans le monde arabe. Et malheureusement, il semble…
Lorsqu'il est sorti dans les salles en novembre dernier, L’Ordre et la Morale, le dernier film de Mathieu Kassovitz était l'objet d'une vive controverse par son sujet.
Dès son tournage, ce film dérangeait d’ores et déjà bien-pensants car il faisait dans le politiquement incorrect!
Dans « l’Ordre et la Morale », Mathieu Kassovitz évoque une « épopée violente et trouble » très politisée. L’extrait de la bande-annonce publié sur le site du film parle à lui seul: « 1988, dans l’île de Nouméa en Nouvelle-Calédonie. « 30 gendarmes retenus en otage par un groupe d’indépendantistes kanak. 2 hommes face à face: Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages. À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue. Mais en pleine période d’élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale.»
Malheureusement, cette négociation pour libérer les otages n’aboutira pas. L’assaut sera donné par l’armée et fera 2 morts chez les militaires et 19 chez les Kanaks.
Le contexte politique de cette prise d'otages sanglante n'est pas anodin. Elle s’est déroulée dans le contexte d’élection présidentielle, pendant la campagne qui opposa François Mitterrand à Jacques Chirac.
Le projet du film a muri 10 ans et s’est appuyée sur la lecture du rapport de la ligue des droits de l’homme sur cette affaire.
>Le scénario est tiré du livre du négociateur du GIGN, le commandant Lejorgus (qu’il incarne d’ailleurs à l’écran) «L’Ordre et la morale». Et ce film est le point de vue historique sur cette prise d'otages du commandant Lejorgus.
Lorsque j'ai écrit ce billet avant la sortie du film, le film l’Ordre et la Morale, il était interdit de projection. Non pas en Frace où il est sorti comme tous les autres films mais en Nouvelle-Calédonie. Je m'étais autorisée à écrire le vilain mot de censure ! Et comment appeler autrement que censure une interdiction de projection d’un film ou mettre en avant des justifications pour ne pas le projeter dans une partie de la Nouvelle-Calédonie sous le couvert de la bien-pensance.
Le tournage a lui-même été épique. À la suite de menaces d’un groupe indépendantiste de Kanack, Mathieu Kassovitz a du tourner son film en Polynésie. "Malgré tous nos efforts pour convaincre tout le monde, il restait des résistances, et on ne pouvait pas prendre le risque de mettre en danger le tournage. [...] Ce dont j'avais besoin, ce n'était pas d'un décor pour le tournage, c'était des Kanaks, eux-mêmes. Si j'avais admis ça plus tôt, j'aurais gagné cinq ans."
Qu’à cela ne tienne, le tournage du film a provoqué l’ire du député UMP et président de l’assemblée de la Province sud de Nouvelle-Calédonie. L’élu s’en est pris aux autorités locales de Papeete qui ont osé apporter une aide financière au tournage.
Sorti chez nous le 16 novembre, n'étant pas un Bluckbuster hollywoodien, il n'est pas resté longtemps à l'affiche comme les films tout publics. Les spectateurs cinéphiles doivent cavaler pour trouver une salle qui le projette. Si on l’a raté, il faut attendre patiemment la sortie du DVD en séance de rattrapage.
S'il a été momentanément censuré en Nouvelle-Calédonie, aujourd'hui, il ne l’est plus.
Mais alors avant sa sortie que de commentaires négatifs émanant du seul exploitant de cinéma (multiplex) de Nouméa, Douglas Hickson qui avait jugé le film trop sensible pour être mis à l’affiche car« trop polémique et très caricatural».
Mathias Waneux, élu de Nouméa et ami de Mathieu Kassovitz avait regretté cette décision. Selon lui, « C'est un film qui s'inscrit dans le cadre du devoir de mémoire et du processus de réconciliation» et « Ceux qui disent que les gens d'ici ne sont pas mûrs pour le voir ont tort car jamais aucun film au monde n'a donné lieu à autant de démarches de rapprochement humain.» si le film est censuré à Nouméa, il sortira à Papeete.
L’exploitant de Pacific Film soeur de Cinécity, a défendu la position de Douglas Dickson et a usé de la langue de bois pour démontrer qu’il ne s’agissait pas de censure. Pour le directeur de Pacific Film, la question de la diffusion en Polynésie « : « Je me mets à leur place : si j’avais un film sensible au cœur d’une polémique et susceptible de créer du désordre dans un de mes cinémas, j’aurais peut-être été obligé de renoncer au film et de prendre la même décision » affirme-t-il, en ajoutant : « ce n’est pas de la censure. Ceux qui le veulent sont libres de diffuser le film en Nouvelle Calédonie »
Eh bien avec retard, depuis décembre, le film L'Ordre et la morale est enfin diffusée en Nouvelle-Calédonie ! Douglas Hickson cité plus haut est resté droit dans ses bottes en refusant de le projeter, et s’est rapproché des politiciens locaux qui partageaient le même sentiment que lui.
Le réalisateur de « l’Ordre et la Morale » doit se frotter les mains car malgré tous les discours de bien-pensance et de censure momentanée, il fait salle comble, et même devant l'afflux de spectateurs, une séance supplémentaire a dû être organisée. « Les trois projections ont attiré un public nombreux et de toutes les ethnies, se félicite Cathy Maurin, la présidente du CACB. Si les adultes étaient beaucoup plus nombreux lors des deux premières séances, ce soir, les jeunes étaient largement majoritaires. » Évidemment, certains spectateurs ont été dérangés par ce film mais ainsi que le souligne une spectatrice « Que ce soit du côté européen ou kanak, de toute façon, on ne peut pas être fier de ce qui s’est passé. »
D’aucuns ont reproché à Mathieu Kassovitz son impartialité. Il n'aurait tenu compte que du point de vue du commandant du GIGN que certains considèrent comme un traitre, notamment l’un des preneurs des otages, Benoit Tangopi qui a survécu à l'opération Victor.
Malgré toute cette controverse, on peut tout de même se faire une idée de la politique française en Nouvelle-Calédonie. Et si l'on ne veut pas rentrer dans cette polémique politicienne, il faut se placer du point de vue du cinéphile et de la liberté d'expression.
C’est dans la tradition du cinéma engagé et la défense de la liberté d’expression que s’inscrit le film l’Ordre et la Morale. Indépendamment de notre sensibilité politique, Il faut défendre à tout prix l’indépendance du 7e art pour qu’il ne soit pas la botte de la politique politicienne.
Nicole Bétrencourt.
C'est curieux : je suis un centriste d'obédience libérale et je devrais donc considérer Mélenchon et ses supporters comme mes adversaires principaux, et pourtant, ce n'est pas le cas.
Bayrou et Mélenchon s'opposent radicalement par leur analyse de l'environnement économique, ce qui est loin d'être négligeable, mais ils partagent aussi un goût prononcé et profond pour la culture et la défense de la culture et un véritable amour du peuple français.
Quand j'entends Mélenchon parler sur l'école, par exemple, en dehors de Bayrou, je trouve que c'est le seul qui échappe à la doxa bien-pensante et si c'était l'unique critère de mon vote, nul doute qu'il lui serait acquis immédiatement après Bayrou.
Bon, évidemment, si vous lisez de temps en temps le blog du товаричь (tovaritch : paf, j'ai réussi à l'écrire en russe :-) !) Gauche de combat et ses échos de la gauchosphère, vous allez constater de, comment dirais-je, substantielles divergences de vue...
Au fond, Mélenchon et Bayrou ont en commun d'être des trublions, des empêcheurs de tourner en rond. J'ai bien aimé la manière dont Mélenchon a envoyé ch... le petit Journal. Il paraît que Barthès va perdre sa carte de presse. Bon débarras. Ce gars-là fait du divertissement, pas de l'information et en plus il diffuse des contre-vérités. A preuve l'histoire de l'audi qui n'appartenait pas à Bayrou ou encore, plus récemment, la fausse absence d'effusions entre Éva Joly et Mélenchon.
Bref, respect pour Mélenchon, mais...ça s'arrête là, parce que politiquement, les amis, c'est la baston, on n'a presque rien de commun, les gauchos et moi :-)
François Bayrou a réagi, lundi 23 janvier, au discours prononcé par François Hollande au Bourget, estimant que la priorité ne doit pas être de "rejeter la faute" mais de "lutter contre le chômage".
Le candidat à la présidence de la République a expliqué avoir "un désaccord de fond avec François Hollande". "Lui dit que son ennemi c’est la finance, moi je dis que mon ennemi c’est le chômage", a-t-il pointé. Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, il s'agit d'un moyen de rejeter la faute. "Dire que c’est de la faute de la finance est une façon d’affirmer que les difficultés ne sont…
Je trouve que c'est bizarre cette arrogance du Président français envers des démocraties comme la Turquie et son silence honteusement faux-cul et ses courbettes soumises vis à vis de dictatures puissantes comme la Chine ou de régimes autoritaires comme la Russie. Quand il s'agit de Droits humains, et de terribles moments d'histoire comme les génocides, nos rodomontades et nos leçons sont ridicules dans leur "deux poids - deux mesures ". Et venant d'un pays colonialiste sans pitié et à la conscience chargée, ça tourne au ridicule.
Et puis donne-t-on des leçons similaires au Japon qui n'a pas reconnu les atrocités commises en Asie pendant la seconde guerre européenne ? Une des deux guerres qui sont d'ailleurs abusivement appelées mondiales puisque provoquée de façon imbécile et criminelle par des puissances autoritaire ^pour la première, puis pour la deuxième par les fascistes d'Europe et leurs alliés ou conquêtes qui ont tous commis l'infini irréparable, la Shoah. Et entraînée par la lâcheté des pays limitrophes vis à vis du régime allemand avant le début de cette deuxième guerre.
De plus taper encore et toujours sur des pays de confession majoritairement musulmane devient d'une banalité monstrueuse et suicidaire.
Ceci est dans la continuité :
- de l'abandon des populations musulmanes de Bosnie Herzégovine par les pays d'Union Européenneil y a environ quinze ans, débouchant sur un génocide et des atrocités allant au-delà de la raison humaine,
- du détournement du regard par les mêmes sur le génocide entrepris par la Russie en Tchétchènie ,
- de l'effondrement de nations provoqué par les interventions-croisades des pays "européens" ( USA, Russie et autres pays à population majoritairement européenne), actions meurtrières pour tous et inutiles, car engagées sans plan cohérent, sans volonté d'aide à résoudre des problèmes crées en grande partie par les mêmes puissances ( soutien à Saddam Hussein, instrumentalisation du groupe " taliban" au Pakistan ...etc ), et sans but intelligent et solidaire, en Afghanistan, en Irak ... etc.
Et sans parler des actions de la pacification génocidaire entreprise pendant des décennies en Algérie à partir de 1930, pour soumettre et écraser sa population avec une barbarie hélas coutumière depuis l'Inquisition, puis les invasions de continents entier comme l'Amérique à partir du XVème siécle par les dirigeants de pays d'Europe et leur armée de "conquérants" sans foi ni loi. Puis l'Afrique et l'Océanie.
Alors donner des leçons avec un tel passé, un tel passif est indécent et monstrueux !
Une loi de plus. Une loi qui ne servira à rien et n'aidera pas à la réconciliation indispensable entre peuples de Turquie et peuples d'Arménie. Une ingérence inutile.
Vous pouvez aussi lire cet excellent article de fond, dont je partage l'analyse :
RETOUR SUR UNE LOI FRANÇAISE LIBERTICIDE
par Didier BILLION, Directeur des publications de l’IRIS,
http://www.iris-france.org/docs/kfm_docs/docs/observatoire-turquie/2012-04-01-db-loi-gnocide-liberticide.pdf
Voici notre communiqué EELV :
" Le groupe écologiste du Sénat a voté aujourd’hui contre la proposition de loi de Valérie Boyer (UMP) « visant à réprimer la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi », loi mémorielle qui ne dit pas son nom et vise à pénaliser la négation du génocide arménien.
Le groupe écologiste du Sénat réaffirme que le peuple arménien a subi un génocide et que c’est aux historiens de définir la manière dont celui-ci a été perpétré et planifié par les « Jeunes-Turcs » à partir d’avril 1915.
Pour autant, cette proposition de loi n’a pas lieu d’être, car ce n’est pas à la France de demander à la Turquie de reconnaître ce génocide. Ouvrir au politique la possibilité d’écrire l’histoire, c’est ouvrir une brèche dangereuse.
De surcroît, ce texte, contraire à l’article 34 de la Constitution, risque d’être annulé par le Conseil Constitutionnel et entraîner dans sa chute la loi de 2001 reconnaissant le génocide arménien, ajoutant de la souffrance à la souffrance.
« Ce que nous attendons de la France, a indiqué Jean-Vincent Placé, Président du Groupe écologiste et Sénateur de l’Essonne, ce n’est pas de diviser, de jeter du sel sur les blessures. Ce que nous attendons d’elle, c’est le travail de mémoire, la réconciliation, le rassemblement. »
Esther Benbassa, Sénatrice du Val-de-Marne et historienne, a ajouté que cette proposition de loi « ne contribuera ni à la reconnaissance turque du génocide, ni au rapprochement arméno-turc. »
Les écologistes appellent à un travail de mémoire sur ce crime, que ce soit par résolutions, commémorations, ou par une commission internationale d’historiens qui ait accès aux archives, et puisse entreprendre toute démarche qui permettra d’aboutir à la reconnaissance de ce génocide par la Turquie. "
Cette vidéo filmée en Afghanistan est abominable ! Elle relate, si les faits sont confirmés, un comportement ignoble de la part de soldats censés avoir été envoyés en Afghanistan pour combattre le soi-disant "axe du mal" au nom des valeurs de la démocratie et des droits de l’Homme.
De quoi s’agit-il ?
La vidéo montre quatre individus rigolards, en uniforme américain, urinant tranquillement sur trois cadavres qualifiés de rebelles talibans. Pour ajouter au sordide de l’affaire il est clair que ces ignobles individus étaient parfaitement conscients qu’une autre personne était en train de les filmer.
Pendant qu’ils se laissent aller les « salauds », en effet, jettent des « yeah » satisfaits, et l’un d’eux va jusqu’à lancer à l’adresse du cadavre dont il salit la dignité « passe une bonne journée mon pote».
Les autorités militaires et civiles américaines ont beau indiquer qu’une enquête est ouvertes, prendre des mines contrites, ce n’est pas la première fois que ce genre de dérapage dégradant pour l’adversaire mort ou prisonnier est évoquée à propos de militaires américains en campagne.
Personne n’a oublié les tortures et les humiliations dont été victimes des détenus militaires irakiens dans la prison d’Abou Ghraïb en Irak. Tout cela vient s’ajouter aux bombardements de civils et autres exactions commises ces dix dernières années.
Si quelque part l’on souhaitait attiser encore plus la haine de la communauté musulmane mondiale à l'égard du monde occidental, pour mieux préparer une nouvelle intervention « pour la liberté » on ne s'y prendrait pas autrement.
Décidément, il y a définitivement quelque chose de pourri en Amérique!
« Uriner sur quelqu’un, c’est un acte radical, la violence est physique» a déclaré Rony Brauman l’ancien Président de Médecins Sans Frontière, ajoutant «on « élimine», et cela rentre dans cette logique. C’est très extrême».
Une condamnation sans appel est requise des autorités américaines, civiles et militaires. La France et l'Allemagne, mais également l’Union Européenne, s’honoreraient de marquer officiellement leur désapprobation pour ce qu’il faut bien appeler une profanation sordide de corps humains.
Les pays de la coalition en Afghanistan ont-ils clairement fait connaître leur condamnation de ces actes odieux?
Des enquêteurs indépendants doivent être nommés par l’ONU avec mission d’aboutir, dans la transparence la plus totale, rapidement et concrètement, à l’arrestation et au jugement des coupables à qui une lourde condamnation doit être infligée.Il faut que justice passe.
Il ne s’agit pas ici de cautionner en en aucune manière les actions des Talibans qui, lorsqu'ils sèment la mort par des actes terroristes, sont tout aussi ignobles et détestables, mais en l’occurrence, rien ne peu justifier, si les faits sont avérés, un tel mépris de la dignité humaine.
Dans cette affaire exécrable c'est d’abord à ceux de notre propre camp que nous devons réclamer des comptes.
En moins d’un mois six nouveaux militaires français ont été tués en Afghanistan. Deux le 29 décembre, et quatre ce vendredi 20 janvier. Ce qui porte à 82 le nombre de morts français depuis 2001 pour un contingent militaire qui compte 3600 hommes – troisième par le nombre des forces de la coalition –. Ce contingent, qui participe à l’entraînement de l’ANA – Armée Nationale Afghane – devrait quitter le théâtre des opérations fin 2013.
Partir, fin 2013 au terme de la mission que la France, PS et UMP confondus, a acceptée aux côtés des Allemands, des Anglais et des Américains ou partir dès la fin 2012 comme le réclame François Hollande, n’est pas vraiment la question. Les militaires français doivent quitter l’Afghanistan, en bon ordre, en toute sécurité et, oui, le plus tôt sera le mieux.
Visiblement la position de la France, exprimée vendredi par le Chef de l’Etat – constitutionnellement chef des armées – semble s’être infléchie. Nicolas Sarkozy a toujours considéré l’engagement des troupes françaises en Afghanistan comme un « combat des démocraties pour défendre leurs valeurs » contre « la barbarie ».
En août 2010, il rassurait les membres de la coalition, en indiquant que la France resterait «en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire» tout en précisant que les décisions qu’il pourrait être amené à prendre ne seraient «pas soumises à des calendriers artificiels ou à des humeurs médiatiques».
Le voilà, vendredi 20 janvier, qu’il annonce une « suspension de toutes les opérations de formation et d’aides au combat de l’armée afghane » allant même jusqu’à poser «la question d’un retour anticipé des troupes françaises».
Que se passe-t-il ? Sommes-nous une fois de plus confrontés au travers de Nicolas Sarkozy aussi prompt dire tout et le contraire du tout dès lors que ses intérêts du moment lui semblent en cause ?
Ce dossier mérite sans doute un examen un peu plus approfondi et un jugement moins tranché.
D’abord, les quatre soldats ont été tués par un membre de l’ANA alors que ceux-ci n’étaient pas armés. Cela est parfaitement inacceptable, comme l’a dit très justement Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie des vœux aux corps constitués « l’armée française n’est pas en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus »
Ensuite ces actes criminels ont été perpétrés dans un contexte que jusqu’alors les porte-parole de l’Otan n’ont jamais admis officiellement. Un rapport interne de l’ISAF – force de l’OTAN pour l’Afghanistan – rendu public en juin 2011 et repris vendredi par le New-York Times révèle que depuis 2007 les soldats américains ont été victimes de fusillades de la part de soldats et policiers afghans.
Cette animosité meurtrière s’est progressivement développée au point qu’entre mai 2007 et mai 2011 elle serait la cause de 6% des pertes totales occasionnées par les opérations de combat.
L’infiltration d’insurgés talibans dans les forces de l’ANA, même si des cas existent, ne suffirait pas à expliquer un phénomène plus global qui s’est accéléré brutalement depuis 2009.
« Il est clair que les altercations meurtrières ne sont ni rare ni isolées; elles reflètent une menace en hausse rapide et systématique – dont l’ampleur pourrait être sans précédent, entre alliés, dans l’histoire militaire moderne –», explique l’auteur du rapport qui ajoute, que les dénégations des officiels de l’OTAN « semblent peu sincères, sinon intellectuellement profondément malhonnêtes».
Le climat de haine qui s’est installé entre les forces afghanes et celles de la coalition est en train d’apparaître au grand jour. Il inquiète y compris dans les rangs de l’ANA.
Un officier de cette armée, dont les propos ont été repris par le New-York Times, qualifie ses soldats de « voleurs, des menteurs et des drogués » et désigne les américains comme « des brutes grossières et arrogantes ». Il dit craindre que ce contexte « ne devienne bientôt un problème majeur dans les rangs subalternes des deux armées ».
Alors que Gérard Longuet – le ministre français de la défense – s’en tient à la version officielle, l’auteur de la fusillade qui a tué 4 de nos compatriotes et blessé 15 autres est « un taliban manifestement infiltré de puis longtemps » dans l’armée afghane, une des sources locales indiquent de son côté : « c’était un vrai soldat, enregistré. Pendant ses premiers interrogatoires par des soldats français, il leur a dit qu’il avait fait cela – la fusillade ndlr – à cause de la vidéo sur laquelle des soldats américains urinaient sur des cadavres ».
Enfin, pour ce qu’il est possible d’en savoir à l’heure actuelle, il apparaît très nettement que la position française au sein de la coalition à propos des conditions de sortie d’Afghanistan ne soit pas identique à celle envisagée par les américains.
L’équation actuelle retenue pour se dépatouiller du bourbier dans lequel
Georges BUSH a entrainé l’Amérique et ses alliés britanniques, allemands et français peut se résumer d’une trait synthétique: sortir au plus vite – fin 2014 – au moindre coût humain et en laissant le pays assurer seul sa destinée en donnant aux autorités afghanes – le régime de l’actuel président KARZAÏ – les moyens de contenir les Talibans sans l’aide de l’Otan à un coût financier le plus réduit.
Hors à ce jour non seulement la situation financière du pays n’est pas assurée – 90% du budget afghan provient de l’aide extérieure – mais
Washington, bien que souhaitant maintenir après 2014 cinq bases militaires en Afghanistan, renâcle à maintenir sa participation au niveau actuel et tente d’imposer à ses alliés une nouvelle répartition de l’aide plus à son avantage. Ce que ceux-ci refusent en proposant que les pays du Golfe soient mis à contribution.
De plus les Etats-Unis qui continuent unilatéralement de dérouler leur plan de sortie d’Afghanistan ont engagé à Doha au Qatar des négociations avec les Talibans en vue d’explorer la possibilité de leur intégration dans un futur gouvernement d’union nationale.
Au regard du contexte général extérieur – montée de la haine à l’endroit des occidentaux, augmentations des pertes humaines, détricotage des solidarités à l’intérieur de la coalition – la diplomatie française doit trouver un juste équilibre qui permette à notre pays de ne pas se laisser imposer une ligne qui ne préserve pas ses intérêts dès lors qu’elle s’aligne sur les positions de l’Oncle Sam.
Faut-il vraiment que la France, en collant systématiquement à la diplomatie de la canonnière des USA, se mette encore un peu plus à dos l’Iran, la Russie et le Pakistan qui ne veulent pas de bases militaires américaines dans la Région ?
Faut-il vraiment que les soldats français fassent les frais d’une politique qui viserait à l’intégration des Talibans dans un gouvernement d’union nationale contre le souhait d’une partie des fractions afghanes qui les ont combattus jusqu’à ce jour ?
Faut-il vraiment que la France, qui doit emprunter pour couvrir son déficit primaire, se laisse imposer une augmentation de la part financière qu’elle assume dans cette guerre où elle s’est laissée entraîner?
Faut-il vraiment que la France se brouille avec ses alliés de la coalition en particulier ses alliés européens ?
A ces quatre questions la réponse est non !
Cette détestable période de 10 ans de guerre, dont l’issue, à ce jour, est largement incertaine – la guerre civile et le chaos en Afghanistan ne sont pas à exclure – exige de tous les responsables politiques français exemplarité et solidarité dans la manière d’aborder les faits qui nous parviennent d’Afghanistan.
Les enjeux sont d’une grande gravité. Le respect que nous devons à ceux de nos soldats qui sont morts ou blessés gravement commande de ne pas céder à la tentation d’instrumentaliser à des fins électorales les difficultés qui sont celles du Pays tout entier.
François Bayrou qui s’est exprimé hier dimanche sur Canal + a su, sur ce point, donné le ton juste et responsable en déclarant très simplement mais avec beaucoup de hauteur « au moins soyons calmes et rationnels dans les décisions que nous allons prendre et ne prenons pas des décisions uniquement dictées par l’émotion».
Les Croates ont approuvé à une majorité des deux tiers l'entrée de leur pays dans l'Union européenne lors du référendum qui s'est déroulé dimanche 22 janvier.
Gros bémol néanmoins : la participation a été faible : elle s'est élevée à 43,54%. C'est grossomodo la participation aux élections européennes en France... Force est de constater que la Croatie ne semble donc pas être le pays qui fera remonter les stats !
Le Premier ministre Zoran Milanovic, fraichement élu, a déploré cette forte…
Je suis assez tenté de souhaiter bonne retraite à Nicolas Sarkozy, à l'instar d'un autre Nicolas, et j'en profite pour revenir sur l'article du Monde qu'il cite. Nicolas Sarkozy se laisse aller à des confidences et avoue qu'il ne croit plus guère en sa victoire. Plus personne à droite ne peut gagner car il est trop tard pour lancer une alternative crédible. Si la droite veut éviter toutes les conséquences d'une prise de pouvoir par la gauche, et elle serait alors totale puisqu'elle détient déjà le Sénat, les grandes villes et les Régions), elle ne peut qu'espérer se reporter vers le Centre.
Évidemment, il y a des différences notables entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Il ne faut pas compter sur le premier pour chasser les étudiants étrangers, et, si je crois qu'il évitera d'alourdir démesurément les impôts, il fera le nécessaire tant que notre budget ne sera pas à l'équilibre. Il ne fera pas des fonctionnaires ses cibles principales. Les lobbies et les réseaux de pouvoir ne trouveront pas d'oreille complaisante auprès de lui. Mais François Bayrou a en commun avec Nicolas Sarkozy de respecter l'initiative individuelle et privée. Sa politique n'ira pas contre les entrepreneurs, pas contre les salariés non plus dont il désire alléger les charges, pas contre les professions libérales trop souvent stigmatisées. Pas de démagogie ni d'ennemi pointé du doigt, mais des objectifs clairs et précis, avec des mesures identifiées et pragmatiques adossées à une éthique irréprochable. Bayrou n'aime pas que l'on fasse de l'argent la pierre angulaire de l'action humaine, mais il n'a pas non plus cette détestation mêlée de fascination et d'attirance pour le capital que l'on trouve à gauche. Son refus de stigmatiser la finance et les banquiers et son choix de désigner les causes réelles de notre essouflement attestent ce désir d'honnêteté.
Le coeur même de la démocratie chrétienne au fond, avec toutefois une touche de laïcité nettement plus appuyée que le démocrate-chrétien moyen auquel l'opinion est habituée.
Je n'aime pas l'idée de voter pour quelqu'un par défaut, ne serait-ce que parce que je l'ai trop fait moi-même. C'est pour cette raison que j'essaie de donner des raisons objectives aux électeurs de droite de voter pour Bayrou, sans toutefois leur mentir. Il leur reste cent jours pour réfléchir à la question.
François Hollande, dans son discours d'hier au Bourget, a assuré que son "véritable adversaire, qui ne sera jamais élu, mais qui gouverne, c'est le monde de la Finance".
Et pourtant, dans l'article "Ceux qui ont conduit la France en seconde division" illustré par une photo avec ""les cigales" françaises, le Président Jacques Chirac et son Premier ministre Lionel Jospin", l'hebdomadaire Le Point de cette semaine publie le petit encadré suivant : "Sapin, VRP de la dette" :
Qu'est devenu Michel Sapin ? il est aujourd'hui chargé du projet présidentiel de François Hollande !
Il y a donc bien une co-responsablité du PS et de l'UMP dans le niveau actuel de la dette française, et dans sa trop grande dépendance aux investisseurs étrangers.
J'adore chercher querelle à la pravdasphère, mais il y a tout de même une chose qu'il faut admettre, c'est qu'une fois Sarkozy partri un sacré paquet d'abrutis va gicler avec.
Je ne parlerai pas de l'actuel Ministre de l'Éducation Nationale par respect pour les graves évènements qu'il vit à l'heure actuelle, mais à défaut, je me défoulerai sur l'incapable Guéant.
Regardez quelles belles et intelligentes filles ce vil scélérat fait partir de France. Rien que pour ça, déjà, des baffes.
Plus généralement, la manière dont le gouvernement Sarkozy emm... les étudiants étrangers depuis 5 ans avec une cristallisation de la connerie cette dernière année me met hors de moi.
Je ne sais pas qui sera finalement notre prochain président (j'exclus de la palette Marine Le pen car elle n'aura jamais la majorité nécessaire pour la porter au pouvoir même si ses adversaires présentaient un cochon en face), mais une fois Guéant chassé et ses circulaires débilissimes pour ne pas dire criminelles abrogées, je crois que rien que pour ça, je déboucherai le champagne.
J'aime bien la dernière trouvaille du Faucon. Il espère que les blogues de gauche ne deviendront pas une pravdasphère si Hollande est élu. Je le rassure : ils le sont déjà :-) Même moi je n'aurais pas osé copier-coller un discours aussi long (et fumeux) sur mon blogue. On se congratule, chez les pravdonautes : y'a vraiment pas de quoi.
Une chose, en tout cas, est certaine : Hollande n'est pas l'homme de la situation. Ce type-là en est encore à chasser les moulins à vent au lieu de s'occuper des vrais problèmes.
J'ai dit à quel point déclarer la finance ennemie publique était d'un ridicule consommé. C'est encore Bayrou qui a apporté la meilleure réplique à Hollande en rétorquant que l'ennemi, évidemment, c'est le chômage.
Bien sûr les pravdablogueurs se déchaînent contre Bayrou tentant de le discréditer par tous les moyens, mais rien n'y fait, Bayrou progresse dans de nombreux segments de l'opinion publique.
Que l'on ne s'y trompe pas : j'en ai trouvé pour tenter de faire valoir que Bayrou était l'archétype du gentleman farmer, mais la réalité, c'est que l'homme de réseaux, c'est Hollande : voyez ce qu'observent les gauchos des gauchos eux-mêmes ! Moi, ça ne me gêne pas, en soi, que sa direction de campagne soit truffée de représentants des grands groupes et des grandes banques, mais qu'il cesse de jouer à l'alter-mondialiste en levant haut le menton pour décréter la finance proscrite. Je dis que cela ne me dérange pas mais...à voir. Le problème, c'est que les mêmes individus viennent ensuite rôder dans les couloirs de l'Élysée, et je peux vous garantir que leurs intérêts sont loin d'être les nôtres...
Et hop, salut Florac ! Rien de tel que le jean cévenol. Je songeais, les soldes et embonpoint venant, à me racheter quelques jeans : petit tour sur mes magasins en ligne habituels, visites chez quelques marques connues mais, soudain, inspiration ! Et si je cherchais jean français sur Internet ? Petit tour sur google et...bingo ! Je suis tombé sur le site des Jean's Tuffs. Trois frères résistent encore et toujours l'envahisseur et continuent de produire de la toile de qualité. Je vais pouvoir d'ailleurs vous en donner mon sentiment, j'ai commandé deux pantalons. Bon : ils sont à 59 euros, ok, mais ce n'est pas plus (et même moins en fait) que des jeans de marques diverses mais connues qu'on paie des fortunes, souvent plus de 100 euros/pièce. Quand je dis "on", je veux dire certains, évidemment.
La manufacture de Tuff a employé jusqu'à 45 salariés. Aujourd'hui, l'atelier n'occupe plus que trois personne, de novembre à pâques, seulement. Sans doute une activité complémentaire. L'ancêtre des Tuffery, Célestin Tuffery, était lui-même tailleur au début du XXème siècle. La tradition s'est poursuivie envers et contre tout.
C'est tout de même dingue, quand j'y pense. Regardez les jeans qui figurent sur le site Levi's, l'une des marques les plus célèbres. Enfin, regardez les jeans mais surtout les prix : de 100 à 400 euros, nom de Zeus ! Et il y a des clients. Alors, bon, avec leurs 60 euros, les trois frères, ça va ils ne volent pas le client, et, au moins, on est sûr qu'il n'y a ni prisonniers chinois (voire nord-coréens) ni enfants dans les ateliers qui triment pour les confectionner.
Je ne dis pas que 60 euros c'est donné, mais à qualité et standing comparés, je pense que cela vaut le coup. D'ailleurs, à Florac, tout le monde porte ces jeans.
Bon, ça va encore faire ricaner l'Nicolas et l'Marc qui jugent insignifiante et grotesque l'idée principale de Bayrou sur le Made in France, l'Romain va encore hurler au loup nationaliste, il n'empêche que quand tu cherches, tu constates que cela tient la route la piste qu'a flairé le Béarnais.
Allez, Norbert, Jean-Jacques et Jean-Pierre, on est avec vous ! Comme quoi, le Textile n'est pas condamné à s'expatrier nécessairement en Asie.

" L'association évaléco vous présente ses meilleurs vœux pour l'année 2012 et vous invite à son prochain café-débat :
Le vendredi 27 janvier 2012 à 18h30, sur le thème : « France : terre d'accueil ? »
avec Samira Rassif du Collectif des travailleurs sans papier et Christine Guerin pour RESF
Lieu : 11 rue Gazan à Grasse, (à côté de l'Hotel de Ville et de la Cathédrale) "
Je vois quelques congénères blogueurs et plus généralement la pravdasphère (pas mal pravdasphère, je retiens, ça me plait bien) comme le dit ironiquement le Faucon se réjouir du dernier discours de leur leader maximo. Y'a franchement pas de quoi. Passons-les en revue les propositions de Hollande :
Séparer les activités de crédit et de "spéculation" comme le dit joliment Hollande...J'ai longtemps cru que c'était une mesure à prendre pour les banques, mais, à la réflexion, cela risque d'assécher le crédit. Ce sont les activités financières qui permettent aux banques de dégager les bénéfices avec lesquelles elles financent ensuite l'économie. Je ne suis donc pas du tout convaincu de la pertinence de l'idée.
Interdire les produits financiers sans lien avec l'économie réelle : exemple de formule bateau qui ne veut rien dire. Si Hollande pense à tous les produits financiers qui permettent de se couvrir contre le risque, c'est une très mauvaise idée. Sans couverture de risques, pas de prise de risques, évidemment, donc, là encore, assèchement du crédit. Tout au plus pourrait-on commencer à mener une réflexion sur la possibilité légale de spéculer sur un produit servant à couvrir le risque. Là, cela pourrait avoir un sens. Mais je crois que Hollande est assez loin de cela.
Tout ce qui est européen, agence de notation, contribution écologique, taxe sur les transactions, ça ne mange pas de pain et ça n'engage à rien. Et en France, concrètement, il propose quoi ?
La création d'une banque publique d'investissement ? Financée avec quoi ? Sarkozy a déjà mis en place des fonds stratégiques. Il faudra faire des choix pour les financer. A-t-on entendu Hollande s'exprimer à ce sujet ? Non. Comme le disait en réaction Marielle de Sarnez, le discours de Hollande n'est vraiment pas approprié aux temps de crise : quid de la dette, quid des déficits ?
Création d'un livret d'épargne entièrement dirigé vers les PME et tranche d'imposition supplémentaire sur les gros revenus, ça, ça va.
Je vois qu'il a encore promis la retraite à 60 ans : de l'esbrouffe. Mensonge. Il n'en fera rien alors qu'on sait que 62.5 ans n'est pas suffisant.
Encadrer les loyers ? Je pense que le dispositif de 1948 a laissé suffisamment de traces pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Au lieu d'agir en amont, une fois encore Hollande ne pense qu'à taxer et sanctionner. Il aboutira simplement à un blocage du marché immobilier, cela me paraît évident.
Conclure en faisant de l'adversaire principal la finance, enfin, c'est ridicule. Cela ne veut rien dire. La finance, c'est très vaste. Il faut simplement la remettre à sa vraie place quand c'est possible et limiter les abus, c'est tout. Mais bon, on le sait, depuis 2007, Hollande n'aime pas les riches. Et au fait, et Noah et son évasion fiscale, qui était là, il a un programme spécifique pour les people de gauche, Hollande ?
Côté social, c'est la gauche, quoi : droit de vote aux étrangers, laïcité, et cetera...Il n'y a qu'une mesure qui reçoit vraiment mon aval, c'est celle de supprimer les exonérations fiscales pour les entreprises qui ne mettent pas en place une véritable parité de salaire entre hommes et femmes à poste égal.
C’est avec un peu de retard du à un incident technique… mais ce n’est pas encore la fin du mois.
Je viens vous présenter tous mes meilleurs vœux pour l’année 2012.
Cette année s’annonce riches en événements politiques, les élections présidentielles et les élections législatives dans la foulée.
Mais que cette année nouvelle soit empreinte de sollicitude envers son prochain et de plus de bonheur pour chacun.
Bonne année à toutes et à tous.
J'ai le plaisir de publier une note que nous avons co-écrit avec Claude MATHON, Ancien chef du Service central de la Corruption et Magistrat à la Cour de cassation.
Les agences de notation paraissent être le domaine réservé des spécialistes de la finance. Mais elles interrogent aussi les juristes. « Nul ne peut officier en sa propre cause » ! Ce principe général de bon sens qui fonde celui de la prohibition des conflits d’intérêts, devrait sans nul doute être appliqué aux agences de notation. Parce qu’en définitive qui sont-elles ? Comment sont-elles financées, qui les paie ? Le sujet paraît tabou. Soit il est délibérément ignoré, soit il est éludé. Or il est urgent de lever le voile car les décisions que les agences prennent ont des conséquences importantes sur les budgets des Etats et des ménages. En résumé si la France est obligée de verser des taux d’intérêt plus élevés pour se financer, cela aura une répercussion directe sur les taux des crédits immobiliers ou des crédits à la consommation de ces derniers.
Si, dans le système financier tel qu’il existe aujourd’hui, l’évaluation du risque attaché à une créance, l’impact des politiques publiques sur la qualité de crédit des Etats sont nécessaires, alors l’analyse de ces risques doit être confiée à des organismes au-dessus de tout soupçon de conflit d’intérêtss. Or, on est loin du compte :
1°) Les agences de notation sont rémunérées par les Etats ou les organismes qui veulent être notés ou qui utilisent la note. Ce système « émetteur-payeur » dans lequel l’agence de notation est employée et payée par l’acteur du marché qui souhaite être noté pour pouvoir espérer obtenir des capitaux sur les marchés financiers est au cœur d’un conflit d’intérêts surtout lorsque l’on sait que 90 % du chiffre d’affaires des agences de notation provient des entités notées. Le conflit d’intérêts est patent et réside dans le fait que les agences trouvent un avantage à attribuer une note supérieure à celle qui est réellement méritée aux entités qui les financent. Les déclarations d’un ancien analyste de l’agence Moody’s devant la Commission d’enquête sur la crise financière du Sénat américain est à cet égard révélatrice : « la pire crainte d’un analyste était qu’il fasse quelque chose qui mettrait en danger la part de marché de Moody’s, de causer du tort à son chiffre d’affaires (…) et de perdre son travail en conséquence » alors qu’elle devrait être de « contribuer à l’attribution d’une note qui serait fausse ». Un rapport du Sénat américain de 2008 fait état de courriers électroniques dans lesquels des cadres demandent à leurs analystes de surévaluer les notes pour ne pas perdre leurs clients. Les agences de notation se veulent rassurantes : pour préserver leur réputation, il serait suicidaire pour elles de sur-noter un de leurs clients sans risquer de perdre leur crédibilité. Rien n’est moins vrai. Doit-on rappeler notamment que :
- Les agences de notation n’ont pas anticipé la crise asiatique de 1997 ;
- Elles ont joué un rôle dans l’aggravation des difficultés rencontrées par le Brésil en 1999 ou en Argentine en 2001 ;
- Elles attribuaient la note AAA à Vivendi Universal deux semaines avant la faillite du groupe ;
- En 2001 Standars & Poor’s et Moody’s attribuaient à Enron la meilleure note dans la catégorie « Investissement » quatre jours avant la faillite de la société ;
- Standars & Poor’s, Fitch et Moody’s ont attribué le triple A aux subprimes pendant plusieurs années favorisant ainsi le développement de la titrisation dont on sait l’impact qu’elle a eu dans la genèse de la crise financière.
- Lehman Brother est notée A à la veille de son effondrement.
Tous ces « ratés » ont bel et bien atteint la réputation des agences mais ils n’ont eu aucun effet sur leur chiffre d’affaires qui continue de progresser parce que le système financier exige que les entreprises soient notées si elles veulent accéder aux marchés.
2°) Les agences mélangent les activités de conseil et les activités de notation. Une étude de la SEC de 2008 a montré que des analystes de certaines agences participaient aux réunions organisées par les émetteurs de dettes et les emprunteurs au cours desquelles étaient fixées les commissions payées et les niveaux de note.
3°) Les agences sont un haut lieu de risque de délit d’initié, leur action ou inaction ayant inévitablement une action sur les cours. Cf. les soupçons aux Etats Unis lors de la dégradation de leur note ? En réalité les agences de notation sont au service du développement d’une finance totalement incontrôlée. Il suffit pour s’en convaincre de constater que parmi les 127 Etats analysés, il ne reste plus que 16 Etats notés AAA dont le quart offrent aux utilisateurs les moyens juridiques de contourner toute tentative de régulation en fournissant à quiconque le moyen de se cacher derrière les masques impénétrables que sont les sociétés off shore : l’Ile de Man, Guernesey, Hongkong et Liechtenstein.
Est-ce là le modèle de société que l’on veut nous imposer ? Celui-là même qui a généré la crise en laissant hors de contrôle la création de produits financiers complexes et opaques validée par des agences de notations définitivement discréditées par des conflits d’intérêts tenus secrets ?
Le courage politique nécessite de rompre avec ce système qui donne aux agences de notation une importance qu’elles n’ont pas et qu’elle ne doivent pas avoir dans un pays libre régit par une Constitution. Non, ce n’est pas à elles de convoquer le Conseil des ministres ou de faire l’élection du Président de la République française.
J'ai entendu Bayrou dire ce matin que bien des Français pouvaient mettre deux euros de plus pour acheter français. C'est aussi mon avis. Il faisait référence aux malheureuses qui travaillaient pour Lejaby et se trouvent privées d'une existence de labeur.
Moi, je pense tout de même qu'il y a d'abord un problème de distribution : tenez, ce sont les soldes, actuellement. J'ai fait donc un stock de linge et vêtements divers. Mais faute de temps, je commande par Internet ou je vais dans des enseignes aux choix étendus. On n'y trouve jamais de produits français, et, pour être franc, cette année, je n'ai vraiment pas le temps de me rendre sur 36 sites différents pour sléectionner un panel de vêtements français. Quand j'achète occasionnellement, OK, mais là, je suis sur une logique d'achat en gros.
A mon avis, c'est une dimension que Bayrou doit introduire dans son programme. Ce n'est évidemment pas simple, parce qu'il est difficile pour l'État de dicter à la grande distribution ce qu'elle doit proposer ou non.
Pour revenir à mon lave-vaisselle Brandt (Salut la Roche sur Yon, c'est là-bas qu'il est fabriqué), je ne puis que m'en réjouir. Niveau bruit, c'est clair qu'on l'entend nettement moins que mon ancien whirlpool qui n'avait pourtant que 4 ans. Côté séchage, pas de soucis pour les programmes longs. En revanche, pour les programmes très courts (30 minutes surtout), c'est un peu juste, mais largement acceptable.
L'hâbitacle est très bien pensé. Dans le whirlpool, je ne pouvais passer de très grandes assiettes. Dans le Brandt, c'est possible. En outre, il y a un astucieux système, pour les couverts, qui permet de les fixer dans une sorte de couvercle troué tête en haut. La panier à couverts du bas se divise en deux zones de même que ce couvercle. On peut donc fixer un demi-couvercle et laisser la seconde partie du panier libre. La panier en question glisse sur toute une rangée d'assiettes. Selon le chargement du lave-vaisselle, on peut donc le placer à droite ou à gauche. Bien pensé.
Il y a un second panier à couverts, mais petit, plutôt pour les petites cuillères, qui se trouve à l'étage supérieur. Côté verre, il y a un bon système pour les verres à pied : on parvient facilement à les bloquer sur les rangées latérales, contrairement au whirlpool. A ce sujet, j'en profite pour dire que Miele ne fait pas mieux sur ce point. Mes parents viennent d'en acheter un, et les verres à pied continuent à s'y promener ou s'entrechoquer désespérément...
Pour mémoire, mon lave-vaisselle français est un Brandt VH13TFB. Une dernière particularité : il est produit par une SCOOP ! Oui, je m'explique : Brandt a été racheté par Fagor, maque espagnole, qui est elle-même une émanation de la SCOOP basque Mondragon ! Une incroyable épopée à lire sur Wikipedia. Cela dit, malheur à deux, les salariés français ne sont pas des socios et ils ne bénéficient donc pas de tous les avantages inhérents à ce statut...
Le discours que Bayrou a prononcé à Dunkerque évoque clairement et nettement l'école qu'il entend mettre en place. A vrai dire, j'ai souri en l'entendant pester contre la méconnaissance du calcul mental aujourd'hui, envisageant de coller trois semaines au pain sec et à l'autre ceux qui l'ont enlevé de l'école primaire. On peut donc s'attendre à un retour en force des mathématiques à l'école si Bayrou accède au pouvoir suprême. Mais ce n'est pas tout.
Il a réitéré son intention de faire des pratiques des enseignants la pierre angulaire des pédagogies qui seront appliquées à l'école. Voilà qui changera a) des réformes incessantes b) de la pratique constamment descendante qui caractérise la technocratie de Grenellle.
Il a également précisé sa volonté de procéder à un dépistage précoce des difficultés des enfants à l'école et d'y apporter immédiatement une réponse adaptée.
Il a aussi pris un engagement très clair pour le collège, préconisant des classes parallèles et adaptées pour permettre à ceux qui en ont besoin de rattraper leur retard.
Enfin, il a rappelé le rôle essentiel de la culture générale (n'est-ce pas Monsieur Descoings qui vient d'en supprimer l'épreuve à Scien-Po) et renvoyé sans ménagement dans les cordes la bourdieuserie :
Ceux qui prétendent qu'il faudrait abandonner la culture générale, parce qu'elle serait affaire de privilégiés, ce sont les pires complices des pires abus de positions dominantes. C'est une école exigeante en culture générale qui est la seule école de l’égalité républicaine.
Cela me paraît très bien. Je pense que l'école n'a pas besoin de plus que cela. Il a d'ailleurs conclu en appelant à une école exigeante.
Au lieu d'une école qui abaisse le niveau d'exigence, je suis pour une école qui hausse le niveau d'exigence parce que l'exigence à l'école, c'est une résistance.
PS et MAJ : je reçois parfaitement les préconisations de Brighelli. Elles me semblent cadrer avec ce que propose Bayrou.
Semaine européenne en effet.
Mardi, visite de clients à Bruxelles et réunion de travail au Conseil Economique et Social Européen.
Mercredi, réunion de cadrage de l'année qui débute au sein de mon entreprise, à capitaux espagnols. On va probablement parler de "produire français ou européen" !
De vendredi à dimanche, séminaire européen à Bucarest pour le compte de la CFTC.
Et entre temps, quelques coups de fil et quelques mails pour inciter à participer à la prochaine soirée débat du Mouvement Européen France Loiret le jeudi 16 février à 18 h, à la fac de droit et sciences éco d'Orléans. Nous en reparlerons.
Ils sont tous devenus (ou restés) fous !
Sous pretexte que la circonscription est nouvellement créée et qu' elle "n'appartient " à personne, ils veulent tous y être candidat pour les législatives. Et tous la trouvent "gagnable".
Et comme dans toutes les autres ... il n' y aura qu'un seul (ou une seule) élu(e).
Totalement irrationnels et déraisonnables sont ils.
Quant à l 'UMP qui va tout de même afficher une candidate (Marianne Dubois) sur 6 circonscriptions ... on continue à se moquer de la parité.
Je rappelle modestement que lors des dernières législatives, lorsque je présidais le MODEM Loiret, nous avions aligné 4 femmes et un homme. Certes, c'est certainement plus facile lorsqu'on n'a pas de sortant, mais c'est aussi un choix et une volonté.
Et toujours pour cibler l' UMP, présenter 3 élus d'Orléans pour 6 circonscriptions, c'est aussi se moquer des électeurs.
Allez ... bonne campagne à toutes et tous !
De toute façon, c'est la présidentielle qui impulsera le résultat de la législative (à quelques exceptions près). Et comme le disait Antoine Carré, ancien député de la 1ère circonscription, "l'équation personnelle " ne compte que pour quelques %. Dommage mais c'est ainsi. Très dommage ...
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Virginie Votier, toute l'équipe Générations Engagées, Imagine 2012 avec la participation de EcoDebat, vous invitent au débat
Nucléaire : et maintenant ?
Economie et/ou écologie : quels choix possibles ?
Mardi 21 février à 19h30
Avec
Corinne Lepage, Eurodéputée, ancienne Ministre de l’Environnement, candidate à l’élection Présidentielle
Jean-Luc Bennahmias, Eurodéputé, Vice-Président du Mouvement Démocrate
Marie-Hélène Aubert, chargée du pôle Energie-Environnement-Développement durable de la campagne de François Hollande
Denis Baupin, Adjoint au Maire de Paris en charge du développement durable, de l’environnement et du plan climat
Jean-Paul Deléage, Docteur en histoire de l’écologie et fondateur de la revue «Ecologie et Politique»
Ben Cramer, Membre du conseil d’administration du Bureau international de la paix, Vice-Président de l’Association des journalistes de l’environnement – AJE.
Le débat sera animé par Marie-José Votier, Trésorière de Générations Engagéées et Serge Guérin, Professeur à l’ESG MS, président d’Imagine 2012
Rendez-vous à L’ESG Management School – 25 rue Saint-Ambroise- 75011 -
Posez dès aujourd'hui ici vos questions aux invités.
Réponses mardi 21 février à partir de 19h30 en direct sur facebook et twitter #GE2012.
Retrouvez ici en direct le débat
Venez nombreux !
Inscription et plus d'infos sur facebook :
http://www.facebook.com/events/354848994527637/
Retrouvez l'article "Le Nucléaire : Et maintenant ?" - Ecologie et/ou Economie : quels choix possibles ?

François Bayrou a répondu aux questions des journalistes du Figaro Magazine, dans une grande interview publiée samedi 21 janvier.
Le Figaro Magazine - La France vient de se voir retirer son triple A par une agence de notation. Une autre le maintient. Finalement, est-ce si grave?
François Bayrou - On peut toujours se rassurer à bon compte. Mais bien sûr, c'est grave, dans l'ordre des symboles comme dans celui des réalités! Symboliquement, c'est une atteinte au statut de la France, en Europe et dans le monde. Nous nous étions institués - à mon sens imprudemment et souvent maladroitement - comme un des deux pays codirigeants de l'Europe, et voilà que l'attelage devient boiteux, et c'est nous qui boitons! Concrètement, ce déclassement ne sera pas sans conséquence sur les conditions du refinancement de notre dette publique mais aussi des institutions dépendantes de l'Etat. Au bout du compte, dans l'économie réelle, c'est toute la distribution de crédit aux entreprises et aux ménages, donc la croissance et l'emploi, qui risquent d'en être affectés.
Les réactions politiques vous semblent-elles à la hauteur?
Chacun joue son rôle: le gouvernement minimise, les socialistes crient haro sur Sarkozy! En vérité, l'UMP et le PS portent différemment mais conjointement la responsabilité de cette dégradation. Les années Sarkozy sont directement responsables, par leur imprudence et leur imprévoyance, mais le PS est mal placé pour condamner. Non seulement parce qu'ils étaient au pouvoir de 1997 à 2002, on a vu comment. Depuis dix ans, dans l'opposition, ils n'ont cessé de hurler et de manifester non pas pour que l'on dépense moins, mais pour que l'on dépense plus! Et le programme de François Hollande est insoutenable.
Il peut profiter de la situation pour l'amender...
C'est toute l'inspiration du projet socialiste qui est insoutenable. Et cette inspiration, évidemment, ne changera pas. Tout comme est invraisemblable l'idée que le pouvoir actuel pourrait faire en cinq semaines ce qu'il n'a pas fait en cinq ans. Faute d'avoir compris à temps que les déficits et la dette étaient pour la France un piège mortel, on a couru vers la dépense à crédit. Aujourd'hui, c'est le surendettement. De tout cela, j'ai averti les gouvernants et les Français à temps et à contretemps. Maintenant, il n'est plus temps de pleurer sur le lait renversé, il faut unir les forces du pays pour le redresser et le reconstruire.
La reconquête du triple A doit-elle être un objectif?
C'est un objectif sain, mais il ne faut pas tromper les Français: ce sera l'affaire de plusieurs années.
Retrouver l'équilibre des finances publiques dès 2015, comme vous le proposez, passe inévitablement par des sacrifices. Etes-vous prêt à l'assumer?
Le redressement du pays, ce n'est pas un projet de sacrifices! C'est le contraire. Je récuse l'expression «du sang et des larmes». C'est aujourd'hui que nous vivons dans l'angoisse perpétuelle, dans le chômage, dans la dépendance à nos financiers, à 70 % étrangers. Un pays endetté est un pays malheureux. Ce sont les familles qui trinquent. C'est aujourd'hui que nous sommes le pays le plus dépressif du monde! Je veux que nous retrouvions l'aisance, l'optimisme, la confiance en l'avenir. Mon projet suppose, certes, que nous fassions collectivement des efforts, mais je préfère des années d'efforts à des années de plaintes et de lamentations.
Ce projet, on l'attend toujours! Certains vous reprochent de rester volontairement dans le flou...
Eh bien, entrons dans le concret et le précis!
Concrètement, comment reviendrez-vous à l'équilibre budgétaire?
Notre déficit aujourd'hui est de 100 milliards par an. Je propose de le combler par 50 milliards d'économies sur les dépenses et 50 milliards de recettes nouvelles, en trois années budgétaires et demie. Les 50 milliards à économiser sont à mettre en rapport avec nos 1100 milliards de dépenses publiques chaque année. Et les 50 milliards de recettes avec presque 1000 milliards de recettes actuelles. Sur chacun des deux postes, je propose donc un effort d'à peine 5 %. Ce n'est pas rien, mais c'est faisable. Toutes les familles, toutes les entreprises qui ont eu à affronter des difficultés le comprendront. Cet effort, je propose de le faire en quatre étapes. Après la présidentielle de 2012, sur une demi-année, nous devrons réduire le déficit de 10 milliards; puis de 30 milliards chacune des années 2013, 2014 et 2015.
Quelles dépenses réduirez-vous?
Notre principe sera zéro progression de la dépense publique. Si nous gelons à son niveau actuel la somme des dépenses de l'Etat, de la Sécu, des collectivités locales, nous récupérerons mécaniquement, en raison de l'inflation, quelque 25 milliards par an. Cela ne veut pas dire bloquer tous les postes: les salaires ou les retraites doivent respirer. Mais pendant deux ou trois ans, chaque fois qu'il y aura une augmentation, il devra y avoir une réduction dans un autre chapitre pour que le total n'augmente pas.
Vous ne prévoyez pas de coupes particulières dans tel ou tel budget?
Bien sûr, il faudra des décisions. Mais les économies ne pourront provenir à terme que de réformes de structure. La règle du zéro progression pendant deux ou trois ans, si elle est respectée, nous rendra notre équilibre.
Poursuivrez-vous la politique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite?
Cela ne peut pas se faire à l'aveugle. Il y a des secteurs qui doivent être protégés: par exemple, l'éducation. D'autres qui doivent être réorganisés. Cette politique du «un sur deux» n'a permis d'économiser que 0,5 milliard par an (0,5 % de notre déficit)! Il ne faut pas procéder de manière mécanique mais en posant les hiérarchies, en s'interrogeant sur les missions de l'Etat. Commençons symboliquement par le sommet. Par exemple, l'Elysée dépense 110 millions d'euros par an. Je suis persuadé qu'on peut faire 20 % d'économies.
Ce n'est pas avec ça que vous viendrez à bout du déficit!
S'il vous plaît, ne négligez pas les vertus de l'exemplarité.
Comment obtiendrez-vous des collectivités locales qu'elles réduisent leurs dépenses?
Tout le monde devra participer à l'effort. D'où la nécessité d'installer un climat d'union nationale. Un pacte entre l'Etat et les collectivités locales décidera des réformes de structure, de mettre fin aux empilements, aux doublons.
Et si les élus locaux, malgré tout, continuent de vouloir embaucher de nouveaux fonctionnaires?
Les collectivités tirent une part importante de leurs ressources des transferts financiers de l'État. La discussion ne peut donc pas être un dialogue de sourds. Et ne mésestimez pas l'exigence que représentera, pour tous, la décision dans les urnes du peuple français. Ce sera un vrai référendum impératif pour en finir avec les mauvaises habitudes.
Les dépenses de santé se gonflent «naturellement». Direz-vous aux Français que leur protection sociale doit être réduite?
Il s'agit de trouver 20 milliards sur un budget de 550 (quelque 3 %) en trois ans. Cela demandera des efforts, mais là encore, c'est faisable. La santé est une part essentielle du contrat social en France. Mais je ne doute pas que l'on puisse mieux équilibrer dépenses et recettes. Après tout, il est en France (par exemple en Alsace- Moselle) des caisses de Sécurité sociale équilibrées.
Et pour augmenter les recettes, quelles sont vos solutions?
Des niches fiscales sont injustes et ne servent à rien. Par exemple, les heures supplémentaires sont un élément de souplesse utile pour l'entreprise comme pour les salariés, mais rien ne saurait justifier que les revenus qui en proviennent ne soient pas soumis à l'impôt, comme tout autre revenu.
Cela ne suffira pas.
Presque 2 milliards, tout de même! C'est œuvre de justice. Ensuite, je suis favorable à une augmentation modérée de la TVA: 2 points, soit 20 milliards d'euros. Enfin, pour l'impôt sur le revenu, je propose de passer la tranche de 41 % à 45 % et de créer une tranche marginale nouvelle à 50 % pour les revenus supérieurs à 250 000 euros par an. Évidemment, je conserverai le quotient familial, parce que je considère que la naissance et l'éducation des enfants, dans tous les milieux sociaux, sont un enjeu crucial pour la France.
La France est déjà championne d'Europe des prélèvements. Vous ne craignez pas de décourager l'activité et l'emploi?
Nous sommes surtout champions du monde de la dépense publique. Réduire la dépense, équilibrer les recettes, voilà le seul chemin à suivre! Car le véritable ennemi de l'emploi, c'est le déficit! Il entraîne la défiance, l'explosion des taux d'intérêt! Il faut faire du déficit perpétuel l'ennemi public du pays.
Vous seriez prêt à voter la règle d'or maintenant?
Je ne change pas d'avis selon les circonstances. Je suis donc prêt à la voter. Il faut faire respecter ce principe élémentaire qui est qu'on ne peut pas financer le train de vie ordinaire de l'État, ses frais généraux quotidiens, par l'emprunt.
Baisse des dépenses, hausse des impôts: ne serait-il pas plus juste, et moins douloureux, de dire aux Français qu'ils devront travailler plus?
C'est vrai, le redressement n'est pas seulement une affaire de comptes publics. Quand bien même on couperait à la hache dans les dépenses - ce que je ne souhaite pas -, notre déficit extérieur serait toujours là! Pour vendre, il faut produire; c'est la clé de tout. Les 35 heures étaient fautives dans leur conception et leur application. Je sais aussi que beaucoup d'entreprises redoutent d'y toucher parce qu'elles ont appris à faire avec. Parlons-en! Mais il y a d'autres sujets. Notamment la question du contrat de travail. J'ai toujours été favorable à un contrat de travail unique, un CDI avec une possibilité de sortie sous conditions. Les partenaires sociaux en seront saisis. Il faut changer le climat social. Je suis pour que les salariés soient représentés au conseil d'administration des grandes entreprises avec droit de vote. C'est un pas vers la cogestion. Je l'assume.
Etes-vous prêt à aller vers plus de flexibilité sur le marché du travail?
Ne cherchons pas des mots compliqués. Le marché du travail a besoin de souplesse.
Vous n'êtes pas favorable à la TVA sociale...
Est-ce qu'on peut mettre un peu d'ordre dans les esprits? La TVA est un impôt. Dans l'état dramatique où sont nos finances publiques, j'estime qu'il faut affecter une augmentation modérée de cet impôt à la réduction de notre déficit. La question des charges des entreprises est judicieuse. Mais il existe d'autres voies. Par exemple, on nous annonce un prélèvement sur les transactions financières? Fort bien! Affectons son produit à la baisse des charges sur le travail (moins une part pour aider les pays pauvres).
«Produire en France», dites-vous. Mais ce n'est pas un label qui suffira...
Qu'en savez-vous? Quatre mois après la publication de mon livre, alors que ce sujet est devenu le thème central de la campagne, je constate que de plus en plus d'entreprises mettent en avant le fait qu'elles produisent en France. Si elles le font, c'est bien qu'elles perçoivent une attente des consommateurs. Comprenez-moi bien: j'en appelle à une révolution culturelle, la révolution de la production. A la fin des années 80 - et le paradoxe est que les socialistes étaient au pouvoir -, nous qui étions un pays d'ingénieurs, nous avons choisi, sans le dire, de devenir un pays de financiers. Nous avons abdiqué nos valeurs européennes «continentales» au profit du modèle financier anglo-saxon. Et la «rupture» de Nicolas Sarkozy en 2007 allait dans le même sens. Aujourd'hui, nous devons retrouver notre cap, tourner à nouveau le pays vers l'invention, la recherche, les méthodes de production. Reconquérir les produits pour reconquérir la production. Donner aux entreprises les marges pour investir. C'est au prochain président de créer un mouvement psychologique pour que les grandes entreprises, les entreprises moyennes, les chercheurs, les innovateurs, les commerciaux, les collectivités locales, les syndicats, les organisations professionnelles et l'État travaillent enfin vers ce but ensemble. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé la création d'un Commissariat aux stratégies. Voyez la Chine! Dieu sait que je nourris d'immenses réserves sur son modèle politique, mais sa force est d'être gérée à trente ans, parfois à cinquante! En France, nous n'avons pas de vision à trente ans, ni à trois ans, pas même à trente jours ; parfois même pas à trente heures!
Pensez-vous que la Grèce puisse échapper à la faillite?
Dans cette affaire, on a accumulé les erreurs de stratégie. Accepter le défaut partiel d'un Etat de la zone euro, c'était fragiliser toute la zone. Dès l'origine, j'ai défendu l'idée qu'il fallait envisager que la BCE intervienne en assureur de dernier ressort. Ce n'était pas orthodoxe, peut-être, mais le chaos, nous risquons de le voir, est plus dangereux encore.
Sarkozy pense la même chose, mais comment pouvait-il en convaincre les Allemands?
Encore aurait-il fallu essayer! Imaginez ce qu'aurait fait le général de Gaulle: il aurait convoqué une conférence de presse, et il aurait annoncé aux Français et à l'Europe: «Voilà la position française!»... Il aurait pris à témoin l'opinion allemande et elle aurait peut-être évolué. Au bout du chemin, vous le verrez, il y aura une intervention de la BCE, parce que personne, et les Allemands pas plus que les autres, ne voudra laisser exploser le système. Mais à quel prix, et que de dégâts avant d'en arriver là!
Vous en appelez régulièrement à l'unité nationale. Si vous gagnez en mai, cela signifie-t-il la fin des partis actuels?
La conséquence, heureuse, sera à coup sûr qu'ils devront se reconstruire sur des bases nouvelles. Mais les grands courants du pays ne disparaîtront pas, et ce n'est pas souhaitable. Il y a des courants de pensée et il faut qu'ils s'organisent. Simplement les partis actuels sont plombés par leurs mauvaises habitudes, par les «affaires», par les réseaux qu'ils ont organisés. Cela aussi, les Français le sanctionneront. La reconstruction du pays sera aussi une reconstruction morale.
Mais qui imposera l'unité nationale?
Les Français, par leur vote. Personne ne peut résister à une telle injonction, assortie de l'imminence des législatives. Ceux qui diraient non seraient durement sanctionnés. Ne nous y trompons pas: le défi du redressement qui s'impose à nous est aussi difficile - et peut-être davantage - que celui que nous avons eu à relever en 1945 et en 1958. Par deux fois, nous y sommes parvenus parce que toutes les sensibilités politiques ont été mobilisées autour d'un objectif commun, et parce que tous les citoyens ont eu la certitude que, dans le redressement du pays, leurs convictions étaient prises en compte. Il faut au prochain gouvernement une assise large pour une action politique de long terme, avec des gens dont les Français soient certains qu'ils ne servent pas des intérêts catégoriels ou partisans.
Au nom de cette union nationale, seriez-vous prêt à rejoindre, après leur éventuelle élection, François Hollande ou Nicolas Sarkozy?
L'unité nationale peut-elle être pilotée par le principal responsable de l'UMP ou par celui qui a été pendant dix ans celui du PS? Bien sûr que non. Ce serait de nouveau la guerre de tranchées, un camp contre l'autre. Les Français ont droit à une démarche politique nouvelle.
Souhaitez-vous la création d'un «parti du Président»?
Pour moi, le Président ne peut être l'homme d'un parti. De son élection naîtra un rassemblement. On ne fait pas un gouvernement d'unité nationale tout seul. Le rassemblement, pour autant, ne sera pas une auberge espagnole: avant le premier tour de la présidentielle, je soumettrai une charte des principes, clairs et précis, intransigeants sur un certain nombre de valeurs, qui servira de ciment à la majorité nouvelle.
Acheter français, corruption des élites, systèmes UMP-PS, vous parlez comme Marine Le Pen. Ce n'est pas très centriste...
Moins que tout autre, le centre ne peut être mollesse! Quand il a glissé vers l'ambiguïté, il a failli disparaître. Je n'oublie jamais que je suis l'héritier, et je le revendique, d'un mouvement qui a dit non aux accords de Munich, qui a été une des formations principales du Conseil national de la Résistance. Plus on porte des convictions équilibrées, plus il faut faire preuve de tranchant, de courage et de détermination dans leur affirmation.
Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de chasser sur les terres du FN?
Qu'ils lisent la Constitution! Notre République, c'est «le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple». On m'accuse de populisme? J'aime le peuple, j'en viens. J'ai grandi dans un village d'ouvriers et de paysans. Ce devrait être une fierté de s'intéresser au peuple. Ceux qui disent «peuple» comme une injure ne comprennent rien à la France, et ne savent pas ce que peuple veut dire, quelle richesse et quelle force il y a en lui.
Que vous a-t-il manqué en 2007 pour être au second tour?
En 2007, ce qui l'a emporté au bout du compte, c'est le remords du 21 avril 2002. Peut-être aussi n'étais-je pas tout à fait prêt, et les Français non plus.
Et aujourd'hui?
Aujourd'hui, les Français le sont, et je le suis aussi. Notre pays est prêt à faire ce grand choix. Je le crois et je le sais. Les gens sont en colère, ils ont besoin de sanctionner les fautes. Je les comprends. En même temps, au fond d'eux-mêmes, ils savent que les «solutions» que portent les extrêmes, si elles étaient appliquées, seraient terribles pour la France. Dresser les Français les uns contre les autres en regardant leur origine, sortir de l'euro, si nous vivions cela, ce serait misère et violence. Voter extrême, c'est donc garantir la victoire de ceux que j'appelle PPP, «partis provisoirement principaux». Ma candidature, c'est au contraire une proposition républicaine pour changer vraiment le cours des choses et ressaisir le destin de la France.
Le groupe industriel Siemens en estime le coût total entre 1400 et 1700 milliards d'euros d'ici à 2030.
Le chiffre donne le vertige: 1700 milliards d'euros d'ici à 2030. C'est le haut de la fourchette - calculée par Siemens - des coûts pour l'Allemagne de sa sortie programmée du nucléaire. Le géant industriel, qui vient d'officialiser cette estimation, précise aussitôt que les investissements destinés à compenser l'abandon de l'atome seront à la charge «soit de la clientèle, soit du contribuable».
Le calcul de Siemens intervient presque un an après la catastrophe de Fukushima: cet accident est à l'origine de la décision, en mai, de la chancelière Angela Merkel d'un retrait progressif du nucléaire à l'horizon de 2022: 8 réacteurs sur 17 ont déjà été arrêtés. En septembre dernier, Siemens a en conséquence décidé de tourner la page du nucléaire, avec l'abandon de technologies spécifiques pour cette industrie.
Avant lui, l'électricien allemand RWE avait lui aussi chiffré le coût de la sortie de l'atome, à «seulement» 250 à 300 milliards d'euros. D'un industriel à l'autre, l'immense écart s'explique par la méthode. Siemens a pris en compte tous les éléments: remplacement des centrales nucléaires par d'autres moyens de production, aménagement des réseaux et surtout démantèlement des installations existantes…
Démantèlement des sites
Dans l'énergie, ce chiffre de 1700 milliards d'euros trouve peu d'équivalent. À titre de comparaison, l'Observatoire européen des marchés de l'énergie de Capgemini fixe à 1000 milliards d'euros environ le montant des investissements nécessaires au niveau européen d'ici à 2020 - dans les centrales de production, les réseaux électriques et les gazoducs - pour répondre à la hausse des besoins de consommation et au remplacement d'installations en fin de vie.
«D'une manière générale, il est très difficile de calculer exactement à une échéance précise le coût de la sortie du nucléaire, souligne Colette Lewiner, directrice internationale du secteur énergie et utilities chez Capgemini. Le poste très important que représente le démantèlement des réacteurs varie très sensiblement en fonction de la stratégie de démantèlement et de la durée des opérations, qui peuvent courir sur plusieurs dizaines d'années.»
Selon Colette Lewiner, il serait également très réducteur, sous prétexte que la part du nucléaire dans la production d'électricité est trois fois plus importante en France qu'en Allemagne, de tripler les estimations de Siemens pour évaluer le coût de sortie du nucléaire dans notre pays. «D'un pays à l'autre, chaque politique énergétique sera différente. Dans le cas de la France, il faudrait évaluer précisément le poids financier de l'investissement dans des énergies de substitution et dans l'adaptation du réseau.»
Le débat chiffré est donc loin d'être clos. S'agissant de l'Allemagne, Bernard Laponche, de l'association antinucléaire Global Chance, explique que «ce pays, avec ses centrales nucléaires et à charbon vieillissantes, aurait de toute façon dû investir massivement dans l'énergie».
Frédéric De Monicault
Le Figaro du 18 janvier 2012
Souvent les guerres commencent avec de très fortes raisons. Souvent elles continuent absurdement. Tuent et tuent, détruisent et abaissent, simplement parce que personne ne sait arrêter ces affreuses machines.
En 2001, après l'attaque d'al Qaïda contre les États-Unis, nos armées ont soutenu le gouvernement légal du président Rabbani pour qu'il renverse le régime de fait des talibans, allié et hébergeur d'al Qaïda.
Elles n'ont pas réussi à arrêter ben Laden.
Alors elles sont restées, et ont empêché son retour. Jusqu'à ce que les États-Unis le repèrent, dans sa villa d'une ville militaire pakistanaise, et le liquident.
En 10 ans de guerre, al Qaïda a été si affaiblie que sa réinstallation en Afghanistan n'est plus le risque mondial n°1. C'est un risque, mais il pourrait certainement être combattu de façon bien plus efficace et économique, qu'en occupant tout le pays.
Mission occupation terminée. Ouf.
Mais entre temps, les dirigeants politiques occidentaux ont multiplié, dans une étrange compétition de bêtise, les "bonnes raisons" de faire la guerre.
Il fallait construire une nation, construire une démocratie. (Par le fer et le feu ! Vous y croyez un seul instant ?)
Il fallait pourchasser les coupeurs de doigts vernis. (Qui n'existaient pas. Mais là, je parle d'Hervé Morin et Nicolas Sarkozy…)
Il fallait former l'armée afghane. (C'est cela, oui… nos diplômés de Saint-Cyr vont apprendre à faire la guerre, à des gens qui se battent et risquent leur vie dans leurs montagnes depuis 30 ans sans interruption).
Alors évidemment, sur ces trois fronts, chou blanc, et, comme c'est une guerre, tragédies.
Étrange affaire : l'ennemi a été vaincu, et pourtant nos armées devront partir dans l'échec et l'écoeurement.
Ce n'est pas à elles qu'on pourra le reprocher. C'est à leurs chefs.
Ils auraient dû savoir finir une guerre. Pire : ils le savaient, et ne l'ont pas fait.
La France est l’un des pays au monde le plus en pointe dans l'industrie nucléaire. Notre pays exporte ses produits, son savoir-faire et son expertise en la matière à travers le monde, si bien que le nucléaire fait partie des enjeux majeurs de notre balance commerciale à l’exportation.
Notre débat porte sur le choix du Nucléaire en France, sa sortie ou l’évolution de la politique énergétique. Il a été lancé dans le cadre des élections présidentielles, dans un contexte post-Fukushima.
Contexte :
Conséquence du 1er choc pétrolier, la France a fait le choix de porter une politique du nucléaire, dont l’objectif a été de se donner l’indépendance énergétique. Un peu moins de 80% de notre électricité vient aujourd’hui du nucléaire, ce qui permet au pays d’assurer sa consommation d’énergie et même d’en exporter.
Mais les catastrophes de Tchernobyl et plus récemment de Fukushima ont profondément bouleversé la vision sur le nucléaire et ont remis en cause la garantie sans risque de cette industrie et ont placé dans le débat la question sur son caractère « d’énergie propre ».
Quelle transparence de l’information ? Quelle gestion des risques liée aux installations nucléaires ? Quel lien entre la politique industrielle et les choix énergétiques formulés par les différents gouvernements ? Quel poids des lobbies ?
Au-delà du risque, c’est aussi l’entretien des centrales et des choix d’investissements qui se posent : Peut-on encore financer les réacteurs de 3ème et 4éme génération ? Existe-t-il aujourd’hui une véritable filière de l’entretien et du démantèlement des installations nucléaires ? Quelles solutions pour les déchets ? Peut-on encore continuer à enfouir ? la France sera-t-elle un jour leader mondial dans les filières de retraitement de déchets nucléaires ? Quel avenir pour l’emploi dans la filière nucléaire et dans sa sous-traitance ?
Fukushima a provoqué un électrochoc mondial, qui a contraint l’ensemble des pays du monde à mobiliser leurs industries et leurs autorités de sureté afin d’évaluer les risques pour chacune des centrales. En France, une des principales question est sur la durée de vie, voire de la fermeture rapide de certaines centrales, trop vétustes, qui se pose. Car le cas de certaines centrales, comme Fessenheim, sont jugées ayant un risque trop important et il a été demandé pour celle-ci qu'elle soit définitivement arrêtée le plus rapidement possible.
Au printemps 2011, le Gouvernement français a missionné l’Autorité de Sureté Nucléaire en France la réalisation d’un audit sur la sécurité des 58 réacteurs nucléaires de notre territoire. Principale conclusion de ce rapport reprise dans cette dépêche : (Reuters) « La sûreté des centrales nucléaires françaises est suffisante pour qu'elles puissent toutes poursuivre leur activité, même si des investissements sont nécessaires pour prévenir des situations "extrêmes" ». http://www.franceinter.fr/depeche-pas-de-fermeture-de-centrale-nucleaire-preconisee-en-france
Pour la première fois en France, est évoquée d’une part le niveau de sureté des centrales, et d’autre part la nécessité d’investir sur le parc. Ce rapport donne un satisfecit à la fois aux antis et aux pro-nucléaires puisqu’il permet à tous de se prononcer sur la nécessité d’investir.
Mais pour les uns, dans le démantèlement et dans des énergies alternatives, alors que pour les autres, il s’agit de financer la remise à niveau du parc existant.
En parallèle et dans la perspective de la Présidentielle 2012, le débat sur la sortie du nucléaire, qu’elle soit progressive, directe ou non, n’aura jamais été aussi dense dans la réflexion pour les politiques, comme l’opinion publique. Aujourd’hui la question du nucléaire est clairement posée, avec ses risques, comme ses opportunités.
Nous avons enfin dépassé le simple débat sur le caractère de progrès, d’excellence et d’indépendance énergétique pour le placer sur le terrain de l’impact stratégique, territorial et environnemental.
Dans ce contexte, la défense de l’emploi, qu’il soit direct ou sous-traitance dans le secteur du nucléaire, est par ailleurs devenu un argument de poids dans le débat pro/anti-nucléaire.
Objectifs du débat :
Le débat porte sur le choix du Nucléaire en France, sa sortie ou l’évolution de la politique énergétique. Il a été lancé dans le cadre des élections présidentielles, dans un contexte post-Fukushima.
Une sortie totale et rapide ? Une sortie progressive ? Pas de sortie mais un investissement massif dans la sécurité du parc nucléaire et la poursuite des projets en cours (EPR entre autres).
Entre propositions, contre-propositions, interprétations, effets d’annonce, promesses, nous citoyens, nous avons un droit de regard et nous nous interrogeons sur les questions suivantes :
Au-delà de la catastrophe nucléaire et environnementale, c’est aussi une catastrophe humaine et nous devions rendre hommage aux 50 "Kamikaze de Fukushima", ces volontaires qui se sont sacrifiés en intervenant au cœur du réacteur après son explosion pour éviter que la catastrophe empire.
Générations Engagées
Débat programmatique GE2012
Hervé Torchet, décidément un fameux économiste, montre que les pseudo-solutions apportées aux crises depuis 2008 nourrissent en fait cette même crise : en gros, il y a une énorme bulle spéculative mondiale, des masses d'argent qui déstabilisent l'économie, et qui sont nourries par les plans de relance et les "fonds" nouvellement créés…
"le carburant de la spéculation, ce sont les liquidités" … "la monétisation est aussi une création de liquidités, alors qu'il faut réduire la liquidité".
En effet, si on veut considérer 2008 et 2011 comme une même crise, alors la définition de cette crise c'est : une crise du surendettement, public et privé.
Et comme elle est générale, on ne peut pas se contenter de dire "c'est la faute des emprunteurs" ; il faut se demander pourquoi les emprunteurs ont trouvé de l'argent si bon marché, qui leur a fait tellement envie, les a tellement dissuadés de devenir plus économes. Par exemple, pourquoi un pays dont le risque de faillite est reconnu (retrait du AAA) trouve-t-il aujourd'hui de l'argent à 1,5% de taux d'intérêt, soit moins que l'inflation actuelle et prévisible ? Pourquoi les prêteurs prêtent-ils à perte ?
La seule cause que je voie est : la surabondance des liquidités mondiales.[1]
D'où vient cette surabondance de liquidités ?
Les réponses semblent donc simples :
Qui peut faire cela ?
Ni les extrêmes, qui croient à la fermeture des frontières ; ni l'UMP et le PS, qui ont fait l'inverse depuis 30 ans.
Le centre démocrate, qui porte ces réponses depuis des décennies, peut le faire. Si c'est autour de lui que le pays se réunit.
Notes[1] Eh non ! Pas l'euro ! Pas l'abominable Europe de Maastricht-Lisbonne ! Sinon, pourquoi l'Allemagne ou la Finlande s'en sortiraient-elles si bien, et le Japon si mal ?
Voilà une information qui, je l'espère va faire méditer tout le landernau politique.
En cas de second tour, François Bayrou gagne contre TOUS les candidats : François Hollande, Nicolas Sarkozy, et Marine Le pen, les trois sont battus.
Un doute sur la qualité de l'information ? Regardez bien cette émission de LCP : c'est un journaliste qui le lâche en direct aux alentours de la 21ème minute. En fait, il fait savoir que les journalistes ont des chiffres qui sont confidentiels parce qu'ils sont commandités par les QG de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. On ne peut donc pas les révéler. Le journaliste refuse donc de donner les chiffres exacts mais confirme qu'à l'heure actuelle, Bayrou les bat tous ! Mes tovaritchi gauchistes qui croyaient Hollande invincible vont avoir de bonnes raisons de taper sur Bayrou, maintenant. Il paraît d'ailleurs que Hollande a dit à son équipe de taper aussi parce qu'il commence à s'inquiéter quelque peu des succès de l'homme du Béarn. C'est le Canard de mercredi qui le dit. MLP, elle plagie sans vergogne Edmond Rostand et ensuite, elle glapit parce que Bayrou connaît aussi l'auteur et le cite quand il parle du peuple. Quant à Sarkozy, il essaie de ressortir une vieille corde usée avec Borloo.
Impossible de s'intéresser aux problèmes de l'industrie en France sans lire si possible en détail le rapport sénatorial piloté et déposé par Alain Chatillon (Sénateur UMP) le 05 avril dernier sur le sujet.
Quand j'ai lu l'État d'urgence de François Bayrou, je m'étais interrogé sur sa volonté de laisser les industries françaises externaliser certains segments de leur production. Cela me semblait s'opposer au Made in France qu'il prônait. C'est en lisant le rapport que j'ai compris.
En fait, c'est exactement ce que font les Allemands : contrairement aux Français, ils ne délocalisent jamais toute une production, mais des segments seulement. En France, dès que l'on exporte, on tend à produire tout dans le pays du marché visé. Il n'y a pas de réflexion véritable sur la segmentation de l'industrie, alors que nous devrions nous préoccuper au premier chef de conserver sur place tout ce qui porte une forte valeur ajoutée.
Il y a de ce fait toute une réflexion à mener sur la formation de nos ouvriers. On a eu, à mon avis, grand tort de supprimer dans l'enseignement les filières E, du temps des bacs A, B,C, D et cetera. A la place, on a créé l'inspide section STI dont les débouchés professionnels ne sont guère clairs. Avec les bac E, la France avait pourtant généré des techniciens-ingénieurs d'une qualité exceptionnelle. Comme le disait récemment Bayrou au Figaro, nous étions un pays d'ingénieurs nous sommes devenu un pays de financiers.
On doit repenser le métier d'ouvrier, à n'en pas douter, de manière à ce qu'il devienne celui d'un technicien supérieur. De ce fait, il y a une vraie réflexion à mener sur les filières techniques et professionnelles. Pour l'instant, on essaie bien de donner de la valeur ajoutée à ces filières par création de diplômes supérieurs ad hoc, mais le résultat se fait attendre.
Bayrou voulait faire de la France un pays pro-entreprises en 2007 et toute son action est tournée vers les PME. Je pense qu'il n'est pas le seul à avoir ce souci, mais dans les faits, la consanguinité est si forte entre les grands groupes et les principaux partis, que les PME sont toujours les laissées pour compte des pratiques des grands partis.
L'environnement global français ne leur demeure donc pas favorable. Bayrou voulait en 2007 (et le propose à nouveau pour 2012) simplifier profondément l'environnement juridique et fiscal de l'entreprise. Sarkozy s'est emparé de la question en 2008, et, le résultat des courses, c'est qu'il a créé 500 pages supplémentaires de codes divers. Il faut, je le pense, une véritable détermination pour atteindre cet objectif.
L'une des faiblesses de l'industrie française, c'est ses investissements en recherche et développement : insuffisants il ne permettent pas de faire émerger des produits à la fois hauts de gamme, high tech et de qualité. Il est donc essentiel pour les entreprises de dégager des marges. Si la taxe sur les transactions financières est mise en place, Bayrou escompte en utiliser une partie pour faire baisser les charges qui pèsent sur le travail. Ce faisant, évidemment, les entreprises retrouveraient de petites marges de manoeuvre.
En somme, si je récapitule le programme de Bayrou tel qu'il s'esquisse, voilà ce que j'y trouve :
- Favoriser la segmentation de l'industrie : externalisation des segments à basse valeur ajoutée et localisation de ceux qui ont une forte valeur ajoutée.
- simplifier considérablement le cadre juridique dans lequel évoluent les entreprises, particulièrement les PME.
- développer une filière professionnelle et technique de haute qualification.
- accroître les marges des entreprises en dégageant des marges de manoeuvre sur les charges du travail, de manière à permettre des investissements plus importants en RD
- favoriser les rapprochements en réseaux des entreprises, et faire de l'État un acteur stratégique de ces rapprochements
- développer un label Made in France afin de faire des consommateurs des acteurs du redressement de leur propre pays
Il a évidemment d'autres idées en tête, mais je pense que ce sont les grandes lignes.
Hop, vite : check casque de protection ? Yes. Gilet pare-balles enfilé ? Yes. Check système de missiles anti-missiles patriot ? Activé. Bon, ça va caillasser.
Ah la profonde satisfaction de pouvoir narguer tous les mecs qui utilisaient tranquillement Megaupload pour se refiler des fichiers piratés. Qu'est-ce que le FBI leur a mis dans la g... ! Fini, les gars, c'est fermé, ah ah ah ah ah ah :o))))))))))))))) Va falloir payer vos téléchargements, maintenant.
Comme quoi, quand on veut, on peut :-) Il va y avoir quelques procès retentissants là-bas, un bon coup de torchon dans le tas qui va faire réfléchir tous les mecs qui vantent le gratuit sur le dos de la création.
Bon, évidemment, avec les excès de la justice américaine, on peut supposer que les possesseurs de la plate-forme vont se prendre quelques milléraires de prison et de menues centaines de millions de dollars d'amendes. Ça, c'est le dommage collatéral. Leur dernier espoir d'éviter de passer le restant de leur existence à gémir dans une cellule d'un demi-mètre carré sera de travailler ad vitam aeternam pour le FBI.
Sacré coup dans le fourmilière. La contrefaçon s'est pris un gros coup dans la tronche. J'attends avec gourmandise les premières réactions de ceux qui prônent "un autre modèle", comme ils disent souvent.
En revanche, ce qui est vache, c'est qu'il y a tout de même quelques utilisateurs qui ont peut-être placé leurs propres fichiers perso sur la plate-forme qui l'ont dans le baba du coup. A vrai dire, perso, je ne serais pas assez c... pour loger mes propres documents sur un truc réputé permettre l'échange de fichiers illégaux et/ou piratés.
Ce qui m'étonne, c'est qu'aucun concert de clameurs braillant à la privation de liberté ne s'est encore élevé de la Toile. Ceci ne saurait tarder, et les premiers commentaires fuser ici :-)
Cela dit, il y a un point que souligne avec justesse Romain Blachier : Megaupload existe aussi parce que l'offre légale est incapable de faire preuve de la réactivité nécessaire pour répondre à la demande.
On hurle à la mort du côté des producteurs, mais on pousse aussi au vice, en effet. Si les producteurs avaient mis en place une plate-forme payante mais aussi importante que Megaupload, on n'en serait peut-être pas là.
La mort dramatique de soldats français en Afghanistan ne fait que me confirmer dans mon sentiment. Nous n'avons rien à faire là-bas. Je crois, hélas, que rien ne peut empêcher les Talibans de reprendre le pouvoir là-bas. Il m'a fait rire (amèrement, il est vrai) Jacques Follorou du quotidien Le Monde. Il donne encore foi au mythe d'une armée nationale afghane. Bah, le recrutement y est effectué à la hâte, et les motivations des recrues sont d'ordre alimentaire : c'est la gamelle qui les attire, certainement pas la fierté nationale. Pas étonnant d'y retrouver des infiltrés qui eux ont une véritable motivation puisqu'ils sont portés par l'islamisme militant des Talibans.
Fumisterie. Karzaï s'est montré en-dessous de tout. On ne devrait jamais soutenir un gouvernement corrompu, ce devrait être une ligne directrice de notre diplomatie. Les populations afghanes n'ont aucune sorte d'affection pour nous, quelle que soit l'aide y compris humanitaire que la France ait pu apporter.
En réalité, la seule manière de venir à bout des Talibans serait de leur mener une véritable guerre, à la manière de ce qui a été fait pendant la Seconde Guerre Mondiale contre les nazis pour dénazifier le pays. Les enjeux géostratégiques là-bas sont bien trop peu importants au regard de cette époque pour justifier pour l'Occident de passer en économie de guerre.
Les Afghans préfèrent les Talibans, en dépit de leur barbarie, aux oligarques féodaux et corrompus du régime actuel. On peut le comprendre, même si c'est navrant.
Nous savons tous très bien ce qu'il se passera une fois les troupes occidentales parties : le régime de Karzaï, en dépit de ses rotomondades et de ses tentatives de négociation avec les Talibans, s'effondrera comme un château de cartes.
Les Afghans ne sont pas nos alliés, encore moins nos amis. Tout ce que nous pouvons faire, c'est offrir l'asile politique aux libéraux afghans, ou alors, nous replier là où l'Islam est plus doux, les êtres humains plus affables : dans la zone tadjike au Panshir, là d'où venait le Commandant Massoud. Si, bien sûr, on nous demande de l'aide là-bas.
L'enquête publique du Lyon-Turin a débuté. Elle est censée ouvrir la voie à une déclaration d’utilité publique qui permettra la réalisation du projet in fine. Les travaux pourraient commencer dès 2014. Côté financement, il y aura, c’est sûr, du financement européen. On ne sait en revanche pas combien. Déjà partenaire financière à hauteur de 40% du tronçon transfrontalier de ligne, il n’est pas dit que la même générosité soit consacrée par l’UE pour le tronçon français. Malgré tout, le coup de…
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Venu à Dunkerque (Nord), en terre socialiste, pour son premier meeting, le candidat centriste s'est efforcé de marquer sa différence en s'adressant avec lyrisme et force références littéraires aux « petits », aux « obscurs », aux « sans-grade », célébrés par Edmond Rostand dans « L'Aiglon », et en invoquant ses racines terriennes - béarnaises - et populaires.
Une manière de répondre à l'accusation de populisme lancée à son encontre par le candidat du Nouveau Centre, Hervé Morin, et de faire pièce à Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Marine Le Pen (Front national) qui se disputent avec virulence le vote populaire.
« Nous sommes là pour ressaisir le destin de la France », a souligné François Bayrou.
Évoquant les quatre cavaliers de l'Apocalypse, le président du MoDem a appelé à la résistance contre les « quatre fléaux » qui se sont selon lui abattus sur la France : chômage, effondrement du pouvoir d'achat, multiplication des déficits, accumulation de la dette.
La cause principale de cette situation ? « On ne produit plus en France ».
« Les causes sont chez nous et c'est chez nous qu'il faut que nous les corrigions », a-t-il dit, critiquant implicitement le discours de Nicolas Sarkozy, qui impute en partie à la crise financière et économique mondiale les difficultés de la France.
« Il nous faut proposer aux Français dans cette élection une orientation nouvelle fondée sur l'esprit de résistance et l'esprit de reconstruction », a poursuivi François Bayrou, convoquant à son tour la figure du général de Gaulle.
« Nous allons à nouveau faire rimer le nom de France avec le beau mot de résistance. Ce verbe résister, il faut que nous le conjuguions au présent », a-t-il dit sous les applaudissements.
Dénonçant le dévoiement du mot « peuple » dans la campagne, il a demandé aux « élites » qu'elles lui parlent avec « respect et grandeur ».
Bon, méga résumons.
La France, la Russie et les USA entrent dans le méga long tunnel de leur campagne présidentielle. La méga crise mondiale et les mégas dégradations continuent, tandis qu'à la barre des mégas navires internationaux se pointent des capitaines de Costia Concordia, velléitaires, hâbleurs, frimeur et dépassés. Pendant ce temps là, sur fond de loi SOPA, la méga guerre numérique a franchi un nouveau palier avec la méga fermeture internationale, du site de stockage et d'échanges de fichiers Megaupload, aussitôt sanctionnée par des attaques ciblés contre les sites de certaines institutions et entreprises liées à ce conflit. Le tout…
Thierry Crouzet a des idées politiques plus que tranchées, il opte pour un localisme sans concession. Pour lui, les seules décisions légitimes sont celles qui se prennent à hauteur d'homme, entre gens du même coin (son coin à lui est dans le Languedoc). Pourtant, il a été parmi les premiers, en France, à se connecter et à participer à l'élan de rapprochement mondial qui s'appelle internet. Il a même théorisé l'aspect politique de l'activité des internautes dans deux essais parus en 2006 : le Peuple des Connecteurs et le Cinquième Pouvoir.
Pionnier du blog de langue française, il a subi voici quelques mois une forme de surmenage qu'on appelle depuis quelque temps un burnout, il s'est retrouvé à l'hôpital. Là, sur son lit d'hôpital, il a tenté machinalement de savoir combien de lecteurs se connectaient à la note qu'il venait de publier sur son blog et subitement, il s'est dit "Ce n'est pas normal", il se découvrait dépendant de son blog, dépendant d'internet. Pour retrouver sa liberté, et pour s'assurer que cela était possible, il a décidé de débrancher et d'en témoigner sur papier avec la complicité de l'un des plus grands éditeurs français, Fayard, l'éditeur du Général de Gaulle.
Hier soir, à la librairie Le Divan, il est venu présenter cet ouvrage à ses amis et à ses lecteurs. Il a convié Sébastien Musset, Vinvin et Christophe Grébert à échanger avec lui et le public autour de son livre. J'y étais.
Crouzet arrive un peu en retard de Canal Plus où il a enregistré une émission qui doit passer aujourd'hui à l'heure du déjeuner. Le choix de ses interlocuteurs du soir est significatif : Crouzet ne croit pas à l'élection de Hollande (qui caracole dans les sondages), Seb Musset, lui, y croit, Vinvin vote pour François Rollin ou pour un moine trappiste, et Christophe Grébert, combattant au cœur du cloaque de la sarkozye, vote Bayrou.
Six ans après ses essais mentionnés plus haut, Crouzet porte un regard désabusé sur internet, les révolutions arabes lui paraissent être des "révolutions pour rien", il a l'impression que l'immensité d'internet le fait s'époumoner pour rien, et que finalement, son utopie s'est diluée, pour ne pas dire plus. Grébert confirme son impression : finalement, internet n'est qu'un moyen, mais quel moyen, on en a vu la puissance notamment au moment de la tentative de nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, à La Défense, où la mobilisation des internautes, notamment par Twitter, a fait reculer le pouvoir politique.
C'est d'ailleurs le constat fait par la salle et par les trois amis de Crouzet : il y a cinq ou six ans, internet était à la remorque des médias. Aujourd'hui, ce sont les médias qui traînent à la remorque d'internet. Et Crouzet témoigne : Mikiane l'a invité à visiter les locaux de France 24 et là, il a vu de ses yeux ce qui pour lui représente le comble de l'horreur dans son domaine : une machine à trier les mots-clefs sur internet en temps réel, qui permet de choisir les sujets qui buzzent pour en parler lors des plages d'info.
- Ils ont des articles tout prêts qui sortent de la machine, s'indigne-t-il.
Et si internet le déçoit, Crouzet a pu vérifier qu'on pouvait vivre sans internet. Très bien. Il a débranché pendant six mois et n'a pas éprouvé de manque. Il est même surpris d'avoir si peu écrit sur son blog depuis qu'il s'est rebranché en septembre.
On parle ensuite des sites qui gagnent de l'argent sur le dos des auteurs, Google, le Huffington Post ("un nom que je ne peux même pas prononcer", grommelle Crouzet), Seb Musset témoigne aussi sur ses relations avec Marianne2.fr.
Crouzet continue en évoquant certains passages de son livre, notamment celui que lui a demandé son éditrice : comment préparer les enfants à internet, comment les armer contre la machine internet. Là, Vinvin intervient en expliquant :
- Internet, c'est comme une rue le soir. Est-ce que vous laissez vos enfants sortir tout seuls le soir ? Pas moi.
Crouzet ajoute qu'il manque des mythes littéraires qui permettent aux gens de s'identifier avec différents comportement sur internet. La salle lui demande alors si, comme dans le monde ancien, il souhaite des héros, ou s'il songe à un storytelling d'internet. Mais si l'idée demeure imprécise, on sent que Crouzet a raison.
En souriant et avec un plaisir amical, il dédicace ensuite son livre pendant que nous bavardons et prolongeons la conversation. Internet n'est déjà plus ce qu'il était. Il lui reste à devenir ce qu'il est.
Aux dires de son éditrice, le livre qui témoigne des six mois débranchés, intime, se lit comme un roman, grâce à la qualité du style de son auteur. Grébert, lui, commente avec une sobriété amicale :
- Crouzet veut devenir un saint.
Il ne reste plus qu'à acheter le livre chez votre libraire, pour 18 Euros. La version numérique reste onéreuse, à presque 14 Euros, mais on nous explique que c'est là le résultat d'un choix général du groupe Hachette. Après tout, ce n'est pas un sacrifice si grand et nul doute que ceux qui ne pourront pas le payer trouveront un moyen de se le faire prêter.
En rentrant de cette soirée, j'apprends que, au lendemain du blackout de l'internet américain contre le projet Sopa, le FBI a fait brusquement fermer le site de téléchargement Megaupload (pourtant enregistré à Hong Kong, hors du territoire américain) et mis en examen plusieurs de ses responsables. Grosse émotion sur internet, les hackers ont aussitôt réagi en bombardant Universal, le site du ministère américain de la justice, la Hadopi française, et tous ces sites sont hors service. La cyberguerre a commencé. Quelle soirée !
De source russe,- RIA Novosti – des Bédouins bloqueraient, depuis plusieurs semaines, le site de construction de la première centrale nucléaire égyptienne situé dans la région d’El-Dabaa sur la côté méditerranéenne près d’Alexandrie.
Les habitants dont les maisons d’habitation se situent à l’intérieur du périmètre de sécurité de la centrale ont décidé de franchir l’enceinte même du site pour s’attaquer aux installations techniques et les détruire.
Ils refusent aujourd’hui de quitter le chantier en cours et menacent de mort toute personne qui tenterait de s’opposer à leur action de protestation qu’ils veulent conduire jusqu’à l’arrêt définitif des travaux.
Le pouvoir en place au Caire qui condamne les protestataires s’est engagé à ramener de l’ordre au plus vite sur le chantier et a promit de fournir de nouveaux logements aux contestataires et de leur verser des indemnités.
C’est fin 2007 que l’ancien Raïs, Hosni Moubarak, avait lancé un programme pour équiper l’Egypte de centrales nucléaires censées aider l’Egypte à couvrir ses besoins futurs en énergie électrique.
L’Egypte qui possède d’importants gisements d’uranium, dispose actuellement de deux réacteurs de recherche qui lui ont été fournis l’un par l’URSS en 1958 et le second par l’Argentine. Le Caire bénéficie en outre depuis 2008 d’un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil – production d’énergie électrique et d’uranium – signé avec la Russie et du soutien de la Chine et de l’Europe.
La construction du réacteur d’El-Dabaa devait démarrer début 2011. Mais les soulèvements populaires qui ont conduit à la chute du régime Moubarak provoqué un gel des travaux qui devaient durer entre 8 et 10 ans pour un coût total évalué en Février 2010 – source RIA Novosti – à 1,5 à 2,5 milliards de dollars.
L’agence israélienne, Guysen-News International, rapporte une information du journal égyptien, proche du gouvernement, Al Ahram, selon laquelle : « des produits radioactifs ont été volés dans la centrale nucléaire en cours de construction d’El-Dabaa voisine d’Alexandrie, en Egypte. Un coffre-fort contenant des produits dangereux aurait été emporté et un autre aurait été forcé ».
Rien n’est indiqué quand à ce que sont devenus ces produits radioactifs dangereux. Sont-ils désormais mis en circulation-vente sur le marché clandestin des produits susceptibles d’être utilisés par des terroristes ?
Aucune indication n’a filtré quant à l’identité des «voleurs». Rien n’indique d’ailleurs que des enquêtes sont engagées. Dormez tranquilles braves gens le nucléaire est inoffensif!
Rappelons-nous Nicolas Sarkozy comptait vendre à son ancien ami, le Colonel Kadhafi, l’EPR qu’AREVA n’arrive pas à construire ni en Finlande ni à Flamanville.
"Le 5 janvier, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, avait dénoncé les "excès de zèle" dans les pratiques environnementales - en particulier sur la question de la protection de l'eau -, qu'il jugeait "incompatibles avec l'activité agricole"." Sans commentaire !!
A lire en entier dans LE MONDE :
Nicolas Sarkozy tourne le dos à l'environnement
" Déçus, navrés, les mouvements de défense de l'environnement avaient du mal, mercredi 18 janvier, à digérer les déclarations faites la veille par Nicolas Sarkozy à Pamiers, dans l'Ariège. C'est à leurs dépens que le chef de l'Etat, venu présenter ses voeux au monde rural, a lancé une opération de charme en direction des agriculteurs. "J'ai conscience que l'aspect tatillon de certains règlements administratifs [dans le domaine de l'environnement)) vous insupporte", a-t-il dit, reprenant l'expression employée par son ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, le 21 décembre 2011.
"La préservation de l'environnement, ça n'est pas empêcher quiconque de faire quoi que ce soit (...), a insisté le président de la République. Il faut absolument lever le pied de ce point de vue." Il a cité expressément la protection de l'eau, avant de s'en prendre à la décision du Conseil d'Etat du 23 décembre, demandant que la clôture de la chasse aux oies soit fixée plus tôt. Ce qui revient à priver les chasseurs "d'un petit bonheur", a déploré M. Sarkozy.
"Les dates de chasse ne sont pas décidées pour faire plaisir aux écolos, mais pour tenir compte de la reproduction des animaux !", s'offusque Benoît Hartmann, porte-parole de France nature environnement (FNE). "Est-ce la stratégie électorale de la majorité en faveur d'un électorat rural ? C'est oublier que de nombreux ruraux militent dans une denos 3 000 associations !", déclare de son côté Bruno Genty, le président de FNE, qui se dit "abasourdi".
Déjà, à l'occasion du Salon de l'agriculture, en mars 2010, s'agissant "des questions d'environnement", le chef de l'Etat avait lancé un : "Ça commence à bien faire !" Pour François Veillerette, porte-parole de Générations futures, M. Sarkozy, "après s'être présenté en champion de la défense de l'environnement, ne cesse de renier ses propres propos". En cette période électorale, ajoute-t-il, "il préfère braconner sur les terres du Front national".
Ces critiques recoupent celles de WWF-France. Son directeur général, Serge Orru, déplore qu'après le "travail colossal " accompli lors du Grenelle de l'environnement, M. Sarkozy "jette les écologistes en pâture aux agriculteurs et aux chasseurs". "C'est dommage et inutile, car l'ensemble de la société française va devoir affronter la transition énergétique et écologique", souligne-t-il.
"Nous assistons depuis plusieurs mois à une régression de la politique de l'eau, avec les annonces faites sur les élevages et sur l'irrigation", soupire pour sa part Gilles Huet, délégué général d'Eau et rivières de Bretagne.
Les syndicats, eux aussi, dénoncent les déclarations du président de la République. "On voit bien qu'il envoie des signaux en détricotant le Grenelle", estime Jean-Paul Sotura, responsable du développement durable à la CGT. "Il y a une connivence troublante entre le discours politique et celui du syndicat majoritaire agricole, la FNSEA, souligne, pour sa part, Philippe Collin, de la Confédération paysanne. Quel marché ont-ils passé ?"
... "
Rémi Barroux et Martine Valo
Art Goldhammer signale cet écho d'hier, selon lequel François Hollande considèrerait "la formation professionnelle et l'aide au logement comme trop coûteuses".
Ça ne va pas faire plaisir à ses amis politiques. François Hollande, ou son porte parole, démentira certainement.
Et pourtant c'est bien vrai.
Non, il ne faut pas réduire la politique du logement ou celle de la formation professionnelle !
Au contraire : il faut se rendre compte qu'elles sont paralysées par leur coût sans cesse croissant, et ceci sans raison sociale valable.
En Ile-de-France, la politique du logement peut globalement être analysée comme un financement payé par les pauvres au profit des riches (ou des moins pauvres). Les pauvres ont bien du mal à accéder à une location en HLM ; ils se retrouvent à choisir entre une "colocation" surpeuplée et insalubre, un logement privé hors de prix, ou habiter à deux heures de Paris, avec coûts de transport à la clef.
Christine Boutin a fait de son mieux pour que cela change en faveur des pauvres. Mais les organismes HLM sont bien trop puissants et trop riches pour être combattus efficacement, ou pour être forcés à investir et construire avec leur propre argent. D'où le terme charmant, mais tragique, de "dodus dormants".
La formation professionnelle doit être regardée comme deux secteurs complètement étanches.
La formation des demandeurs d'emploi et des personnes en situation comparable[1] a un très bon rapport qualité/prix, parce qu'elle est vendue à des prix extrêmement bas. Mais son efficacité est limitée[2]. On parlait dans les années 80 de "stages parking"… C'est sûr, les budgets mériteraient d'être augmentés ! Mais le vrai besoin, c'est d'axer ces formations sur l'emploi. Pas sur le papier-crayon. Parmi les personnes à faible qualification scolaire, la plupart apprennent mieux sur le tas, l'outil à la main. Leur enseigner à écrire, réécrire et re-réécrire leur CV ne les rendra absolument pas plus efficaces en poste, n'apportera donc rien au PNB… et rien à l'emploi en France.
La formation des salariés est vendue à des prix faramineux, de l'ordre de 600 € par personne et par jour[3]. Ceci parce que les employeurs sont obligés de dépenser ce budget, le "1%". À budget donné, plus la formation est chère, plus elle sera courte, et moins longtemps le salarié devra s'absenter, donc moindre sera le coût global pour l'entreprise.
Ce système, fondamentalement contre-productif, n'a pu être changé depuis des décennies, parce qu'il est gouverné de façon paritaire par les syndicats de salariés et d'employeurs. Ceux-ci sont fort bien rémunérés pour cette "gouvernance", qui peut être considérée comme leur principale source de financement[4]. Pourquoi tueraient-ils leur poule aux oeufs d'or ?
François Hollande sait tout cela, comme tout le monde.
Mais comment la gauche ou la droite pourraient-elles y changer quoi que ce soit, liées comme elles sont, respectivement, aux syndicats de salariés et à ceux du patronat ?
Notes[1] Formation "sur commande publique".
[2] C'est une simplification : il y a aussi sur ce marché des formations longues ou techniques, efficaces… et coûteuses.
[3] Déclameur : je suis formateur auprès de salariés. Mais ce n'est pas le formateur qui touche des rémunérations faramineuses 
[4] Dommage évidemment que le rapport Perruchot ait été enterré, à la demande, ont dit certains, de la FNSEA… qui a démenti sans démentir.
Bayrou, autant qu'un programme, c'est une méthode. Il a fait pour 2012 le choix d'un pragmatisme absolu.
La santé ? Il existe en Alsace une caisse régionale d'assurance-maladie qui se porte bien : ses cotisations sont même excédentaires ! Ceci démontre donc que l'on peut optimiser notre système de santé sans rien y perdre en qualité. On doit donc pouvoir imiter ce modèle. Finalement, les solutions existent chez nous, en France, il suffit simplement de les chercher.
Le chômage et l'industrie ? L'Allemagne a fait baisser son taux de chômage et demeure une puissance industrielle avec le même niveau de protection sociale que le nôtre et des coûts salariaux égaux ou même supérieurs. Des industries françaises ont maintenu leur production en France ou la rapatrient. Observons comment font les Allemands, comment font nos propres entrepreneurs nationaux et tentons d'en tirer des pratiques qui puissent se généraliser. Au passage, aidons les consommateurs à devenir acteurs de cette production en leur indiquant son origine.
L'école ? Las des querelles pédagogiques, tranchons définitivement non en accordant aux uns la préférence, mais en identifiant simplement ceux qui obtiennent des résultats indépendamment de toute idéologie et transposons leurs méthodes.
En fin de compte, Bayrou, c'est un très bon directeur des ressources humaines pour la France : une large part de sa méthode, c'est ça : chercher dans nos ressources humaines des solutions aux difficultés que nous affrontons...
Ce sont les idées simples qui font la santé des sociétés, pas les proclamations verbeuses ni les grands principes. En ce sens, la démarche de François Bayrou me paraît particulièrement saine.
Sommet social, Nicolas Sarkozy a réunit les partenaires sociaux pour, « dans l’urgence », s’attaquer à la montée du chômage qui désormais atteint presque 10 % dans notre pays. Sommet social ou Sommet de l'hypocrisie?
«Sur le front de l'emploi, la situation est extrêmement préoccupante. Cela impose des décisions fortes et rapides», a-t-il déclaré en conclusion de ce sommet où en 4 heures le Président de la République a engagé 430 millions d’euros. Oui 430 millions d’euros soit un peu plus de 100 millions à l’heure.
Le plan du Président prévoit: 100 millions pour permettre et faciliter le développement de l’activité partielle dans les entreprises en baisse d’activité, 100 millions pour exonérer de charges sociales durant 6 mois les TPE qui embaucheront un jeune de moins de 26 ans, 40 millions pour financer l’embauche de 1000 CDD pour renforcer les effectifs du Pôle emploi.
A cela s’joute une somme de 150 millions en direction des chômeurs de longue durée, privés d’emploi depuis plus de deux ans, à qui seront offerts « soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation ».
De qui le Président de la République se moque-t-il ? Toutes ces mesures, correspondent à de vielles recettes qui n’ont jamais marché durablement. Ce n’est que du réchauffé. Il y a des années qu’avec force moulinets de bras et coups de menton les « politiques » engagent des millions sur le front de l’emploi sans jamais aboutir sur le fond à régler structurellement cette question.
Ce ne sont pas ces mesures, vieilles comme la 5ème République, qui vont permettre à la France de retrouver de la compétitivité. Il y faut autre chose. Et ce n’est pas d’un avocat, ancien Maire de Neuilly, qui n’a jamais mis les pieds à l’usine sauf pour y parader, ou à des énarques aussi bien intentionnés soient-ils qu’il faut attendre des solutions durables sur le long terme en matière d’emploi.
L’ami des banquiers, des pétroliers, de la Bourse, du Medef et des restaurants de luxe ne connaît pas le monde de la vraie vie celui où l’on produit, où l’on doit être créatif, innovant, compétent et sérieux. C’est d’ailleurs pourquoi dans l’urgence il tente de colmater les brèches en nous donnant l’heure avec la montre des autres.
A la foire aux bobards tout est permis y compris de se moquer de ses concitoyens. C’est ce que sans gêne, le Président est entrain de faire, pensant pouvoir se faire réélire.
Qui peut croire que l’on peut comme cela, sur un coin de table, résoudre cette importante question du chômage en France en déplaçant 430 millions d’euros d’une ligne budgétaire vers une autre ? A ce propos Nicolas Sarkozy se garde bien de nous dire où il a décidé de taper pour alimenter son opération.
Tout cela n’est que de l’enfumage de mauvaise qualité. Tout est précarité dans les mesures qui sortent de ce « sommet », 1000 CDD, 6 mois d’exonération pas plus, facilitation du chômage partiel ……Rien de solide, rien de durable. Juste de quoi tenter de passer sans encombre la future campagne présidentielle.
Si Nicolas Sarkozy avait eu une réelle volonté d’agir pour l’emploi en France c’était dès son arrivée au pouvoir en 2007 qu’il aurait du engager les mesures de fond et les réformes structurelles pour effectivement protéger de la concurrence déloyale les productions locales de la petite agriculture paysanne à la merci des grandes chaînes de distribution.
Il aurait pris les mesures pour ne pas livrer la petite et moyenne industrie de la sous-traitance à des multinationales toujours plus dures sur les exigences de qualité des ensembles sous-traités sans retour sur les prix d’achat.
Il aurait fait en sorte de sanctionner les banquiers qui par une pratique de taux de crédit prohibitifs ont miné les capacités d’investissements et d’innovation des jeunes pousses industrielles ruinant ainsi le tissu des gisements d’emplois de la France.
Mais quand on est l’ami de Bolloré, de Liliane Bettencourt, de Bernard Tapi et accessoirement de Ben Ali de Kadhafi ou d’autres potentats que l’on est prêt à trahir au moindre coup de vent, on ne se préoccupe pas de cela. On pense d’abord à faire voter des lois fiscales donne aux entreprises du CAC 40 et à ses puissants amis à milliards le moyen de payer le moins possible de contribution à la marche de l’Etat et à la solidarité nationale.
C’est ce que Nicolas Sarkozy a fait durant son mandat ! Ses cadeaux fiscaux que même ses soutiens politiques commencent à remettre en cause, en même temps qu’ils ont gonflés la dette souveraine de notre pays, ont tari la source des recettes de l’Etat qui auraient permi d’agir sur la durée, et non dans la précipitation, sur le front de la capacité de la France à garantir des emplois aux jeunes mais également aux séniors dont l’expérience fait tant défaut sur les lieux de production.
Mais il est une constante dans la vie d’une Nation au travail, il y a plus d’électeurs chez les humbles des grands bataillons qui concourent à l’enrichissement du Pays que chez les nantis qui fort de leur position au sommet ont tous les moyens de choisir le plus efficace pour planquer en dehors du Pays l’argent qu’ils s’octroient sans vergogne.
Il est aujourd’hui trop tard, ce qui est pris est toujours bon à prendre mais que Nicolas Sarkozy ne s’y trompe pas ceux qu’il a arnaqués en 2007 – travailler plus pour gagner plus – ne vont pas manquer, en 2012, de lui rendre la monnaie de la pièce.
Il y a actuellement quatre candidats qui font la course en tête : François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le pen et François Bayrou.
Je trouve qu'il serait édifiant et intéressant de les tester les uns contre les autres sur des seconds tours. Par exemple, Bayrou-Hollande, j'aimerais bien voir ce que cela donnerait...
Tous les Italiens le savent, la capitale de la mode est une ville très polluée. Globalement, l’ensemble du nord de l’Italie souffre de la pollution, due à un climat et à des reliefs qui favorisent fortement ces phénomènes par la difficulté à l’air de circuler. Le smog de la plaine du Pô, phénomène de brouillard très intense présent la moitié hivernale de l’année, empêche en effet l’air de circuler correctement et d’évacuer ainsi les particules chimiques. Il faut savoir que le…
Le comite de campagne 06 d' Eva JOLY
sous le marrainage de Michèle RIVASI
porte-parole d'Eva Joly,
députée européenne du grand quart sud-est
vous invite à partager :
la galette des peuples et non des "rois" de la finance !
à l'occasion de son lancement officiel
ce Samedi 21 janvier à partir de 16 h ... jusque tard !
27 rue Smolett Salle de la FSGT
Arret du tram Acropolis
Nous nous retrouverons, nous dégusterons, nous échangerons, nous nous organiserons et préparerons le lancement sur le terrain de la campagne, en choisissant un lieu, une date et une programmation précise.
et
ce sera l'occasion de partager nos points de vue sur EELV, sur les présidentielles mais aussi de célébrer cette année 2012 comme il se doit, dans la joie et la bonne humeur !
Venez nombreux(es) !
Je suis fan de BFM TV depuis les présidentielles de 2007. C’est l’époque où j’ ai banni TFI de mon environnement médiatique. Pernod y avait été abject contre Bayrou. C’en était trop. J’ai appris par la suite que je n’étais pas le seul à avoir exprimé cette répulsion.
BFM TV a retransmis l’épopée de François Bayrou en bonne place.
Ce soir je condamne leur vision de l’actualité.
Ils ont proposé une rubrique « coup droit, coup gauche ».
J’ai immédiatement pensé à compléter ce titre par « uppercut du centre ».
Bayrou monte dans tous les sondages. Son potentiel de 18% est en ligne de mire. Je pense que quatre fois 18%, c’est le résultat probable. Je suis à 4 ou 5% d’erreur, n’est-ce pas ? Les 28% restant seront pour Mélanchon dont le discours combatif et accrocheur devrait attirer une population en recherche d’émotions fortes et Eva qui devrait quand même remonter un peu dans les sondages, sinon c’est à désespérer des écologistes. Les petits candidats, s’ils arrivent à déverrouiller le blocage des signatures, ne feront guère plus de 1%. Les blancs travestis en nuls par nos règles du jeu électoral prendront pas loin de la place d’un homme, un bon 10%.
Mais ça c’est difficile, tant le vote blanc est compliqué dans notre démocratie. S’il n’y a pas de machine à voter électronique, c’est la croix et la bannière pour mettre un bulletin blanc dans l’urne.
Il faut se pointer avec son propre bulletin blanc, parce que sur place vous n’en trouverez pas, ce qui est complètement illégal.
Cherchez dans mes archives. Vous y trouverez ma note sur le sujet.
Les responsables du MoDem de la sixième (dont je fais partie avec François Perniola et Virginia Corral-Gimenez qui est à l’origine de la réunion du Minautore) avons réagi à l’appel d’Eric Cantona. Il se fait l’écho de la fondation Abbé Pierre pour dénoncer le Mal-Logement dans notre pays. Nous rappelons que :
Le MoDem de la 6° circonscription de l’Hérault a organisé le 24 février 2011 un débat sur le logement, au théâtre du Minotaure à Béziers, lors de la campagne des cantonales. Fathi BOUAROUA, Directeur de l'agence interrégionale PACA –LR de la Fondation Abbé Pierre y a présenté le livre noir du logement et a brillamment animé la séance.
Nous saluons la démarche d’Eric Cantona qui dénonce le mal-logement dans notre pays et donne un coup de projecteur sur le travail en profondeur de la Fondation.
Nous lui avons proposé de participer à une table ronde sur le sujet dans la 6° circonscription. Les différents acteurs du terrain associatif, les professionnels de gestion de l’habitat et leurs partenaires y seront conviés.
Bonne lecture
Jean-Charles Olivan
Y'a un truc à la mode, au moins sur la Toile, en ce moment, c'est de taxer les héritages jusqu'à la moëlle. Rien à foutre de leur pseudo-solidarité et de leur morale à deux sous, moi.
Au nom de quoi des gens qui ne sont absolument pour rien dans l'effet d'accumulation de capital que je peux réaliser devraient en hériter ? Au nom de quoi l'État aurait le droit de me spolier de ma précieuse épargne ? Épargne que j'accumule pour ma descendance à force de parcimonie et d'économies (Nota bene : c'est juste un cas d'école, pour ce qui me concerne, je suis un panier percé...).
Cette générosité avec l'argent des autres a le dont de m'agacer suprêmement. Moi, je dis, à chacun son fric et liberté de faire ce que l'on veut avec, y compris en termes d'héritage. On est déjà suffisamment taxé de son vivant sans en plus l'être jusque dans la mort.
Voilà, c'est dit, ça va mieux : je vous attends, tas de gauchos chasseurs de koulaks qui ne manquerez pas de clamer que je suis un sale capitaliste droitier, indidivualiste, libéral (ça, c'est le gros mot), égoïste et réactionnaire.
Donc l'impôt sur les successions, moi, s'il se mettait en place à 85%, je convertis mon fric en lingots d'or et je le planque, voilà. Ou alors je trouve une autre embrouille, ou je déménage, bref, je vais en un endroit où l'on respecte encore un minimum la propriété individuelle. La collectivisation progressive des biens et des richesses, moi, ça m'insupporte.
Bande annonce "Les déportés du libre échange" from M2R Films on Vimeo.
À l'heure où se distinguent les priorités pour notre pays, à l'heure où celui qui les porte est accusé, par les nationalistes, d'ouvrir grand les portes aux intérêts euro-mondialisés,… si on re[1]lisait Michelet[2] ?
Il se précipitait. En dix-huit mois, il fit l'oeuvre des siècles, cent ordonnances, dont les considérants sont autant de traités forts, lumineux, profonds. Et la plupart étaient des victoires remportées sur la contradiction, après de grands débats dans le Conseil.
Malesherbes lui-même, son collègue, étonné : « Vous vous imaginez, disait-il, avoir l’amour du bien public. Vous en avez la rage. Il faut être enragé pour forcer à la fois la main au roi, à Maurepas, à la cour et au Parlement. » Turgot répondait gravement : « Je vivrai peu… » (…)
En ce temps, (…) on semait le moins possible. La grosse affaire[3] du temps était de réveiller la culture endormie, de faire qu'on voulut travailler, labourer, semer, vivre encore. (…) On ne produisait pas. (…)
Il était plaisant de voir le banquier Necker, couché sur ses écus, injurier le propriétaire, "lion dévorant", etc. Il était trop aisé de le décourager. Le difficile était de faire tout au contraire qu'il se reprît à la propriété, à l'aimer, à la cultiver, à la faire travailler, produire. (…)
La mémorable scène entre Turgot et Louis XVI est bien connue. Le jeune Roi lui pressa les mains, lui dit qu'il entrerait dans toutes ses vues, promit qu'il aurait du courage. Tous deux furent très-émus. Turgot, en sortant, écrivit la belle lettre où il dit tout l'esprit de son ministère: "Ni surcharge d'impôt, ni banqueroute, ni emprunt ; la seule économie et la production augmentée." Il pressent les obstacles, prédit presque son sort. (…)
Turgot, en trois années, voulut faire sa révolution.
Il y avait en France un misérable prisonnier, le blé (…). Chaque pays tenait son blé captif (…).
Turgot, entrant au ministère, se mettant à table, à l'instant prépare et écrit l'admirable ordonnance de septembre (…). Donnée précisément la veille des semailles, elle disait à peu près : "Semez, vous êtes sûrs de vendre. Désormais, vous vendrez partout." (…) L'Etat était sauvé. (…)
À la seconde année, Turgot déchaînait l'industrie, qui (…) allait décupler d'énergie, de volonté, d'effort. L'ouvrier (…) languissant chez un maître, allait, devenant maître, travailler nuit et jour[4].
À la troisième année, Turgot devait fonder l'instruction. (…) Il comprend (…) que l'on doit s'élever soi-même, que l'on ne s'instruit bien que par son seul effort (…).
Donc, culture affranchie (1775), industrie affranchie (1776), raison affranchie (1777). — Voilà tout le plan de Turgot.
Let's start living our lives
Living for the future paradise
[1] Le "re" est pour vous, lecteurs lettrés. Moi qui n'ai pas lu, j'ai la chance de tomber par hasard sur ce passage.
[2] Histoire de France, tome IV de l'édition Jules Rouff & Cie, pp. 738ss.
[3] La grande nécessité.
Les prévisions de croissance de l’économie mondiale pour 2012 sont ramenées à 4% par le FMI. La directrice du FMI parle de situation « dangereuse » en raison de la moindre croissance.
« Dangereuse » ?
Songez à ce que représente réellement cette croissance de 4% : il suffit de sortir du court terme pour comprendre.
Mesurons par exemple l’évolution de la production si une croissance de 4% s’était maintenue depuis la création du FMI en 1945.
Si nous avions eu une production de 100 en 1945, nous aurions eu une production de 104 en 1946.
En 1947, nous aurions eu une production de 104 à quoi s’ajoute 4% des 104 produits en 1946, soit 4,16. La production de 1946 aurait donc été de 108,16.
En continuant le calcul année après année, et en maintenant une croissance de 4%, nous arrivons à une production de…1330 en 2012 ! Soit 13,3 fois plus !
A-t-on besoin de manger 13 fois plus ? De se chauffer 13 fois plus ? A-t-on besoin de 13 fois plus de médicaments ? Porte t-on 13 fois plus de vêtements ? Et sinon, y a-t’il des besoins nouveaux qui s’ajoutent aux anciens besoins au point d’exiger une consommation 13 fois plus importante ?
On voit à quel point l’exigence d’une croissance supérieure à 4% se fourvoie dans la démesure !
N’est-ce pas au contraire de simples règles d’équilibrage qu’il convient d’instituer ? Equilibrage du monde de la finance, équilibrage des budgets publics, équilibrage de la répartition du travail. Tout est à portée de décision politique pour sortir du délire actuel de l’hyper-croissance.
Sylvain Jutteau
économique et financière : une approche comparée
Le 2 et 3 février 2012 à Ecole Nationale d'Administration de Strasbourg
Je découvre grâce à twitter un outil magique de consultation d’œuvre ayants plusieurs siècle, mise à disposition par la BNF, et pas n'importe quelle œuvre:
À l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Montesquieu (18 janvier 1689), replongez-vous dans l'Esprit des lois. http://bit.ly/yB5U0Q
C'est un ouvrage impressionnant. Au moment où j'écris ces lignes, je suis en train de le parcourir, grappillant à gauche ou a droite quelques thèmes. Je vous concède que lire le vieux français n'est pas des plus aisé, mais au bout d'une page, le cerveau commence à s'habituer à cette gymnastique qui consiste à remplacer la majorité des "f" par des "s" et de faire quelques accords de temps.
A noter cette habitude perdue d'afficher en fin de page le mot commençant la page suivante. Pour pratiquer la lecture à voix haute avec ma fille, je peux vous dire que cela aiderait pour garder le rythme et le ton.
De l'Esprit des loix ou du Rapport que les loix doivent avoir avec la constitution de chaque gouvernement, les moeurs, le climat, la religion, le commerce, &c . à quoi l'auteur a ajouté des recherches nouvelles sur les loix romaines touchant les successions, sur les loix françoises, & sur les loix féodales.
François Bayrou était à Strasbourg mardi 17 janvier, afin d'étudier les spécificités du régime local d'assurance maladie.
Arrivés peu après 15h en gare de Strasbourg, François Bayrou et Yann Wehrling ont été accueillis par Nathalie Griesbeck, députée européenne du Grand-Est et vice-présidente du Conseil général. Ensemble, ils se sont dirigés en tram vers la Caisse régionale d'assurance maladie d'Alsace-Moselle (CRAM), pour dialoguer avec ses responsables et ses salariés.
Le système social en Alsace et en Moselle est soumis à un régime de droit local qui fait figure d'exception en France. Ce système a deux particularités notables : il est excédentaire et garantit un taux de remboursement plus important à ses bénéficiaires. "Ce modèle apporte des prestations beaucoup plus intéressantes que dans le reste du pays", a-t-il exprimé, en précisant qu'en 2011 "l'excédent était tel que cette année les cotisations salariales sont en baisse.
Pour le candidat à la présidence de la République, ardent défenseur de l'expérimentation et du recensement des meilleures pratiques, cette réussite régionale démontre que le système de santé dans le reste de la France peut être optimisé. "Ca veut dire qu'il y a des possibilités d'amélioration de la santé en France, alors que tout le monde croit que le trou de la sécu est invincible et qu'on devrait toujours payer plus et avoir moins", a-t-il pointé.
D'après lui, les cotisations un peu plus élevées en Alsace et en Moselle sont compensées par le caractère obligatoire de la mutuelle : "Ailleurs en France, vous prenez une complémentaire et cette complémentaire est très chère. Ici, cette cotisation est obligatoire, mais vient en déduction de ce que vous devez ensuite payer pour une complémentaire".
"Alors que l'Etat a jusqu'à lors semblé envisager l'alignement du régime social d'Alsace-Moselle sur le modèle dominant dans le reste de la France, peut-être devrions-nous plutôt envisager l'inverse au regard de ces résultats locaux très positifs", a souligné Yann Wehrling.
À l'issue de cette réunion de travail, le député des Pyrénées-Atlantiques s'est rendu dans une brasserie du vieux-centre de Strasbourg, pour débattre avec des acteurs économiques de la région. Le temps également d'une promenade décontractée dans les rues pavées qui bordent la cathédrale Notre-Dame, à la rencontre des habitants.
Dans le grand ressac médiatique où l'écume des semaines dessine tantôt le visage de l'un, tantôt celui de l'autre, nous sommes entrés dans « le temps Mélenchon » à la faveur d'une prestation très remarquée dans l'émission de France 2 "Des paroles et des actes". Pour avoir souvent commenté, négativement, les saillies du député européen du Front de Gauche, je ne pouvais ignorer ce rendez-vous.
En soit, rien de nouveau sous le soleil. La personnalité de Mélenchon, étrange astre éclairant la morne plaine des prétendants à l'Élysée, écrase tant ses interlocuteurs, journalistes frileux et bien-pensants, que la réalité d'un programme politique,…
Début décembre, j'annonçais sur ce blog que la Slovénie, non sans surprise, aurait un nouveau premier ministre, mais pas celui que les sondages attendaient. Force est de constater que je suis allé un peu vite en besogne, vu le rejet la semaine dernière de la nomination de Zoran Jankovic comme Premier ministre.
Le Parlement slovène a en effet rejeté le 11 janvier la nomination comme Premier ministre de Zoran Jankovic, vainqueur surprise des législatives anticipées du 4 décembre. C'est du jamais…
Marianne2 a repris sur son site l'article que j'écrivais hier sur le mauvais protectionnisme de Marine Le pen.
Bruno Lemaire l'un des deux principaux conseillers économiques de Marine Le pen m'a répondu en commentaire. Fermeture ou bug, pas moyen d'en publier un en réponse sur le site de Marianne, alors du coup, je réplique ici et porte le débat sur mon propre blogue.
Voilà sa réponse tout d'un bloc de mauvaise foi :
Humm, j'ai rarement lu autant de mauvaise foi dans un même article, même si son auteur n'a pas peut de dire pour qui il roule. Juste 3 points, car cela n'en mérite pas plus. 1) Sur les 75 milliards de déficit commercial, il y en a déjà 30 dus à nos échanges avec l'Allemagne (que l'auteur ne soupçonne pas, dans ses comparaisons pseudo-historiques et assez nauséabonds, de vouloir reconstruire - pacifiquement cette fois - le troisième Reich), plus 20 milliards avec la Chine. Je ne pense pas que ces deux pays nous vendent pourtant beaucoup de pétrole. 2) Marine Le Pen n'a jamais dit qu'elle voulait que la France se replie sur elle-même, mais qu'elle voulait des écluses, c'est à dire des accords de réciprocité, entre les différents pays. C'est ce que souhaitait Keynes en 1944, pour l'ensemble des nations, en 1944. Je ne savais pas que Keynes était un fasciste ou un nazi camouflé. 3) La France importe 495 milliards, et n'en exporte que 420 milliards. En cas de fermeture complète des frontières - ce que seul l'auteur de cet article semble imaginer - un simple élève de CM2 comprendrait que les pays exportateurs nets (de 75 milliards) auraient plus à perdre que la France dans ce contexte stupide. Ils perdraient ... 75 milliards de plus que la France. Marine Le Pen veut relancer les exportations, et la production intérieure, pour avoir des échanges équilibrés. Cela ne me semble ni stupide, ni impossible. Très cordialement Bruno Lemaire, Professeur Emérite HEC.
Et voici ma réponse :
Les accords de réciprocité, ils existent : cela s'appelle l'Union européenne, à moindre mesure, l'OMC. Ensuite, vous avez réussi l'exploit de démontrer l'inverse de ce que vous vouliez dire : la France est en effet en déficit avec l'Allemagne, or, les règles d'échange entre les deux pays sont parfaitement équitables. Vous voulez faire quoi ? fermer les frontières avec l'Allemagne ? Pour le reste, que nos échanges soient équilibrés ou non avec l'Allemagne et la Chine, cela ne change rien au fait que hors pétrole, notre balance commerciale est à l'équilibre. Vrai ou faux ? Je vois que vous admettez qu'une fermeture des frontières serait donc un contexte stupide, c'est vous-même qui le dîtes ! Moi, je lis ce que je lis. Au chapitre Fiscalité, dans votre programme, il est écrit : «Il convient de mettre en place des droits de douane afin de rétablir une juste concurrence avec les pays dont l’avantage concurrentiel est issu du moins disant social et des manipulations monétaires.» L'avantage concurrentiel ne s'exerce que dans des secteurs spécifiques, évidemment, je ne vous l'apprends pas. En réalité, nous sommes excédentaires avec nombre de pays émergents au moins disant social et monétaire. Que comptez-vous faire ? Taxer leurs produits ? Ils feront pareil avec les nôtres. Citez-moi un exemple de pays dans le monde qui pratique la politique que vous préconisez et auquel cela réussit industriellement. Je suis preneur.
Je conclus simplement avec quelques données : nos principales exportations vont vers l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, l'Espagne, le Royaume-Uni, les USA, les Pays-Bas, la Suisse, la Chine et la Russie.
Nos importations, elles, viennent essentiellement d'Allemagne, de Chine, de Belgique, d'Italie, d'Espagne, des USA, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Russie et de la Suisse.
Vous comptez faire quoi ? Taxer les importations de ces pays ? Vous avez vu la structure de nos exportations ?
Nos déficits bilatéraux ? La Lybie, que voulez-vous, on leur achète du pétrole. La Russie, ce sont aussi des matières premières. Vous n'allez pas taxer des matières premières ??? Les autres, mis à part la Chine, ce sont nos partenaires européens ou occidentaux.
Voyez la structure de nos exportations et constatez qu'il s'agit d'abord de biens industriels. Les hydrocarbures, à eux seuls, c'est 42 milliards d'euros de déficit dans notre balance. Avec les pétroles raffinés, c'est 9 milliards de plus.
Bref, mis à part dans le mur, on ne voit pas où va le projet de Madame Le pen, bien mal conseillée, il est vrai...
" Ce week‐end, samedi 14 et dimanche 15 janvier, les collectifs locaux contre les gaz et huiles de schiste se sont réunis à Bagnolet (Seine-Saint Denis) en Coordination Nationale.
La mobilisation des collectifs locaux ne faiblit pas.
Les collectifs rappellent qu'ils exigent l'abrogation de l'ensemble des 61 permis restants et l'abandon des 84 demandes en cours d'instruction. Ils ne tolèreront aucune expérimentation de stimulation de la roche.
A la lecture des rapports remis par les industriels dans le cadre de la loi du 13 juillet 2011, il est évident que de nombreux autres permis devraient être abrogés sur la même base que l'ex-permis de Total : certains industriels ont manifestement omis d'indiquer qu'ils utiliseraient la fracturation hydraulique, aujourd'hui pourtant interdite en France.
Les collectifs se mobilisent également contre les permis d'exploration offshore, en particulier le permis Rhône-Maritime au large de Marseille et Toulon, et demandent instamment que toute exploration d'hydrocarbures offshore soit stoppée. A l'image des très nombreux nouveaux collectifs sur le territoire, la création du collectif Provence pour s'opposer au permis offshore Rhône Maritime est une excellente nouvelle.
Les collectifs exigent par ailleurs que la réforme du code minier intègre les acquis de La Charte de l'environnement et qu'elle soit précédée d'un débat public.
Une mobilisation internationale ! Ni ici ni ailleurs !
Les collectifs se félicitent du développement des nombreuses mobilisations contre les gaz et huiles de schiste à travers le monde : Pologne, Irlande, Suisse, Suède, Allemagne, Hongrie, Bulgarie, Royaume-Uni, Autriche, Canada, Etats-Unis, Australie, Afrique du Sud, Mozambique, Argentine, Equateur, Australie, etc. De nombreux liens de solidarité entre collectifs de différents pays (jumelage, échange d'informations etc.) se tissent peu à peu, base d'une solidarité internationale effective et de futures mobilisations communes.
Les collectifs soutiennent et contribueront aux efforts entrepris pour construire une coordination européenne des mobilisations citoyennes afin de porter au niveau européen la demande d'interdiction de toute forme de stimulation de la roche.
Les collectifs donnent rendez-vous
Les collectifs dénoncent le soutien gouvernemental au colloque du mardi 17 janvier organisé par le député François-Michel Gonnot au cours duquel il sera discuté du thème "L'interdiction française : comment en sortir". Plus largement, ils dénoncent les opérations des industriels et de certains élus visant à vouloir "rendre la technique acceptable", s'asseyant sur la loi votée et la volonté de millions de citoyens. Les collectifs appellent donc à participer largement au rassemblement du mardi 17 janvier à 9h sur le Parvis des Invalides et au contre-colloque organisé par le collectif Ile-de-France qui aura lieu au Conseil Régional Ile-de-France à partir de 15h.
Les collectifs donnent également rendez-vous au Forum Alternatif Mondial de l'Eau (FAME) qui se tiendra à Marseille du 14 au 17 mars 2012, notamment lors de la manifestation du samedi 17. Le FAME sera une occasion pour poursuivre les efforts visant à construire une coordination européenne voire internationale des mobilisations citoyennes contre les gaz et huiles de schiste.
Lors de ce wek-end de réunion de la coordination nationale, un document d'interpellation des candidat-e-s à la présidentielle et aux législatives a été rédigé. Il est mis à la disposition des collectifs qui pourront l'utiliser comme ils le souhaitent.
Les collectifs locaux contre les gaz et huiles de schiste réunis en Coordination Nationale.
Bagnolet (Seine Saint-Denis), le 15 janvier 2012.
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Les strophes sont connues : les radicaux de droite semblent vouloir soutenir le candidat UMP, pas par conviction pour notre Président de la République ni pour sa politique, mais parce qu’ils ne croient pas que l’on puisse sortir de cette bipolarisation du système. Le Nouveau Centre, qui n’a rien de nouveau ni rien du centre, semble hésiter entre le président sortant dès le 1er tour, et un candidat qui plafonne dans les sondages.
Les écologistes sont déjà les alliés d’un parti socialiste qui se moque d’eux, et dont le candidat a clairement indiqué qu’il ne se sentait pas lié par leurs…
Débat sur le vœu, déposé par le groupe « Centristes et Démocrates pour Lyon », visant à prévenir les conflits d’intérêt à la Ville de Lyon
Nous avons été très surpris par la violence et les excès des élus de la majorité lors du débat qui a suivi la présentation de notre vœu. Pour nous, « une transparence accrue pour prévenir les conflits d’intérêt et garantir une liberté de vote » va de soi dans une démocratie moderne. Il aurait donc dû être adopté à l’unanimité de l’ensemble des élus. Dans une attitude refermée sur lui même, l’exécutif a préféré la caricature et la manœuvre politicienne. À Paris, B Delanoë a lui opté pour une position plus transparente …
Nous avons été choqués par la méthode utilisée par Gérard Collomb. Nous ne reviendrons pas sur les insinuations, calomnieuses, de sa part. Elle ne mérite que le mépris. Nous regrettons qu’il ait choisi de conduire un pseudo-débat et faire adopter à la va vite un amendement sans même procéder au vote du vœu … Cette manière de procéder est dépassée et montre une gêne incompréhensible.
Nous remercions Étienne Tête qui, craignant que la création d’un groupe de travail n’entraîne l’enterrement du dossier, a demandé (et obtenu) un rendu pour le conseil municipal de mars.
Nous nous réjouissons que face à nos demandes répétées sur la prévention des conflits d’intérêts, Gérard Collomb ait enfin, contraint et forcé, initié un travail dans ce sens. Peut-être comprendra-t-il que dans les sociétés modernes les rumeurs naissent de l’opacité, et la confiance de la transparence.
Nous serons vigilants pour que ce dossier avance et que la procédure mise en œuvre soit suffisamment précise pour prévenir durablement les conflits d’intérêts à Lyon, dans un souci constant de service de l’intérêt général.
Intervention de Christophe Geourjon au nom du groupe « Centristes & Démocrates pour Lyon »
Monsieur le Maire, chers collègues,
Le principe de ce vœu est simple : prévenir les conflits d’intérêt et garantir ainsi une totale liberté de jugement et donc de vote.
Ce vœu s’inspire d’un vœu déposé au Conseil de Paris, il y a quelques mois par l’élu démocrate Jean-François Martins. A Paris, Bertrand Delanoë à fait adopter ce principe qui est aujourd’hui mis en œuvre.
Ce vœu nous l’avions déjà présenté l’an dernier. À la demande de l’exécutif nous l’avions retiré pour laisser le temps à un travail collectif afin de parvenir à une proposition volontariste pouvant recueillir le consensus. Malheureusement en 4 mois votre cabinet et votre majorité n’ont rien proposé. Aussi, aujourd’hui nous souhaitons que ce vœu soit soumis au vote. Cette déclaration de principe devrait donc être adoptée à l’unanimité et permettre ainsi une mise en œuvre rapide.
Pour apaiser certains élus et répondre à des remarques excessives, ce vœu n’est pas dirigé contre la majorité mais il concerne l’ensemble des élus municipaux. En premier lieu, effectivement, l’exécutif, le pouvoir de décision exigeant une exemplarité et une transparence accrue. Mais il concerne également les élus de base et ceux de l’opposition : en effet en tant que conseillers municipaux de Lyon nous représentons la Ville de Lyon au sein de différentes instances, jurys ou commissions, et là aussi la transparence doit être la règle. Cette question, les citoyens se la posent aussi, et se l’approprient, comme le prouve la récente ouverture d’une antenne lyonnaise de l’association Anticor (www.anticor.org).
Nous espérons que Lyon fera ainsi école et que demain d’autres collectivités locales adopteront ce même principe.
Enfin pour conclure, avant de lire notre vœu, permettez-moi d’élargir le débat. En effet on retrouve cette question du conflit d’intérêt potentiel dans beaucoup d’autres domaines. Récemment il en a beaucoup été question dans la triste affaire du Médiator. La notion de conflit d’intérêt est longuement développée dans le Règlement Intérieur National de la profession d’avocat. La déclaration des liens est déjà obligatoire dans le code de déontologie des médecins, des architectes. Elle doit devenir la règle en politique !
Je vous remercie
Notre demande à fait l’objet d’un article du Progrès dans son édition du mercredi 18 janvier 2012, dans Les Potins d’Angèle du 18 janvier ainsi que d’un interview de Christophe Geourjon dans le numéro de février de Mag2Lyon
Question orale de Christophe Geourjon au nom du groupe « Centristes & Démocrates pour Lyon »
Les questions mensuelles d’arrondissement étant de fait réservées à l’exécutif, le conseiller du 8ème que je suis aimerait aussi quelques précisions sur son arrondissement :
La Maison de la Danse bénéficie d’une reconnaissance qui dépasse très largement notre agglomération, elle est ainsi devenue une référence culturelle. Elle contribue au rayonnement de Lyon. Ce succès exige de notre collectivité des investissements pour moderniser la structure et permettre d’accueillir dans de meilleures conditions les artistes, les compagnies invitées ainsi que le public.
Vous avez annoncé il y a quelques mois, sans aucune concertation, le déménagement de la Maison de la Danse à la Confluence dans le cadre de la ZAC 2. En tant qu’élu du 8ème je regrette ce choix, mais j’en prends acte.
Pouvez vous nous préciser l’état de vos réflexions concernant le devenir du théatre du 8ème, construit en 1968, plusieurs fois amélioré, et site actuel de la Maison de la Danse ?
Intervention de Bernadette Bertrix-Veza au nom du groupe « Centristes & Démocrates pour Lyon »
Monsieur le maire, chers collègues,
Enfin ! C’est le premier mot qui vient à l’esprit en lisant ce rapport concernant le projet de centre international du goût. Notre groupe est très favorable à ce que Lyon accueille la cité de la gastronomie.
Lyon est souvent vue comme une capitale de la gastronomie. Et la gastronomie française a justement été classée au patrimoine immatériel de l’humanité en 2010 par l’UNESCO. Autant de raisons pour créer une structure d’envergure internationale sur ce thème dans notre ville.
Nous ne pouvons donc qu’approuver cette idée. Nous sommes ravis que cette délibération vienne compléter vos réponses aux interrogations de notre collègue Marc Augoyard, conseiller du 5e, qui les pose au Grand Lyon depuis un an.
Malgré plusieurs interventions au Grand Lyon en avril et en octobre derniers, et plusieurs demandes écrites, nous n’avons eu qu’une réponse partielle du vice-président chargé des relations internationales, ici adjoint au maire, qui n’avait pas eu connaissance de nos courriers ! Vous avez semblé alors beaucoup moins optimiste que lui et peu déterminé à soutenir financièrement le projet !
Mais revenons à notre délibération.
Ce projet n’est pas nouveau. En 2001, dans votre programme, en 2005 dans la presse (journal L’hôtellerie) vous promettiez déjà un palais du goût, des études et des réflexions. Espérons qu’en 11 ans le projet a pu s’affiner et se bonifier.
La subvention vise à financer une étude, dont un des objets est de déterminer la localisation de ce futur centre.
Notre collègue, Marc Augoyard vous a proposé comme site l’Hôtel Dieu. Bien sûr, pas tout le bâtiment, il y a de place pour de multiples projets. Mais quel plus beau symbole qu’un centre du goût dans les lieux même où exerça Rabelais. Ni Gargantua, ni Pantagruel ne seraient mécontents !
Si vous restez figé sur votre position concernant l’Hôtel Dieu, nous avons une solution alternative : l’ancien musée Guimet. Là aussi un bâtiment majestueux qui pourrait parfaitement accueillir une Cité Internationale de la Gastronomie à proximité immédiate du Parc de la Tête d’Or.
Enfin, puisqu’il s’agit d’un centre international, pourquoi n’est-ce pas le Grand Lyon qui gère ce dossier ? La réponse que vous avez apportée au conseil communautaire n’est guère encourageante, surtout pour les autres communes du Grand Lyon : la ville de Lyon tirera le bénéfice du gain d’un concours, le Grand Lyon paiera ensuite. Difficile dans ces conditions de créer un consensus autour d’un projet qui le mérite !
Pouvez vous donc nous assurer qu’il y a de votre part, M. le maire, une véritable volonté politique de réaliser ce projet, ou n’est-ce pas là une fois de plus le moyen de communiquer à bon compte ?
Cette volonté, cette détermination, sont nécessaires, ou nous laisserons une fois de plus passer la chance d’attirer à Lyon un outil de rayonnement international pour notre ville.
Je vous remercie.
[www.repasgastronomiquedesfrancais.org]
[www.repasgastronomiquedesfrancais.org]
Intervention de Fouziya Bouzerda au nom du groupe « Centristes & Démocrates pour Lyon »
Monsieur le Maire, Mes chers collègues,
Ce rapport est inquiétant et symptomatique. Certes, il ne révèle pas de scandale à proprement parler, mais il confirme encore une fois la défaillance du contrôle par notre commune du service public de distribution d’électricité concédé et assumé financièrement au final par l’usager lors du règlement de sa facture .
Que nous dit le rapport ?
La ville doit donc renforcer son contrôle sur cette concession. Elle doit également se rapprocher de son concessionnaire, pour envisager des programmes d’investissements concertés. Nous avons des projets urbains. Ils ont des projets de lignes. Il est donc judicieux et opportun, de travailler en amont, plutôt que de découvrir au petit matin qu’une tranchée est en train d’être creusée dans une voie toute récente.
La convention de concession, qui vient à échéance en 2013, prévoit ainsides réunions régulières tous les cinq ans, pour faire le point et envisager des évolutions : elles n’ont jamais eu lieu. Il était également prévu des possibilités d’aménagements qui n’ont là encore jamais été utilisées.
Que répond la Ville ? Qu’il faut faire confiance à une entreprise nationale qui ne saurait nous tromper ! C’est en suivant ce raisonnement que notre fleuron local la SACVL a failli disparaître, nous présentant en urgence une facture de 25 M€. Qu’elle ne peut rien faire en raison de la situation de monopole d’ERDF ! Qui peut croire cela, quand vous-même ne cessez de répéter que les collectivités sont les premiers investisseurs de ce pays et que vous avez fait de Lyon une capitale européenne dont le poids est significatif !
J’ajouterai que votre collègue Bertrand Delanoë à Paris, a mené des négociations qui lui ont permis d’obtenir un certain nombre d’avancées, notamment sur les provisions.
En conclusion,, nous voyons là une illustration de votre contrôle minimaliste des gestions externes. Une fois de plus, comme avec la SACVL, votre logique est celle du « laissez-faire » en contradiction complète avec vos discours.
Cela nous amène ensuite à la gouvernance de la compétence énergie. Nous savons que des discussions sont engagées, ou enlisées pour la refonte de l’organisation locale, entre les communes, le SYDER, le SIGERLY, le Grand Lyon. Quelle est votre vision ? Le Grand Lyon ne serait-il pas fondé, sur tout son territoire, à reprendre lui-même cette concession, plutôt que de laisser d’un côté un syndicat, de l’autre la plus grosse ville de l’agglomération ? D’ailleurs le Grand Lyon est plus habitué au contrôle des gestions externes, et d’autre part l’expérience et les compétences acquises par le SIGERLY(1) pour le reste de la communauté urbaine pourraient être utilement exploitées pour exercer un réel contrôle de la concession sur l’ensemble de l’agglomération.
Je ne doute pas que le DGS de la ville Lyon puisse déjà prendre conseil auprès de son collègue de la Communauté Urbaine à ce sujet.
Enfin, je dois évoquer les conséquences en matière écologique. Parler de développement durable, de plan climat-énergie, d’agenda 21, de smart grids, et que sais-je encore sans travailler sérieusement avec le distributeur d’électricité, c’est au minimum léger, au pire irresponsable, et illustre une fois de plus votre préférence pour la communication plutôt que pour l’action.
Alors en ce début d’année je suis volontariste et optimiste et j’émets un vœu : celui que l’action devance la communication.
Je vous remercie.
(1) [www.sigerly.fr]
L’Europe a été construite sur des rêves et nous n’avons pas le droit d’oublier ces rêves a affirmé Jerzy Buzek le 15 décembre dernier en séance plénière au Parlement Européen dans ce qui fut son discours d’adieu au perchoir. Il restera néanmoins député européen. A cette occasion, Jerzy Buzek a plaidé pour une nouvelle vague d’intégration politique et une véritable union fiscale et économique. Il est toutefois dommage qu’il tienne ce genre de propos en quittant ses fonctions bien qu’il ait…
Il y a quelque chose qui semble échapper au thuriféraires de François Hollande : plusieurs de ses mesures sont avant tout des redéploiements. Il l'a dit, les 60 000 postes qu'il compte créer dans l'Éducation Nationale se feront en réalité par des coupes sur les postes enseignants : l'interdiction du redoublement en fournira l'essentiel du financement. Mieux : comme il a laissé entendre que les postes créés ne seraient pas forcément des postes d'enseignants, on peut subodorer que le nombre total d'enseignants sera en chute encore plus sévère que sous Sarkozy. Par ailleurs, François Hollande se garde bien d'aborder les conséquences de la fin du redoublement. Certes le redoublement ne fonctionne guère : mais la question de fond, c'est quelle organisation pour l'école et que faire de ces élèves qui ne redoubleront plus ? Ils ne deviendront pas plus à l'aise pour autant dans le système scolaire, loin de là. Sur ce point, la réflexion de François Hollande est proche du zéro absolu.
Le surcroît d'allocations qu'il promet aux uns se fera sur le dos des autres. On l'a vu avec le quotient familial, j'en ai abondamment parlé ici. Il ne s'agit pas de dégager des fonds, mais de prendre encore plus à ceux qui paient déjà beaucoup. Ce que Hollande appelle les riches...
Ainsi, des familles qui ne paient plus d'impôts et disposent d'avantages de toutes sortes recevront encore davantage. J'espère qu'un économiste calculera les revenus réels des premières classes moyennes touchées par Hollande et les comparera avec les avantages, primes, réductions de prix, gratuités et cetera que touchent certaines familles très modestes. Le calcul pourrait finir par ne guère être avantageux pour les classes moyennes.
Enfin, Hollande l'a discrètement rappelé : c'est la conjoncture économique et l'état des finances du pays qui commandera l'application ou non des mesures socialistes.
In fine, ceux qui soutiendront François Hollande, voteront, sans le savoir, pour un tout autre programme que celui auquel ils s'attendent...
Institut d'études judiciaires
, Mercredi 18 Janvier 2012
17 heures
Faculté de droit de Strasbourg
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Institut d'études judiciaires
, Mercredi 18 Janvier 2012
17 heures
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Vendredi en fin de journée Standard and Poor's a dégradé la note de la France ! Le Triple A. dont Nicolas Sarkozy avait fait le cheval de bataille de son gouvernement c’était hier !
Pour l’heure, les politiques font feu de tout bois, c’est haro sur les agences de notations.
Le Parti Socialiste, ses satellites – Front de Gauche et EE-Les Verts – et le Front National, s’en prennent au gouvernement sans faire l’ombre d’une proposition constructive pour sortir du marasme dans lequel est plongé le Pays.
A l’UMP on tente, sans convaincre, de minimiser l’importance de l’évènement et en guise de justification on réplique que la France n’est pas la seule à voir sa politique sanctionnée.
Côté Modem, François Bayrou a beau jeu de taper et sur les uns et sur les autres et c’est bien normal. Il est le seul à avoir été clairvoyant tant sur la question des déficits de la balance commerciale de la France que sur les dérives de sa dette souveraine.
A moins de 100 jours d’une élection capitale, l’UMP et le PS peuvent bien tenter de se refiler la « patate chaude » en reportant sur l’autre la responsabilité de l’échec que constitue pour la France cette sanction, François Bayrou a raison de dire que les deux parrains de la 5ème République sont coresponsables de la situation dont ils sont, l’un et l’autre, bien incapables de proposer une solution pour en sortir.
Dans l’immédiat il faut bien se convaincre que cette affaire est plus grave que ce que les autorités politiques et économiques en place veulent ou voudront bien nous en dire jusqu’aux prochaines élections. Les effets de cette décision, s’ils ne sont pas visibles en l’état, n’en impacteront pas moins en profondeur le quotidien des Français.
La dégradation de la note de la France va se répercuter sur celles des banques avec pour conséquence une hausse probable des taux d’emprunts qui rendra plus difficile l’investissement et la consommation des ménages. Un nouveau plan de rigueur est à prévoir même si le ministre Baroin ne cesse de s’en défendre.
Le poids de la dette sera encore plus lourd à porter car son financement sur les marchés coûtera plus cher. Ceci remet en cause les objectifs de retour à l’équilibre prévu pour 2016 par Nicolas Sarkozy et 2017 par François Hollande.
L’austérité, quoi qu’en dise le clan des sarkozystes, est au bout de la perte du Triple AAA et les mois à venir vont être durs pour les plus fragiles des Français.
Dans les motivations de Standard and Poor's, pour dégrader la note de la France et celle de 8 autres pays sur 16 que compte la zone euro, la question de la dette n’est pas le point le plus critique. A la base de cette dégradation est d’abord l’écart de compétitivité entre les économies des pays de la zone Euro depuis la création de la monnaie unique et bien sûr l’incapacité des gouvernements de ces pays à réagir.
S’agissant de la France, en plus de l’augmentation de 600 milliards d’€, entre 2007 et aujourd’hui, ce qui a pesé le plus dans cette décision est le déficit croissant de notre balance commerciale qui est l’indicateur premier de la compétitivité d’un pays, donc de sa capacité à rembourser sa dette.
Pour mémoire, positif en 2004, ce déficit, qui depuis n’a cessé d’augmenter, se situe aujourd’hui à un niveau compris entre 6 et 7 milliards d’euros par mois.
Inutile de préciser qu’en matière de compétitivité les solutions habituelles connues ne laissent pas imaginer des jours faciles et désormais la question se pose : « et maintenant que faut-il faire? »
Des tôliers de la 5ème République, il ne faut rien attendre d’autre que de l’austérité, façon Grèce, Italie, Espagne pour ne pas dire Argentine. La France est dans un tunnel, au bout de la perte du Triple AAA les mois à venir vont être durs.
Au plan politique un choix s’impose prioritairement, en aucun cas il ne faut reconduire à la direction de la France, Nicolas Sarkozy et ses «valets»: Pécresse, Morano, Baroin, Bachelot, Kossusco- Moriset, Ciotti…..
Ceci ne veut pas dire qu’il faudra pour autant confier la destinée de notre Pays à François Hollande et ses « vrais ou faux copains »: Fabius, Baylet, Aubry, Dray, Lang, Bartolone…..
A condition qu’il soit en mesure de fédérer autour de lui, les compétences nécessaires pour impulser en France et en Europe la mise en place d’un modèle européen de société en rupture avec le modèle néolibéral poussé depuis 30 ans par l’Allemagne, l’Angleterre et la France, François Bayrou pourrait, dans cette élection présidentielle, être un bon candidat.
Le 1er et le 2ème tour de l’élection présidentielle passé il restera aux Français à doter l’Assemblée Nationale d’une majorité en capacité de mettre en œuvre le changement dont il dit vouloir être le moteur. Changement qu'il appartient, à François Bayrou, de définir dès à présent.
Le Conseil National du Parti Libéral Démocrate tout en choisissant de renouveler sa confiance à son président Aurélien Véron, a décidé de soutenir la candidature de François Bayrou à la présidentielle. Suite au vote favorable des membres, le Parti Libéral Démocrate va donc officiellement s’engager dans la campagne de François Bayrou à la présidentielle. Aurélien Véron prendra la parole lundi soir auprès de l'équipe de campagne de Bayrou pour annoncer cette décision.
Considérant que François Bayrou ne se présentait pas comme le candidat d'un parti ou d'un courant de pensée,mais le candidat de tous les Français qui veulent s'affranchir du verrouillage…
La France a perdu son triple A. Selon François Bayrou, il s’agit d’une « double dégradation ». « C'est une dégradation de notre note souveraine qui va affecter la réputation de notre pays, avec des conséquences lourdes. Les emprunts d'État seront fatalement, à court ou moyen terme, consentis à des taux d'intérêt plus pénalisants. Les établissements publics (la Cades, RFF, la SNCF) sont indexés sur la note de l'État ; le Fond de Stabilité Financière lui-même risque d'en pâtir… »
Cette…
Si Marine Le pen accédait au pouvoir en France, les agences de notation seraient très embêtées : pas parce qu'elles sont le «mal» supra-national et libéral mais plutôt parce qu'il leur faudrait créer la catégorie ZZ- pour donner une valeur aux mesures que la candidate du Front National prendrait.
Enlevez la facture pétrolière et la France devient tout de suite excédentaire sur la balance de ses exportations. 80% de ses exportations sont des produits manufacturés issus d'usines. Si on s'amuse à faire joujou avec nos taxes, les autres en feront autant. L'inconvénient, c'est qu'avec la structure de notre balance commerciale, nous ne serons pas gagnants à ce jeu-là...
Au fond, il n'y a pas de bon protectionnisme, mais celui que Marine Le pen a choisi est le pire, parce qu'il nous conduit à l'autarcie. L'autarcie, on a vu ce que cela donnait avec Ceaucescu ou encore la Corée du Nord. Si l'on remonte plus loin dans l'histoire, le dernier État européen à avoir pratiqué la chose, c'était l'Allemagne nazie. Beau modèle...
Promouvoir la France, c'est une bonne chose : mais il y a une manière intelligente de le faire, comme par exemple le choix de société que propose Bayrou en faisant des consommateurs Français les acteurs de leur propre promotion et de l'État un stratège, et une manière néfaste et déresponsabilisante comme celle de Madame Le pen dont l'action est tout entière tournée vers l'État promoteur de la taxe et pas du tout vers les initiatives individuelles.
Son protectionnisme amènera simplement à faire monter artificiellement les prix si jamais il devait s'appliquer. Et c'est tout.
Moins de 5% : vous ne gênez personne. Vous faites sourire, mais gentiment. Et comme en politique, tout est possible, chacun de vos concurrents garde en tête que vous avez une infime probabilité de revenir un jour sur la scène, et de lui être utile. Vous vivez pauvre, très pauvre, mais libre. Inutile, très inutile, mais, point commun avec Florent Pagny, vous avez la liberté de penser.
5 à 10% : vous êtes emmerdant. Grâce au seuil des 5% pour le remboursement, aussi petit que soit votre parti, vous avez presque autant de moyens de faire campagne, que si vous étiez à 30 ou 65%. Et vous avez les moyens de gêner vos grands partenaires habituels. Alors ils viennent vous taper dans le dos et vous accrocher l'avant-bras, en même temps, "allez, arrête tes conneries, viens avec moi, tu seras ministre" (ou maire-adjoint, ou vice-président…). Vous peinez à vous dissocier de Pascal Obispo : si j'existe, ce n'est PAS d'être fan. C'est de gagner, grâce aux fameux 5%, le droit de retenter votre chance à la partie suivante.
10 à 15% : vous êtes bancable. Vous gagnez le droit de menacer, pendant trois mois de campagne, l'oligopole en place, qui se demande pourquoi il ne vous a pas écrasé plus tôt. Vous donnez de l'occupation aux journalistes politico-spéculatifs : vous les obligez à quelques recherches d'archives pour découvrir que, non, votre famille politique n'est née ni dans un chou, ni dans une rose. Vous avez le droit de leur dire, en interview, "nous ferons, nous pouvons, nous voulons". "Nous" parce que, grâce aux sondages, vous êtes rejoint. Par des électrons libres, des déshérités et des aigris, bien sûr (et parfois vous préféreriez être seul que mal accompagné) ; mais vous pouvez rêver que ces lézardes dans la forteresse adverse, annoncent l'effondrement. Josuah fit the battle of Jericho...
15 à 20% : vous êtes le récif. L'alarme sonne dans les postes de commandement d'en face[1]. Leurs matelots sortent en désordre les cordes, les bouées, les haches. Les agressions commencent. Les pressions et les menaces. Même si vous êtes le mouvement sympa, celui avec lequel les autres auraient tous intérêt à s'entendre, gardez-vous à droite et gardez-vous à gauche : les agressions viendront de partout, non par stratégie, mais par peur.
Pendant ce temps, vos soutiens, voyant le succès possible, ont des rêves de fauteuils et font monter les enchères. Gros coup de testostérone. Et pourtant, il vous faudrait une équipe relax, soudée, disciplinée, capable de dissuader les agresseurs un par un. Car, la chose nouvelle, c'est que vous avez un moyen de pression. No place for loosers.
Votre équipe de campagne prend la pression, elle aussi. Elles est sous-dimensionnée : les années de léthargie ne l'ont pas préparée au succès. Or, dans cette phase, vous êtes très sollicité par la société civile, qui voit soudain l'espoir d'un changement aux manettes. Vos interlocuteurs, associatifs, entrepreneurs, religieux, syndicalistes, attendent de vous une parole de pouvoir. Or, ce pouvoir, vous ne l'avez pas. Il faut jouer fin, savoir encourager sans s'étaler. Amener chaque corporation à laisser de côté ses intérêts propres pour partager une volonté commune. Et vous devenez porteur de cette volonté commune. Avec ça, vous passez…
... de 20% à 25% : vous êtes un favori. C'est l'étape la plus destructrice. Les murailles en face s'effondrent, fuite dans la panique, odeurs de ch…, éruptions de vengeance. C'est l'étape la plus dangereuse : vous êtes visé, vous aussi. On vous accuse de traîtrise, de cynisme, d'opportunisme, d'être "le pire de tous"[2] ; puisque vous êtes sur le devant de la scène, vous devenez le bouc émissaire qui permet aux haines qui s'étaient accumulées dans les camps adverses, de s'exprimer en se retournant contre vous. Et vous êtes, pour le coup, mal accompagné : les quelques "résistants" qui avaient partagé votre traversée du désert se trouvent, devant ces mouvements de foule chaotiques, stupéfaits, déconcertés et désarmés.
Tenez bon. L'avantage de cette situation est qu'elle dispense de prendre l'initiative ; il suffit d'attendre que le camp d'en face s'auto-détruise, extincteur à la main pour préserver votre camp de l'incendie. Face à la violence politique, vous proposez au pays la confiance. Articulez. Yes.we.can.
De 25% à 30% : on en reparlera le moment venu.
Notes[1] P.-S. 19 janvier : qu'est-ce que je vous disais ! UMP, PS, FN.
[2] Rendons à Simone…
Parmi les échanges qui ont eu lieu samedi à la Maison de la Chimie autour de la campagne de Bayrou, j'ai été frappé par ce qu'a dit l'un des experts conviés à s'exprimer sur le principe du "Produit en France". Il parlait de la sucrhauffe de la spéculation financière internationale, qui est la fois un des symptômes et une des causes de nos difficultés. Il expliquait que pour éviter cette surchauffe, il fallait la priver de carburant. "Or, continuait-il, le carburant de la spéculation, ce sont les liquidités". Il poursuivait en précisant que la façon la plus simple et la plus vertueuse de réduire les liquidités, c'était de diminuer la dette des États. Car faire de la dette, c'est créer de la liquidité.
Voilà qui va surprendre tous les chantres du déficit public et de la dette "vertueuse". Non, la dette de l'État n'est pas vertueuse, elle contribue à l'emballement de la spéculation internationale et, de là, à la pression de la financiarisation sur nos entreprises. Si la spéculation mondiale était moins intenses, les entreprises retrouveraient des marges pour investir, au lieu de les réserver à la rémunération des marchés financiers insatiables.
Conséquence : plutôt que de diminuer la pression fiscale sur les entreprises, ce qu'il faut faire, c'est diminuer le déficit de l'État. Le chemin le plus court d'un point à un autre n'est pas toujours la ligne droite. Réduire la liquidité de l'économie mondiale en réduisant les endettements permettra de ramener la spéculation financière à un niveau plus tolérable pour les entreprises et pour les économies nationales.
Autre conséquence : ceux qui prétendent que la monétisation de la dette est la bonne solution ont entièrement tort, car la monétisation est aussi une création de liquidités, alors qu'il faut réduire la liquidité.
Améliorer la marge des entreprises pour l'investissement en réduisant le déficit et la dette de l'État. CQFD.
Le clivage Gauche-Droite est de plus en plus inadapté pour appréhender la complexité de notre époque. Leur opposition systématique sur de nombreux sujets relève plus de l’ordre de la posture que de l’ordre de la conviction. Et cela est d’autant plus apparent que les politiques qu’ils mènent en réalité sont autant convergentes que leurs paroles sont divergentes. Ce triple décalage entre les paroles, les actes et les réalités complexes de notre époque explique largement leur impuissance chronique à trouver des solutions aux principaux problèmes auxquels nos concitoyens sont confrontés.
La difficulté de François Hollande à fixer une ligne politique claire, et les retournements de vestes permanents de Nicolas Sarkozy ne sont pas dus qu’aux travers de leurs personnalités respectives, mais ils expriment quelque chose de beaucoup plus profond : les crises de 2008 et de 2011 ont sapé les fondements intellectuels de la Droite et de la Gauche.
La crise de 2008 a profondément déstabilisé la Droite car ce sont les solutions (société de propriétaires par le crédit facile, fonds de pensions pour la retraite par capitalisation, dérégulation, ... ) qu’elle a préconisées pendant 3 décennies (les années 80, 90 et 2000) qui, en étant mises en application un peu partout dans le monde, ont provoqué cette crise. C’est l’absence de régulation du système financier pour laisser « la main invisible du marché » la faire « naturellement », ainsi que le dogme de la liberté de circulation des capitaux appliqué jusqu’à l’absurde qui sont à l’origine de cette crise. La Droite, en adoptant la doxa néolibérale sous l’influence d’économistes comme Milton Friedman et Friedrich Hayek ou de politiques comme Margaret Thatcher et Ronald Reagan, a au fond sacrifié les intérêts de ses clientèles traditionnels (les entrepreneurs, les agriculteurs, les commerçants, ...) pour satisfaire les appétits des actionnaires et des rentiers.
La crise de 2011 déstabilisera durablement la Gauche car c’est le modèle d’Etat providence qu’elle a mis en place qui n’a plus d’avenir. Le traitement des problèmes sociaux ne pourra plus se faire uniquement par la distribution d’allocations ou de subventions. Il faudra inventer un nouveau type d’Etat capable de protéger mieux en dépensant moins.
Bien-sûr la réalité politique est moins manichéenne puisque la Droite a largement participé aux gaspillages de l’Etat providence ; néanmoins c’est la Gauche qui est la plus ébranlée par sa remise en cause . Tout comme la Gauche a largement participé à la capitulation devant la finance folle ; mais ce sont les dogmes néolibéraux de droite qui sont remis en cause. C’est donc l’ensemble de notre modèle de société qui est à refonder.
Pour faire face à ce défi, le Centre ne peut plus être la modération sociale de la Droite ou la modération budgétaire de la Gauche, le ni-ni ou l’entre-deux. Il ne peut plus reposer sur un positionnement par rapport à ces deux piliers historiques de notre démocratie d’opinion que sont la Droite et la Gauche, car ceux-ci sont profondément et durablement affaiblis par les évolutions historiques ! Il doit avoir l’ambition de devenir un nouveau pilier à part entière de notre démocratie, en suscitant un nouveau grand courant d’opinion qui va la régénérer par des réponses nouvelles à la crise multiforme que nous vivons, et par la proposition d’un nouveau modèle de société, humaniste, cohérent, et réaliste.
Ce sont donc cette mission d’intérêt général, et l’esprit pionnier nécessaire pour la réaliser, qui justifient profondément l’indépendance du Centre. Au sens noble de la politique, c’est aussi le refus du néolibéralisme qui explique fondamentalement la prise d’indépendance du Centre par rapport à la Droite, comme c’est le refus du laisser-aller dans l’endettement du à un Etat providence toujours plus dépensier qui explique la volonté du Centre de garder son indépendance par rapport à la Gauche classique.
La seule certitude que l’on peut avoir dans notre époque incertaine, c’est que l’ampleur des changements qui s’imposent à notre société constituent une telle révolution dans nos habitudes qu’ils ne pourront passer que par une révolution politique, et certainement pas par une nouvelle alternance stérile entre la Droite et la Gauche. La question est donc sur la nature de cette révolution politique. Sera-t-elle une révolution destructrice et violente qui prendra pour bouc émissaire soit les immigrés soit les privilégiés ? Sera-t-elle au contraire une révolution constructive et pacifique où l’on réalisera l’union nationale dans le but de « se retrousser les manches collectivement » pour reconstruire notre industrie, pour redonner la priorité à l'éducation, pour réaliser une transformation massive et réaliste de nos modes de consommation et de production, pour réformer notre fiscalité dans le sens de plus de justice sociale et de simplicité, pour gérer autrement notre secteur public, pour réguler réellement et efficacement la finance, ... ?
C’est pour moi la mission du Centre indépendant de réaliser cette révolution constructive et pacifique. C’est le rôle du MoDem d’en être le fer de lance convaincu, imaginatif et décomplexé. Voilà pourquoi la victoire de François Bayrou en 2012 est nécessaire, et la réussite ensuite du gouvernement de la Majorité du Courage est indispensable pour donner un avenir de paix et de prospérité à notre pays.
Philippe Dervaux
Animateur de la section du MoDem du 11ème arrondissement
Avec François Bayrou, on a l’impression d’entrer dans une nouvelle dimension. Il sort du cadre traditionnel, ne parle pas cette langue de bois, ne pratique pas la lutte de clan contre clan, ne participe pas aux combats de coqs. Il nous fait voir le monde autrement, sous un autre éclairage. Dans cet univers sclérosé, étouffant, cet air vicié faute d’être aéré et renouvelé, une porte s’ouvre …
Depuis des lustres, François Bayrou nous parle d’humanisme. Ce mot paraissait désuet, angélique, utopiste. Certes il évoquait la Renaissance, le développement des sciences, de la culture, un tournant de civilisation qui a suivi l’invention de l’imprimerie, comme c’est le cas aujourd’hui de la révolution de l’information suite au déploiement d’Internet. Mais le terme a une connotation passéiste, voire gnan-gnan. Or ce mot prend aujourd’hui une autre résonance … Jean Léonetti crée au sein de l’UMP un courant appelé « La droite humaniste ». Même le Parti de Gauche sous-titre son programme « L’Humain d’abord ». On remarquera au passage que les termes de socialisme et de capitalisme, appartiennent eux aussi à un ancien référentiel, sont dépassés, même s'ils sont encore employés. Le capitalisme initialement entrepreneurial a évolué vers la financiarisation de l'économie, le libre-échange dans la mondialisation. Le socialisme qui faisait référence à une économie administrée par l’Etat, niant la propriété privée, désigne maintenant plutôt un modèle privilégiant l’égalité et la gestion collective, sans pour autant remettre en question la propriété privée, le statut de nos entreprises et même le libre- échange.

François Bayrou prône également depuis toujours les valeurs de la république, ornant les frontons de nos écoles et des mairies de nos villages : « liberté-égalité-fraternité », ce qui peut paraître ringard, provincial, aux oreilles du tout-venant.
On découvre que cette vision est en fait empreinte de profondeur philosophique, d’une anthropologie de l’homme définissant les contours d’un modèle de société qu’il s’agit, sinon de retrouver, de redéfinir. Pas d’un système complexe, que seules des élites pourraient comprendre, dont elles pourraient s’approprier et qu’elles chercheraient à appliquer de manière dogmatique, mais des notions simples, qui donnent une direction, pour réorienter notre boussole à tous, dans un monde à la dérive.
Liberté-Egalité-Fraternité, triptyque de valeurs unies et indissociables se tenant comme une clé de voûte, marque la devise de cette République qui vise à libérer l’homme, à l’émanciper et à l’assurer, à l’épanouir, à le lier aux autres dans un destin commun. Le modèle capitaliste d’économie de marché incarné par la droite a privilégié la liberté, mettant l’argent au centre, en ayant laissé malgré tout se développer les inégalités. Le socialisme incarné par la gauche, a préféré l'égalité, en mettant l’Etat au centre oubliant souvent l’entreprise. L'humanisme plutôt incarné par le centre, réfère à la fraternité, trop oubliée. Prônant l'équilibre entre ces trois piliers. François Bayrou exprime que « La république est le projet politique de l’humanisme », dans sa préface de mon livre intitulé « La révolution humaniste ». C’est même un projet de société, un principe de civilisation. On comprend alors mieux l’idée de majorité centrale, d’esprit d’union nationale, qu’appelle de ses voeux le candidat à la présidence de la république.

Certains cherchent des coupables tout désignés pour expliquer la crise que nous traversons, les dérives de la mondialisation, d'un capitalisme financier jugé prédateur : les dirigeants, les élites, les banquiers, les actionnaires, la mondialisation, le libre-échange, l'euro, les institutions européennes,la Chine... Ils veulent faire croire que les dangers viennent de l'extérieur et qu'il suffit de fermer les frontières ou de se débarrasser des catégories présumées coupables. Mais ne nous méprenons pas. Cette vision nous empêche de regarder les véritables causes de nos maux, nos propres responsabilités de citoyens, de consommateurs, d'investisseurs, d'entrepreneurs, ...les défauts d'un modèle de fonctionnement de la société, qu'il s'agit de repenser non seulement collectivement, mais aussi individuellement, dans nos comportements.
Les causes profondes des dysfonctionnements proviennent notamment d’une trop forte polarisation de la société sur l'argent, sur la recherche du profit, sur les valeurs matérialistes et individualistes. L'argent était un moyen, un médiateur d'échange, une représentation de valeur marchande. Mais il est devenu une fin, un objectif, induisant une perversion, une sorte de maladie mentale de la société. De cette méprise découlent les symptômes de la maladie, les crises que nous traversons : crise économique, crise sociale et crise morale. Un système générant des inégalités croissantes, ne parvenant pas à venir à bout de la pauvreté, dégradation du niveau scolaire, déculturation. Le citoyen est infantilisé dans une démocratie d'opinion, noyé par une information qu'il a du mal à maîtriser, les idées toutes faites délivrées par les médias, la télévision. Il se réfugie dans le divertissement, dans la télé-réalité. Son sens critique n'est plus nuancé et il devient soit suiveur passif soit révolté et violent.
Il faut retrouver le sens du bien commun et remettre l'homme au centre, l'humain plutôt que l'argent. L'approche humaniste permet alors d'envisager un nouveau modèle de société.
C'est la prise de conscience et la responsabilité, exercées en démocratie, qui permettront aux citoyens de comprendre, d'adhérer à un nouveau modèle en redéfinissant ses priorités, ses valeurs, les structures de fonctionnement privilégiant le sens du bien commun et l'épanouissement de l'homme, le respect de l'autre. Il faut passer d’une démocratie d’opinion, où les citoyens n’ont guère à réfléchir et sont invités à adhérer à des idées toutes faites, à une démocratie adulte. Mais si les citoyens sont d'accord pour s'imposer de nouvelles règles, des contraintes de régulation, de partage, d'économies d'énergie etc. sans être motivés individuellement, sans avoir envie d'agir ainsi, ils seront malheureux, frustrés. Alors que s'ils retrouvent un altruisme naturel, un plaisir de l'échange et du lien social, ils seront en harmonie avec le modèle. Cela passe par l'éducation, le vécu d'expériences, la réflexion.
La compétition est stimulante mais si elle n’est pas exercée avec coopération, elle peut générer une déperdition d’énergie, des investissements redondants voire du gaspillage, aller contre l’intérêt commun et au final être destructrice. Il faut penser à de nouveaux modes de gouvernance plus coopératifs, visant l'intérêt général et durable des acteurs plutôt qu'un profit financier à court terme au détriment du reste. Pour l'illustrer : des exemples concrets d'expériences coopératives, mutualistes, associatives (auberges de jeunesse, Compagnons d'Emmaüs), AMAP en plein développement, commerce équitable, microcrédit, échanges non marchands, Wikipedia ... L'approche coopérative a été celle de la construction européenne, celle de Robert Schuman et de Jean Monnet, visant la paix et la prospérité des peuples d’Europe. Elle doit être à nouveau entreprise pour renforcer et solidariser l’Europe en ces temps de crise par des actions communes visant un intérêt général commun : grands projets communs, plan de relance commun, eurobonds, partage d’innovation, plates-formes d’échanges de technologies, intervention dela BCE, … Cette approche peut être élargie à de multiples domaines et au niveau mondial (à condition de garantir une légitimité démocratique). Elle peut même être appliquée en politique, lorsqu'il faut se mobiliser dans un esprit d'union nationale, en temps de guerre ou de grave crise, comme la France l'a fait après la guerre en forgeant son modèle social défini par le Conseil National de la Résistanceet en 1958 avec le Général de Gaulle. C’est ce que François Bayrou propose dans le contexte de crise que nous traversons, en appelant à cet esprit d’union nationale. Il ne s’agit plus pour la gauche de battre la droite, pour la droite de battre la gauche, mais bien de redresser le pays ensemble !
Dans tous domaines, entreprise, Europe, ou politique, l'approche coopérative doit prendre le pas sur l'approche compétitive. Et l’humain doit prendre le pas sur l’argent et sur l’Etat. Pour ce faire, François Bayrou en appelle à l’intelligence humaine, à des citoyens responsables qu’il respecte, qu’il ne prend pas pour des « gogos ».
La dictature des agences de notation, l'inconscience des spéculateurs et plus généralement la crise financière me firent penser à cet extrait de L'insurgé de Jules Vallès : "Le Capital mourrait si, tous les matins, on ne graissait pas les rouages de ses machines avec de l'huile d'homme. Il faut, à ces bêtes de fonte et d'acier, le pansage et la poussée de l'ouvrier."
Les jeudi 12 et vendredi 13 janvier sont consacrés aux enseignements du pôle vie économique et traitent de la dimension économique de la justice à la fois civile et pénale

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire ici toute l'affection et l'estime que je porte au Palais de la Découverte, et, corollairement, le mépris que m'inspire la Cité des Sciences.
Il n'en a pas toujours été ainsi ; la conception de la Cité des Sciences et de l'Industrie, car tel était son nom d'origine, participait d'un louable effort : il s'agissait de mettre à portée du grand public non seulement les grandes découvertes scientifique modernes mais aussi les fleurons des innovations technologiques de nos meilleures industries. Il y avait ainsi à la Cité des Sciences et de l'Industrie, à son ouverture en 1986, tout un hall consacré aux réalisations industrielles. Je me souviens très bien d'y avoir vu des modélisations de turbines, des robots, et cetera.
Aujourd'hui, c'est une sorte de no man's land sacrifiant aux lubies boboïstantes et tenu par des fonctionnaires venus on ne sait trop d'où (à la différence du Palais de la Découverte dont les animations sont assurées par des scientifiques).
François Bayrou dans son forum sur la production en en France a daté le début de la fin en France aux années 80. Pour moi, c'est plutôt Rocard et son gouvernement qui ont enclenché le mouvement en commençant à laisser les industries se délocaliser ou être revendues à des groupes étrangers pendant que l'on pariait tout sur les services. Les gouvernements de droite puis de gauche qui se sont succédés ensuite ont largement suivi le mouvement.
L'importance que l'on accorde à la recherche et à l'industrie en France voit un exemple très symptomatique dans le sort qui a été échu au Palais de la Découverte : sous l'égide de Bertrand Delanoë, l'énorme salle qui modélisait une centrale électrique nucléaire a été récupérée par le Grand Palais pour faire de «l'évènementiel» comme on dit, et des expositions. Le Palais de la Découverte a longuement été menacé par des ministres qui voulaient en faire leurs bureaux, et il demeure en sursis.
Tous ces gens-là se soucient comme d' une guigne de nos industries. Il n'y qu'à lire les réactions des blogueurs de gauche sur la nécessaire réindustrialisation de la France pour comprendre le mépris qu'elle inspire à la gauche en général.
A Paris, je peste contre l'absence de projet alternatif à celui de Bertrand Delanoë dont la ligne directrice est toute entière festive. Si j'étais maire d'une ville comme Paris, bien loin de sacrifier le Palais de la Découverte, j'aurais au contraire donné la totalité du Grand Palais à la science, et je me serais enorgueilli de faire de Paris la capitale du plus prodigieux espace scientifique ouvert au public, lieu de contact exceptionnel entre les scientifiques de toute obédience et le monde entier.
Delanoë n'a aucune ambition. Il ne rêve que de fêtes, de Paris-plages, de velib et autres attractions pour touristes et bobos. Ses rénovations (Jean Bouin, Roland Garros, Samaritaine) ne touchent que les loisirs et le commerce. En revanche, côté culture, il a tenté de faire disparaître le Musée en herbe, sacrifie les Serres d'Auteuil, bouffe une partie du Palais de la Décourte, et je passe quelques autres joyeusetés de ce genre.
La bataille pour l'innovation et la réindustrialisation, elle se mène en amont, c'est bien celà qu'il faut concevoir, pas en aval, quand il est trop tard, en venant supplier les fonds de pension étrangers ou les multinanionales (y compris françaises) de ne pas délocaliser.
Bayrou a fait une analyse très particulière de nos maux : au fond, il pense que notre défaite est d'abord psychologique et qu'il n'y aura pas de redressement possible sans combat sur ce terrain. Ainsi, on peut parfois avoir du mal à cerner exactement son programme parce qu'il semble compter prioritairement sur la détermination et la bonne volonté des acteurs, mais les choix opérés par la gauche puis la droite valident au fond son analyse : c'est bien dans les esprits que les décisions les plus désastreuses se prennent avant de nous mener à la catastrophe.
C'est bien pour cela qu'à Paris, je mène un combat sans merci contre Delanoë et ses séides et que je n'ai pas plus d'estime pour la droite locale qui n'aspire, au fond, qu'à mener la même politique. J'aurais espéré que le centre s'engage sur la voie d'une opposition résolue au Maire de Paris mais le chemin est long...
J'ai toujours écrit ici que ce sont les clivages qui introduisent une rupture et une chance de succès dans les programmes politiques. Je suis convaincu de la pertinence de cette observation à Paris. Elle vaut pour la France aussi, bier sûr. Bayrou a remporté une première manche dans ce domaine. Il lui reste à gagner les deux suivante.
Yes or no in order to Phychic Audience: It is a query that numerous men and women ponder and have regarding, whether or not you can find different types of psychic viewers. The answer is yes or no, easy is it not. Generally it can be a smaller amount concerning as being a distinct form of reader plus more about the oracle the reader consults. It is important to know and understand the actual email and the oracle when you are likely to possess a reading through accomplished.
For instance, in the event you didn’t think that it had been possible for you to talk to tones then you certainly might not be interested in any method, it would be a total waste of your time and effort along with the psychic’s.
For you to help you already know that which you are discussing we will give you a quick study course in email language, firstly through being aware of what a new email reading through can be.
The clairvoyant looking at is to try and stay using a clairvoyant and they examine your efforts along with consult an oracle of these alternative.
Oracles tend to be tools of divination that people mediums use to supply guidance for ourselves and more that are on the individual voyage associated with personal finding as well as home development.
The types of oracles include:
*Runes
*Tarot Cards
*Crystal tennis balls
*Bones
*Tea foliage
Email tarot card audience are generally psychics that consult the Tarot card to provide you advice through your current situation. A good clairvoyant Tarot reader won’t deal with your location now, but wait, how days gone by is affecting your existing situation and also where you are went in case you remain on the actual path you are on.
Clairvoyant Rune readers are usually psychics which check with Runes to provide advice. Runes are one of the earliest recognized oracles; frequently they will resemble stones together with desires in it. You will find several types of distributes the particular psychic can use to offer more fine detail to a situation.
You will find clairvoyant mediums; these are clairvoyants that work along with spirit manuals to help an individual speak to a family member that you have dropped. There are lots of famous clairvoyant sources for example Electronic Baron and Sylvia Browne.
Intéressante journée d'étude à la Maison de la Chimie pour tenter de donner un contenu aux principes du rétablissement de la production française. Les vidéos sont disponibles sur Bayrou.fr et je ne crois pas utile de donner un compte-rendu exhaustif, mais voici quelques idées qui me sont venues aujourd'hui.
"Il y a activité économique à partir du moment où il y a lutte contre la rareté"
J'ignore si cette phrase est de Raymond Barre lui-même, mais elle figure au tout début de son manuel d'économie politique, comme si elle était de lui : "Il y a activité économique à partir du moment où il y a luttre contre la rareté". Ce qui fait des Trente Glorieuses une parenthèse enchantée pour l'Europe et l'Amérique du Nord, c'est l'oubli de la contingence de rareté, l'impression d'abondance et d'inépuisable. Les chocs pétroliers des années 1970 sont venus mettre fin à ce rêve éveillé.
Ce qui est frappant, c'est l'écho de cette phrase d'un économiste renommé, libéral, homme politique aussi, incarnant l'ancien monde (la dernière édition du manuel de Barre date de 1997), dans ce que disent aujourd'hui les écologistes : nous sommes menacés par la pénurie, une pénurie généralisée. La pénurie étant la rareté au superlatif, nous voyons donc que les défis qui se présentent à nous et que nous désignons par le vocable d'écologiques sont en fait rien de moins que les défis économiques de notre époque, ceux de notre génération.
Oui, rareté, pénurie, épuisement des ressources qui ont correspondu au modèle de la révolution industrielle d'abord, au modèle taylorien ensuite. Mais alors que les marchands d'apocalypses referment le cercueil sur nos doigts, les économistes et les scientifiques disent : "cette rareté, cette pénurie, ne sont pas une fatalité, il existe, ou il peut exister, un remède". C'est cela la réflexion économique, et nous y sommes, trouver de nouveaux modèles de production et de consommation qui nous permetttent de surmonter la rareté qui nous menace.
Les atouts français
Dans ce schéma, nous devons considérer notre pays pour ses deux atouts principaux, et nous pouvons revenir aux réflexions de l'ancienne école française : il n'est richesse que d'hommes (et nous en avons), d'un côté, et de l'autre côté, les atouts de notre géographie. Nous disposons de plusieurs milliers de kilomètres linéaires de rivages maritimes. Nous disposons donc d'un gisement colossal d'énergie marine. L'implantation des premières hydrauliennes, en Bretagne, doit permettre de déterminer à terme la durabilité du matériel et son impact environnemental, ce qui aboutira à fixer vite sa rentabilité. Sans doute pourrons-nous produire pour pas cher des mégawatts comme s'il en pleuvait, et non seulement en métropole, mais dans les DOM-TOM qui sont presque tous des îles.
Nous pourrions donc envisager une production d'électricité à trois grands pôles : un nucléaire (à partir du moment où la fusion nucléaire sera au point), un hydraulien et le troisième pourrait ressembler à ce qu'imaginait Joël de Rosnay voici quelques mois, une multitude, une constellation, de petites unités de production mises en réseau entre elles et avec le réseau principal des deux pôles, l'un hydraulien, l'autre nucléaire. Ce qui n'interdit pas, bien entendu, l'éventualité d'installation des délicieuses éoliennes en chistéra démontrées par Marc Lassus tant à l'Université de Rentrée qu'aujourd'hui.
La différenciation du produit
En réalité, ce dont notre pays souffre en ce moment, c'est son anonymat. Rien de plus paradoxal que cet anonymat, car Paris et la France sont toujours synonymes de raffinement, de luxe, de savoir vivre, de terroirs, mais nos produits ne bénéficient pas de notre image. Sans doute n'y a-t-il pas une réflexion suffisante pour l'identification des produits. Et même l'inverse. Par exemple, les gens du XVIe arrondissement de Paris, comme moi, connaissent les deux marques Weston et Smuggler, deux marques fabriquées en France, mais comme elles sont destinées au marché français ... elles se cachent derrière des noms anglo-saxons, ce qui rend difficile l'identification du produit à l'export.
Je ne dis pas qu'il faille ressortir forcément les marques Chambourcy et Gervais, on voit que ce serait assez vite malsain dans l'esprit, mais il ne fait aucun doute que quelque chose de commun doit différencier les produits fabriqués en France proposés au reste du monde, il doit y avoir une différenciation commune si nous voulons être efficaces.
Signalons au passage le chiffre donné aujourd'hui que les principales grandes entreprises françaises "font" 50% de leur chiffre d'affaires à l'export, ce qui explique en partie leur appétit de délocalisation, alors que leurs homologues allemandes continuent en général à produire essentiellement en Allemagne. La difficulté d'exportation concerne surtout les PME et la multitudes des produits les plus notablement réalisés en France.
Différenciation, nous devons être conscients que le label "produit en France', chez nous comme à l'export, est avant tout un éléménet de différenciation du produit, un élément parmi d'autres, et on voit mal pourquoi cette différenciation-là serait interdite. On imagine des produits à double label : "Halal - produit en France" (ou Cacher - produit en France), ou (pourquoi pas ?) "issu du commerce équitable - produit en France".
Cette différenciation est cruciale, car ce dont nos produits souffrent le plus, c'est justement de ce défaut d'image, de ce défaut de différenciation produit collective, aussi bien à l'export que sur notre marché domestique.
How to stop snoring: For a lot of properties around the globe the relaxing snooze after having a day of hard work along with anxiety is starting to become difficult to accomplish. Every night, numerous people are subjected to a lot more anxiety in your own home in the period after they needs to be in bed as well as charging their energy, all due to a loud night breathing wife or husband or partner.
It’s true which heavy snoring accounts for several missing hrs of snooze every night. Dropped snooze isn’t only tied to the particular women or men that are in the mattress next to the someone who snores but in addition members of the family that are losing rest within the dilemma also. The particular loud and also thriving audio of the loud night breathing could reverberate through a whole property, along with virtually no break free for all those fighting to rest contrary to the noise.
Nevertheless the matter regarding snoring for many gets to considerably past just the annoyance and also frustration from the appear. In certain personal snoring could be a sign of a more serious problem referred to as Snore. This is the problem in which an individual who is actually sleeping prevents breathing in for a time period. If you are living with a snorer that rests profoundly, you might have seen this occurrence without recognizing this.
On many occasions, the loud snoring personal comes right into a stroking breathing pattern that is seen as an abrupt high in volume consumption involving inhale. Since they exhale they cook the noises which is the loud night breathing which people notice. In the event it particular person ever before seems to capture their particular air, your heavy snoring may quit for just a moment, that will quick stop of silence could be the start regarding Snore.
Numerous therapies are on offer claiming to avoid your noisy sound in which hails from the particular loud snoring man or woman. All things have been proposed coming from glue strip which can be designed to available your nostril airways in order to surgical treatment, throughout serious instances, to take care of the breathing in issue.
Thanks for the main innovations by different action places, innovative forms of job opportunities evolved. Fresh training and also school programs can even produce, in addition to brand new requirements involving certain specialist domains. Recently, a health care program features manufactured innovative jobs opportunities for that managment subsystem of health-related exercises. medical billing and coding schools have to be mentioned, once we focus on within this matter. Commonly, many people train pupils which, on the job, would be the link between people and all of sorts of medical providers. To raised clarify accomplishing this, we will need to declare regarded as place of work work (ask for the health care assistance the person has received, take care of insurance coverage statements, plus the previous undertaking assortment).
To handle these day-to-day jobs you must never allow for oneself at a loss for documents or medical data source programs. A rising interest in skilled charging along with programming employees give great reason for that broad offer associated with medical billing schools. For everybody who is eager to beginning a person’s profession throughout health care invoicing or perhaps health care programming, then this professional expectations have got to stick to many methods:
choose a range of education ways of Several ages using the intention to obtain a certificate
Education is quite compulsory for the career, regardless the particular professional location that you are implicated with. It provides the content which helps anyone to view the specific options that come with your work, even though medical coding schools accumulation the mandatory expertise in order to meet an industry specifications regarding billing as well as programming approaches. Just for this area of activity, qualified employees are prior as soon as the supervisor has to require a final decision.
Prepare your self so as to efficiently contend with plenty of documentation
Though your personal machine may practice most of the inbound data upon sufferers and providers, you can find appreciable possible ways to take care of information, data, statements, insurance policy forms. Medical billing and coding schools offer these kinds of professional programs in an attempt to arranged a few necessary firm valuations making sure that upcoming workforce need to purchase and hang straight into process around the industry.
Chinese gender predictor: Maternity indicates delving in the world of the actual unknown – wherever odd things happen in your physique and the start process will be far from foreseeable. Even getting pregnant all alone, can seem to be like a little mystery; isn’t that got countless exoplanets to arrange so that you can end up pregnent? After expecting a baby, a person consider the intercourse of the person, since well-meaning relatives and buddies decide on the actual sex.
There appears to end up being every previous wives strategy inside publication for figuring out sex. And while a great sonography can let you know together with relative certainty the particular sex of your infant starting in your 5th month of childbearing, which doesn’t end men and women by using their unique homegrown seeds of intelligence for determining the sexual intercourse of your companion. People will explain that this approach an expectant female carries will explain if your infant the girl bears is a child or possibly a woman. As outlined by this specific principle, a new young man will show the particular expectant mommy with a higher stomach; most of the being pregnant weight are usually in the particular tummy. Parents holding women will are accountable to end up being “pregnant almost all over” which has a bigger, reduced abdomen.
For a lot of, one’s heart fee of the baby is said to become forecaster of sexual category. The tale should go that child young ladies possess a more quickly heartrate and then infant boys.
Another way a large number of people enroll in is the Chinese language Lunar Maternity Appointments which in turn supposedly can easily figure out gender by cross-referencing age of the mom with the 30 days of pregnancy.
Chinese people Lunar Having a baby Work schedule is claimed to possess recently been identified in a noble Oriental grave several Seven-hundred in years past. The original having a baby calendar continues to be displayed inside the Commence involving Research throughout Peking, China. Nevertheless various forms from the Chinese Pregnancy Calendar remain used to this day, along with people confirming around 90% precision.
Chinese people Lunar Maternity Appointments is easy to utilize along with, finally, isn’t any more or less accurate compared to other things which is used to calculate girl or boy – additional, obviously, compared to an established medical check.
Believe it or not, there are still those that desire to wait around to find out your gender with their baby. To find out at this time involving shipping in case you’ve stood a son or possibly a girl is often a shock of your life : and well worth the delay.
Having an outdoor home just a couple of methods away from your property the option for shelling out the night outside the house, in the outdoors plus the organization of one’s group of buddies, is very fascinating, not forgetting quick and easy.
There are several sorts of outdoor kitchens designs on the market, the several styles provide anybody looking for the best garden home an extremely struggle associated with choosing the cooking area of their desires, nevertheless this variety additionally promises that you’ve a kitchen out there for anyone looking for the idea. You’ll likely need to complement the sort of out of doors home you get to the weather situations in your town as well as the sort of design you really feel more comfortable with, the selection is different from classic country outside home to a ravishing modern-day modern day outdoor cooking area, all you need to do will be choose along with take into account the expenses required.
In your search to the ideal outside cooking area you should try and also seek advice from anyone which will give you advice, many of these ideas will save you a lot of cash, and even they’ll cost you money and save a lot involving problems in the future. Numerous do it yourself publications provide advice in kitchens, if you are no serious journal readers, attempt getting one newspaper and seeking around the kitchens section.
Inside design publications you can also get excellent outdoor kitchen ideas, you can find the artist that can help you place almost everything jointly, and you will understand various brand new models on the market, seeing an experienced developer will remedy a lot of the troubles you are not yet to face at this time, just like coloration matching and putting in the out of doors kitchen appliances.
A few home designers possess computer programs that may teach you how the result may be like, and you’ll try your current backyard kitchen with no getting anything as well as planning everywhere, which is often a good begin since you won’t have to shell out a lot of time to take into consideration distinct designs that aren’t works with the needs you have.
Chers amis,
La période des vœux est l’occasion de remercier toutes celles et tous ceux qui œuvrent chaque jour à la réussite de Générations Engagées. Nos premiers remerciements iront aux nombreux contributeurs qui chaque jour nous font partager, par leurs textes, leurs opinions sur l’actualité ou sur une thématique qui leur tient à cœur. Un merci également à notre dessinateur Biassu qui croque à sa manière et toujours avec humour l’actualité. Merci à nos partenaires qui nous accompagnent dans l’organisation de nos débats et à vous qui êtes de plus en plus nombreux à nous suivre et à participer à nos débats.
Un merci très spécial à celles et ceux qui au quotidien font vivre Générations Engagées.
Notre premier vœu pour cette année 2012 sera un rêve : que le débat citoyen devienne incontournable dans notre pays. On l’a vu avec le printemps Arabe et plus proche de nous avec les indignés Grecs et Espagnols, les manifestations à Londres ou à Rome, nous ne voulons plus que les choix se fassent sans nous. Nous voulons jouer un rôle dans les décisions qui touchent notre avenir. C’est pourquoi Générations Engagées vous donne la parole sur notre site internet ou lors de nos débats. Vous pouvez déjà noter dans vos agendas nos prochains rendez-vous.. Le projet GE2012 continue avec 2 débats d’ici avril. Le premier débat aura pour thème le Nucléaire. Nous ont déjà confirmé leur présence : Corinne Lepage (CAP21), Denis Baupin (EELV), Jean-Luc Bennyamias (MoDem) et Laurence Rossignol (PS). Rendez-vous pris le mardi 21 février. Le deuxième débat aura quant à lui pour thème les institutions.
Notre deuxième vœu sera un souhait : que pour les 2 échéances électorales de 2012 les français se mobilisent en masse. Nous comptons sur chaque engagé de droite, de gauche, du centre, écologistes, à faire vivre le débat.
Notre 3eme vœu pour Générations Engagées : que notre association prospère et que de nombreux engagés nous rejoignent. L’année 2012 sera marquée par le lancement du nouveau site Générations Engagées dans quelques semaines. Un site plus clair et plus facile d’utilisation.
Ce site c’est vous qui le faite vivre grâce à vos textes et vos commentaires. N’hésitez pas ! Vous souhaitez réagir à l’actualité, vous avez un coup de coeur ou un coup de gueule, nous vous offrons un espace d’expression libre et unique.
Vous le voyez, 2012 est une année importante pour notre association. Alors plus que jamais nous comptons sur vous !
Toute l’équipe de Générations Engagées se joint à nous pour vous souhaiter, ainsi qu’à ceux qui vous sont chers, une belle et heureuse année 2012.
Virginie Votier
Présidente de Générations Engagées
Franck Vautier
Secrétaire Général de Générations Engagées
Je détestais chez Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal la manie de jeter les Français les uns contre les autres. C'étaient les profs, les patrons, les riches côté Royal, les juges, les immigrés côté Sarkozy. Les campagnes d'anathèmes, moi, ça ne m'intéresse pas. Ça n'a pas changé en 2012 : tout le programme d'un Hollande, par exemple, est organisé autour de plusieurs dichotomies. Riches contre pauvres (tiens tiens, le quotient familial par exemple). Patrons contre salariés. Jeunes d'un côté, vieux de l'autre. C'est détestable. Pas mieux du côté de Sarkozy 2012.
C'est une question de méthode. C'est pour cela que j'apprécie particulièrement la démarche de François Bayrou : « Je ne découpe pas les Français en tranches. Je ne parle pas aux jeunes comme à des jeunes et aux vieux comme à des vieux. Ce sont tous des citoyens. »
Il faut d'ailleurs comprendre à cette aune son appel à l'union nationale.
Par François Bayrou, du site Bayrou.fr
JeunesseLa situation des jeunes est aujourd'hui un désespoir. Cela ne dépend pas seulement de la récente crise économique, cela dépend d'une dérive de la société française que chacun peut constater.
Les jeunes en France sont les grands absents du débat politique dans notre pays. On a connu un temps - je ne parle pas de générations antiques, je parle de nous - où les jeunes entraient dans la vie avec des chances intactes, où leurs parents leur garantissaient au moins qu'ils pourraient défendre leurs chances, où la société était organisée. Ceci est je crois très important, pour que des chemins existent du bas vers le haut, accessibles à la force du poignet. Certes il fallait faire des efforts, mais c'était accessible : bourse, concours, méritocratie républicaine. Et tout cela a disparu ! La société est organisée de telle sorte que sa complexité la rend incompréhensible à tous ceux qui n'ont pas les bonnes clés. Quel parcours choisir ? Quelle langue choisir ? Quel établissement ? Quelle formation ? Quelle école ? Quel diplôme ? Les uns savent et les autres ne savent pas.
"Les jeunes sont victimes d'une absence de reconnaissance"
La situation des jeunes issus des familles socialement et culturellement déclassées, cette situation est aujourd'hui un désespoir et cela ne dépend pas seulement de la récente crise économique. Cela dépend d'une dérive de la société française que chacun peut constater, s'il accepte de sortir de son quartier, pour aller rencontrer ceux qui, hélas, sont tous les jours par millions victimes de la situation qui empire. Même les formations qu'ils suivent débouchent sur une absence de reconnaissance, une absence d'emploi. Ils sont bac+3, bac+4, quelquefois bac+5 ou +7, et désarroi. Les familles sont humiliées. J'en connais qui sont docteurs, ils ont passé des tests et ils n'ont rien, et personne ne les avait avertis.
Ceci est pour moi très important. Il n'y a plus de carte de la réussite, de carte au sens carte routière. Il n'y a plus de carte de la réussite qui montre les chemins à suivre quand on vient de loin. Autrefois, dans la France républicaine, dans celle que beaucoup d'entre nous avons connue dans notre enfance et dont nous avons vécu, le chemin était balisé. Il ne l'est plus. Je vous le dis, la pire injustice, c'est quand un jeune garçon ou une jeune fille qui veut en sortir, qui a l'envie, le désir, l'envie de se battre, ne sait plus quelle route suivre pour en sortir parce qu'il n'y a plus de route. L'orientation est devenue un dédale et un labyrinthe.
J'évoque à peine, si j'ose dire, la question du chômage, car le chômage est plus lourd pour eux que pour les autres. Le chômage des générations les plus jeunes atteint 25 %. Dans des quartiers entiers, on est à plus de 50 %. À ce moment-là, on est un pays qui est en perdition.
"Exigeons que l'on pense aux jeunes dans toutes les décisions"
Le sac de voyage de cette génération est chargé de plomb parce que la dette exigera un prélèvement de leur travail pendant des décennies. Il faut voir à quoi ce prélèvement pour rembourser la dette est comparable, il faut voir ce que l'on prendra aux Français pour payer la charge de la dette si on continue. Eh bien on nous rebat les oreilles, on entend beaucoup parler, on a entendu parler ce matin du grand emprunt. Ce qu'il faudra prélever sur le travail des jeunes, c'est au moins un grand emprunt tous les ans. Cela veut dire que les jeunes qui ont 20 ans aujourd'hui, pendant 20 ans, tout l'impôt sur le revenu qu'ils paieront, tout le prélèvement sur leurs efforts et leur travail, tout ce qu'ils devraient dégager pour préparer l'avenir, cette génération le donnera sous forme de rente, moitié à l'endroit des plus riches du pays et moitié à l'endroit de l'étranger. Vous connaissez une génération que l'on a ainsi plombée, vidée de sa substance ? Je dis que les jeunes français devraient instruire à l'égard des gouvernants qui les ont placés dans cette situation un procès pour non-assistance à génération en danger.
Il y a toute la question de comment peut-on aider des jeunes à passer le moment difficile où ils n'ont pas encore d'emploi. Ça, c'est un chantier prioritaire. Il y a tous les chantiers qui touchent à la prévention, à la santé, qui comptent beaucoup et les organisations étudiantes les avaient à l'esprit, en tout cas quand j'étais en relation avec elles. Et il y a tout le chantier, qui pour moi est très important, de l'initiation professionnelle. En France, on vit avec l'idée qu'on fait des études pour faire un métier. Selon moi, et avec plein d'expériences de vie, on devrait découpler les deux. On fait des études et on se forme à un métier. Ce n'est pas nécessairement le métier commandé par les études. On peut très bien faire des études de philosophie et derrière être directeur des ressources humaines. Car le plus important reste l'emploi. Si vous ne donnez pas de "taf", comme disent les jeunes, si vous ne leur donnez pas de travail, vous ne leur donnez pas grand-chose.
Beaucoup me diront, 'mais François fais attention, ce sont les plus âgés qui votent', quelquefois ils disent 'ce sont les vieux qui votent'… Je suis certain que ceux que l'on dit vieux sont les parents et les grands-parents des plus jeunes, qu'un pays est une famille. Je récuse le calcul égoïste. Un pays, c'est comme un arbre ; les fruits valent ce que valent les racines. C'est un ensemble, que nous devons défendre. C'est un écosystème.
Je revendique que nous soyons, dans la vie politique française, les avocats et les défenseurs des jeunes, ceux qui exigent, en leur nom, que l'on pense à eux dans toutes les décisions, surtout les décisions qui concernent l'avenir lointain, même si d'autres ont choisi de sacrifier l'avenir au présent.
François Bayrou
Lorsque j'ai mis à jour mon téléphone Sony Ericsson l'été dernier, pour obtenir une version plus récente d'Android, je n'ai pas retrouvé une des application dont je vous ai parlé précédemment, à savoir le Tricorder, the must have du treky[1].
Sur le coup je me suis dit que l'auteur n'avait pas encore mis à jour son application vers la nouvelle version du système et donc j'ai patienté en regardant de temps en temps si l'application réapparaissait[2]
En désespoir de cause[3], je me suis rendu sur le site de l'auteur, pour découvrir, oh horreur, que la société qui détient les droits sur Startrek avait envoyé une injonction à Google, pour contrefaçon.
Et sincèrement ça fait mal autant de connerie.
L'application a donc été supprimée du Market d'Androïd, puis récemment réintroduite par une autre personne sous un nouveau nom. Télécharger la nouvelle application là ou la version précédente ici ou là
Notes[1] Fan de Startrek.
[2] En effet, le Market d'Android n'affiche en principe que les applications compatibles avec la version installée du système.
[3] Oui un fan se désespère de ce genre de chose.
Produire en France demande des entreprises ! Le problème que nous avons est dans les entreprises.
1952, c'est la date de la première mission commerciale allemande en Russie. Les entreprises en France n'ont jamais eu dans leur passé le même souci de regarder le monde. Beau sujet pour les politiques, si du moins ils peuvent aider à changer cet état d'esprit.
Dans chaque entreprise, il faut un consensus de tout le personnel autour de l'idée : nous sommes ensemble pour faire quelque chose, produire quelque chose, c'est notre production.
Ma conviction est qu'après le tocsin qui a sonné hier pour nous réveiller (la perte du AAA), ça nous met tous au pied du mur : est-e que nous nous sentons, chacun dans notre entreprise, responsables de notre devenir ?
Ce devenir passe par l'exploitation d'un gisement majeur : la capacité d'implication, d'engagement, de travail de chaque Français dans son entreprise, son administration, son hôpital ou ailleurs. Il y a un gisement de progrès fantastique !
Le problème, c'est que les managers, au sens très large du terme, ne se sentent pas suffisamment concernés par ce gisement ! Ils en ont peur ! Une organisation qui a été conçue, dans les entreprises, pur les compétences des Français de 1950 et qui est à peu près inchangée, passe à côté de ce qui aura caractérisé les 50 dernières années : l'amélioration fantastique de la connaissance, de l'éducation de tous les Français.
Ce potentiel n'attend qu'une chose pour se libérer : que les managers aient le courage de changer l'organisation pour donner l'initiative, la coresponsabilité à tout le monde.
Si nous arrivons à convaincre les Français de se dire : « nous prenons notre avenir en main, nous ne sommes pas plus cons que les autres », on y arrivera.
S'il y a bien une chose qui m'énerve particulièrement quand j'entends Marine Le pen, ou encore que je lis son programme, c'est le mensonge incessant qu'elle délivre sans vergogne à la population. Marine Le pen, c'est super-menteuse puissance 10. Sarko et Chirac, à côté, ce sont des amateurs.
Par exemple, elle balance tranquillement qu'en divisant par quatre la fraude à la sécu, dans son programme santé, on va économiser 15 milliards d'euros. Elle l'estime donc (je suis bon en calcul) à 20 milliards d'euros. Or, en 2009, cette fraude a été évaluée à 389 millions d'euros.
Maintenant, suivez-moi bien : comment Marine Le pen peut-elle bien faire pour justifier ses chiffres ? Eh bien, par exemple, en qualifiant de fraude 75% des arrêts de travail, ou mieux encore, des Affections longue durée qui touchent un quart de la population française.
La preuve ? dans ses mesures immédiates elle indique
- Lutte contre les arrêts maladie de complaisance et les fraudes dans le système ambulancier
- Supprimer toutes les aides sociales pour les fraudeurs récidivistes
Facile : en considérant comme fraudeurs tous ceux qui tombent malades, oui, on va faire les 15 milliarss d'économies qu'elle escompte.
De cette manière, on peut s'attendre à des déremboursement très massifs dont les Français, à commencer par les classes populaires qui croient tous les mensonges que débite Marine Le pen, ne manqueront pas d'en supporter les terribles conséquences.
Il n'y a pas que cela. Dans les mesures sanitaires qui pourraient réintroduire en France des maladies contagieuses autrefois disparues, on trouve la suppression de l'AME, l'aide médicale d'urgence aux étrangers.
Marine Le pen est tellement contaminée par son obsession pour l'immigration, qu'elle perd tout bon sens : la santé et le contrôle de l'immigration sont deux domaines différents. On peut très bien se montrer très ferme et régulateur dans le domaine de l'immigration sans pour autant faire courir de risques sanitaires aux Français ou faire preuve d'une authentique inhumanité envers de pauvres gens malades.
Que se passera-t-il si on supprime l'AME ? Ce qu'il se produit déjà avec les Français les plus pauvres : faute d'être soignés, ils développent des pathologies, maladies infectieuses, contagieuses et cetera. C'est ainsi que dans les zones de grande pauvreté la tuberculose est réapparue ! Une maladie dont on n'entendait plus parler depuis un demi-siècle !
Imaginez que cela ne soit pas la tuberculose qui refasse un jour surface, mais la peste, par exemple : nous serions alors confrontés à un drame épouvantable. Pour mémoire, au Moyen-âge, la peste a rayé de la surface de la terre les deux tiers de la population dans certains pays.
De manière générale, tout le programme du FN est de ce tonneau ou presque : des assertions sans fondements et des objectifs cachés dont les conséquences seront dramatiques. J'aurais pu aussi évoquer pour les hôpitaux l'obligation de délivrer des informations médicales sur les individus et la volonté de Marine Le pen de les croiser avec les fichiers sociaux et fiscaux. Adieu, secret médical. Quel Médecin ayant prêté le Serment d'Hippocrate acceptera de donner sa voix au FN (Ouf, il paraît qu'ils préfèrent en priorité Bayrou) ?
Maintenant, je ne suis pas fermé et je suis tout prêt à entendre les explications d'un cadre du FN sur ce programme voire à lui donner un droit de réponse ici-même...(droit de réponse que je ne manquerai pas de commenter, cela va de soi...). Mais, allez savoir pourquoi, je pressens que personne dans l'entourage de Marine Le pen ni au FN ne va prendre le risque. Se faire attraper en flagrant délit de mensonge, c'est vraiment trop fâcheux...
François Bayrou a tenu une conférence de presse dès l'annonce de la perte du AAA de la France, vendredi 13 janvier
Dégradation de la note de la France, déclaration... par bayrou
"La France vient de perdre son triple A. Nous y sommes. Et c'est en réalité une double dégradation. C'est une dégradation de notre note souveraine qui va affecter la réputation de notre pays, avec des conséquences lourdes. Les emprunts d'État seront fatalement, à court ou moyen terme, consentis à des taux d'intérêt plus pénalisants. Les établissements publics (la Cades, RFF, la SNCF) sont indexés sur la note de l'État ;…
Vendredi 13 janvier, suite à l'annonce de la dégradation de la note de la France par l'agence Standard & poor's, François Bayrou a tenu une conférence de presse. Voir la vidéo en cliquant ici.
On le supposait depuis longtemps chez les professionnels de santé, mais faute d'études épidémiologiques volontairement insuffisantes on n'en était pas sûr. Maintenant, on le sait. Et ceci grâce à cette volonté de savoir qui anime les professionnels et les citoyens ... et finit par remonter. Ne rien faire serait criminel devant l'épidémie de maladie chroniques ( dont les leucémies et les cancers ) que nous subissons en France et qui s'aggrave de plus en plus.
A lire en entier dans FRANCE INFO :
Leucémie : plus de cas quand on habite près d'une centrale nucléaire
" Le nombre d’enfants atteints de leucémie serait deux fois plus important lorsque ces dernières habitent près d’une centrale nucléaire. C’est ce que laisse comprendre une étude réalisée et rendue publique par l’INSERM.
Vivre à proximité d’une centrale nucléaire pourrait s’avérer plus dangereux qu’on ne le pense. Une étude menée par une équipe de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, l’INSERM et par le Registre National des maladies hématologiques de l’enfant de Villejuif pose en tout cas la question. Dans ses conclusions, il y est dit que le nombre d’enfants atteints de leucémie est deux fois plus important près des centrales nucléaires que dans le reste du pays.
Des chiffres inquiétants
Et les responsables de l’étude de sortir leurs chiffres. Entre 2002 et 2007, 14 enfants de moins de 15 ans habitant dans un rayon de 5 kilomètres d’une centrale nucléaire sont tombés malades. Cette fréquence est deux fois plus élevée que dans le reste du pays où 2.753 cas de leucémies infantiles ont été diagnostiqués sur la même période.
Seule précaution à prendre avec cette étude, elle a été réalisée sur un échantillon faible. En effet, les effectifs concernés ne sont pas assez importants pour dresser des conclusions définitives. A cela s’ajoute un autre bémol. L’excès de cas de leucémies sur 6 ans relevé autour des centrales ne se vérifie pas sur une période plus longue, en l'occurrence 18 ans.
... "
Early morning is especially advised with regard to these kinds of uses since most of employees nevertheless look refreshing along with unstressed during these several hours.*Make it a point to become organized more often than not ahead of and through the particular picture period. It is possible to schedule no less than ten people an hour meaning 3 people for every fifteen minutes. Being organized only denotes good time management and you will probably want to end the project as soon as possible.*Make sure that your business wedding photographer is aware of your location gonna utilize the headshots he’s firing. You have to consult with him or her in regards to the distinct qualification and also cropping that are and therefore are not needed being included or placed on the particular photos he is firing. An experienced or perhaps an professional headshot photography can be well-versed regarding all of the different elements of this specific sort of photograph treatment. He knows to handle as much as possible that you could want to raise an issue with regards to.*You should also ask anything concerning the professional photographer particularly if you are looking at certain info she has as part of his business; this will add the quantity he’s proceeding ask you for for the headshots session. Don’t forget to sign a legal contract using your ex so all the situation is apparent before and after the session. That is certainly 1 benefit from having a profesionalFor the company Employees*Be Geared up – ensure that anything you wear fits you nicely. By way of example, your outfit really should not be too restricted or perhaps skimpy since this will have an effect on your current self-confidence before the camera. Use the correct jewelry as well as accessories for that style from the treatment.*You must unwind; have a good night sleep to experience a fresh along with peaceful seem the following day — the afternoon of your respective headshots treatment.*Choose darkish colored and V-necked dress; avoid sleeveless clothes too. Avoid deafening stripes and inspections. A plain and dark fit will do the key since you’ll certainly look very best in this.*For men, possess the beard shaved, or attached, and some women needs to be mindful on the make-up. Makeup products ought to be not very heavy although not too light; just the right quantity of make-up will perform the key.*Be self-confident along with suppose the headshots period like a meeting. The harder self-assured you are the more confident and good-looking you may show on the headshot photographs.It can be a great idea to own every person searching their finest in order to employe the assistance of the makeup designer and/or beauty shop prior to the shoot. Numerous company professional photographers can recommend very good individuals to take legal action against.
No other jewellery items can states ‘love’ a lot more powerfully compared to a ring. Hard to find, valuable, and also strong, all these traits won necklaces, specially gemstone rings, their reputation convey long-lasting enjoy, romance, and also motivation. It turned out belief that Cupid’s arrows ended up expected together with gemstones! Therefore, exactly what are modern day models with regards to diamond engagement rings, among others? The one audio style principle can there be isn’t any throw inside stone rules! Rings appear in all shapes, sizes and designs. There’s lots of chance to possess an attractive ring that is certainly since distinctive when you are. Most of the latest style tendencies pertaining to engagement rings are striking. What you need to find with all the hottest precious stone appears involve. Geometric, art deco forms just like gemstone groups or even piazzas. Extensive “band” style engagement rings which have been high, nevertheless girlie. Unpredictable fit types which in turn attribute the uncommonly reduce gemstone, for instance romantic minimize. Coupling round brilliant precious gems along with expensive patterns. The employment of open-air place within the diamond ring styling to provide a considerable diamond ring using a mild, ethereal, modern day appearance. The choices within unconventional engagement rings and also other forms of diamond jewelry are generally expanding currently as there are a big selection as well as choice available on the market to adjust to almost any personal personal preference, design plus pocket. Diamonds engagement ring is known as your ‘Queen regarding jewellery’ in the modern day world of necklaces. It is also considered the most popular from the engagement rings. You can also get other vividly beautiful colored gem stone jewelry and these can be found in good prices. Typically the most popular pattern is perfect for green precious gems, like a token involving girlie attractiveness along with attraction, and intensely quite at the same time! Should you be enthusiastic about an engagement ring, there are certain tendencies that you need to learn about. A whole new craze concerning engagement rings is good for the lady to buy a ring to be with her fianc whenever they acquire employed. This brand new traditions is on the rise within Canada as well as the U . s ..
Eva Joly, la candidate EE- Les Verts à la prochaine élection présidentielle, vient de déclarer, dans un meeting de campagne au Bataclan à Paris, qu’elle voulait que «Juifs et Musulmans puissent célébrer Kippour et l’Aïd-el-kébir lors d’un jour férié» car a-t-elle dit «l’égalité et la laïcité auront avancé dans notre pays». Selon la candidate une telle décision permettrait que «chaque religion ait un égal traitement dans l’espace public»
Après ses déclarations fustigeant les défilés militaires du 14 juillet, après ses regrets exprimés de voir commémorer le 11 novembre, après s’être élevée contre le fait que l’on puisse honorer Jeanne d’Arc, l’ex magistrate, qui dans cette élection présidentielle prétend «représenter la France qui n’est pas bien née», en est arrivée maintenant à nous servir un brouet pseudo républicain pour le moins difficile à avaler.
D’abord et en admettant que l’on suive Eva Joly sur le terrain qui est le sien, à savoir le communautarisme érigé en principe d’égalité républicaine, pourquoi octroyer aux juifs et aux musulmans une journée férié que l’on n’accorderait pas aux bouddhistes, aux chrétiens orthodoxes, aux agnostiques, aux athées aux philosophes, aux témoins de Jéhovah et autres églises de scientologie, adventistes du 7ème jour voir aux adeptes du culte du poireau – il doit bien y en avoir en France et plus que l’on croit –.
Ensuite posons-nous la question: en quoi, avec cette proposition Eva Joly, fait-elle avancer positivement le débat dans cette campagne présidentielle déjà mal engagée par les poids lourds de la 5ème République PS et UMP réunis qui n’ont à ce jour rien offert d’autre aux Français que le désastreux spectacle de leur bataille quotidienne du lancé boules puantes?
Enfin est-ce faire preuve de responsabilité, pour celle qui, il y a quelques jours à peine lors de ses vœux, interpellait François Bayrou, François Hollande et Jean-Luc Mélanchon, les invitant pour «battre Nicolas Sarkozy» à «s’engager à un désistement réciproque pour celui ou celle d’entre-nous qui sera qualifié à l’issue du premier tour» de multiplier des déclarations «foutraques» en direction d’une opinion publique particulièrement désorientée prête à basculer sur un vote bien peu rassurant dont on nous dit qu’il est aujourd’hui en constante progression.
Cette surenchère médiatique extrémiste, loin de faciliter le développement d’un projet d’Écologie Politique pour sortir la France de la crise – écologique, économique et sociale –, fait au contraire le lit de ceux qui ont pour projet d’entraîner notre pays dans la logique «populo-pétainiste» de l’Etat français replié sur lui-même intolérant et sectaire de surcroit.
L’on a pu apprécier chez Eva Joly magistrate une bonne dose de courage et de fermeté mais là en politique c’est le pompon, son comportement est consternant et peu sérieux!
Les Ecologistes et leurs sympathisants sont en droit d’attendre d’une candidate «écologiste» à l’élection présidentielle qu’on leur parle de transition écologiste de la société et non de sujet polémiques qui n’ont rien à voir avec l’écologie.
A l’heure de la sortie du rapport de la Cour des comptes à paraître fin janvier sur le coût de la filière nucléaire, où sont les propositions concrètes en matière de production locales, de sortie du nucléaire et de transition énergétique.
Au moment où sort un rapport scientifique qui fait état d’un nombre deux fois plus important de cas de leucémie chez les enfants vivant à proximité des centrales nucléaires que propose Eva Joly en matière d’épidémiologie environnemental des cancers(*)?
Que nous dit-elle en matière de sortie du système de production agricole hyper intensif, d’éducation et d’éducation à la santé, de sortie du système d’exploitation intensive des ressources halieutiques etc ….. Rien ou presque.
Corine Lepage l’autre candidate écolo, qui revendique son indépendance et propose une approche responsable de l’écologie a raison de dire qu’ «il n’y a plus aucun intérêt à voter pour Eva Joly».
Il ne faut en effet pas s’y tromper, c’est cet accord passé entre le Parti Socialiste et le Parti d’Éva Joly avant même que la campagne soit engagée qui pousse cette dernière, si elle veut exister, à prendre une posture extrémiste et gauchiste. Le pire dans tout cela est que dans son propre camp, à gauche, les dirigeants se détournent.
François Hollande a répondu sèchement à la proposition de jours fériés supplémentaires:«Je suis attaché au principe de laïcité. Il ne peut donc être question d’introduire de nouveaux jours fériés en fonction des religions»! Sous entendu Eva Joly n’est pas attachée au principe de laïcité.
Daniel Cohn Bendit de son côté d’exprimer ses doutes publiquement à propos de son vote au 1er tour de la présidentielle «il est bien possible aussi que moi je vote utile, je n’en sais rien. Utile, pour moi, c’est François Hollande». Sous-entendu le vote Eva Joly n’est pas un vote utile!
Pour couronner le tout Arnaud Montebourg vient de déclarer qu’il refuse d’appliquer dans son département les accords que son parti a signé avec le parti de la candidate Eva Joly: «c’est un acte de résistance par rapport à des accords politiques concocté sur un coin de table à Paris entre deux appareils politiques dont le nôtre». Bigre un acte de résistance!
Cette prise de position, qui ne vise pas directement Eva Joly, montre à quel point sur ce qui fait le cœur de la bataille des écologistes, une société à terme sans nucléaire civil et militaire, les dirigeants d’EE-Les Verts se sont fourvoyés en s’alliant au Parti Socialiste avant même d’avoir construit un rapport de force politique.
Ce faisant ils se sont assurés de postes pour eux-mêmes et sont donc redevables à un parti – pro-nucléaire, pro-croissance, pro-chimie, pro-austérité mal partagée – qui ne fera aucun cadeaux aux militants de l’Écologie Politique qui se battent sur le terrain pour faire avancer leurs idées.
Si au moins Eva Joly avait été une candidate à la hauteur, les meubles auraient pu être sauvés. Ce n’est même pas le cas. Eva Joly doit se retirer et laisser la voie libre à Corinne Lepage, afin que celle-ci tente de remettre le train de l’Écologie Politique libre et Indépendante sur les rails.
Il faut pour les écologistes une candidate responsable, républicaine, qui ne nous promettra pas demain en guise de programme la semaine des quatre jeudis.
(*) Etude conjointe INSERM et IRSN docteur Jacqueline Clavel
Le comportement collectif du personnel, tel qu'il ressort de l'article de Capital (source Reuters), est effarant.
"Le Tüv envoyait un calendrier des audits et, à partir de là, la directrice qualité organisait chaque service en fonction de ce qu'il fallait changer ou cacher, notamment la matière première", confie lors de son audition l'ancienne responsable hygiène et sécurité.
"C'était toujours oral, on n'avait pas le droit de faire des courriers par intranet de tout ça. Chacun faisait attention que n'apparaisse pas le gel PIP", poursuit-elle.
Après chaque visite de l'organisme vérificateur, les "services fêtaient ça en faisant un pot et ça repartait comme avant".
Outre les deux sites de production de la Seyne-sur-Mer et de Six-Fours-les-Plages, PIP avait un troisième site qui servait notamment à stocker les produits.
"Quand je suis arrivé au service sécurité, j'ai découvert un troisième site", dit encore une ancienne salariée. "A chaque fois qu'il y avait un contrôle, tout était mis là-bas".
Une variante consistait aussi à mettre le matériel que la société souhaitait dissimuler dans un camion.
"Par habitude, depuis 1997, nous cachions les produits permettant de fabriquer le gel PIP", résume Jean-Claude Mas.
"Directrice qualité", qu'ils disaient…
J'hésite à utiliser le mot de cynisme : il faut bien manger, et sans doute boire aussi, pour oublier qu'on a honte. C'est humain.
Mais combien de temps a-t-il fallu pour qu'un salarié donne enfin l'alerte !!![1]
Et quelles conséquences énormes, sanitaires bien sûr, mais aussi économiques, pour notre pays qui a exporté ces centaines de milliers de prothèses : qui va devoir payer ?
La France abrite-t-elle d'autres entreprises où la fraude et l'irresponsabilité règnent ainsi en valeurs collectives ?
J'entendais parler dans un reportage télévisé, d'une entreprise polluante et des conseils qu'elle avait reçu d'un agent de la DRIRE (direction préfectorale chargée du contrôle de l'industrie) sur… la meilleure façon de tromper les contrôles pour que la concentration de produits polluants apparaisse minime…
Quelle nouvelle croissance, sans parler de développement durable, peut être espérée dans ces conditions ?
Encourager le lancement d'alerte par les salariés, ce n'est pas seulement une question d'éthique ou de société. C'est aussi une condition pour que notre pays évite de nouvelles catastrophes économiques.
Notes[1] P.S. 15 janvier 2012, 17:51 : apparemment je me suis trompé (Cf. discussion en commentaires), la découverte aurait été faite lors de la visite inopinée d'un inspecteur.

Le Figaro Magazine de ce prochain samedi 14 Janvier publie le sondage TNS/Sofres des personnalités préférées des français pour leur confier des responsabilités politiques.
À noter la progression spectaculaire de François Bayrou.
Le site Débat&co, publié par l'Institut de l'Entreprise, vient de publier mon billet sur la taxe Tobin, que vous aviez eu en avant-première.
Dans un "pour ou contre", ce billet est mis en regard d'une interview de l'économiste Jean-Marc Daniel.
J'en profite pour republier ici ma réponse à GuillaumeD, qui s'interrogeait sur la destination de l'argent collecté par cette future taxe (François Bayrou propose de l'utiliser, en tout ou partie, pour financer la protection sociale).
Une recette publique devrait se justifier par elle-même — par les besoins de financement du secteur public, ET par ses effets directs sur la société (effets positifs si possible, effets indésirables aussi réduits que possible).
De même, une dépense publique devrait se justifier par elle-même : par son utilité, et par son coût aussi réduit que possible.
Donc, du point de vue du consultant en politiques (genre moi), ce qui est intéressant dans la taxe Tobin, c'est qu'elle aurait en elle-même des effets favorables sur le secteur financier : en particulier, qu'elle dissuaderait une partie de l'activité financière la plus déconnectée de l'économie.
C'était aussi en gros, le point de vue de Tobin, raison pour laquelle il s'opposait à Attac! qui mettait en avant un critère de dépense (le développement du Tiers Monde).
Mais dans le débat public, l'opinion, ça ne se passe pas comme ça. Une taxe est intrinsèquement négative ; elle se justifie par les dépenses qu'on peut faire avec. Ça s'appelle "faire contribuer tel secteur à tel bien commun". Faire contribuer les propriétaires de voiture (jeunes et riches, à une époque) à l'aide aux personnes âgées, sans voiture et déshéritées par l'inflation : c'était le principe de la vignette auto. Faire contribuer le secteur financier, réputé s'être enrichi au-delà de son apport à la société, au financement d'une protection sociale nationale ou d'une forme d'aide sociale mondiale : c'est l'argumentaire pour la taxe Tobin.
Ceci dit, les choses se décantent (article du Monde ce mardi).
Ce qu'un pays peut facilement faire seul, et ce que Nicolas Sarkozy va probablement décider[1], c'est l'opposé d'une Taxe uniforme sur les transactions financières : c'est un impôt de Bourse sur les actions et obligations. C'est-à-dire, sur les titres liés à l'économie réelle et dont on devrait encourager la détention… (par opposition aux produits structurés opaques, ou aux dérivées secondes…). Pour le coup, la seule justification, c'est l'argent qu'on en tirerait…
Notes[1] Selon le journaliste du Monde.
Lecture de bas en haut:

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Les comptes de l'année 2011 sont à peu près clos, on sait que le déficit de l'État sera maintenu sous la barre des 100 milliards d'Euros, mais la majorité a tort de se réjouir trop fort de ce résultat, car si l'on compare nos 5,7% de déficit budgétaire accompagnés de moins de 1% de croissance et de 75 milliards de déficit extérieur avec les 1 % de déficit budgétaire, 1% de croissance et 150 milliards d'excédent extérieur allemands, on voit qui a des marges pour améliorer ses points faibles et qui n'en est encore qu'à colmater les brèches au son du sauve-qui-peut.
Logiquement, les propositions émanent donc des candidats à la prochaine présidentielle. À droite, on veut faire glisser les cotisations sociales des entreprises sur la TVA en oubliant que le produit de la TVA dépasse à peine 130 milliards, tandis que l'ensemble des comptes sociaux oscille entre 400 et 500 milliards, il faudrait donc quadrupler au moins la TVA pour financer les budgets sociaux. À gauche, on préfère faire basculer l'IRPP sur la CSG, oubliant que la CSG, contrairement à l'IRPP, n'est pas progressive et qu'il s'agit donc purement et simplement de supprimer la progressivité de l'impôt, ce qui ne ressemble pas à une mesure de gauche, si bien que, pour s'en cacher, on évoque une modulation du quotient familial de l'IRPP qui ferait supporter aux familles (nombreuses en particulier) une double peine.
Tout cela n'est que du bricolage. En fait, ce qu'il faut, c'est d'abord rétablir les comptes publics sur les bases actuelles, jusqu'à un déficit 0, puis remodeler l'ensemble de la fiscalité et des contributions sociales en fonction du meilleur double ratio de justice et d'efficacité économique.
Pour les entreprises, et surtout pour les PME, et encore plus pour les TPE, il faut amplifier d'urgence la simplification des rapports avec l'administration. L'idéal, pour les PME et TPE, c'est la déclaration unique servant à toutes les taxations et cotisations. Un seul formulaire à remplir, un seul guichet, un seul prélèvement. Il appartient ensuite à l'administration de répartir ce prélèvement en fonction des éléments de la déclaration. La logique globale de taxation devrait prendre en compte trois critères : le résultat, l'innovation, le nombre d'employés. Un ratio combinant ces trois facteurs permettrait de dresser un barème de taxation globale décroissante (ou dégressive) à ventiler ensuite entre les différents postes fiscaux et sociaux.
Pour les particuliers, il faut reprendre les masses globales et repartir de 0 pour en répartir la charge au mieux, en tenant compte du fait qu'il est réellement illogique que les entreprises supportent à ce point la protection sociale, et qu'il faut donc profiter de la réforme fiscale globale pour pousser vers de nouvelles répartitions de charges entre les particuliers.
Seule une réforme d'ensemble sera efficace. Stop aux bricolages et bidouillages qui fleurissent en temps de campagne électorale comme les champignons après la pluie, et qui ne font qu'ajouter à la paralysie de notre système enlisé dans les contradictions de ses inspirations.
Ambiance de grande inquiétude, non de panique, parmi les grands patrons présents au débat de l'Institut de l'Entreprise hier matin. "Mobilisation générale", a demandé en tribune Jean Peyrelevade.
Mon compte-rendu est sur France démocrate. Quelques remarques personnelles :
Il y a un préjugé négatif, en France comme dans les directions d’entreprises internationales, sur le fait de produire en France. C'est ce préjugé qu'on entend en boucle, de la part des journalistes qui interviewent François Bayrou : vous dites qu'il faut produire en France, mais est-ce que c'est encore possible ? On ne va pas faire des machines à laver, tout de même ? Comme si exercer tout autre métier que journaliste était, pour un Français, déchoir.
Ce qui manque en France, ce ne sont pas les budgets de recherche, c'est que les entreprises innovent pour adapter en permanence leur offre à la demande des marchés, des consommateurs. Free vient d'en (re)faire la démonstration hélas éclatante. Consolation : c'est une entreprise française, et qui produit 
Les entreprises françaises n'investissent pas assez dans leurs systèmes d’information : « deux fois moins en France que dans les meilleurs pays de l’OCDE » (Luc Rousseau). Re-voir Michel Volle et sa lettre ouverte aux présidentiables.
Une explication quasi-officielle du silence général sur cette détérioration de notre compétitivité : les dirigeants ont acheté le silence des syndicats par des hausses salariales, pour pouvoir délocaliser tranquilles. Au fond, la CFDT de Seafrance demandait-elle autre chose ? De l'argent (des emplois pour les copains, des indemnités de licenciement) pendant qu'on laisse crever l'entreprise.
La "démocratie sociale" a été détournée, instrumentalisée, pour alimenter la communication élyséenne. L'Etat instaure des dialogues obligatoires sur tel ou tel sujet, cela occupe les délégués syndicaux et DRH, et les dispense, ou empêche, de discuter de la réalité de leur entreprise, des tâches de leurs salariés, et de quel genre de postes sont payés combien dans la boîte.
Si l’Etat accorde des allègements de charges pour réduire le coût du travail et restaurer les marges, ce devrait être en priorité sur les secteurs et emplois confrontés à la concurrence internationale. Plutôt que sur les services aux particuliers ou l’administration elle-même.
Un plan de redressement progressif, avec rigueur au compte-goutte, ne créera que du marasme. La solution devra être en 1 fois, pas en 3 fois. Il faut tout dire d’un coup, pour que le nouveau cadre soit stable. Un plan Pinay-Rueff, ou rien.
Selon Francis Mer, le levier de la compétitivité, ce n'est pas un point de CSG ou de TVA en plus ou en moins. C’est que les salariés puissent apporter leur contribution au progrès de l’entreprise. C’est que les entreprises tirent mieux parti du désir d’engagement de chacun de leurs salariés.
Décidément, l’Europe du Nord est, avec l'euro, doublement performante : budgets et macro-économie sains, coopération efficace dans les entreprises entre dirigeants et salariés ! Aujourd’hui, son excédent commercial est meilleur que celui de la Chine.
On continue avec la droite et la gauche, ou on remet la France en route ?
Côté web politique, la mobilisation générale a été relancée par Nicolas-ex-Versac hier avec la première "République du web". J'ai fait la connaissance du dés-intox-icateur n°1, retrouvé avec plaisir François de l'Imprévu, recommandé à verel de relooker son blog, ce dont Denys n'a nul besoin, admiré le pull orange d'Hervé Torchet, et n'ai pu résister au plaisir de discuter politique sénégalaise avec quelqu'un dont le regard sur la politique française est singulièrement juste, Hady Bâ.
Nicolas qui défend contre l'évidence le projet de suppression du quotient familial de Hollande réplique à mes critiques en commentaires en me demandant ce que propose Bayrou.
Bayrou s'est insurgé contre le projet socialiste car il revient à s'en prendre aux familles nombreuses au nom de la redistribution. Il fait observer que le quotient familial est un avantage universel et que la République, il a y a près de 60 ans, a choisi cette mesure pour favoriser la natalité. C'en est bien sûr une parmi d'autres.
De fait, et j'exprime mon propre avis, ne vouloir favoriser que la natalité des familles modestes est une absurdité sans nom. On voit à Paris avec Bertrand Delanoë ce que produit la doxa socialiste : une ville gentrifiée avec deux à trois arrondissements entièrement constituée d'une clientèle parfois misérable et largement assistée. Pendant ce temps, les classes moyennes, même supérieures, doivent décamper. Les familles aisées, elles-mêmes, sont touchées. Delanoë a trouvé des centaines de millions d'euros pour la rénovation de Jean Bouin, pour l'extension de Roland Garros en détruisant en partie les Serres d'Auteuil, mais a réduit en revanche l'allocation pour la garde de petits enfants, tout du moins, pour les familles jugées "aisées"... A Paris, avec des loyers qui se comptent parfois en milliers d'euros, c'est évidemment très subjectif...
Pour revenir à Bayrou, son projet sur la famille demeure à préciser, mais dans l'ensemble il a une vue assez proche de ce qu'il préconise pour les retraites : un système à points. Fusion de toutes les aides, plutôt que le méandre administratif auquel il faut faire face actuellement, et attribution de points en fonction des situations. Par exemple, femme seule avec enfant(s) = gros bonus de points. Famille avec enfant handicapé, méga gros bonus de points. Voilà, en somme, l'esprit de l'éventuelle réforme qu'il envisage. Il ne reste plus qu'à fixer les critères, mais je ne crois pas me tromper en présentant les choses ainsi, et, si tel était le cas, j'invite le principal intéressé à venir corriger la chose ici.
Outre les aides fiscales et les aides directes, Bayrou a aussi des idées précises sur les rapports entre l'école et les familles. Il défend particulièrement pour les parents jeunes ou isolés ou tout simplement désemparés l'idée d'une école des parents.
Tiens, je me lève tout guilleret ce matin pour consulter mes infos bayrouesques quotidiennes, fait un petit tour des blogues puis de la presse en ligne, jette un oeil sur twitter puis finit en ouvrant mon compte facebook. Oh, divine surprise ! D'emblée ce petit message de facebook apparaît sur ma page en tête de colonne :
Facebook facilite l’identification des photos en suggérant les noms des amis que vous souhaiteriez identifier. Quand une personne est identifiée, Facebook utilise cette information pour regrouper des photos similaires et, lorsque cela est possible, suggérer les noms de vos amis dans vos photos. Vous pouvez contrôler si votre nom est suggéré ou non. En savoir plus
Ah, tout de même : figurez-vous que cela fait un moment que je les attaque à coups de missiles thermo-nucléaires sur le sujet puisque j'ai appelé plusieurs fois à une Class action contre leurs procédés. Je subodore que je ne dois pas être le seul.
Tenez, si jamais vous tapez en premier "faut-il quitter facebook ?" sur googleweb, devinez sur quoi vous tombez en premier ? Mais il est vrai que j'avais ciblé spécifiquement le fait de pouvoir identifier quelqu'un contre sa volonté dans des billets précédents.
Nous sommes encore loin du compte et Facebook a de grands progrès à accomplir avant de devenir une société respectueuse de la vie privée, mais, l'avertissement qui figure aujourd'hui sur le haut de la page, l'existence d'un paramétrage qui permette de contrôler en partie ce que l'on dit ou affiche de vous est un premier pas dans la bonne direction.
Post Scriptum (MAJ) : Antonin vient de m'informer qu'Internet Sans Frontières met en place une plate-forme pour faciliter les actions en justice contre Facebook quand ses pratiques sont attentatoires à la vie privée. Je rappelle à cet effet qu'ISF a porté plainte contre facebook auprès de la CNIL en novembre dernier.
(Texte issu de l’édito n° 10 du Vent-Démocrate)
C’est l’esprit d’ouverture et de la place laissée sans préjugés à l’autre de s’épanouir dans son engagement, qui m’ont plu au sein des Jeunes Démocrates de Vendée mais aussi au niveau national comme j’ai pu le ressentir en rencontrant leur président, François-Xavier Pénicaud, lors de notre Convention du Grand Ouest en novembre 2010. Ce même esprit, je l’ai retrouvé ce mercredi 7 décembre dans le discours de François Bayrou annonçant officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2012. Ouverture : vers un esprit d’union nationale. Place laissée sans préjugés à l’autre de s’épanouir dans son engagement (politique) : seule façon de relever la France en rassemblant les forces vives de toutes sensibilités républicaines. Nous, Français, avons en effet tout intérêt, et même un besoin vital, à ce que toutes les énergies s’unissent pour rétablir justement nos systèmes éducatifs et de santé, notre économie productive, et bien sûr nos finances publiques ; sans oublier l’instauration d’une éthique exemplaire et d’une véritable morale au cœur de nos institutions.
Le MoDem est certes un parti politique, mais c’est avant tout un mouvement, démocrate dans son essence, et cela signifie qu’il est composé essentiellement de citoyens pleins de bonne volonté et qui ont la conviction que leurs idées plus souvent proches que divergentes, peuvent être portées au plus haut niveau de l’État sous l’exercice d’une personnalité politique de grande valeur comme notre pays n’en connaissait plus, vous l’aurez reconnu sans que je n’ai à la nommer ! Et c’est d’un esprit de rassemblement que vient l’initiative des Jeunes Démocrates de Vendée, d’élargir désormais le travail d’édition de notre Vent-Démocrate à l’ensemble du MoDem de Vendée.
Christophe Chusseau, cofondateur du Vent-Démocrate,

Son SITE
Sur le SITE DU SENAT
Jean DESESSARD est :
Secrétaire du Sénat ( comme Marc DAUNIS qui est Sénateur dans les Alpes Maritimes - Groupe Socialiste et Apparentés )
Membre de la commission des affaires sociales
Membre de la délégation sénatoriale à la prospective
Il appartient au tout nouveau Groupe Ecologiste du Sénat, composé de 10 élu-e-s à parité, dont il est le Trésorier.
Election : le 26 septembre 2004 et réélu le 25 septembre 2011.
Biographie
Jean Desessard est né le 6 septembre 1952.
" Parcours politique
Il est entré chez les Verts en 1989 après avoir été membre du Parti radical de gauche et de la Ligue communiste révolutionnaire.
De 1989 à 2004, il exerce des responsabilités internes au sein des Verts. De 1998 à 2004, il est Secrétaire national aux élections au sein du collège exécutif. En 1999, il est le Directeur adjoint de campagne de Dany Cohn-Bendit lors des élections européennes. Il prépare les élections municipales et cantonales de 2001 et les législatives de 2002. En 2004, il est directeur de campagne pour les élections européennes. En 2009, il participe à la campagne d’ Europe Ecologie.
Élu en mars 2001 conseiller de Paris du 13e arrondissement, il a été membre de la commission des Finances du Conseil de Paris.
En 2004, il est élu sénateur, et démissionne du Conseil de Paris en vertu des règles de non-cumul des mandats en vigueur dans son parti.
Comme les quatre autres sénateurs Verts il est administrativement rattaché au Groupe Socialiste du Sénat. De 2004 à 2008, il est membre de la commission des Affaires économiques et du Plan du Sénat. Depuis 2008, il siège à la commission des Affaires sociales. Il travaille notamment sur les questions d’emploi, de services public, de santé, et d’outre-mer. En 2009, il organise au Sénat un colloque sur les technologies sans fil et leurs conséquences sanitaires. La même année, il fait également partie de la Mission d’information pour la politique en faveur des jeunes du Sénat. En 2010, il est membre de la mission « mal-être au travail ».
Parcours professionnel
2000 – 2001
Chargé de mission auprès de l’Association Logement Jeunes Audit sur le droit au logement et les mesures favorisant le logement pour tous.
1994 – 2000
Permanent du Mouvement national des chômeurs et précaires MNCP. Cofondateur bénévole d’AC ! Organisateur des marches contre le chômage de 1994
Délégué national du MNCP de juillet 96 à novembre 2000.
Co-organisateur des marches européennes de 1997, co-organisateur des mouvements de chômeurs de décembre 1997, membre de la délégation du MNCP auprès du Premier Ministre Lionel Jospin.
1990 – 1994
Directeur administratif du Centre d’Information du Rock (CIR, La Villette) Cette association nationale avait pour objectif la promotion de la musique rock et l’information sur les droits des artistes en France et en Europe.
1986 – 1989
Directeur d’une agence de location de péniches sur la Seine (Paris)
1981 – 1986
Directeur du centre socioculturel « Jeune Cité » à Évreux (27)
1970 – 1980
Animateur socioculturel, professeur de mathématiques
Formation
Diplôme de contrôle de gestion et management des ressources humaines
Institut de gestion sociale de Paris Animation socioculturelle : DEFA (diplôme d’État d’animateur)
DSTS (diplôme supérieur du travail social)
DEUG de Mathématiques
Licence de Sociologie "
Retrouvez Jean Desessard sur Facebook.
C'est distrayant de les lire les blogues de la gauche, quand ils essaient de défendre la gigantissime bourde de leur idôle batave...Qu'on aille chez l'Nicolas, chez l'Camino, on peut d'ailleurs en disserter à en perdre la raison, c'est toujours le même écho qui ricoche en boucle. Il n'y a que Polluxe, mais c'est une centriste, pour en rigoler et savourer la blogowar qui s'annonce en comptant les points.
Rien ne semble freiner la frénésie redistributive de nos gauchistes patentés. Mes tovaritchi chasseurs de koulaks et autres salauds de riches n'ont pas compris une distinction de taille : il y a des mesures fiscales qui ont vocation à être universelles et toucher tous les citoyens sans distinction parce qu'elles visent un objectif spécifique, pas nécessairement redistributif. Mais comme à gauche, la redistribution est l'alpha et l'oméga de tout raisonnement économique, évidemment, cela ne frappe pas les esprits obtus.
Le quotient famial a pour objet de favoriser la natalité en général. Pas favoriser la natalité chez les classes modestes uniquement, mais chez tous les Français dans leur ensemble.
Hollande et Piketty en proposant de le supprimer changent les paramètres de la politique démographique de la France pour la mettre au service de leur idéologie déliquescente et hypocrite. Et les blogogauchos marchent là-dedans comme un seul homme.
Je pense que c'est Bayrou, au demeurant, qui a le mieux compris l'intention socialiste et il a rappelé fort sagement la chose suivante :
La politique familiale de la France a pour but d'encourager toutes les familles, quel que soit leur niveau social, à élever des enfants. Le résultat de cette politique a fait de la France le pays qui se porte le mieux démographiquement en Europe et dans les pays développés. C'est grâce à ces résultats que nous pouvons, à peu près seul parmi les pays comparables, espérer assumer dans l'avenir le développement du pays, de son éducation, de sa recherche et la charge que représenteront les générations nombreuses de retraités.
Bien évidemment, une telle mesure va frapper les classes moyennes. Classes moyennes supérieures, sans nul doute, mais classes moyennes tout de même. Et les familles nombreuses, cela va de soi. Je pense que c'est l'idée la plus conne de toutes celles qui sont sorties pendant la campagne présidentielle, pour l'instant, et je me réjouis qu'elle vienne de la gauche. Les associations de familles sont furieuses, et je tiens le pari que Hollande va payer cash sa démagogie à deux balles dans les prochains sondages, en dépit de son rétro-pédalage frénétique. Voilà en tout cas une proposition portée haut par la gauchogentsia que je ne manquerai pas de rappeler régulièrement dans les mois à venir.
Ceux qui penseraient qu'Hollande a retiré son projet se trompent : il persiste et signe en avouant qu'il escompte malgré tout moduler le quotient familial. Que c'est joliment dit.
Ce qui est difficile dans cette campagne, c'est qu'il faut compter les crétineries de part et d'autre du centre, à gauche et à droite. Un jour on se dit : Sarkozy, je ne risque pas de voter pour lui un jour, quand je vois le mur dans lequel il nous a menés et sa frénésie réformatrice à bon compte. Le problème, c'est que le lendemain, on entend Hollande parler, et là, on ne sait plus quoi faire si jamais ces deux-là sont au second tour. Si !...Prier...
Depuis des années, et encore tout récemment, divers scandales émaillent la vie politique, ruinant peu à peu la confiance que les citoyens peuvent placer dans leurs élus.
Afin de faire évoluer les pratiques nous avions déposé le 8 septembre un vœu visant à prévenir les conflits d’intérêt au niveau du Conseil Municipal de Lyon et garantir ainsi une totale liberté de jugement et donc de vote. A la demande de l’exécutif, nous avions accepté de le retirer de l’ordre du jour du Conseil Municipal du 19 septembre afin de laisser le temps de la concertation pour rédiger une proposition qui puisse faire consensus.
A titre d’illustration, il nous paraît nécessaire que chaque élu déclare en début d’année (et pour une période couvrant par exemple les 3 dernières années) :
Depuis 4 mois rien n’a été fait par la majorité municipale pour avancer dans cette voie, même pas un début de travail sur ce thème !
Nous n’osons penser que cette proposition qui nous semble une évidence puisse gêner l’exécutif municipal !
Dans ces conditions, les élus du groupe « Centristes et Démocrates pour Lyon » déposent à nouveau leur vœu au Conseil Municipal de Lyon. Mais cette fois nous souhaitons qu’il soit mis au vote afin que chacun puisse assumer ces responsabilités et en répondre devant les Lyonnais qui aspirent à plus de transparence de leurs élus.
Voeu présenté au Conseil Municipal de lundi 16 janvier 2012Considérant qu’il importe que les citoyens soient informés non seulement des convictions politiques qui guident leurs élus, mais aussi des risques de conflits d’intérêts liés aux diverses activités des élus, sans pour autant porter atteinte aux libertés fondamentales. A titre d’illustration il est possible de citer : activité professionnelle en lien avec des contractants, des satellites ou des structures subventionnées par la Ville de Lyon ou le Grand Lyon.
Considérant que la transparence est une des exigences impératives pour les démocraties modernes.
Considérant le rapport de la Commission de réflexion pour la prévention des conflits d’intérêts dans la vie publique, remis au Président de la République en janvier 2011, et ses conclusions quant aux carences du système de prévention desdits conflits.
Considérant les décisions consécutives à ce rapport, relatives à la mise en place de déclarations d’intérêts pour les membres du gouvernement, et le récent vœu du Conseil de Paris sur le même sujet.
Considérant l’expérience déjà aboutie du Parlement Européen en la matière.
Le conseil municipal de Lyon émet le vœu,
Notre proposition a été reprise par LyonCapitale dans son édition du mercredi 11 janvier ainsi que sur RFM-Lyon et dans Le Progrès dans leurs édition du lundi 16 janvier

J'ai déjà fait plusieurs articles il y a près de 3 ans, et plus récemment, sur la toxicité des incinérateurs, même ceux de nouvelle génération. Rappelons que la France a eu 7 ans de retard avant de bien vouloir reconnaître un certain risque du bout des lèvres, par rapport à ses voisins européens. Mais la volonté politique des dirigeants français n'existant pas sur les thèmes environnement - santé, rien n'avance comme il devrait. Voir les mises en examen pour quatre anciens dirigeants du Comité permanent amiante dans cette affaire lamentable où il a fallu un siècle pour réagir en France !
Article dans __LIBERATION__
Les organismes et leurs responsables, chargés de veiller sur notre santé ne remplissent pas toujours leur rôle.
Voir aussi mon article suivant sur le nucléaire ( communiqué de presse associatif ) et l'augmentation de leucémies dans leur environnement. Rappelons aussi que dans ce dossier la demande d'étude épidémiologique en France aboutit très difficilement alors qu'elles sont un élément indispensable de la détection des risques. Pour protéger les industriels producteurs de risque ?
Heureusement qu'il y a des élus et des responsables politiques intègres et obstinés, dans les Alpes Maritimes et dans les autres département, et qui défendent l'intérêt général.
C'était du sérieux. Et pourtant, c'était bien un débat corporatiste, entre gens du grand patronat, animé par un directeur du quotidien économique La Tribune (Philippe Mabille)…
Eh bien, aucun des intervenants n'a cherché à tirer la couverture à lui. Baudouin Prot a bien fait un solo, sur les banques françaises, où les omissions étaient croustillantes — mais tout ce qu'il a dit était vrai et intéressant. Francis Mer y est bien allé de sa remarque offensive, lui qui interpelle régulièrement ses confrères et successeurs pour les rappeler à leur vocation sociale,… mais sa remarque était particulièrement précise et constructive. Même l'animateur, Philippe Mabille, ne souriait pas, lui dont le journal vacille : l'heure n'est plus aux petits jeux entre amis.
Tout le monde avait la frousse. La peur de l'effondrement national.
Alors même que — dira Xavier Huillard — les grandes entreprises, délocalisées comme elles sont, pourraient très bien rester prospères dans une France effondrée.
Mais cette perspective, elle-même, leur donnait la frousse. Ils ont sans doute des femmes et des enfants.
Tenez — après que Baudouin Prot ait résumé en dix phrases à la serpe le rapport de l'Institut de l'Entreprise, le directeur de McKinsey à sa gauche s'est permis de commencer son exposé par « Je crois que Baudouin Prot a bien résumé… », et le président de BNP Paribas n'a pas tiqué. L'heure n'est plus aux petits jeux, ni aux querelles de préséance.
Voilà ce que j'ai appris, ou réappris ce matin [1].
Les gains de productivité sont de plus en plus lents en France, contrairement à nos concurrents ; autrement dit, en fournissant un même travail (mesuré par sa rémunération ?), nous ne produisons plus assez.
Les pertes de part de marché de la France sont surtout à l'intérieur de la zone euro, dans les échanges avec nos partenaires ayant l'€. Dans la zone euro, notre part de marché était de 17% en 1998 ; 12,6% en 2011. Donc, les justifications par le taux de change ou par Maastricht ne valent pas tripette.
L'industrie faisait rentrer de l'argent en France jusque dans les années 2000 ; ses échanges sont aujourd'hui négatifs de 30 milliards. Même dans les « industries de marque » (le luxe…), nous ne faisons plus d'excédents. [2]
« La société est bloquée », au sens où il y a un préjugé négatif, en France comme dans les directions d'entreprises internationales, sur le fait de produire en France.
L'investissement est insuffisant en France, en particulier dans les PME, en particulier dans l'industrie manufacturière. Les entreprises font de la rationalisation (du repli sur des positions préparées à l'avance), au lieu de partir à l'offensive vers de nouveaux produits et de nouveaux marchés.
L'innovation qui manque en France, ce n'est pas la recherche fondamentale (nous en avons), c'est l'effort pour adapter l'offre, la production des entreprises, à la demande des marchés, des consommateurs.
Il faut pour cela que les entreprises se rapprochent des Universités au niveau local. Ce n'est pas le grand patron qui le fera : lui n'a pas fait l'Université, et de toute façon, l'innovation, ce n'est pas le patron qui la décrète. C'est à la marge qu'elle se fait. Il faut que le patron fasse confiance.
Ce n'est pas la répartition des charges entre CSG, TVA, etc., qui pose en soi problème aux entreprises ; ce n'est pas sur cette question qu'il faut concentrer les efforts politiques ; c'est le fait que les marges des entreprises sont plus faibles en France que partout ailleurs en Europe, Grèce exceptée. Et que les marges de l'industrie — secteur directement confronté à la concurrence internationale — sont encore plus faibles.
L'insistance (du gouvernement) sur la TVA sociale plombe l'objectif qu'on essaye d'atteindre, dira ensuite Jean Peyrelevade.
Et dans le débat, un cadre d'Air Liquide soulignera le potentiel de développement de certains bassins géographiques : beaucoup ont des avantages inexploités, pourraient devenir attirants à l'échelle européenne et mondiale. « Aujourd'hui, c'est compliqué de construire une usine ! »
Luc Rousseau souligne particulièrement le manque d'investissement des entreprises dans leurs systèmes d'information : « deux fois moins en France que dans les meilleurs pays de l'OCDE ».
Notre tissu industriel est faible sur le secteur TIC, comme sur le secteur biotechnologies. Le manque de renouvellement de notre tissu économique est illustré par le nombre d'entreprises, parmi les 40 premières (CAC 40), qui soient âgées de moins de 50 ans : il n'y en a qu'une.
Comment expliquer le silence général sur cette détérioration de notre compétitivité, de notre dynamique ? Très simplement, selon Luc Rousseau : les dirigeants ont acheté aux syndicats, par des hausses salariales, la liberté de délocaliser en paix.
Ce ne sont pas les 35 heures en tant que telles qui freinent l'économie ; c'est plutôt le peu de travail au total, la faible part de la vie consacrée au travail. Il faudra un « Grenelle du travail » après les élections.
Si l'Etat accorde des allègements de charges pour réduire le coût du travail et restaurer les marges, ce devrait être en priorité sur les secteurs et emplois confrontés à la concurrence internationale : plutôt sur l'industrie et les salaires entre 1 et 3 SMIC, que sur les services aux particuliers ou l'administration elle-même.
Dans les entreprises, quand on diagnostique une urgence, on fait d'urgence un plan d'action qui réponde à l'urgence. « Si on ne prend pas en compte ce problème dans l'urgence, il est probable que ce pays va crever », dit Xavier Huillard. « Nous sommes pour un transfert des charges vers d'autres formes de fiscalité, peut-être pas seulement la TVA ».
Les choses se tassent-elles ? Pas du tout : il y a un risque d'accélération de la spirale négative dans laquelle nous sommes. Il faut faire prendre conscience de l'urgence, installer un état d'esprit.
Il y a aussi une faible compétitivité de la « part publique » en France, reconnaît Xavier Huillard, mais il semble moins à l'aise sur ce terrain, appelant à « redynamiser la RGPP ». (Et je ne le lui reprocherais pas : les méthodes de la bonne gestion publique, aussi ignorées soient-elles en France, sont d'une autre nature que celles de la bonne gestion d'entreprise.)
Le rapport de l'Institut de l'Entreprise propose une « gouvernance à 5 » pour « fabriquer du consensus », sur le modèle du « Grenelle de l'environnement » : Etat, entreprise, syndicats, ONG, collectivités locales.
Il réclame, pour les entreprises, du long terme. « On en a marre d'être en permanence sous le coup de nouvelles réformes fiscales et sociales » (vous entendez, à l'Élysée ?). La solution devra être en 1 fois, pas en 3 fois. Il faut tout dire d'un coup, pour que le nouveau cadre soit stable.
Les dirigeants, pour leurs propres rémunérations, devront être exemplaires. Quand on demande aux Français de faire des efforts, il faut que les patrons montrent que eux ont entendu !
… Alors, la remarque de Francis Mer ? Pour lui, les (dés-)ajustements macro-économiques ne sont pas le sujet essentiel. Le levier de la compétitivité, c'est que les salariés puissent apporter leur contribution au progrès de l'entreprise. C'est : mieux tirer parti du désir d'engagement de chaque salarié.
La co-détermination, patronat-salariés, dans les entreprises allemandes, est « la » raison de la performance allemande : les salariés s'approprient, font leurs, les résultats de leur travail.
Le principal responsable de la dérive actuelle, c'est le management des grandes entreprises.
C'est quand chaque salarié pourra proposer et être écouté, que nous sortirons de l'ornière.
Baudouin Prot lui répond très courtoisement, et brillamment, mais presque hors sujet. Le patron de BNP Paribas souligne l'ardeur des chefs d'entreprise français pour s'adapter à la situation depuis 2007. Il propose de « miser sur l'intelligence de nos collaborateurs, mais aussi de nos chercheurs, et aussi des partenaires sociaux ». Il appelle à plus de dialogue social avec les syndicats, et pour cela l'État devrait en desserrer les contraintes : aujourd'hui on signe des milliers d'accords, mais c'est simplement pour se conformer à de multiples nouvelles obligations légales, et cela évince toute négociation sur le travail lui-même, sur l'entreprise elle-même.
Jean Peyrelevade apporte une forme de conclusion. Décidément, l'Europe du Nord est doublement performante : budgets et macro-économie sains, entreprises coopératives ! Et aujourd'hui, son excédent commercial est meilleur que celui de la Chine ! Arriver là demandera en France une « mobilisation générale ».
[1] Les passages entre guillemets sont des citations, j'espère sans erreurs. Le reste du texte exprime ma compréhension du sens de ce que les intervenants ont dit. Ils n'y reconnaîtraient pas forcément la façon dont ils se sont exprimés, et je n'ai bien sûr, pas repris tout leur propos.
[2] Quel est, là-dedans, la part du coulage de la valeur vers l'étranger, par le jeu des prix de transfert ? Cf. récente interview dans Le Monde du dirigeant d'un cabinet de conseil spécialisé, selon lequel l'administration française serait la dernière à ne pas faire pression sur les entreprises pour qu'elles déclarent leur valeur en France. Il appelait à un "protectionnisme fiscal". Désolé, je ne trouve pas de lien.
Dette, vous avez dit dette ?
Voilà 5 ans, nous étions en campagne pour les présidentielles. François Bayrou était candidat, et nous disait que la France était fortement endettée, ce qui était la vérité, et qu’il fallait réagir. A l’époque seuls les sympathisant Modem s’en inquiétaient, et le faisaient partager. Tous les autres électeurs occultaient cette vérité, qui faisait peur. On ne dit pas des choses pareilles aux électeurs potentiels, car on fait figure d’oiseau de mauvaise augure. La vérité n’est jamais bonne à entendre, elle fait mal.
Il vaut mieux faire des promesses, mirobolantes, farfelues, intenables, car on fait rêver.
Mais on voit que ces rêves, ne sont que de courte durée : le temps de la campagne présidentielle, car comme il est si bien dit, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Et au réveil, et même longtemps après, on se rend compte qu’on a été leurré, floué, roulé dans la farine. Mais la réalité, elle , est toujours là. Pire, elle ne va que grandissante : ce qui était vrai il y a 5 ans, est « x » fois plus vrai aujourd’hui. Et elle finit par éclater au grand jour.
La dette de la France, la dette, la dette, la dette, on ne lit plus que ça dans les journaux, sur les blogs, sur les sites, on n’entend plus que ça , à la télévision, à la radio, on ne discute plus que de cela.
François Bayrou avait donc raison il y a 5 ans de cela, mais Bon Dieu bien sûr. C’est l’évidence même, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ???
C’est là que l’on se rend compte de la stupidité humaine : comme Saint Mathieu, il faut mettre les doigts dedans. Mais là ce ne sont pas dans les trous des pieux fait dans les mains de Jésus , mais dans la « merde ». Excusez moi le terme, mais nous sommes bien dans la merde, avec notre dette colossale. Il faut s’en sortir, et ce n’est pas facile : il y a 5 ans de cela, nous aurions pu commencer à réagir, mais nous avons perdu 5 ans.
Allons nous encore perdre 5 ans ?
Allons nous encore croire les bonimenteurs ??
Allons nous encore écouter les faiseurs de rêves ???
Non, non, non, : Soyons réalistes, lucides, pas stupides. N ‘écoutons plus les belles promesses, les beaux rêves. Ouvrons les yeux, regardons la vérité en face, et surtout ceux, ou plutôt celui qui la prêche qui la dit : François Bayrou. On sait qu’il dit vrai : les boniments ce n’est pas pour lui, il ne veut pas berner ses électeurs. C’est un homme droit, qui n’a de cesse que de faire son devoir de la façon la plus juste possible : alors faisons lui confiance.
Et si cette confiance , partagée par vous, et tous ceux que vous saurez convaincre, venait à le porter au poste suprême, alors ce seront nous qui aurions une grande dette envers lui.
Car il est le seul à pouvoir nous sortir de cette « merde » dans laquelle nous sommes.

Lorsque j'ai montré ce visuel à mon épouse, elle m'a demandé si on ne pouvait pas déplacer la caméra car ça faisait un peu trop voyeur. C'est ce qui est magique dans cette photo d'art des rues. Du Street art de très haute qualité, qui interpelle le passant, sans pour autant enlaidir le mur qui l'héberge[1].
Va t-on prendre un jour conscience de ce que représente jour après jour le grignotage de nos libertés individuelles, grignotage qui se fait apparemment sans aucun retour sur investissement. Des millions d'euro dépensés dans ces caméras, pour quoi au final ? Mettre plus facilement des PV de stationnement !
Et le sujet de la sécurité est vaste, il ne recouvre pas seulement les caméra de surveillance. On en cause demain, jeudi à partir de 19h30, au Café Démocrate de Nice, à la Brasserie Borriglione.
Note[1] Car c'est une photo d'un mur avec un graffiti réalisé par l'artiste (dont je n'ai pas trouvé le crédit).
TRIBUNE LIBRE
Voilà que, soudain, notre Président, après l'avoir vilipendée pendant des années, nous ressort la "Taxe Tobin" et en fait l'un des fleurons de la fin de son quinquennat. Et aussitôt de mobiliser troupes et militants pour couronner de vertus cette taxe qu'il y a peu encore il qualifiait cependant de "stupide".
À défaut d'être candidat, Mr Sarkozy est bien entré en campagne électorale. C'est une évidence.
Ce qui est le plus étonnant, alors que les jours qui restent à l'actuelle législature à l'Assemblée Nationale sont très comptés et que d'autres projet de lois vont nécessiter qu'elle fut saisie aussi pour légiférer avant le printemps prochain (notamment la très controverée "TVA Sociale"), on y fait réserver un créneau - Assemblée plus Sénat, avec les inévitables navettes entre les deux - pour légiférer précisèment sur cette même "Taxe Tobin".
On se demande quel est l'objectif de ce tout remue-ménage pour voter une loi.... déjà votée il y a plus de 10 ans par les 2 assemblées : proposée en effet par le gouvernement de Lionel Jospin, cette loi fut adoptée définitivement le 13 Décembre 2001, puis ratifiée pour promulgation par le Président de la République, un certain.... Jacques Chirac, qui ne s'est pas trop fait prier pour cela.
Mieux : cette loi figure déjà dans le Code des Impôts (article 235 ter ZD). Et une ordonnance du 15 Juillet 2009 a même fixé à 0,1% le taux maximum des transactions sur devises de plus de 75.000 €.
Seul "hic" : cette loi, votée en 2001, précise qu'elle rentrerait en application dès lors que cette "Taxe Tobin" serait adoptée par les autres gouvernements européens.
Il suffit donc, selon les juristes en droit constitutionnel, que ce seul paragraphe soit supprimé dans le texte de la loi pour être immédiatement applicable sans autre délibération, tout le reste ne relevant que d'ordonnances ou arrêtés d'application quant à ses modalités, notamment en conformité avec le projet européen.
Dans un très bref commentaire paru sur Twitter, j'ai déclaré que "la démarche actuelle n'est que gesticulation".
En fait, quelles arrière-pensées sont cachées derrière cette volonté de faire voter de nouveau par les 2 assemblées, de A à Z, une Loi déjà votées par elles il y a plus de 10 ans alors qu'il suffit de....?
Hormis, peut-être, de tenter de mettre l'opposition dans l'embarras de devoir voter un texte initié par elle sous le gouvernement Jospin, mais présentée aujourd'hui par le candidat Sarkozy.
"Gesticulation" ai-je dit ?
François VAN DE VILLE
Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD
François HOLLANDE, et ses amis notables socialistes, qui ne manquent pas une occasion pour se revendiquer de la lignée "Mitterrand" et pour défendre des "acquis" du programme de la résistance, mériteraient de retourner à l'école pour apprendre les principes et les fondements de la politique familiale mise en oeuvre en France à la Libération.
Rappelons en effet que notre pays a choisi de mettre en place une politique familiale spécifique en parallèle d'une politique sociale.
L'objectif principal de la politique familiale est ainsi d'aider les familles à avoir des enfants et à les élever, et c'est ainsi qu'a été développé la mesure du "quotient familial", que le PS voudrait maintenant supprimer, et dont l'objet principal est de chercher à compenser au moins partiellement les différences de charges liés à un nombre différent d'enfants entre 2 foyers fiscaux ayant les mêmes revenus globaux.
Dans ce cadre,
Vouloir, comme les socialistes aujourd'hui, remplacer, au nom du soit disant principe de l'égalité, le quotient familial par un crédit d'impot fixe par enfant versé à toutes les familles est donc parfaitement stupide. S'ils veulent vraiment l'égalité (qui n'existe jamais en pratique, et que seuls les régimes totalitaires ont essayé d'atteindre), ils devraient alors supprimer toutes les conditions de ressource, et en pratique :
Messieurs les énarques et notables socialistes, soyez un peu sérieux, et évitez dans cette campagne électorale de cibler, avec des oeuillères, des dispositions particulières.
De nombreux Nantais se tournent vers les associations qui les empêchent de tomber dans la pauvreté ou l’isolement. Ces associations sont souvent un rempart et peinent à collecter des moyens pour répondre à une demande toujours croissante. Les élus MoDem nantais, Benoit Blineau et Isabelle Loirat, trouvent des solutions originales pour apporter des ressources nouvelles. Affecter la recette d’un stationnement sur un parking qui aurait été fermé n’est pas la panacée, nous en convenons tous. Mais réalisée régulièrement, dans les grands évènements culturels permettrait de donner une bouffée d’air à des associations caritatives et à des Nantais dans le besoin.
Ouest France 09/01/2012, page 10
Question posée par Marc Auoyard, au nom du groupe « Centristes et Démocrates pour le Grand Lyon »
Notre agglomération est réputée pour sa gastronomie. Ne citons que les bouchons lyonnais, et le célèbre Paul Bocuse, connus dans le monde entier. Il se trouve que la gastronomie a été classée au Patrimoine Mondial Immatériel par l’UNESCO.
Pour accompagner ce classement, une cité de la gastronomie est envisagée. Un concours a été lancé, pour en déterminer l’implantation. Les retombées de la création d’une cité de la gastronomie pour la ville hôte seraient conséquentes.
Il serait donc intéressant que notre agglomération puisse être le site retenu.
Le vice-président délégué au rayonnement international a récemment évoqué un projet au conseil d’administration de l’Office du tourisme du Grand Lyon, parlant d’un projet alliant vocation économique et muséale de 20 000 m² dont 4 à 5 000 pour la partie musée.
Notre Communauté urbaine est compétente pour tout ce qui touche à l’attractivité et aux relations internationales, mais aussi pour le tourisme. Elle est donc légitime pour intervenir dans ce dossier. Or, une délibération pour l’attribution d’une subvention à l’association « Cluster Patrimoine Gastronomique et manger bien » pour l’étude sur le centre international de la gastronomie sera présentée au prochain conseil municipal de Lyon.
Notre question sera donc double, mais simple :
Nous vous demandons de mettre en place un groupe de travail associant tous les groupes pour réfléchir à un tel projet, et éviter certaines erreurs passées, car je crois que nous sommes tous prêts à le soutenir ?
Intervention de Marc Augoyard au nom du groupe « Centristes et Démocrates pour le Grand Lyon »
Monsieur le président, chers collègues,
L’accessibilité au sens large est un objectif que nous rencontrons dans la plupart de nos politiques. Ce soir il n’est pas question – peut-être peut-on le regretter – d’aborder la question de l’accessibilité des plus modestes aux offres culturelles ou encore l’accessibilité compliquée au quartier nouveau de la Confluence.
Non. Ce soir nous devons aborder une accessibilité plus fondamentale, celle de tous nos concitoyens à l’espace public, quelle que soit leur condition physique, comme la loi nous y oblige.
C’est un travail de longue haleine, et chacun peut comprendre qu’une telle tâche soit difficile. Nous avons tous pu voir l’évolution de nos rues et des bâtiments publics. Des efforts sont faits. C’est indiscutable. Encore faut-il que l’effort soit équilibré et justement réparti. Encore faut-il, chers collègues, que les lieux qui font tout l’attrait de notre agglomération, qui sont sa vitrine, ne soient pas oubliés.
Je veux parler, bien entendu du Vieux-Lyon. Oh, bien sûr, ce quartier historique est contraint par son architecture. Bien sûr, il ne s’agit pas de supprimer les pavés. À tout le moins, nous serions en droit d’espérer le début de l’esquisse d’un projet attendu par beaucoup.
Quels sont vos idées pour rendre accessibles les rues et les espaces publics du quai des Étroits au quai Pierre Scize ? Dans ce territoire, il n’est pas forcément aisé de se déplacer. Il est aussi difficile de s’orienter, de se repérer, Le quartier n’est pas forcément d’un accès simple, malgré la desserte en transports en communs.
Sans parler de l’arlésienne de la signalétique touristique dont il faudra bien un jour que vous expliquiez l’absence malgré les promesses, quels sont donc vos projets en matière d’accessibilité pour les non ou mal voyants, en matière d’audio description, de signalétique pour les traversées de rues, l’orientation ?
Quels sont vos projets pour permettre aux fauteuils roulants ou même aux mamans avec des poussettes de circuler plus facilement dans le Vieux-Lyon ? Et pour aller plus loin, quels sont vos projets pour rendre l’utilisation du vélo plus facile dans le quartier ?
Toutes ces questions ne concernent pas que les touristes. Elles concernent aussi les habitants. L’accessibilité ce n’est pas seulement pouvoir circuler et traverser de manière épisodique un quartier. C’est aussi, tout simplement, pouvoir y vivre facilement, dignement. C’est une dépense importante, mais, elle, elle est nécessaire. Vous me direz que j’ai l’impatience de la jeunesse, que le Vieux-Lyon fait partie de vos priorités, que nous sommes bien classés dans les différentes enquêtes d’attractivité. Mais je ne sache pas que la politique se fît en ne regardant que les classements internationaux, pas plus qu’elle ne se fît les yeux rivés sur les sondages d’opinion.
Je vous remercie de votre attention.
Le "Nouvel Économiste" consacre ce 10 Janvier un article sur les ralliements successifs à François Bayrou de ceux qui, hier, s'étaient séparés de lui, voire le combattaient.
Excellent article très objectif, à lire.
Presse Océan 06/01/2012, page 35
Ouest France 09/01/2012, page 9
Ainsi que sur le site Nantes maville
Alors que la gestion financière du FC Nantes est toujours plus obscure, les élus MoDem nantais poussent à toujours plus de bon sens dans les affaires municipales. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de voir la ville de Nantes enchaînée dans son avenir par l’équipe municipale actuelle. Concéder le seul moyen de peser dans les relations avec le club ne servira à rien. Le projet d’actionnariat populaire porté par l’association « A la Nantaise » répond aux besoins actuels, nous continuerons à soutenir leur action.
Dans notre inconscient collectif, le rentier est le pire de tous les hommes, c'est-à-dire celui qui fait baver d'envie la majorité d'entre nous : celui qui roule en Ferrari, qui joue au golf ou s'envoie en l'air toute la journée, qui ne fait rien, a des domestiques, bref se la coule douce et pète dans la soie. Au fond, si nous voulons vivre sa vie (pas moi), nous la percevons comme mauvaise, immorale, parce que nous croyons plus digne de travailler pour gagner sa vie.
Historiquement, c'est l'homme du XIXe siècle : en 1900, la France compte 5% de rentiers, bourgeois ou aristocrates qui se contentent de percevoir le loyer de leurs terres et qui vivent dans un monde de loisirs, le rentier étant gros consommateur de culture à cette époque-là. Toute l'idée du XXe siècle s'est construite contre lui, je crois que c'est Keynes qui parlait d'euthanasier le rentier. Mais patatras, la crise de 1973 a renversé les valeurs, voyons comment et voyons aussi les conséquences du retour en force du rentier pour aujourdhui et demain.
Le rentier et l'origine de la pensée économique
Il est assez curieux et significatif de constater que la rente est le point commun des deux écoles qui ont, les premières, réfléchi à la définition d'un revenu national : en France, si ma mémoire est bonne, c'est le physiocrate Quesnay qui a, le premier, proposé une ventilation du produit de l'exploitation économique en trois postes : la rente, le salaire et l'investissement (il ne nommait pas les deux dernières notions comme ça, mais c'est à quoi il pensait). Un peu après, en Angleterre, Adam Smith et ses émules préféraient une autre ventilation : la rente, le salaire et le profit. Il est assez significatif, soit dit en passant, que l'école française ait mis l'investissement tellement en exergue. En réalité, Quesnay parle des "avances", c'est-à-dire du capital de départ nécessaire à l'exploitation, donc les outils et les provisions. On reconnaît le goût français de l'épargne dès ce premier écrit de Quesnay. Les Français voient de l'épargne là où les Anglais voient du profit. Mais laissons de côté cet aspect anecdotique pour en revenir à notre rente : elle est, avec le salaire, le point fixe de la réflexion.
Disons tout de suite que sa légitimité pose des quantités de problèmes dès l'origine, les théoriciens anglais déploient des trésors de dialectique pour échafauder des raisonnements qui l'étaient mais, en réalité, ils n'y parviennent qu'à moitié. Suffisamment pour que le XIXe siècle soit, comme je l'ai dit, celui des rentiers. On les voit dans Balzac déposer leur argent et l'inscrire au grand livre de la dette publique, où il est rémunéré, je crois, à hauteur de 3%. Et surtout, la rente, c'est sur la terre qu'elle repose. Il y a un lien secret entre la terre, entre les ressources naturelles, et la rente, parce que la rente n'est pas le fruit du travail, elle n'est pas le fruit de ce qui devient, mais de ce qui est. Depuis des siècles, on paie d'ailleurs ses rentes agricoles tant en numéraire qu'en produits frais. L'effondrement des prix agricoles, vers 1900, va sceller le sort de la rente, va éteindre sa légitimité : avant 1900, on pouvait vivre largement de ses rentes avec quelques dizaines d'hectares. Après 1900, et surtout parès 1918, les châteaux vont progressivement perdre de leur splendeur avec lextinction de leur rente naturelle. L'extinction de la rente a donc un retentissement politique, elle est synonyme d'égalité et de république.
Tout change à partir de 1973
Les rentiers du pétrole
En 1973, on s'en souvient, les pays pétroliers ont décidé de fixer eux-mêmes le prix du pétrole qu'ils nous vendaient en grande quantité. Ce faisant, ils ont définitivement mis fin au modèle taylorien et amorcé la crise qui, depuis lors, ne cesse de s'aggraver pour nous. Pourquoi n'a-t-on pas, cependant, crié à l'injustice, ni au scandale ? C'est qu'il est apparu injuste que les pays dits du nord ne paient pas un juste prix pour les matières premières des pays dits du sud. Il y avait justice à payer un prix équitable. Si j'osais, je dirais que la décision de 1973 a fait du pétrole le premier des produits "équitables". Ce serait vrai si les émirs du pétrole avaient daigné partager leur magot avec leurs peuples, ce qui n'a pas été le cas.
Et l'on a donc vu débouler dans nos pays les émirs et leur suite endiamantée. Au début, ils se sont contentés d'acheter des demeures somptueuses, de s'offrir le luxe le plus tapageur. Et nous n'avons rien dit. Les peuples continuaient à vivre sans le sou, les émirs roulaient carrosse, nous revoyions ce qontre quoi nous avions fait la révolution en 1789, mais nous n'avons rien dit. Nous n'avons pas protesté. Au fond, ils nous ont tenté, et nous avons tous eu envie de devenir rentiers (sauf moi).
Il y a plus de rentiers en France en 2012 qu'en 1789 ou en 1900
La crise de 1973 a eu un effet paradoxal de plus : elle a engendré la retraite à soixante ans. En 1945, lorsque furent créés la plupart des régimes de retraite des vieux (comme on disait), il s'agissait de permettre à ceux qui n'avaient plus la force de gagner leur vie de s'arrêter et de vivre dignement. L'âge de la retraite était alors 70 ans, sauf cas particuliers. Compte tenu de l'âge moyen de la population, les retraités n'étaient pas si nombreux. En 1968 je crois, il est passé à 65 ans, et finalement à 60 ans en 1982. Or en 1982, on avait une espérance de vie moyenne de 70 ans. Donc on établissait un régime où tout le monde devait vivre en principe en rentier (laissons ici les inégalités qui faisaient que les ouvriers profiteraient moins que les autres de ce statut et gardons seulement le raisonnement).
Aujourd'hui, nous avons donc bien plus de 5% de rentiers, puisque nous avons bien plus de 5% de retraités. Les émirs du pétrole ont légitimé le retour des rentiers dans la société occidentale, avec le lot d'inégalité que cet état de fait suppose. Notons qu'il y a des peuples entiers qui sont en fait des peuples rentiers, c'est le cas des Norvégiens qui jouissent du pétrole de la Mer du Nord, comme d'ailleurs les Britanniques (très friands de rentes).
Mais on ne peut pas comparer, évidemment, le sort d'un émir du pétrole avec celui d'un retraité français qui touche 8 ou 900 Euros par mois. Seulement, la retraite jeune d'aujourd'hui est le rêve de nos concitoyens, ils la préparent pendant toute leur carrière. Tout est fait et organisé pour cet instant-là, celui où l'on sera (enfin) à la retraite. Que le travail soit plus créatif et plus intéressant, hum, non, non, pas en France. Il est vrai que nous sommes aussi le pays où la retraite est en fait entre 50 et 55 ans, celui où on jette les gens le plus tôt.
On doit comprendre que je ne veux bien entendu aucun mal aux retraités, mais qu'ils sont le signe de la démobilisation de notre société. Et alors que nous réprouvions profondément le rentier avant d'avoir la perspective de cette retraite durable, nous vivons dans une société où le fait d'être rentier est légitime, puisque nous en serons tous un un jour ou l'autre.
Quant aux émirs, ils deviennent franchement encombrants.
La concentration de l'argent
Quand Peugeot, Ford, Siemens, ou autres, avaient beaucoup de liquidités, ces sociétés en profitaient pour investir beaucoup dans la production. Quand les émirs du pétrole ont commencé à nager vraiement dans les pétrodollars, ils ont commencé par les dépenser fastueusement, comme je l'ai dit, puis ils ont réalisé qu'il fallait en faire quelque chose de plus solide. Ils ont un peu investi chez eux, et ils ont nourri la spéculation internationale. Oui, cette spécualtion n'est pas seulement le fruit des placements des fonds de pensions (retraités encore) des grandes entreprises américaines, elle naît de l'inépuisable flot de liquidités qui s'écoule à jet continu des coffres des émirs, avant même que les Chinois n'en aient aussi des montagnes à placer. Tout cet argent qui n'était pas le fruit du travail s'est donc répandu comme une nuée de vampires sur le travail à travers une spéculation où le financement de l'activité économique (qui est la base de l'activité boursière) n'a presque plus aucune place, comme si le triomphe des rentiers et de l'argent sans cause devait être total et le travail doublement ponctionné. Le pétrole a remplacé le blé, mais la rente a repris son pouvoir absolu.
La concentration des liquidités et le train de vie extravagant des émirs ont aussi légitimé les salaires mirobolants des grands patrons occidentaux ainsi que leurs trains de vies clinquants, de plus en plus délirants. En fin de compte, Keynes avait peut-être raison. Peut-être faudrait-il euthanasier le rentier.
VALUEJOLS
LE PREFET N’APPLIQUE PAS LA DECISION DE JUSTICE
Le jugement du Tribunal Administratif de Clermont Ferrand du 18 octobre 2011 est clair, dénué de toute ambigüité et donnait pleinement raison (pour la 2ème fois d’ailleurs) à la Commune de VALUEJOLS dans son souhait de rejoindre la Communauté de Communes du Pays de Saint Flour :
-Annulation pour erreur manifeste d’appréciation (c'est-à-dire sur le fond) de la décision de refus du Préfet, du 30 juillet 2009, de faire droit à la demande de la Commune de VALUEJOLS ;
-Injonction faite au Préfet d’examiner de nouveau la demande de la Commune de VALUEJOLS de retrait dérogatoire de la Communauté de Communes de La Planèze et d’adhésion concomitante à celle du Pays de Saint Flour, dans les deux mois suivant la notification du jugement, soit avant le 21 décembre 2011 ;
-Condamnation de l’Etat à payer à la Commune de VALUEJOLS la somme de 1 000 € au titre des frais de justice.
Le Préfet avait donc, du fait de l’injonction prononcée à son encontre
par le Tribunal Administratif de Clermont Ferrand, j
jusqu’au 21 décembre 2011 pour décider de la suite à donner (oui ou non)
à la demande de retrait de la Communauté de communes de La Planèze
et de rattachement de la commune de VALUEJOLS
à la Communauté de Communes du Pays de Saint Flour.
A ce jour, le Préfet n’a pas statué sur la demande de la Commune de VALUEJOLS, au mépris de la décision de justice intervenue.
Le Préfet méconnaît le jugement du Tribunal Administratif
de Clermont Ferrand et n’exécute pas ledit jugement
A l’occasion de la réunion dela CDCI du 12 décembre dernier, à la suite d’une question de Messieurs COUVRET et MEZARD, concernant la situation de VALUEJOLS,
« Le Préfet … précise que ce jugement fera l’objet d’un appel, mais que, dans le même temps des démarches procédurales seront engagées dès l’adoption du SDCI pour se conformer à l’injonction du Tribunal Administratif » (extrait du Compte Rendu de la CDCI)
« Des démarches procédurales seront engagées … » ne répond pas à l’injonction du Tribunal.
De même, et confirmant sa position, le courrier du Préfet daté du 20 décembre 2011 transmise àla Communede VALUEJOLS ne constitue en rien une exécution du jugement rendu.
Alors que le Préfet disposait d’un délai de deux mois pour statuer sur la demande de la Commune de VALUEJOLS, il se contente d’indiquer qu’il proposera, dans un premier temps, à la CDCI le rattachement de la Commune de VALUEJOLS à la Communauté de communes de Saint-Flour et que sous réserve d’un vote à la majorité qualifiée des 2/3 de ses membres, il prendra, dans un second temps, un arrêté fixant le projet de périmètre notifié pour avis aux deux Communautés de communes concerné »es ainsi qu’ à l’ensemble des communes concernées incluses dans ce projet de périmètre. Ce n’est enfin qu’en cas d’accord de la majorité qualifiée de celles-ci qu’il « serait possible », pour reprendre ses propres termes, « de rattacher la commune à la Communauté de communes du Pays de Saint-Flour ».
Mais, cela ne correspond en rien à l’injonction prononcée par le Tribunal Administratif de Clermont Ferrand, le Préfet non seulement fait fi de la décision de justice rendue à son encontre, mais en outre, il nie l’intégralité de la procédure initialement suivie (délibération du conseil municipal de VALUEJOLS, délibération du Conseil Communautaire dela Communauté de communes du Pays de Saint-Flour acceptant l’adhésion).
La consultation des communes concernées, proposée par le Préfet, alors qu’il devait, selon le jugement, statuer sur la demande dela Commune de VALUEJOLS, avant de prendre la décision de rattachement, est totalement inutile, dilatoire et donne à penser qu’il s’agit, pour le Préfet, de gagner du temps! Six mois au moins de procédure et une décision, mais laquelle ?, et après les élections présidentielles et législatives !!!
Pourquoi est-ce inutile ? Tout simplement parce que la démarche que VALUEJOLS a mise en oeuvre relève de la procédure dérogatoire prévue par la loi (article L 5214-26 du Code Général des Collectivités Territoriales, disposition non modifiée par la loi de réforme des collectivités territoriales, que le Préfet a l’air si soucieux d’appliquer, alors que ce n’est pas le débat…) et ne nécessite pas la consultation des communes (voir le jugement précédent du TA qui précise de manière explicite que « la procédure dérogatoire s’applique sans qu’il soit besoin d’avoir utilisé au préalable la procédure de droit commun »).
La seule exigence de la procédure dérogatoire est qu’une autre Collectivité, en l’occurrencela Communautéde Communes du Pays de Saint Flour, accepte d’accueillir la commune. Ce qui a été le cas à deux reprises déjà.
Il s’agit, semble-t-il, pour le Préfet de gagner du temps, mais pour quelle raison ?
Une chose est sûre, nous sommes donc ici dans une situation dans laquelle un Préfet de la République, pourtant garant, en principe, du bon ordre public et en charge du contrôle de légalité des décisions prises par les élus locaux, indépendamment des « chicaneries » et pressions politiques, bafoue et méconnaît une décision de justice, en ne procédant pas à son exécution.
Sommes-nous toujours dans un Etat de Droit ?
Etat de Droit qui semble se ficher éperdument des décisions de justice ?
C’est scandaleux !!! Quel exemple donné par un Préfet de la République !!!
Que demande la Communede VALUEJOLS ?
Tout simplement que son bon droit soit reconnu et que la justice qui est passée, soit régulièrement exécutée !
La réponse de la commune va se faire en deux étapes :
-Le Conseil de la Commune va saisir le Tribunal Administratif afin de faire mettre en demeure le Préfet d’exécuter cette décision de justice.
-Dès que la commune sera destinataire de l’Appel introduit par l’Etat, si appel il devait y avoir (caractérisant ainsi un véritable acharnement de l’Etat), le Conseil de la Commune saisira la Cour Administrative d’Appel de Lyon afin de lui demander de vérifier que la décision du Tribunal Administratif a bien été exécutée.
Cela fait trois ans et trois mois que la commune attend une décision que la juridiction de première instance vient de juger non seulement recevable, mais pleinement fondée. Que de temps perdu, que de projets bloqués, que de gaspillage !
Nous avons une impression d’acharnement de l’Etat, contre la Commune de VALUEJOLS.
L’Etat punirait-il la commune parce que celle-ci a osé défendre son bon droit ?
A SUIVRE ......
Christiane MISSEGUE
Maire de VALUEJOLS
En 2011, l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry a accueilli 8.437.141 passagers et bat ainsi son record de fréquentation.
Il s'agit d'une hausse de 5,7% par rapport au trafic enregistré en 2010.
La principale explication de cette croissance est à mettre à l'actif des compagnies low-cost dont le trafic a augmenté de 19,9% sur un an à 1.763.262 passagers, tandis que le trafic régulier augmente lui de 6,3% à 5.923.939 passagers.
Ce sont toujours les vols internationaux qui sont les plus fréquentés à Saint-Exupéry…

La campagne présidentielle s'enclenche tout doucement, et...j'entends les premières propositions arriver sur la table. Par exemple, la dernière en date, c'est celle de Hollande : sous prétexte de "mieux" répartir les aides, il s'apprête à priver de ressources 4.5 millions de Français et Françaises parmi ceux qui ont des enfants.
Tant que Hollande ne restait qu'une vue de l'esprit en termes de candidature à la présidentielle, je me disais, bah, si Bayrou n'est pas au second tour, je voterai pour lui contre Sarkozy.
Mais quand j'entens ce genre de conneries, c'est la réalité qui me rattrape : Hollande n'aime pas les riches. Hollande est de gauche. Hollande est socialiste. J'avais oublié ces faits. La gauche, c'est l'égalitarisme forcené. Abrasion partout. Comme disait un jour Thierry Le Luron parodiant François Mitterand, l'économie socialiste c'est de mettre 50% de la population au chômage à Bordeaux s'il y a 50% de chômeurs à Strasbourg afin que tout le monde soit égal (Thierry le luron appelait ça "planifier l'économie").Là, c'est de flanquer sur la paille 4.5 millions de Français parce qu'il y en a 5 autres millions qui peinent.
En fait, maintenant, je me dis que je ne me vois pas voter pour Hollande, même dans un second tour. Évidemment, je ne veux pas non plus de Sarkozy. Il ne me reste plus qu'à prier. Prier pour que ce soit Bayrou qui soit au second tour.
Notre père qui êtes aux cieux,
Que votre nom soit sanctifié,
Que votre règne vienne,
Que votre volonté soit faite sur terre comme au ciel,
Ne nous soumettez pas aux Socialistes,
Mais faites que François Bayrou entre en piste,
Et délivrez nous des Sarkozystes !
Ainsi soit-il.
Amen.
Ahhhh : sans les blogues de gauche, j'vous jure, ce serait difficile de pêcher l'info. Grâce à Nicolas et Homer, je sais maintenant que François Hollande s'apprête à allonger la facture en impôts de 4.5 millions de Français et Françaises. Oui, oui, vous avez bien lu.
Vous vous rappelez de 2007 et du "Moi j'aime pas les riches" de François Hollande ? Eh bien ça n'a rien perdu de son acuité. Hollande veut supprimer le quotient familial et le remplacer par un crédit d'impôts. Grâce à nos sympathiques blogueurs de gauche, nous savons désormais que plus une famille aisée va avoir d'enfants plus elle va payer cash pour sa natalité. Hollande doit trouver qu'il y a trop de "riches" en France, sans doute.
Oh, mais...ça me rappelle quelque chose : le 29 janvier dernier, j'ai le souvenir d'avoir tiré à boulets rouges sur un certain Piketty : tout le raisonnement est dans le billet d'origine. Hollande a le même, et les blogueurs de gauche, itou. Il suffit d'ailleurs de lire les derniers mots du Nicolas : Les pertes seraient mêmes très importantes pour les familles d'au moins trois enfants gagnant beaucoup d'oseille. Tant pis pour elles.
Voilà. Du socialo dans le texte. Mets pas du bien de côté, salaud de koulak, on aura ta peau. Homer n'aura peut-être pas la réaction de l'UMP, mais il a déjà la mienne. La mesure de Hollande, comme j'en avais dénoncé l'idée chez Piketty est tout simplement lamentable. Pitoyable et minable.
François (Bayrou, pas Hollande), tu as dit à Giens en septembre dernier, dans ton discours de clôture de l'Université d'été du MoDem, que tu parlerais des familles parce que plus personne n'en parle, je te cite :
Je parlerai des familles, de toutes les familles, des enfants, des enfants de toutes les familles. Je défendrai l’idée que l’être humain a d’abord, avant tout, besoin d’échapper à la solitude, et que, notre ennemie, c’est la société d’indifférence et de solitude. Je défendrai les familles, alors que personne ne parle plus d’elles. Je le ferai parce que, traditionnelles ou nouvelles, elles sont le recours et l’avenir du monde.
Tu as vu ce que les Socialistes et Hollande veulent faire aux familles ?
Socialistes, méditez simplement les dernières paroles de François (Bayrou, pas Hollande) ce mémorable 18 septembre :
L’homme vit bien entendu de pain, de travail, d’air et d’eau, il vit de liberté, il vit de culture. Mais il vit d'abord de ses enfants et des enfants des autres. Et on ne peut pas vivre d’enfants, si on ne sait pas dire dans quelle maison ils vont habiter, si on ne sait pas leur dire ou leur montrer ce qui vaut la peine, ce qui est beau, ce qui est grand.
Et tenez-les vous pour dites.
Les premiers candidats à la présidentielle 2012 sont déclarés.
Jetons un coup d’œil rétrospectif sur la campagne de 2007.
Le slogan qui a entrainé le président actuel vers la victoire est « Travailler plus pour gagner plus ».
Souvenons-nous que « Travailler plus pour gagner plus » est un slogan qui s’est inscrit dans le paysage, et qui a tout renversé sur son passage, jusqu’à la victoire du président actuel.
Pourtant, cette opération de propagande était faillible, car elle contenait en germe toutes les vilénies actuelles. Et toutes ces vilénies peuvent être démasquées.
En effet, « travailler plus pour gagner plus » procède d’une vision quantitative du monde.
« Travailler plus », c’est oublier que l’on peut « travailler mieux ».
« Travailler plus » plutôt que « travailler mieux », c’est l’espoir d’une augmentation quantitative de la production. C’est l’apologie du consumérisme plutôt que le souci d’augmenter la qualité de la vie.
Mais a-t ‘on besoin, d’un monde où la durée de vie des ordinateurs, des appareils électroménagers, des voitures, des téléphones, se raccourcit ?
A-t ‘on besoin de changer de téléphone portable chaque année, d’avoir des voitures bardées d’électronique, et de consommer des produits frais transportés par avion ?
Le « travailler plus » représente un monde où la profondeur de l’esprit et l’inscription dans la durée sont oubliés. C’est bien ce monde que nous vivons aujourd’hui. C’est bien cet aspect sordide qui commence à être démasqué.
Et pire encore, le « gagner plus », c’est de façon explicite l’apologie de l’argent.
Le « gagner plus » porté en étendard est un bouleversement de la hiérarchie des valeurs :
- L’avidité plutôt que la charité.
- L’égoïsme qui engendre la fragmentation des familles plutôt que leur cohésion.
- Le chacun pour soi, qui engendre la brutalité du monde du travail plutôt que les solidarités professionnelles.
- Le matérialisme sans tempérance, qui aboutit à l’insatisfaction plutôt qu’à l’espérance.
Soyons lucides, c’est bien ce monde maléfique du bouleversement des valeurs qui a gagné la bataille de 2007.
Mais réjouissons-nous, car 2012 est une occasion de revanche. La campagne présidentielle de 2012 est l’occasion de combattre l’idolâtrie de « Mammon », la personnification de l’argent, et de se recentrer sur les valeurs véritables.
La charité vaut plus que l’argent, l’espérance vaut plus que le matérialisme, la foi en l’avenir vaut plus que l’avidité de court terme.
Je cherche un candidat qui saura porter cet étendard.
Sylvain Jutteau
François Bayrou, dans un sondage publié par "Le Figaro" le 9 Janvier 2012, dépasse à la fois Hollande et Sarkozy.
L’équipe du MoDem 88 récemment formée se joint à ceux de son président, et vous présente ses meilleurs vœux pour cette année 2012.
Nous travaillons ensemble, et nous travaillons dur, avec l’espoir que vous serez de plus en plus nombreux à partager nos valeurs et nos propositions, et en tout cas suffisamment nombreux pour redonner un avenir à notre pays lors des élections qui s’annoncent.
Nous formons le vœu qu’au sein de cette nouvelle équipe qui se construit, personne ne sera oublié, et que les talents de tous se conjugueront pour servir nos objectifs communs : tous ceux qui défendent les…
Je pourrais simplement vous souhaiter santé, bonheur et réussite, pour vous et ceux qui vous sont chers, et la victoire cette année des valeurs que vous soutenez.Et si tous ces vœux se réalisaient, ce serait déjà bien plus que beaucoup n’en espèrent.
Je vais aller plus loin et vous souhaiter un…
Cofondateur de l'UMP, Philippe Douste Blazy, ancien ministre, affirme dans une tribune publiée dans le quotidien "Le Monde" notamment que :
Lors de la réunion des responsables territoriaux du mouvement République Solidaire dimanche 8 janvier à Paris, toutes les fédérations de nos départements et collectivités d’outre-mer ont reçu leur feuille de route pour la mobilisation des Français en faveur de la campagne présidentielle de Dominique de VILLEPIN.
Les fédérations de République Solidaire seront les chevilles ouvrières de la campagne de terrain grâce à leurs réseaux de militants et de sympathisants. Elles intensifieront leurs actions en développant leurs campagnes d’information, d’adhésion et de tractage. Elles se doteront à cet effet des outils de mobilisation nécessaires, afin d’assurer la meilleure cohérence avec les orientations…
Avec son parc de 4.2 million d'abonnés à l'ADSL, chaque abonné correspondant à un foyer, Free dispose d'un canal d'auto-publicité qu'il ne s'est pas privé d'utiliser. Depuis vendredi, à chaque allumage d'une Freebox, un message rappel l'arrivée d'une offre Freemobile et de la nécessité de demander à son opérateur de téléphonie mobile le numéro de ROI permettant la portabilité du numéro.
Cela fait bientôt 2 ans que l'on sait que ce nouvel opérateur va arriver. Un an que la date d'arrivée est pressentie à 1 mois prêt. Trois mois que le net bruisse d'une date d'ouverture au publique, entre novembre et janvier. Une date, le 12 janvier connue depuis l'été dernier comme date butoirs de mise en service imposé par l'opérateur des télécoms. Bref, le suspense touche à son terme.
Le geek que je suis est comme les autres, fébrile à l'attente de cette offre de Feemobile. Dans mon foyer, c'est 3 cartes sim que le nouvel opérateur devrait engranger, et même si les autres opérateurs devaient s'aligner, juste parce qu'ils se sont goinfrés sur notre dos pendant plus de 10 ans. Si je compte les parents et beaux parents, c'est à minima 5 sim potentielles de plus.
Et sincèrement je m'en fiche d'essuyer les plâtres de cette nouvelle offre de téléphonie, je ne pense pas que ce puisse être pire que Bouygues télécom, dont la 3G marche une fois sur 5, le réseau couvre à peine la télécom valley (Sophia Antipolis), sans compter les zone de non couverture[1].
Free je t'attend de pied ferme !

[1] Même en Thaïlande la couverture était plus homogène, pour un prix dérisoire.


Une douzaine d'élus EELV à différents échelon ( Europe, région, communes ) ont passé une journée d'étude sur l'OIN, dans la métropole niçoise, à l'écoute des associations, des chefs d'entreprise et des citoyens. La démocratie telle que nous la concevons !
Sur le site de JEAN YVES PETIT Vice Président du Conseil Régional ( Europe Ecologie Les Verts ) :
" OIN de la plaine du Var: "Ego" ou "Eco" vallée ?
La question mérite d’être posée lorsque ce projet reste entre les mains du maire de Nice, C. Estrosi et du Président du conseil général du 06, E. Ciotti, figures nationales de l’UMP… et lorsque le directeur de l’établissement public de l’OIN (opération d’intérêt national), qui relève donc de l’Etat, refuse, au dernier moment, de recevoir une députée européenne, deux vices président du conseil régional et des conseillers régionaux … et lorsque le Préfet des Alpes Maritimes n’est autre que l’ancien directeur de cabinet de C. Estrosi …
Il est vraiment temps de donner un autre visage à la politique et pousser vers la sortie les représentants de l’UMP lors des élections prévues en 2012 …
De quelle OIN (opération d’intérêt national) voulons-nous ?
- Oui à une « Eco »-vallée,
- Non à une Opération nationale qui se résume à 4 opérations d’aménagement, tout HQE soient-elles!
- Non à une Opération nationale où les partenaires et les citoyens sont privés de débat !
1/ Pour une éco-vallée qui se construise en véritable partenariat : avec la Région mais aussi et surtout avec les citoyens !
La Région Provence-Alpes-Côte d'Azur est un des partenaires principaux de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Plaine du Var puisque, à ce jour et depuis 2008, elle contribue financièrement à hauteur de 15% des besoins de financement de l’opération d’aménagement, soit de l’ordre de 600 k€ par an pour la Région.
A l’occasion de sa prochaine séance plénière, le 17 février, le projet de territoire de l’OIN et un protocole financier visant à engager les collectivités partenaires de l’EPA pour les 15 prochaines années, seront soumis au vote des conseillers régionaux.
La Région, un partenaire qui, n’en déplaise à Monsieur Estrosi, a donc droit à la parole !
Extrait du Protocole financier.
Montant du versement annuel sur : les 14 premières années (k€).......sur la quinzième année (k€)
Etat..............................1 453................1 145
NCA ...............................318 ...................251
Ville de Nice ......................-.......................- -
Conseil Régional PACA .......726....................573
CG 06 .............................182...................144
Total ............................2 680................2 113
Ces montants (plus de 10 ME au total) correspondent principalement à la réalisation des 4 opérations d’Aménagement : Grand Arenas-Pôle multimodal, Nice-Méridia, La Baronne-Lingostière, et Saint-Martin du Var. Voilà le cœur du projet de territoire tel que résumé par les chiffres.
Le protocole ne porte en fait que sur des m2 de SHON : 680 000 m2 sur 4 opérations d’aménagement dont 370 000m2 de quartier d’affaires alors que le pays s’enfonce dans la récession, et que des milliers de m2 sont inoccupés.
Ce protocole engage les 5 partenaires pour 15 ans. Ne méritent-ils pas d’être considérés ?
Le 19 décembre 2011, il a été voté par le conseil communautaire et le dossier n'avait été remis aux conseillers qu'en début de séance ...
En Conseil d’administration de l’EPA, les élus régionaux se sont fait agressés par Monsieur Estrosi et menacés par le Préfet des Alpes-Maritimes de voir la Région remplacée par une autre institution comme partenaire de l’EPA si les conseillers régionaux ne votaient pas le protocole.
La ville de Nice a voté le protocole le 22 décembre. Dans les deux cas, l’Etat demandait que le protocole soit accompagné du projet de territoire pour que les élus puissent voter en connaissance de cause, ce qui n’a as été le cas.
Aujourd’hui encore, l’EPA montre à quel point il se désintéresse de son partenaire régional en annulant le rendez-vous prévu ce jour entre le Président Christian Tordo et les 8 élus régionaux venant à sa rencontre.
> Pas d’OIN sans débat public
Encore une fois, il n’est pas acceptable que ce projet de territoire émerge suite à un simulacre de concertation publique qui n’a tout simplement pas traité des opérations d’aménagements mais de grands principes pour les 30 prochaines années!
Les conseillers régionaux se sont exprimés à maintes reprises sur ce sujet et ont porté une demande de débat public que la Commission Nationale du Débat public a refusé compte tenu de la règlementation sur les OIN. Pour autant, la CNDP a saisi la Ministre de l’Ecologie sur l’intérêt d’un tel débat. « Il serait par ailleurs pertinent, dans le cadre du projet de décret en préparation, que les opérations d’intérêt national (Saclay, Plaine du Var) figurent sur la liste des plans et programmes susceptibles de faire l’objet d’un débat public en application des dispositions de l’article L. 121-10 du code de l’environnement. » (Communiqué de décision de la CNDP du 7 décembre 2011)
Nous appuyant sur cette porte ouverte par la CNDP, nous continuerons à demander un débat public et soutiendrons les initiatives des Collectifs OIN en ce sens.
2/ De quelle OIN voulons-nous ?
Oui, il est nécessaire de ré-aménager la Plaine du Var pour lui donner une nouvelle cohérence et dynamique. Cette dynamique aurait pu être celle d’une véritable éco-vallée au sens de :
- concilier l’économie et l’écologie dans cette plaine, comme par exemple accompagner et mettre en œuvre le projet d’écologie industrielle portée par les entreprises du territoire ;
- insister sur la création systématique de production d’énergie par la biomasse, les éoliennes individuelles, le solaire, la géothermie ;
- définir d’urgence des espaces agricoles inamovibles et ne pas transiger sur les espaces cultivables. Des espaces agricoles qui ne soient pas seulement symboliques pour alimenter les azuréens de produits de qualité et de proximité.
( Le projet admet d’ailleurs qu’alors que 435 ha étaient exploités en plaine en 1990, il n’en reste plus que 210 et ce qui est très grave, émiettés sur tout le territoire. Le même phénomène se reproduit sur les coteaux.)
Derrière l’Objectif 5 du projet de territoire : « La création d’un nouveau modèle d’urbanisme dans lequel L'AGRICULTURE a toute sa place au sein d’un maillage avec le bâti et les espaces naturels sur les deux rives du fleuve. », le projet de territoire ne traite tout simplement pas le sujet et le renvoie à un groupe de travail.
- recentrer le projet sur du développement local et ne pas tout miser sur un positionnement international ;
- aménager en restaurant les continuités écologiques telles qu’elles ont été révélées dans l’Etude commandée par l’EPA à ce sujet ;
- oui à une réelle prise en compte de la nature torrentielle de ce fleuve méditerranéen : moins de digues qui corsètent le flux de l'eau, davantage de surfaces d’épandage perméables dans le lit mineur, agricoles par exemple, préservation à tout prix des versants boisés etc..
- prévoir les connexions avec les Chemins de fer de Provence en valorisant les activités connexes et économiques…
- oui enfin à une réflexion globale et collective dans le cadre d’un débat public avec l’ensemble des acteurs du territoire, dans la transparence et la démocratie.
Oui, il nous semble juste et raisonnable de faire entendre une autre voie, qui n’est pas celle de l’opposition systématique mais celle de la proposition pour répondre aux objectifs fixés dans le projet initial de l’Opération « Eco-Vallée ». "
Michèle RIVASI, Député européenne,
Les élus régionaux : André Aschieri (Vice-Président de la Région PACA, délégué au foncier agricole), Sophie Camard (Présidente de la Commission Emploi & Economie), Philippe Chesneau (Co-président du groupe EELV) Joëlle Faguer (déléguée aux solidarités internationales), Hervé Guerrera (délégué au SRADT- Shéma régional d'Aménagement Durable du territoire), Annabelle Jaeger (membre du CA de l'EPA Plaine du Var) Philippe Mussi, Jean-Yves Petit (Vice-Président délégué aux Transports), Christine Sandel (déléguée au littoral)
et Mari-Luz Nicaise (conseillère municipale à Nice)
Tous les signaux convergent pour valider un positionnement stratégique que j'ai toujours défendu : l'occupation du centre-droit. De fait, Yves Pozzo di Porgo, Philippe Folliot, Douste-Blazy, Jean Arthuis, Alain Lambert, Anne-Marie Idrac, Dominique Versini, Arnaud Dassier et d'autres encore : il n'y a pas de doutes ! Le centre-droit converge vers François Bayrou. Et ceci ne se vérifie pas que dans les ralliements : dans le dernier sondage de popularité de CSA la cote de François Bayrou est plus forte auprès des Français de droite qu'auprès de ceux de gauche.
Il se dégage de cette présidentielle un spectacle plutôt inédit et amusant : François Bayrou est un homme du centre. Il est à équidistance presque parfaite du centre-gauche et du centre-droit. La plupart de ses alliés sont au centre-droit. Mais son parti, le MoDem, est de centre-gauche (je l'ai toujours dit). Amusant.
Il n'y a qu'une seule chose qui peut faire bouger les électeurs sociaux-démocrates : que Hollande commence à dérailler et fasse des concessions importantes aux Verts et, surtout, à l'aile gauche de son parti et au Front de Gauche. Ce n'est pour l'instant pas le positionnement qu'il a choisi. Il est solidement campé sur une posture social-démocrate bien que floue et, à mon avis (et celui de Bayrou) en effet insoutenable pour la France.
Pour l'instant, c'est à droite que Bayrou peut continuer à espérer grignoter des voix. Toutefois, il y a une condition sine qua non à cela : continuer à émettre des idées.
Le Made in France a fait l'actualité pendant deux mois. Maintenant, Bayrou doit dire quelles solutions il entend apporter aux délocalisations et comment il entend réindustrialiser la France puisqu'il a fait de ces objectifs ses principaux chevaux de bataille.
C'est tout à fait fondamental, car l'emploi, la résorption de la dette, le rééquilibrage de notre balance commerciale tiennent tous dans la main de cette problématique fondamentale, ce qui n'a pas échappé à son oeil perspicace.
S'il parvient à proposer des solutions crédibles et compréhensibles, elles se répandront dans l'opinion, et là, très franchement, vu les préoccupations essentielles des Français à l'heure actuelle, même s'il y a des émeutes à la Gare du Nord comme en 2007, il a gagné la présidentielle, rien ne pourra l'empêcher.
Il va donc sans dire que la semaine qui s'annonce va être cruciale : au 133 rue de l'Université se tiendra samedi prochain des tables rondes dont l'objet précis sera justement de répondre à ces questions. De ce qu'il se dira, se proposera, et finalement émanera de ces tables va déprendre le sort futur de la France.
Je vous présente mes meilleurs voeux de santé, bonheur et réussite pour cette année 2012. Que cette année soit marquée par une plus grande solidarité même si parfois cela relève du rêve. Mais si chacun d'entre nous fait une action de solidarité n'oublions pas que les petites rivières font les grands fleuves.
Amicalement
Eric
Cette semaine, moins de graphiques, et plus de Droit(s)
– nous partons à la découverte du MES…
La Crise des finances publiques de la Grèce puis de l’Irlande et du Portugal ont conduit l’Union Européenne à mettre en place deux instruments permettant d’aider les pays en empruntant sur les marchés : le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MESF : prêts de l’Union Européenne pouvant aller jusqu’à 90 Md€) et le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF, prêts des États de l’Eurozone pouvant aller jusqu’à 660 Md€).
Toutefois, le FESF et le MESF étaient destinés à être temporaires (jusqu’à fin 2013) car ces deux mécanismes étaient contraire aux traités de l’Union européenne (petit souci…).
Je ne développe pas plus ces mécanismes, ce n’est pas l’objet du billet, vous trouverez plus d’informations sur eux par exemple en cliquant ici.
Ainsi, face à l’approfondissement de la crise financière de la zone euro, le Conseil de l’Union Européenne a décidé la création du Mécanisme Européen de Stabilité le 11 mars 2011, qui a donné lieu à signature du Traité établissant le Mécanisme européen de stabilité le 21 juillet 2011.
Son principe est le suivant : (Source : www.gouvernement.fr)
Organisation nouvelle de droit public international établie par un traité entre les États membres de la zone euro, son but est d’apporter une assistance financière aux États de la zone euro touchés ou menacés par de sévères difficultés financières afin de sauvegarder la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble. Les décisions les plus importantes serontadoptées par consensus par un Conseil des gouverneurs composé des ministres des Finances de la zone euro. Ce consensus se fera sur la base d’une analyse de soutenabilité de la dette de l’État membre concerné, réalisée par la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI), en liaison avec la Banque centrale européenne (BCE)
Le MES sera doté d’une capacité d’intervention financière effective de 500 milliards d’euros qui sera assurée grâce à la constitution d’un capital total de 700 milliards d’euros, composé de 80 milliards d’euros de capital libéré et de 620 milliards d’euros de capital appelable.
40 milliards d’euros de capital libéré seront disponibles dès juillet 2013, la mise à disposition des 40 milliards d’euros autres s’étalera sur les trois années suivantes. Chaque État contribuera au capital du MES en fonction d’une clef de répartition basée sur les contributions au capital de la BCE ajustée marginalement pour tenir compte de la richesse relative des pays. Pour la France, cela impliquera une contribution proche de 20 % de ce montant total.
Voici les contributions au MES :

700 Md€ ! Cela représente une contribution maximale pour notre pays de 143 Md€ (et 16,3 Md€ pour commencer…).
Merci M. Baroin ! Je demande donc à user par la présente de ma faculté CNIL et vous demande de retirer mon adresse de vos fichiers fiscaux afin que je ne reçoive plus de courriers de votre part à l’avenir – en particulier de feuille d’impôts 

Durant l’été, la rumeur a enflé sur Internet : le MES serait
Et il y a même la désormais classique “Petite vidéo virale sur Internet pour faire très beaucoup peur aux gens sur le thème “Heureusement qu’on est là pour vous prévenir du complot”».
MES, le nouveau dictateur européen
Alors quels sont les points reprochés ? Ils se fondent sur ces articles du Traité MES :
Article 3- Objet
L’objet du MES est de mobiliser des fonds et fournir une assistance financière, sous stricte conditionnalité de politique économique, au profit des Membres du MES qui connaissent ou sont menacées par des problèmes de financement grave, si cela s’avère indispensable pour sauvegarder la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble. A cet effet, le MES est en droit de lever des fonds par émission d’instruments financiers ou en concluant des accords financiers ou autres arrangements avec les Membres du MES, les institutions financières ou d’autres tiers.
Article 8- Capital social
1. Le capital social s’élève à 700 milliards d’euros (EUR 700 000 000 000).
Article 9- Appels du capital
[...] Les Membres du MES, irrévocablement et inconditionnellement, s’engagent à payer sur demande l’appel de capital effectué par le Directeur Général conformément au présent paragraphe, cet appel devant être payé dans les sept (7) jours suivant la réception de ladite demande.
Article 10 – Les changements dans le capital social
1. Le Conseil des Gouverneurs [...] peut décider du changement du capital social et de la modification de l’article 8 et l’annexe 2 en conséquence.
Article 27- Le statut juridique du MES, les immunités et privilèges
2. Le MES a la pleine personnalité juridique, il doit avoir la pleine capacité juridique:
(A) pour acquérir et aliéner des biens immobiliers et mobiliers;
(B) pour contracter;
(C) pour ester en justice et
(D) pour entrer dans un accord cadre et / ou des protocoles nécessaires pour s’assurer que ses statuts, privilèges et immunités sont reconnus et mis en vigueur.
3. Le MES, ses biens, fonds et avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, jouissent de l’immunité de toute forme de procédure judiciaire, sauf dans la mesure où le MES renonce expressément à son immunité dans le but de toute procédure ou par les conditions de tout contrat, y compris la documentation sur les instruments financiers.
4. La propriété, le financement et les actifs du MES, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le lieu, sont exempts de perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou de toute autre forme de saisie, de prise ou forclusion par action de l’exécutif, judiciaire, administrative ou législative.
Article 30 – Immunités des personnes
1. Gouverneurs, Gouverneurs suppléants, Directeurs, Directeurs suppléants, le Directeur Général et membres du personnel doivent être à l’abri de poursuites à l’égard des actes accomplis par eux dans leur qualité officielle et jouissent de l’inviolabilité à l’égard de leurs papiers officiels et documents, sauf lorsque le Conseil des Gouverneurs renonce expressément à cette immunité.
En résumé, les points incriminés sont les suivants.
1°) Que les États membres doivent payer leur contribution dans les 7 jours suivant l’appel (article 9).
=> Ceci semble normal : si on crée un fonds de secours en commun, il faut bien que les États payent leur part rapidement !
2°) Que le MES pourrait à volonté augmenter son capital, que les États n’auraient rien à redire et qu’à payer… dans les 7 jours ! (article 10)
=> Oui… et non ! Le texte dit bien (évidemment !) :
Le Conseil des Gouverneurs […] peut décider du changement du capital social [...] Cette décision entrera en vigueur après que les membres du MES auront notifié au Dépositaire l’achèvement de leurs procédures nationales applicables.
Bref, l’unanimité des ministres des finances est requise pour demander la modification du traité, et ensuite, la demande doit être ratifiée par les parlements de chaque pays. En fait, c’est comme pour une entreprise : c’est bien le Conseil d‘Administration qui décide de l’augmentation du capital, mais cela doit évidemment être ratifié par l’Assemblée Générale !
Comment imaginer que le Conseil des Gouverneurs (les ministres des finances) puisse décider seul à l’unanimité et que cela s’imposerait directement aux pays sans passer par la case Parlement… (petit détail, je rappelle que seul le Parlement peut modifier le budget ; le gouvernement ne pourrait pas payer quoi que ce soit sans que le Parlement ne vote une modification du budget).
Les thèses du complot sont décidément toujours vivaces… Cela serait même impossible juridiquement : le capital du MES est défini en dur à l’article 8, pour changer le capital, il faut donc modifier le Traité, et donc procéder à une nouvelle ratification.
Bref, rien de scandaleux dans la lettre du texte…
3°) Le MES peut acheter des biens immobiliers et mobiliers (article 27)
=> Il faut bien qu’ils se logent, ces malheureux…
4°) Il y a une immunité des personnes (article 30)
=> On peut discuter, mais c’est une rédaction fréquente pour les organismes internationaux. En effet, pour les poursuivre, il faudrait une loi, or une loi est rattachée à un pays. Il faudrait donc décider quelle loi lui appliquer, et cela laisserait donc la possibilité audit pays de modifier à sa guise cette loi, ce qui est évidemment inacceptable pour les autres pays…
Regardons par exemple les statuts du FMI de 1944 :
Article III
Tout État membre qui consent à une augmentation de sa quote-part conformément aux dispositions du paragraphe a) de la section 2 du présent article verse au Fonds, dans un délai fixé par celui-ci, vingt-cinq pour cent de l’augmentation en droits de tirage spéciaux […]
Article IX
Section 2. Statut juridique du Fonds
Le Fonds possède la pleine personnalité juridique et en particulier a la capacité :
i) de contracter;
ii) d’acquérir des biens meubles et immeubles et d’en disposer;
iii) d’ester en justice.
Section 3. Immunité de juridiction
Le Fonds, ses biens et ses avoirs, où qu’ils se trouvent et quels qu’en soient les détenteurs, jouissent de l’immunité de juridiction sous tous ses aspects, sauf dans la mesure où il y renonce expressément en vue d’une procédure déterminée ou en vertu d’un contrat.
Section 4. Autres immunités
Les biens et les avoirs du Fonds, où qu’ils se trouvent et quels qu’en soient les détenteurs, ne peuvent faire l’objet de perquisitions, réquisitions, confiscations, expropriations, ou de toute autre forme de saisie de la part du pouvoir exécutif ou législatif.
On voit donc que les statuts du MES sont très proches de ceux du FMI…
Cela vaut-il le coup de s’agiter autant sur ces points ?
Nous verrons dans le prochain billet les vrais scandales du MES – et je vous fournirai le texte intégral du Traité MES…

L’année 2012 commence sur cette très belle dynamique, cet exemplaire élan, que notre président François Bayrou porte par sa candidature à l’élection présidentielle et qui lui vaut aujourd’hui une reconnaissance incontestable du public.
Sa présence dans les medias, dans la presse, les efforts que certains font pour s’approprier et reprendre des éléments de son discours, les fondamentaux de son projet annoncés pourtant depuis bien longtemps, sont autant de signes favorables qui sont éclairant sur l’importance de sa candidature et l’enjeu majeur qui se prépare pour lui.
Nous les convaincus, nous avons à ses côtés préparé ce temps qui s’annonce, avec des peines et des efforts qui nous ont parfois semblés vains mais avec toujours un grand espoir et aujourd’hui nous sommes rassemblés, restés fidèles à cet idéal, celui de François Bayrou, n’ayant jamais baissé les bras, nous allons participer avec toutes nos forces à ce magnifique projet.
Accompagner la campagne de notre candidat, témoigner, porter notre message, convaincre, mener des actions de terrain, porter avec clarté nos convictions, c’est notre responsabilité et l’essentielle finalité de notre engagement.
Le temps qui s’annonce pour François Bayrou mérite le meilleur de notre département, les Hauts-de-Seine sont restés une force importante pour le MoDem, nous serons donc à la hauteur de notre mission.
Le conseil départemental sera convoqué dans le courant de ce mois de janvier et chacun de ses membres relaiera auprès de vous toutes décisions et tous projets que nous aurons convenu de conduire ensemble.
Dans cette perspective et avec ce bel espoir, le bureau départemental se joint à moi pour vous adresser ses meilleurs vœux et vous souhaiter une belle année politique, sans oublier vos familles, la réussite pour tous et le bonheur pour cette année qui s’annonce, dans l’impatience des mois à venir.
Croyez en toute ma fidélité, bien sincèrement à vous.
Chantal Brault
Présidente du Mouvement Démocrate Hauts-de-Seine
Le Modem47 "Nos voeux 2012"
Agen, le 31 décembre 2011
L'annonce des candidatures des uns et des autres, au travers de duels déjà écrit à l'avance, sont le signe d'une démocratie à la dérive stigmatisant les travers d'une monarchie républicaine. Comme si le débat politique se réduisait à une lutte entre deux blocs. Et comme si tout le reste, tous les autres partis politiques n'existaient pas.
Dans les faits, les citoyens en ont assez de ces revanches de candidat à candidat et de ces luttes mesquines.
Elles ne répondent en rien aux défis que le prochain Président de la république et les prochains parlementaires auront à relever pour résoudre les problèmes économiques, sociaux, environnementaux et d'insécurité qui empoisonnent le quotidien de notre territoire.
Le département du Lot et Garonne est considéré comme étant l'un des plus sinistrés de France et des mesures d'urgence sont nécessaires face à la gravité de la crise qui touche tout le monde.
Lors des élections présidentielles et législatives à venir, il sera vital de proposer aux lot et garonnais une nouvelle donne politique faite de modération, de pragmatisme et de gestion des ressources publiques pour stopper la gangrène institutionnelle de la dette et de la misère sociale exponentielle. En un mot, le changement !
Tous mes voeux pour 2012. Au seuil de la nouvelle année, je vous présente mes meilleurs voeux pour vous et votre famille.
Bruno Dubos , Président du mouvement démocrate de Lot et Garonne
Et voilà. Ça n'a pas été facile de convaincre ma moitié qui était plutôt orientée "qualité allemande", mais après lui avoir fait valoir a) un classement Que choisir b) l'absence de profondeur de mon porte-monnaie c) le caractère moralement satisfaisant de l'achat, nous sommes devenus les heureux possesseurs d'un lave-vaisselle Brandt, produit à 100% en France. Aucune erreur, sa certification figure ici sur le site de Veritas : l'utile équipement de cuisine est produit à la Roche sur Yon, en Vendée. Comme quoi, le Made in France façon Bayrou, ça marche dès qu'on est informé.
Ce qui est comique, en revanche, ce sont les techniques de vente au sein du staff technico-commercial chez Darty. Pour tenter de vendre les extensions garantie à 5 ans, on fait valoir que l'appareil va certainement tomber en panne dans les 5 ans parce qu'il comporte beaucoup d'électronique. Perso, j'espère bien en avoir pris pour 10 ans ! Au moins. Le lave-vaisselle est à 499 euros et son extension coûte 129 euros. Tu parles Charles. Il paraît qu'on a une réduction de 20% sur l'achat suivant si on on s'engage à signer l'extension. 20% de 500 euros, ça fait 125 euros, primo, donc, pas l'effet est neutre, et, de surcroît, cela signifie que Darty table sur le fait que les produits vendus sont de la m... en barre.
Très mauvaise technique de vente, j'ai failli me casser sans rien acheter.
In fine, il y a une vraie satisfaction morale à posséder un objet bien de chez nous, sur lequel des machines et des mains françaises se sont penchées. Et tout ça pour un prix particulièrement compétitif.

Et sur le site de REGION VERTE
" L’association ROYA EXPANSION NATURE, en partenariat avec le FOYER RURAL DE TENDE-LA BRIGUE et l’association ROYA CITOYENNE,vous invitent à participer à une conférence-débat sur :
QUALITE DE L’AIR - TRAFIC ROUTIER : POLLUTION ET CONSEQUENCES SUR LA SANTE
dans la vallée de la Roya et l’est du massif du Mercantour
Données CARF, Adréchas (commune de Valdeblore), modélisation vallée de la Roya
Avec la participation de :
Mme Florence Péron, Ingénieur d’études à Atmo-paca
Mr Patrick Féneau, médecin pédiatre
Mr Simon Métral, représentant de l’ARSMB (Association pour le Respect du Site du Mont Blanc), Membre du Conseil d’administration de Air-APS
A la salle de cinéma de Tende
SAMEDI 14 JANVIER 2012 A 15H00 "
C'est ainsi. La campagne électorale échauffe les esprits et le chômage montant, toute action visant à montrer qu'on s'en occupe est imaginée comme électoralement bonne par le pouvoir, ou les candidats.
J'avais pour ma part; lors des dernières législatives, été interpellé par des salariés d'une entreprise qui allait fermer alors d'ailleurs que ses résultats florissants faisait la une des quotidiens économiques. Je m'étais rendu en toute discrétion et avec leur aval auprès des salariés concernés pour les écouter. Mais pas de grande déclaration, pas de presse, par pudeur et par respect des personnes et de leur situation douloureuse. Ecouter, essayer de comprendre, montrer de la compassion. D'ailleurs qui pouvait promettre quoi ? L'avenir m'a malheureusement donné raison.
L' impréparation, la vitesse, la frénésie montrées par l' Elysée, et le pouvoir en place en général, sur le dossier SEAFRANCE est grotesque. Ces questions là ne se règlent pas dans la médiatisation, l 'improvisation, ni dans l'urgence.
Et d'ailleurs, vouloir agir en le faisant faire par des "obligés", en l'occurence la SNCF, est très limite. Car cette pression du pouvoir, revenait à faire payer par les clients de la SNCF, l'éventuel sauvetage de l'entreprise. Pas certain que ce soit leur rôle, ni que ce soit juste.
La responsabilité des leaders syndicaux CFDT sur place est tout aussi coupable car jusqu'au boutiste. On préfère mediatiser et aller à la rupture pour montrer qu'on existe et conserver son petit pouvoir local, que de sauver les meubles et prendre de vraies responsabilités. C'est vrai que si le coup avait pu marcher, la centrale en serait sortie grandie et c'est probableemnt ce qu'en attendait ses responsables nationaux, avant de faire machine arrière lorsqu'ils ont compris que les dérives de leurs représentants locaux étaient "un bâton merdeux" !
Aux dernières nouvelles, des salariés indépendants du syndicat majoritaire se bougent, montent au feu ensemble, et se disent prêts à étudier toute solution, y compris celle qui ne sauverait pas tous les emplois mais permettrait à l'activité de se poursuivre et à une partie d'entre eux d'en vivre. Responsables et non dogmatiques. C'est bien ça !
Appel à l’électricité autrichienne, plaintes d’industriels suite à des coupures de courant, éoliennes au chômage technique… l’abandon du nucléaire et le passage aux énergies vertes en Allemagne ne se font pas sans heurts.
L’hiver a beau être clément, il a fallu demander de l’aide. La première économie européenne, qui a décidé en mars d’arrêter immédiatement ses huit plus vieux réacteurs nucléaires et de condamner les neuf autres d’ici fin 2022, a eu besoin, les 8 et 9 décembre de solliciter en urgence les centrales de réserve, à gaz et à fioul, du voisin autrichien.
Selon le gestionnaire de lignes électriques Tennet, qui couvre une large bande de territoire traversant l’Allemagne du nord au sud, la mesure a été prise «par précaution». «Il s’agit de la première et seule fois», a assuré une porte-parole de l’entreprise, ajoutant qu’il n’y avait eu aucun «danger immédiat pour la sécurité énergétique».
Il fallait éviter un déséquilibre entre le nord du pays, où les éoliennes produisaient à plein régime pour cause de tempête, et le sud, où un pic de demande coïncidait avec un problème technique sur un réacteur nucléaire.
L’Agence des réseaux, qui a défini ces centrales «de secours» (1 gigawatt en Allemagne, autant en Autriche) à mobiliser en cas de risque de «black-out», juge «tendue mais stable» la situation du réseau électrique allemand. Selon l’Agence, le pays n’avait pas dû recourir aux mesures drastiques, comme couper autoritairement le courant à des industriels.
Mais depuis mars, l’Allemagne connaît des cahots sur son chemin entre le nucléaire, qui pesait en 2010 quelque 22 % de sa production d’électricité, et le tout renouvelable
Premier constat : elle dépend davantage de l’étranger. Sur les dix premiers mois de 2011, les importations d’électricité ont grimpé de 16,7 %, à un peu plus de 40 térawattheure, tandis que ses exportations ont reculé de 8,5 % à un peu plus de 42 TWh. Le solde est donc tout juste positif.
Moins que la quantité d’électricité, ce qui pose problème à l’Allemagne est sa répartition : les éoliennes sont concentrées dans le nord tandis que l’activité industrielle est dans le sud, tout comme les centrales nucléaires condamnées.
Le pays manque de lignes à haute tension pour corriger ce déséquilibre et doit souvent immobiliser ses éoliennes pour éviter que les plombs ne sautent. Le nombre d’arrêts forcés d’éoliennes en Allemagne a quasiment quadruplé en 2011 par rapport à 2010, rapportait récemment la fédération des énergies renouvelables BWE.
Des mini-coupures qui perturbent des usines gourmandes en énergie
Et le gestionnaire de réseau Tennet a dû prendre 990 fois des mesures exceptionnelles pour stabiliser le réseau en 2011, contre 290 fois en 2010.
Et les industriels se plaignent. La fédération des industries fortement consommatrices d’énergie (VIK) a interpellé l’Agence des réseaux à propos de la multiplication constatée des mini-coupures de courant, qui causeraient parfois d’importantes perturbations dans des usines. «La question est de savoir si cela a un rapport avec l’abandon accéléré du nucléaire», estime l’Agence, qui étudie encore le phénomène. Selon elle, il faudra attendre 2013, avec la construction de lignes à haute tension et de nouvelles centrales au gaz, pour que la situation se détende.
Dernières Nouvelles d'Alsace du 06 janvier 2012
Vous avez bien voulu, Monsieur le Maire, me demander d’assurer ce que le plus grand poète de cette ville,[1] qui fut aussi l’un des plus grands poètes du monde, appelait un triste et fier honneur, celui de reprendre ce que j’ai dit, il y a quelques années, à Orléans, de Jeanne d’Arc victorieuse et de rendre hommage en ce lieu, illustre par le malheur, à Jeanne d’Arc vaincue, à la seule figure de notre histoire sur laquelle se soit faite l’unanimité du respect.
La résurrection de sa légende est antérieure à celle de sa personne, mais, aventure unique ! la tardive découverte de sa personne n’affaiblit pas sa légende, elle lui donne son suprême éclat. Pour la France et pour le monde, la petite sœur de saint Georges devint Jeanne vivante par les textes du procès de condamnation et du procès de réhabilitation : par les réponses qu’elle fit ici, par le rougeoiement sanglant du bûcher.
Nous savons aujourd’hui qu’à Chinon, à Orléans, à Reims, à la guerre et même ici, sauf peut-être pendant une seule et atroce journée, elle est une âme invulnérable. Ce qui vient d’abord de ce qu’elle ne se tient que pour la mandataire de ses voix :« Sans la grâce de Dieu je ne saurai que faire. » On connaît la sublime cantilène de ses témoignages de Rouen : « La première fois, j’eus grand-peur. La voix vint à midi ; c’était l’été, au fond du jardin de mon père… Après l’avoir entendue trois fois, je compris que c’était la voix d’un ange... Elle était belle, douce et humble ; et elle me racontait la grande pitié qui était au royaume de France… Je dis que j’étais une pauvre fille qui ne savait ni aller à cheval ni faire la guerre… Mais la voix disait : « Va, fille de Dieu… »
Certes Jeanne est fémininement humaine. Elle n’en montre pas moins, quand il le faut, une incomparable autorité. Les capitaines sont exaspérés par cette « péronnelle qui veut leur enseigner la guerre ». (La guerre ? les batailles qu’ils perdaient, et qu’elle gagne...) Qu’ils l’aiment, qu’ils la haïssent, ils retrouvent dans son langage le « Dieu le veut » des Croisades. Cette fille de dix-sept ans, comment la comprendrions-nous si nous n’entendions pas, sous sa merveilleuse simplicité, l’accent incorruptible avec lequel les prophètes tendaient vers les rois d’Orient leurs mains menaçantes, et leurs mains consolantes vers la grande pitié du royaume d’Israël ?
Avant le temps des combats, on lui demande « Si Dieu veut le départ des Anglais, qu’a-t-il besoin de vos soldats ? » _ Les gens de guerre combattront, et Dieu donnera la victoire. » Ni saint Bernard ni saint Louis n’eussent mieux répondu.
Mais ils portaient en eux la chrétienté, non la France.
Et à quelques pas d’ici, seule devant les deux questions meurtrières : « Jeanne êtes-vous en état de grâce ? » _Si je n’y suis, Dieu veuille m’y mettre ; si j’y suis, Dieu veuille m’y tenir ! » ; et surtout la réponse illustre : « Jeanne, lorsque saint Michel vous apparut, était-il nu ? » _Croyez-vous Dieu si pauvre, qu’il ne puisse vêtir ses anges ? »
Lorsqu’on l’interroge sur sa soumission à l’Eglise militante, elle répond, troublée mais non hésitante : « Oui, mais Dieu premier servi !». Nulle phrase ne la peint davantage. En face du dauphin, des prélats ou des hommes d’armes, elle combat pour l’essentiel : depuis que le monde est monde, tel est le génie de l’action. Et sans doute lui doit-elle ses succès militaires. Dunois dit qu’elle disposait à merveille les troupes et surtout l’artillerie, ce qui semble surprenant. Mais les Anglais devaient moins leurs victoires à leur tactique qu’à l’absence de toute tactique française, à la seule comédie héritée de Crécy à laquelle Jeanne mit fin. Les batailles de ce temps étaient très lourdes pour les vaincus ; nous oublions trop que l’écrasement de l’armée anglaise à Patay fut de la même nature que celui de l’armée française à Azincourt. Et le témoignage du duc d’Alençon interdit que l’on retire à Jeanne d’Arc la victoire de Patay puisque, sans elle, l’armée française se fût divisée avant le combat, et puisqu’elle seule la rassembla...
C’était en 1429 -le 18 juin.
Dans ce monde où Isabeau de Bavière avait signé à Troyes la mort de la France en notant seulement sur son journal l’achat d’une nouvelle volière, dans ce monde où le dauphin doutait d’être dauphin, la France d’être la France, l’armée d’être une armée, elle refit l’armée, le roi, la France.
Il y avait plus rien : soudain il y eut l’espoir –et par elle, les premières victoires qui rétablirent l’armée.
Puis -par elle contre presque tous les chefs militaires-, le sacre qui rétablit le roi. Parce que le sacre était pour elle la résurrection de la France, et qu’elle portait la France en elle de la même façon qu’elle portait sa foi.
Après le sacre, elle est écartée, et commande la série des vains combats qui la mèneraient à Compiègne pour rien, si ce n’était pour devenir la première martyre de la France.
Nous connaissons tous son supplice. Mais les mêmes textes qui peu à peu dégagent de la légende son image véritable, son rêve, ses pleurs, l’efficace et affectueuse autorité qu’elle partage avec les fondatrices d’ordres religieux, ces mêmes textes dégagent aussi, de son supplice, deux des moments les plus pathétiques de l’histoire universelle de la douleur.
Le premier est la signature de l’acte d’abjuration -qui reste d’ailleurs mystérieux. La comparaison du court texte français avec le très long texte latin qu’on lui faisait signer proclamait l’imposture. Elle signe d’une sorte de rond, bien qu’elle ait appris à signer Jeanne. « Signez d’une croix ! » lui ordonne-t-on. Or, il avait naguère été convenu entre elle et les capitaines du Dauphin, que tous les textes de mensonge, tous les textes imposés, auxquels leurs destinataires ne devaient pas ajouter foi, seraient marqués d’une croix. Alors, devant cet ordre qui semblait dicté par Dieu pour sauver sa mémoire, elle traça la croix de jadis, en éclatant d’un rire insensé...
Le second moment est sans doute celui de sa plus affreuse épreuve. Si, tout au long du procès, elle s’en remit à Dieu, elle semble avoir eu, à maintes reprises, la certitude qu’elle serait délivrée. Et peut-être, à la dernière minute, quand sonnaient des cloches comme celles qui sonnent maintenant, espéra-t-elle qu’elle le serait sur le bûcher. Car la victoire du feu pouvait être la preuve que ses voix l’avaient trompée. Elle attendait, un crucifix fait de deux bouts de bois par un soldat anglais posé sur sa poitrine, le crucifix de l’église voisine élevé en face de son visage au-dessus des premières fumées. (Car nul n’avait osé refuser la croix à cette hérétique et à cette relapse...) Et la première flamme vint, et avec elle le cri atroce qui allait faire écho, dans tous les peuples chrétiens, au cri de la Vierge lorsqu’elle vit monter la croix du Christ sur le ciel livide.
Alors, depuis ce qui avait été la forêt de Brocéliande jusqu’au cimetière de Terre sainte, la vieille chevalerie morte se leva dans ses tombes. Dans le silence de la nuit funèbre, écartant les mains jointes de leurs gisants de pierre, les preux de la Table Ronde et les compagnons de Saint Louis, les premiers combattants tombés à la prise de Jérusalem et les derniers fidèles du petit roi lépreux, toute l’assemblée des rêves de la chrétienté regardait, de ses yeux d’ombre, monter les flammes qui allaient traverser les siècles, vers cette forme enfin immobile, qui devenait le corps brûlé de la chevalerie.
Il était plus facile de la brûler que de l’arracher de l’âme de la France. Au temps où le roi l’abandonnait, les villes qu’elle avait délivrées faisaient des processions pour sa délivrance. Puis le royaume, peu à peu, se rétablit. Rouen fut enfin reprise. Et Charles VII, qui ne se souciait pas d’avoir été sacré grâce à une sorcière, ordonna le procès de réhabilitation.
A Notre-Dame de Paris, la mère de Jeanne, petite forme de deuil terrifiée dans l’immense nef, vient présenter le rescrit par lequel le pape autorise la révision. Autour d’elle, ceux de Domrémy qui ont pu venir, et ceux de Vaucouleurs, de Chinon, d’Orléans, de Reims, de Compiègne… Tout le passé revient avec cette voix que le chroniqueur appelle une lugubre plainte : « Bien que ma fille n’ait pensé, ni ourdi, ni rien fait qui ne fût selon la foi, des gens qui lui voulaient du mal lui imputèrent mensongèrement nombre de crimes. Ils la condamnèrent iniquement et… » La voix désespérée se brise. Alors Paris qui ne se souvient plus d’avoir jamais été bourguignonne, Paris, redevenue soudain la ville de Saint Louis, pleure avec ceux de Domrémy et de Vaucouleurs, et le rappel du bûcher se perd dans l’immense rumeur de sanglots qui monte au-dessus de la pauvre forme noire.
L’enquête commence.
Oublions, ah, oublions ! le passage sinistre de ces juges comblés d’honneur, et qui ne se souviennent de rien. D’autres se souviennent. Long cortège, qui sort de la vieillesse comme on sort de la nuit. Un quart de siècle a passé. Les pages de Jeanne sont des hommes mûrs ; ses compagnons de guerre, son confesseur ont les cheveux blancs. Ici débute la mystérieuse justice que l’humanité porte au plus secret de son cœur.
Cette fille, tous l’avaient connue, ou rencontrée, pendant un an. Et ils ont eux aussi oublié beaucoup de choses, mais non la trace qu’elle a laissée en eux. Le duc d’Alençon l’a vue une nuit s’habiller quand, avec beaucoup d’autres, ils couchaient sur la paille : elle était belle, dit-il, mais nul n’eût osé la désirer. Devant le scribe attentif et respectueux, le chef de guerre tristement vainqueur se souvient de cette minute, il y a vingt-sept ans, dans la lumière lunaire... Il se souvient aussi de la première blessure de Jeanne. Elle avait dit : « Demain mon sang coulera, au-dessus du sein. » Il revoit la flèche transperçant l’épaule, sortant du dos, Jeanne continuant le combat jusqu’au soir, emportant enfin la bastille des Tourelles. Revoit-il le sacre ? Avait-elle cru faire sacrer Saint Louis ? Hélas ! Mais, pour tous les témoins, elle est la patronne du temps où les hommes ont vécu selon leurs rêves et selon leur cœur, et depuis le duc jusqu’au confesseur et à l’écuyer, tous parlent d’elle comme les rois mages, rentrés dans leurs royaumes, avaient parlé d’une étoile disparue…
De ces centaines de survivants interrogés, depuis Hauviette de Domrémy jusqu’à Dunois, se lève une présence familière et pourtant unique, joie et courage, Notre- Dame la France avec son clocher tout bruissant des oiseaux du surnaturel. Et lorsque le XIXe siècle retrouvera ce nostalgique reportage du temps disparu, commencera, des années avant la béatification, la surprenante aventure : bien qu’elle symbolise la patrie, Jeanne d’Arc, en devenant vivante, accède à l’universalité. Pour les protestants, elle est la plus célèbre figure de notre histoire avec Napoléon ; pour les catholiques, elle sera la plus célèbre sainte française.
Lors de l’inauguration de Brasilia, il y a quatre ans, les enfants représentèrent quelques scènes de l’Histoire de France. Apparut Jeanne d’Arc, une petite fille de quinze ans, sur un joli bûcher de feux de Bengale, avec sa bannière, un grand bouclier tricolore et un bonnet phrygien. J’imaginais devant cette petite République le sourire bouleversé de Michelet ou de Victor Hugo. Dans le grand bruit de forge où se forgeait la ville, Jeanne et la République étaient toutes deux la France, parce qu’elles étaient toutes deux l’incarnation de l’éternel appel à la Justice. Comme les déesses antiques, comme toutes les figures qui leur ont succédé, Jeanne incarne et magnifie désormais les grands rêves contradictoires des hommes. Sa touchante image tricolore au pied des gratte-ciel où venaient se percher les rapaces, c’était la sainte de bois dressée sur les routes où les tombes des chevaliers français voisinent avec celles des soldats de l’an II.
Le plus mort des parchemins nous transmet le frémissement stupéfait des juges de Rouen lorsque Jeanne leur répond : « Je n’ai jamais tué personne ». Ils se souviennent du sang ruisselant sur son armure : ils découvrent que c’était le sien. Il y a trois ans, à la reprise d’Antigone, la princesse thébaine avait coupé ses cheveux comme elle et disait avec le petit profil intrépide de Jeanne la phrase immortelle : « Je ne suis pas venue pour partager la haine, mais pour partager l’amour. » Le monde reconnaît la France lorsqu’elle redevient pour tous les hommes une figure secourable, et c’est pourquoi elle ne perd jamais toute confiance en elle. Mais dans la solitude des hauts plateaux brésiliens, Jeanne d’Arc apportait à la République de Fleurus une personne à défaut de visage, et la mystérieuse lumière du sacrifice, plus éclatante encore lorsqu’elle est celle de la bravoure. Ce corps rétracté devant les flammes avait affreusement choisi les flammes ; pour le brûler, le bûcher dut aussi brûler ses blessures. Et depuis que la terre est battue de la marée sans fin de la vie et de la mort, pour tout ceux qui savent qu’ils doivent mourir, seul le sacrifice est l’égal de la mort.
« Comment vous parlaient vos voix ? » lui avait-on demandé quand elle était vivante. _Elles me disaient « Va fille de Dieu, va fille au grand cœur… » Ce pauvre cœur qui avait battu pour la France comme jamais cœur ne battit, on le retrouva dans les cendres, que le bourreau ne put ou n’osa ranimer. Et l’on décida de le jeter à la Seine, « afin que nul n’en fît des reliques ».
Elle avait passionnément demandé le cimetière chrétien.
Alors naquit la légende.
Le cœur descend le fleuve. Voici le soir. Sur la mer, les saints et les fées de l’arbre-aux-fées de Domrémy l’attendent. Et à l’aube, toutes les fleurs marines remontent la Seine, dont les berges se couvrent de chardons bleus des sables, étoilés par les lys…
La légende n’est pas si fausse. Ce ne sont pas les fleurs marines que ces cendres ont ramenées vers nous, c’est l’image la plus pure et la plus émouvante de France. O Jeanne sans sépulcre et sans portrait, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants, peu importent tes vingt mille statues, sans compter celles des églises : à tout ce pour quoi la France fut aimée, tu as donné ton visage inconnu. Une fois de plus, les fleurs des siècles vont descendre. Au nom de tous ceux qui sont ou qui seront ici, qu’elles te saluent sur la mer, toi qui a donné au monde la seule figure de victoire qui soit aussi une figure de pitié !
André Malraux,
(Oraisons funèbres, in Le Miroir des Limbes,
Œuvres complètes III, Gallimard.)
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J'ai cherché le mois dernier à actualiser mon travail de 2005 sur la taxe Tobin. Voici une présentation de l'affaire, que j'ai essayé de rendre pédagogique. Vous remarquerez au passage que la taxe ne pourrait pas être mise en oeuvre d'ici le 6 mai 2012 : les promesses trop tardives n'engagent que celles qui les croient. Une version complète de cette réflexion, avec les liens vers les sources documentaires, est ici La_taxe_Tobin_4jan12.pdf ; merci d'avance aux commentateurs qui trouveraient mal fondées mes affirmations dans ce billet, de lire la version complète
Le développement des systèmes informatiques a permis l’emballement planétaire d’une activité financière déconnectée de l’économie réelle. Les mêmes systèmes permettront, dès la fin 2012, de prévenir cet emballement, car ils rendent faisable une taxe uniforme sur les transactions financières. Certes, elle rapporterait moins aux Etats que beaucoup ne semblent l’espérer… mais c’est précisément parce qu’elle réussirait à arrêter l’emballement des flux de transactions !
Freiner la spéculation pour éviter que son moteur ne s’emballe
Taxer les transactions financières, James Tobin l’a proposé pour « jeter un grain de sable dans les rouages de la spéculation », et empêcher ainsi que, trop bien huilée, elle ne s’emballe.
C’était une idée de Keynes, pour les marchés d’actions. Tobin l’a appliquée aux marchés des changes. Aujourd’hui, les produits financiers mixent actions, monnaies et toutes autres sortes de choses : il s’agirait d’une taxe générale, à taux unique, sur toute transaction financière.
L’ensemble des transactions mondiales représente plus de 80 fois la valeur de la production disons que chaque euro de valeur produite s’achète et se vend tous les quatre jours ! À cette fréquence, la finance décroche de l’économie réelle et peut partir en tourbillon, avec au final, un risque d’effets destructeurs pour l’économie. L’image est de Keynes : « la spéculation ne fait pas de mal lorsqu’elle n’est qu’une bulle au-dessus d’un flot continu d’activités productives, mais ce n’est plus le cas lorsque l’activité productive n’est plus qu’une bulle dans un tourbillon spéculatif ».
Il faut freiner la constitution du tourbillon, et c’est ce que ferait la taxe Tobin. Taxer les transactions, à un taux très faible (0,05%, 0,1%…), dissuaderait celles qui ne visent qu’un petit profit — le profit qu’on peut faire, en moyenne, en quatre jours d’évolution d’un cours. Alors, les intermédiaires financiers auraient plus d’intérêt à mettre en relation directement l’acheteur initial et le vendeur final. L’activité de transaction serait reconnectée à l’économie réelle.
Donc, l’intérêt de la taxe Tobin est de réduire considérablement les flux de transactions financières. De combien ? De moitié, des 2/3… ont imaginé divers auteurs. Mais ça ne suffirait pas à éviter l’emballement ! J’imagine plutôt 90% de baisse.
Cela réduira d’autant le produit de la taxe.
Au final, que prélèvera-t-elle ? Une partie des plus-values générés par l’activité de banque d’affaires. Celle-ci pèse de l’ordre de 30 à 40 milliards d’euros par an pour la France ; et une partie seulement de ce montant, vient des transactions multiples que la taxe dissuaderait. J'imagine, au final, une recette de l’ordre de 2 milliards d’euros pour la France, 50 milliards à l’échelle mondiale.
Cette recette modeste signerait son succès.
Si vraiment la taxe marche : est-elle faisable ? les Etats pourront-ils éviter l’évasion des transactions multiples entre établissements financiers, vers les Caraïbes ou ailleurs ?
Le risque d'évasion est bien réel. D’ores et déjà, les plus gros engagements transfrontières en dollars sont entre les Etats-Unis et les « centres financiers des Caraïbes », et ils représentent, avec 3800 milliards de $, plus du quart du PIB américain ! (graphique ci-dessous, source : rapport 2011 de la BRI. XM représente la zone euro.).
Faisabilité : le moment est venu
On peut imaginer que la complexité des produits financiers ouvre des boulevards à l’évasion fiscale.
Mais une taxe à taux unique simplifie grandement les choses : il suffit de taxer les flux de paiements, sans considération de leur motivation. Taxer à un même taux[1] les opérations au crédit et au débit, sur tous les types de comptes. Si des pays n’appliquent pas la taxe, il suffira que les mouvements de, ou vers, ces pays, soient taxés à un taux double.
Encore faut-il que tous les flux soient recensés. Pas d’impôt sans recensement, on le sait depuis l’Antiquité…
Précisément, les opérations « en back-office » sont de plus en plus centralisées, ce qui est une occasion de les recenser. Le FMI a publié une étude de faisabilité qui le confirme, « il y a des avantages majeurs à collecter la taxe à travers les opérateurs de change et les chambres de compensation ». Le délai de mise en place de la taxe ? 18 mois, selon l’étude.
Quant aux transactions sur produits dérivés (dont beaucoup échappent à ces opérateurs centralisés, alors que ce sont celles qu'il faudrait freiner en priorité), le problème du recensement devrait être réglé avant ces 18 mois : le G20 a décidé que toutes les transactions sur produits dérivés soient déclarées sur un registre électronique central, d’ici fin 2012.
Finalement, il n’y a plus qu’à décider à qui irait l’argent de l’impôt !
Et c’est là que ça se complique un peu : à l’État d’où la transaction part ? à celui où elle arrive ? à celui où sont déposés les comptes de l’établissement financier ? à celui d’où l’ordre est parti ? Chaque définition fournit son lot de clés des champs.
Cette difficulté-là, l’idée d’Attac la résout : faire de la taxe Tobin la première taxe mondiale.
50 milliards d’euros ne suffiraient certes pas à financer le Fonds mondial pour le climat, encore moins à sauvegarder l’ensemble des biens publics mondiaux, ni à éradiquer la pauvreté… mais justement : aucun risque que cet argent reste inemployé !
Version longue de ce billet, avec ses sources et citations : La_taxe_Tobin_4jan12.pdf. Et à l'attention de lecteurs d'orientation politique libérale, le billet : La crise fait mûrir le débat…
Dans la série : marchés erratiques et spéculation, je constate avec plaisir que ce blog remonte à la 106ème place du classement "eBuzzing", ex-wikio, et à la 162ème place du classement général dans blogonet. Merci en particulier à Laurent Grandsimon, Olivier S-C, Melclalex, L'Hérétique, Cédric A et Hervé Torchet !
Notes[1] Contrairement à ce que propose le gouvernement. Mettre un taux élevé sur les marchés d'actions garantirait évidemment une recette stable, mais ce n'est pas l'objectif d'une taxe Tobin ! Cela devient un simple impôt de Bourse, dont l'intérêt est bien plus discutable.

Vous trouvez ci-dessus le sondage complet CSA (Janvier 2012) qui marque un tournant marquant dans l'actuelle campagne et fait beaucoup bouger les lignes.
Philippe Folliot, député du Tarn et soutien de François Bayrou pour l’élection présidentielle, a déposé une proposition de loi relative à la lutte contre le frelon asiatique (vespa velutina), dévastateur de diversité biologique.
Sa proposition de loi a trouvé un écho favorable de la part de Nathalie Kosciusko-Morizet. Le ministère de l’écologie et du développement durable (du transport et du logement) a annoncé son intention d'inscrire le frelon asiatique dans la catégorie des organismes nuisibles du code rural.
Cette bestiole, également…
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Avec une petite erreur dans le texte de Direct Nice, car la construction par Bouygues Immobilier n'est plus à l'ordre du jour, et c'est heureux ! Et la ville ne va pas s'y mettre elle aussi. Nous demandons que la démocratie locale fonctionne enfin et qu'une concertation s'établisse après deux années d'égarement et de temps et d'argent perdu pour rien.
Et si vous voulez télécharger l'édition du mercredi 4 janvier, voici e lien vers le quotidien DIRECT MATIN
Et le rappel du communiqué de presse :
"Centre Costanzo : vers une victoire de la mobilisation citoyenne qui a transformé une affaire soi-disant "privée" en intérêt général !"
" Voici deux années d'actions, de luttes, de vigilance et de résistance d'un quartier nissart qui finissent par porter leurs fruits. Elles vont rester exemplaires dans l'histoire de notre ville. Faire reculer un grand constructeur immobilier n'était pas une mince affaire, et